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Full text of "Revue celtique"

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REVUE CELTIQJUE 



TOME VI 



DES ILES BRITANNIQUES ET DU CONTINENT 



DIRIGEE PAR 

H. GAIDOZ 

Directeur à VÉcok des Hautes Études, Professeur à VÉcole des Sciences Politiques, 
Secrétaire correspondant de la Cambrian Archceological Association, Membre honoraire 
de la Society of Cymmrodorion, Membre de la Royal Archaological Association of 
Ireland, etc. 



Tome VI. 



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F. VIEWEG. LIBRAIRE-ÉDITEUR 

67, rue de Richelieu, PARIS 

1883-1885 



581462 



ADIEUX AU LECTEUR. 



Lorsqu'en 1869 nous conçûmes la pensée, quelque peu ambitieuse, 
de donner un organe à la philologie celtique, notre projet fut accueilli 
avec quelque scepticisme. Four les uns, les langues et les littératures 
celtiques étaient chose sans importance et curiosité de dilettantes ; pour 
les autres, ces études se résumaient dans le néo-druidisme et dans le 
Barzaz-Breiz dont ils avaient quelque défiance ; d'autres, enfin, recon- 
naissaient qu'il y avait là matière à une étude scientifique, mais ils se 
demandaient si la philologie celtique était désormais assez sûre d'elle- 
même pour prendre possession de ce domaine et pour alimenter une 
revue spéciale : on se demandait si nous n'allions pas inaugurer une 
nouvelle période de Celtomanie, et on semblait dire: quelque chose de 
bon peut-il venir de Nazareth P 

Notre premier numéro, paru en mai 1870, dissipa ces craintes grâce 
au concours bienveillant et désintéressé desceltistes de l'Europe entière, 
dont la collaboration donna dès le premier Jour à ce recueil sa valeur et 
son autorité. Nous ne pouvons prononcer ici de noms, car ce serait 
nommer tous les collaborateurs de notre recueil, mais nous devons les 
remercier d'avoir rendu notre œuvre possible en nous prêtant leur con- 
cours et en honorant cette entreprise de leur nom. Grâce à eux, la Revue 
Celtique a pris place parmi les revues savantes de l'Europe ; elle a élargi 
le domaine de la celtologie et elle a revendiqué pour les Celtes la place 
qui leur appartient dans les études philologiques et historiques. Notre 
mérite fut de demander des articles aux hommes compétents — et de 
n'en demander qu'à ceux-là — et de ne pas chercher à ce recueil de 
vaine popularité par des articles de « littérature facile », par des am- 
plifications enthousiastes sur les Druides, les Bardes, leur philosophie 
et leurs mystères, bien que le prestige de noms célèbres, de paroles élo- 
quentes et de poésies charmantes eût pu recommander notre œuvre au 



VI Adieux Ml lecteur. 

grand public et l'y iniéresser. Mais nous aurions cru démériter de la sé- 
vère divinité que nous voulions servir en cherchant à attirer la foule 
dans son sanctuaire. 

La philologie celtique est aujourd'hui fondée et organisée ; aussi ce 
recueil a-t-i! maintenant moins d'utilité qu'il n'en avait à l'origine, 
quand les savants travaillaient isolément et sans encouragement, quand 
les études celtiques n'étaient représentées dans aucune université, et 
quand d'un pays à l'autre on ne pouvait se tenir au courant des travaux 
et des publications de ses confrères, bien plus, de ses devanciers. C'est 
ainsi qu'en France on ne savait rien des travaux de ces grands érudits ir- 
landais des quarante dernières années, Todd, Pétrie, O'Donovan, O'Curry 
.nous ne nommons que les morts). Les services rendus par 'ce qu'on 
pourrait appeler 1' « École de Dublin >> ne sont encore que bien peu 
connus du public savant du continent, et nous regrettons aujourd'hui de 
n'avoir pas essayé d'en tracer l'histoire : c'est une lacune qu'il con- 
viendrait de combler ici-même. 

Notre revue a créé l'unité celtique, une sorte de ZoZ/j'^t^?//? scientifique. 
Notre tentative ambitieuse de 1869 est aujourd'hui justifiée '. 

Des raisons d'ordre privé;, parmi lesquelles le désir de repos, nous 
ont décidé à abandonner la direction de la Revue. Mais nos lecteurs 
n'ont pas le droit de s'en plaindre ; car un des maîtres de la philologie 
celtique, un érudit dont ils ont pu dès le premier jour apprécier la haute 
critique et la féconde activité, M. d'Arbois de Jubainville, va reprendre 
et continuer notre œuvre ; entre ses mains expérimentées, la Revue 
Celtique aura bientôt acquis une importance nouvelle. 

C'est l'idée qui nous console en abandonnant une oeuvre qui, 
pendant seize ans, a été l'objet de nos soins et de nos pensées ; mais ce 
n'est pourtant pas sans regret que nous prenons congé de nos collabo- 
rateurs et de nos lecteurs, et que nous nous séparons de la Revue Cel- 
tique ; et en lui disant adieu, nous lui adressons les paroles du poète 
latin : 

Sine me, liber, ibis in orbem, ... 
Vade, liber, verbisque meis ioca grata saluta ! 

H. Gaidoz. 
Paris, juillet i88j. 



1. Nous renvoyons le lecteur au passage de notre prospectus de 1869 reproduit dans 
la préface de notre t. l. 



TABLE DES MATIÈRES 



Pages 

Adieux aux lecteurs, par M. H. Gaidoz v 

Errata et corrigenda x 

La date de la naissance de Gildas, par M. Arthur de la Borderie. ... i 

Notes on the Language of Old-Welsh Poetry, by Prof. John Rhys. . . 14 
Formules initiales, intercalaires et finales des conteurs en Haute-Bretagne, 

par M. Paul Sébillot 62 

Charmes, oraisons et conjurations magiques de la Basse-Bretagne, par 

M. L.-F. Sauvé 67 

L'accentuation de l'ancien verbe irlandais, par M. R. Thurneysen. . . 129 

Early Cehic History and Mythology, by David Fitzgerald Esq 19? 

On the Mètre Rinnard and the Calendar of Oengus as illustrating the 

Irish verbal accent, by Whitley Stokes, Esq 275 

On Irish Metric, by the Same 298 

Zur Irischen Accent- und Verslehre, von Prof. R. Thurneysen 309 

De quatre manuscrits des Évangiles conservés à Dublin, par M. S. Ber- 
ger 548 

Remarks on Mr. Fitzgerald's Early Celtic History and Mythology, by 

Whitley Stokes, Esq 558 

Mélanges Irlandais, par M. R. Thurneysen 371 

Taranis et Thor, par J.-F. Cerquand 417 

Taranis, à propos des marteaux d'Uriage, par M. H. Gaidoz 4^7 

L'émigration bretonne en Armorique, par M. Arthur de la Borderie. . . 460 

MÉLANGES. 

Des pronoms infixes, par M. H. Gaidoz 86 

Irische Miscellen, von Piof. R. Thurneysen 91 

Saltair na Rann, von Prof. R. Thurneysen 96 

Les manuscrits irlandais d'Edimbourg, par M. H. Gaidoz 109 

Le mot Gallo, par M. J. Loth 114 

Goëllo. Vellavi, par M H. Gaidoz 116 



VIII Table des Matières. 

The conversion of Loegaire and his Death, by Ch. Plummer, Esq. ... 162 

Anecdota from the Stowe Ms. n" 992, by Kuno Meyer, Esq 17J 

Addenda to Mr. de Jubainville's Catalogue, by the Same 187 

Varia, by the Same 19' 

Note sur le nom de la ville d'Evaux, par M. J. de Cessac 260 

Extracts from the Franciscan Liber Hymnorum, by Wh. Stokes, Esq. . . 264 

Mythological notes, by the Same 267 

Gloses Bretonnes 357 

Sur la forme de quelques noms géographiques de la péninsule ibérique, 

par M. A. Coelho 482 

Les noms de lieu du pays de Malmédy, par M. E. Ernault 484 

A propos des Lugoves, par H. G 487 

Eleuthère et le roi breton Lucius, par M. l'abbé L. Duchesne 491 

A propos des Tours rondes d'Irlande, par H. G 493 

Traditions populaires de la Basse-Bretagne; intersignes et présages de 

mort, par M. L. F. Sauvé 49J 

Gouspero ar Raned, par M. N. Quillien 500 

Folk-Medicine in Wales S^S 

CELTIC NOTES AND QUERIES. 

Thesons of the Lord of Ciare (D. F.) 127 

Black Spancel Sunday (D. F.) 128 

Une vieillie devise bretonne (H. G.) 415 

Une lettre inédite de J. Grimm (H. G.) 416 

Les missions galloises en Basse-Bretagne 481 

Le Madoc de Th . Stephens S^? 

Le musée de Saint-Germain-en-Laye (H. G.) 52J 

Mots gallois dérivés du latin (H. G.) 527 

La prière du chat (E. Ernault) 528 

Les huit parties de l'homme xi 

BIBLIOGRAPHIE. 

Abbot, 348; — Arbois de Jubainville (D'), 187, 406; — Ascoli, 121; — 
Atkinson, 298, 416. 

Bapst, 377; — Barthélémy (A. dei, 271; — Bonnejoy, 385; — Baudrillart, 
517; — Bye-Gones, 409. 

Chants populaires de la Haute-Bretagne, 516; — Corpus poeticum boréale, 

379- 

Daremberg et Saglio, 404; — Decombe, 386; — De la Borderie, 118, 126, 
384,410; — Desaivre, 122; — Desjardins, 374; — De Vit, 393; — Duchesne, 
409. 

Ernault, 508; — Esser, 377, 484. 



Table des Matières. ix 

Feiz ha Breiz, 411; — Flouest, 513. 

Gaelic Journal, 406; — Gaelic Society of Inverness, 408; — Gaidoz. 391. 
409, 411; — Geisler, 404; — Gréau, 512. 

Kerviler, 410. 

Lassalle, 127; — Lecoat, 382; — Lecoy de la Marche, 411 ; — Lièvre, 
271 ; — Loth, 381, 460. 

Mackinnon, 270 ; — Maine, 127 ; — Maxe-Werly, p 3 ; — Meyer (Kuno), 
405, S14. 

Olden, 406. 

Paris, 260; — Plaine. 384; — Powel, 379 : — Pseudo-Turpin, 409. 

Quicherat, 401 . 

Robert (Benjamin), 404: — Robert (Charles), 403, 404: — Rolland, 591 : 
Ruelle, 403, 518. 

Saglio, 404; — Scarth, 271 ; — Sébillot, 124. 

Thurneysen, 388, 406. 

Vigfusson, 376. 

Windisch, 39J, 405 . 

NÉCROLOGIE. 

Becker, 413: — Campbell (John Francis^ 414: — Du Chatellier, 524; — 
Gaultier du Mottay, 272 ; — Gluck, 5 2 1 ; — Mac Haie, 5 24 ; — Martin (Henri), 
272; — Rees (Th.), 41 5; — Richards (Brinley), 524;— Roberts (John Askew), 
414; — Rosenzweig, 412; — Troude, 523 ; — Vallentin (Florian), 117; — 
Williams (Jane), J25 ; — Zeuss, 519. 



X Errata et corrigenda. 

ERRATA. 
T. V. 
P. VI. — Dans la table des matières l'article de M. Windisch devait être 
intitulé Ikr Irische ARTIKEL. 

P. 500. 1. 28, au lieu de So lire To 

T. VI. 
P. 75, note, au lieu de sanatile, lire saxatile. 

CORRIGENDA. 

Revue Celtique, t. VI. 
P. 264, line 18, for Epscoip read Epscop. 

265, — 4, for « Hébreu » read Hebrew. 

— — 12, for con;dm6 read conidmô. 

— — 1 Si for ajoruàslegud read a/oruâslegud. 

— — — corofuaslig read coro/uasHg. 

— — 24, for « deliAered « read « delivered ". 

266, line 20, for « tohim » read to him. 
274, — 6, for « tree » read « three «. 

277, — ■ 29, for sechtn-èich read secht n-êich. 

278, — 19, for sliica read slùca. 

279, — 1, for Idsid reSii lâsid. 

279, — 30, for chûnguam read chûngnam. 

280, — 9, for cïin-ni-co read cê-ni-co. 
— 9, omit are (ûare), 

omit lines 25, 26. 

— — 33, for iv(jrmo read ei-armo. 

— — 34, for tarmo-ei (= tarn-pi) read iarmi (r= tarmo-ei). 

281, — 16, 17, \%^ omiin cath ... 59. 

— last line, omit ôre [ïïare). 

283, line 24, for as-r-erarcht read as-r-eracht. 

284, note 1, line 3, omit « licence ». 

— — 2, line 2, for tu-airim read Ào-dmm. 
286 — line 2, for /isie<i read/^c^iV/. 

288, — 8, for rÊf(/!)ié read -?/!«ù'6. 

291, — 4, line 3, after sech inters iu?(r, ujirc. 

292, — 25, for V'sec read v scag. 

295, — 16, for Mil con-tessed read Mi'/con téssed. 

— — 26, for Gddtar (o-lîssad read Gadjtar ttssad. 

— note 1 , for LN read LH. 

— — 4, omit 'I M/7 stands for ». 

— — 7, /'or « pass. » read « act. » and before -î inserl « suffixed pron. 

- 10, after gadatar insert cotissad innoeb. 



Les huit parties de l'homme. xi 

296, lines 10, II. for lia\d] S,fogniad read lU, fo gnia) . 

— line 16, for rachiss read rochcss. 

297. 14, for àssoid read assôid, and cancel note 9. 

— — 15, for 'Uair[e] àssoid la hËssu read 'Uair assôid lah['I]èssu 
500, — 24, Jor « nine » read « eight. » 

503, note 1, line ^, for « the " rfj^ " he » ; for « s. i> read ai.». 

— — 2. — I , for « bâthadh » read balhadh. and for « bathadh )> read 

bdthadh. 

505, last line, /or over >• read « own ». 

306, line 24. for Sennir read Sennis. 

307, — 4, for salar read ga/ar. 

— The notes should be numbered respectively 1,2, 3. 

— second note, line 8, for comvaticastu read comovaticastu. 

308, line i5,/or« scholars m read « students. » 

— note I, for Mlilan read « Milan ». 
3^4, headiine, for mauuserits read manuscrits. 



LES HUIT PARTIES DE L'HOMME. 

M. Haupt a publié d'après un ms. de Vienne (Bibi. imp.. ms. n'^' 1118} le 
texte latin Adam de octo partibus, etc.' . Il ne connaissait pas le texte irlandais 
publié par M. Stokes dans notre recueil (t. I, p. 261), non plus que la note 
de M. R. Kôhler sur le même sujet (lè/'t/., p. 502). Il se borne à renvoyer au 
texte français cité par Grimm. en faisant remarquer que son texte latin en est 
sans doute l'original, et que la légende de la création de l'homme en huit 
parties est reportée ainsi du xv siècle au xii'', date du ms. de Vienne. 

Ici, comme dans bien d'autres cas. le moyen âge ne fait que nous transmettre 
une tradition savante de l'antiquité. Voici, en effet, ce qu'on lit dans Plutarque 
iDes opinions adoptées par les philosophes, liv. IV, ch. iv\ : « Les Stoïciens 
veulent que l'âme se compose de huit parties, dont cinq répondent à nos sens 
corporels : la vue, l'ouïe, l'odorat, le goût, le toucher. La sixième partie est la 
voix ; la septième est la propriété d'engendrer. La huitième dirige toutes les 
autres : elle se les rattache par des organes spéciaux et particuliers, qui rap- 
pellent les bras du polype. » 

Nous avons lu récemment un passage analogue aux textes cités au début de 
cette note dans un petit livre très populaire au moven âge. l'Enfant sage a 
trois ans. Voici le passage : 

« D'emande . De combien de choses fut formé l'homme.^ 

« R[éponse]. De six. La chair fut faite du liraon de la terre, le sang de l'eau 
de la mer, les os de pierre, l'haleine du vent, le poil du Soleil, et l'âme du 
S. -Esprit. » H. G. 

1. Zeitschriftfiir deuîsches Alterthum, t. XXIII (1879), p. 356. 

Chartres. — Imprimerie DURAND, rue Fulbert. 



LA DATE 



DE LA 



NAISSANCE DE GILDAS 



I. 



Par son livre, son rôle, son caractère, Gildas, l'auteur du de Excidio, 
le premier historien national des Bretons, l'âpre censeur de leurs vices 
et le Jérémie de leurs misères, le docteur des deux Bretagnes et de 
l'Irlande, tient une telle place dans l'histoire de la race celto-bretonne 
qu'il serait superflu d'insister sur l'utilité des recherches tendant à fixer, 
à éclaircir autant que possible la chronologie de sa propre histoire, 
spécialement la date de sa naissance. 

Il existe deux Vies anciennes de Gildas, l'une publiée par Bolland au 
28 janvier et ensuite par Mabillon au Siècle 1" des Actes des Saints de 
l'ordre de S. Benoît; l'autre citée en extrait par Usher et imprimée en 
entier par Stevenson, en 1838, en tète de son édition du de Excidio : 
celle-ci remontant pour le fond au-delà du x^ siècle, mais interpolée ; 
celle-là rédigée au xi«, avec sérieux et candeur, sur les traditions et les 
documents anciens de l'abbaye de Ruis, qui avait pour fondateur Gildas. 

Au dernier siècle on croyait généralement que ces deux Vies s'appli- 
quent à deux Gildas différents, l'un qu'on appelait l'Albanien, qui 
serait mort au commencement du vi« siècle, presque au moment où on 
faisait naître l'autre, auquel les inventeurs de cette dualité avaient donné 
le surnom de Badonique. 

Rev. Celt. VI I 



2 La date de la naissance de Gildas. 

Aujourd'hui le système des deux Gildas est fort en baisse. M. C.-G. 
Schœll et M. Skene admettent que les deux Vies, malgré quelques 
divergences, se rapportent au même personnage. Nous n'avons d'ail- 
leurs pour le moment nul intérêt dans ce débat : le Gildas dont nous 
allons parler (supposé qu'il y en ait deux) est et ne peut être que l'au- 
teur du de Excidio, et ce que nous voulons chercher exclusivement, c'est 
la date de sa naissance. 

D'après le témoignage même de cet auteur, dont nous citerons bien- 
tôt le texte, il naquit dans l'ile de Bretagne l'année d'une grande bataille, 
la bataille du Mont Badon, cruelle déroute infligée aux envahisseurs 
saxons par les Bretons indigènes. 

Pour cette bataille les documents anciens de l'histoire bretonne 
donnent deux dates diverses : 495 dans Bède \Histor. eccles. gentis 
Anglor., lib. I, cap. xvi) , 516 dans les Annales CambrU [voir Mo nu- 
menîa Historica Britannica, \, p. S}o\ 

Bien que la date de Bède compte parmi les critiques d'illustres adhé- 
rents, la grande majorité des auteurs — surtout des auteurs anglais 
depuis Usher — adopte celle des Annales de Cambrie. Elle est ainsi 
exprimée dans le texte original : 

« Lxxii annus (aerae christ. 5 16). Bellum Badonis, in quo Arthur por- 
tavit crucem Domini nostri Jesu Christi tribus diebus et tribus noctibus 
in humeros suos, et Brittones victores fuerunt ' . » 

Le plus ancien manuscrit des Annales CambriiB s'arrête à l'an 954. 
Cette chronique a donc été rédigée au x'^ siècle. On l'a formée en y 
compilant autant que possible les dates et les notes historiques inscrites, 
au fur et à mesure des événements, sur les mémoriaux des principales 
églises de la Cambrie. Mais avant le viii^ siècle^ surtout pour les faits 
qui ne sont pas de l'ordre religieux, les sources des Annales Cambrie 
semblent un peu mêlées, parfois sujettes à caution. Sur l'origine de 
la note que nous venons de transcrire, il n'y a nulle hésitation. Dans 
son chapitre relatif aux douze victoires d'Arthur, VHistoria Britonum 
attribuée à Nennius porte : 

« Octavum bellum fuit bellum in castello Guinnion, in quo Arthur por- 
tavit imaginem crucis Christi et sanctae Mariae perpetuae virginis super 

humeros suos, et pagani versi sunt in fugam in illo die Duodecimum 

fuit bellum in monte Badonis, in quo corruerunt in uno die nongenti 
sexaginta viri de uno impetu Arthuri -. » 

1. Monum. Hist. Brit., I, p. 830. L'année initiale (« Primus annus») des Annales 
Camhri£ répond, selon l'opinion généralement admise, à l'an 444 de l'ère chrétienne. 

2. Mon. Hist. Brit., p. 73, 74. 



La date de la naissance de G'ûdas. ^ 

Pour former sa note de 516, l'Annaliste cambrien a copié Nennius, 
en l'amplifiant et l'altérant à la fois : il a confondu ensemble la bataille 
de Guinnion ' et celle du mont Badon_, en sorte qu'on ne sait trop de 
laquelle il entend parler. Fondé d'ailleurs, comme il l'est ici, uniquement 
sur Nennius, son témoignage perd singulièrement de sa valeur. Car 
malgré l'autorité que plusieurs historiens anglais s'efforcent de lui attri- 
buer au-dessus de Bède et même (à quelques égards) de Gildas ; malgré 
les assertions répétées qui prétendent faire de VHistoria Britonum une 
œuvre du vii^ siècle, pas un argument sérieux n'est venu infirmer les 
résultats solidement acquis par M. C.-G. Schœll, développés, confirmés 
en tant que besoin par nos propres recherches, et d'après lesquels ce 
livre a été écrit seulement au ix^ siècle, en 822, par un auteur dont le 
nom véritable est inconnu et la valeur exactement appréciée dans les 
termes suivants : 

a Aux mains de cet écrivain tout se change en fables Quels ren- 
seignements nouveaux, ou quel genre d'utilité nous offre son ouvrage ï 
Aucun, sinon de nous faire connaître le caractère de l'époque, ce qui 
n'est point à dédaigner. Alors tout souvenir des choses passées s'était 
presque entièrement évanoui. Toute vérité était mêlée de fables, obscur- 
cie par des motifs de fausse gloire, totalement défigurée par la haine ou 
la faveur. Dans la composition d'une œuvre historique on ne cherchait 
qu'à plaire au peuple, nullement à l'instruire. VHistoria Britonum offre 
une telle ignorance de la chronologie, une telle absence de discernement 
dans le récit, que si d'autres ouvrages de ce genre ont été perdus, il n'y 
a pas lieu de les regretter 2, » 

L'origine de la note des Annales de Cambrie est donc fort peu propre 
à recommander la date de 516, assignée par l'annaliste à la bataille du 
mont Badon, ou peut-être à celle de Guinnion, — puisqu'il confond les 
deux événements. Appliquée à la naissance de Gildas, cette date donne 
lieu à de très graves difficultés. 

1 . La plupart des auteurs anglais voient dans le castellum Guinnion la Vinonia de 
Ptolémée, qui est aujourd'hui Binchester, dans l'évêché de Durham (voir Nennius, édit. 
de Stevenson, p. 48J. M. Skene voudrait placer Guinnion plus au nord, dans la vallée 
de la Tweed, et dans la situation de la paroisse actuelle de Stow {Four ancient Books of 
[Vales, I, p. 54-sj). Cette hypothèse nous semble mal appuyée. 

2. « Inter istius manus scriptoris omnia in fabulas sunt versa Quid igitur Historia 

Britonum habet, quod nobis vel novum sit vel usui alicui esse possit ? Nihil profectô, 

nisi hoc, ut astatis illius indolem perspiciamus, quod haud parvi est ducendum Tanta 

est in Historia Britonum temporum inscitia, narrandique levitas, ut alla ejusdem gene- 
ris scripta, si qua fuerint, perdita esse non est quod do'.eamus. » C.-G. Schsell, De eccle- 
siastic£ Britonum Scotorumgue historia; fontibus (Berlin, 1851), p. 37; cf. p. } i et 
34-} 5. Voir aussi VHistoria Britonum attribuée à Nennius et l'Historia Britannica avant 
Geoffroi de Monmouth, par Arthur de la Borderie (Paris, Champion; Londres, Quaritch, 
1883). 



4 La daîe de la naissance de Gildas. 

La Vie de Gildas de l'abbaye de Ruis ', la Vie de saint Paul Aurélien 
rédigée au ix" siècle par Wrmonoc ^, font de Gildas un disciple de saint 
lltud ; et suivant le biographe de saint Samson, dont le témoignage sur 
ce point est irrécusable, saint lltud avait reçu la prêtrise des mains de 
saint Germain d'Auxerre^, c'est-à-dire au plus tard en 447, date du 
second voyage de saint Germain dans l'ile de Bretagne : ce qui met for- 
cément la naissance d'Iltud vers 420, et sa mort ^en le supposant quasi- 
centenaire au plus tard vers 515. Si Gildas était né en 516, comment 
aurait-il pu être disciple d'Iltud ? 

Il fut aussi en relation avec sainte Brigite. Sur la renommée de la 
science et de la vertu de Gildas, l'illustre abbesse de Kildare envoya 
d'Irlande dans l'ile de Bretagne un messager solliciter de lui un gage de 
sa charité 4. Brigite, d'après toutes les annales irlandaises s, mourut en 
525. Si Gildas était né en 516, il eût donc été docteur — docteur 
fameux — dès l'âge de six ans ? 

Un autre Irlandais célèbre, saint Finnian, fondateur du monastère de 
Clonard, passa vers l'âge de trente ans d'Hibernie en Bretagne ^Grande- 
Bretagne', où il reçut les enseignements de saint Gildas; ses Actes 
ajoutent qu'il vécut encore trente ans depuis lors'', et comme il mourut 7 

1. Acta SS. Ord. S. Benedicti, sxc. \°, p. 139-140. 

2. Biblioth. nat. Ms. lat. 12942, f. 115 r". Cf. Analecta Bollandiana (Paris, 1882), 
t. I, p. 215. 

3. Nous parlons ici de la Vie donnée par Mabillon dans les Acta SS. Ord. S. Bene- 
àicti. L'auteur vivait très peu de temps après saint Samson (mort vers 565) ; il écrivait 
tout au commencement du vu" siècle sur le témoignage d'un diacre, cousin et disciple 
de ce saint. En ce qui touche saint lltud, le biographe était allé dans le célèbre monas- 
tère fondé par ce saint recueillir directement les documents qui le concernaient, et d'après 
lesquels il dit : « Ipse Eltutus de discipulis erat S. Germani, et ipse Germanus ordina- 
verat eum in sua juventute presbyterum. In cujus magnifico monasterio ego fui : refe- 
rentibus nobis catholicis fratribus qui in loco erant, publicamus in médium. » {A. SS. 0. 
S. B. saec. i. p. 168). Cette Vie de saint Samson est l'une des sources les plus impor- 
tantes de l'histoire des Bretons au vi"' siècle ; c'est le seul document sérieux qu'on ait 
sur saint lltud, la légende de ce saint donnée par Rees dans les Cambro-British Saints 
étant une œuvre d'imagination individuelle, ou au moins une amplification tellement 
fantaisiste et fabuleuse, qu'il n'y a rien à en tirer pour l'histoire. 

4. Vita S. Gildae ex Cod, Ruiensi, dans A. SS. 0. S. B. sasc. 1, p. 141-142. 

5. « An. 525. Dormitatio S. Brigidae » (Tigernachi Annal., p. 150), « DXXIII. Obitus 
Brigidae sanctae » 'Annal. Inisfalens., p. 14), dans O'Conor, Rerum Hibernic. Scriplo- 
res, t. II. 

6. Vit. S. Finniani, dans CoJgan, Acta SS. Hiberm£, p. 393. Cf. M. Skene, Celtic 
Scotland, II, p. 50; et Boll. Febr. 1, p. iij-116. Comment, prasv. in Vit. S. Brigidae, 
§ 100. 

7. M. Reeves {Life of Columba, édit. 1874, p. xxxv) place la mort de saint Finnian de 
Clonard en 549. Les Annales d'Inisfallen, du ms. de la bibliothèque Bodlèienne, portent : 
« An. DXLII. Quies Finniani Cluana-Iraird. » Mais dans ce ms. beaucoup de dates sont 
reculées de sept ou huit ans : ainsi la célèbre bataille de Culdreimne est mi.se en 5s3 et 
le passage de saint Columba à lona en 5J5, au lieu de 561 et 563, dates véritables 
données par Tigernach. Un autre ms. des Annales d'Inisfallen, du fonds Harléien, met 
la mort de saint Finnian en n 1 (v. O'Conor, Rer. Hib. Script., II, Annal. Inisfal., p. 6 
et 7). Le mieux est de s'en tenir à la date adoptée par M. Reeves. 



La date de la naissance de G'ddas. 5 

vers $50, cela met sa rencontre avec Gildas quelques années au moins 
avant 520, c'est-à-dire avant plutôt qu'après la naissance de Gildas, si 
on fait naître celui-ci en 516. 

Il s'agit bien ici de l'auteur du de Excidio, car saint Colomban_, le 
fondateur de Luxeuil, dans sa lettre au pape saint Grégoire le Grand 
(en 590), nous apprend que Finnian, devenu abbé (de Clonard), con- 
serva ses relations avec Gildas, le consultant sur les difficultés de son 
administration monastique, et qu'il lui demanda, entre autres, le parti à 
prendre si un moine voulait quitter son couvent pour s'élever à une vie 
plus austère '. Et dans un ancien recueil de canons hibernois, compilé 
au viiie siècle, publié par d'Achery, entre onze articles qu'on attribue à 
Gildas, il en est un qui répond justement à cette question 2. De plus, 
dans cette même lettre, Colomban, parlant des simoniaques, invoque 
contre eux l'autorité de Gildas^ qui, dit-il, les traite de pestes 3 : allu- 
sion incontestable aux invectives du de Excidio^. — Comment admettre 
que l'auteur de ce livre, s'il était né seulement en 510, eût pu être 
écouté comme un maître, consulté comme un docteur, plus de trente 
ans avant 5 $0, par saint Finnian de Clonard ? 

En présence des difficultés graves — on peut dire insolubles — 
soulevées par la date de 516 appliquée à la naissance de Gildas, force 
nous est de revenir, avant de conclure, à la date de Bède — 493, — 
de voir sur quel fondement elle repose et quelles objections on y peut 
faire. 



1. « Responde adhuc, quasso, quid faciendum est de monachis illis qui, pro Dei intuitu 
et vitse perfectionis desiderio accensi, contra vota venientes, primas conversionis loca 
relinquunt, et invitis abbatibus, fervore monachorum cogente , aut laxantur aut ad 
déserta fugiunt. Vennianus auctor Giltam de his interrogavit, et elegantissimè ille res- 
cripsit » etc. (S. Columbani Epist. VI ad S. Gregorium Papam, dans Bibliothec. veter. 
Patr. de Calland, édit. de Venise, 1778, t. XII, p. 346). Sur l'identité du nom exprimé 
par les formes Finnian, Vinnian ou Vennian, voir Vit. S. Columb£ auct. Adamnano, 
lib. I, cap. I, et lib. 111, cap. v, dans l'édit. Reeves, 1874, p. 266 et 286; et aussi Usher, 
Brit. Eccl. Antiq., p. 493-494. 

2. « Ex libro XXVIII, De Monachis. Cap. vi, De monachn non retinendo ab abbate. 
Gildas dicit : Abbas remissus non retineat monachum suum ad districtiora se tendentem. » 
(L. d'Achery, Spicileg., édit. 1723, in-fol., I, p. $00.) 

3. « Ceterum, de episcopis iilis quid judicas interrogo, qui contra canones ordinantur, 
id est, quaestu. Simoniacos [tu] et Giltas auctor pestes scripsistis. » (S. Columbani 
Epist. VI ad S. Gregor. Pap., dans Biblioth. vet. Fatr. de Galland, XII, p. 346.) 

4. A ce passage, entre autres, du début de la troisième partie du livre de Gildas, 
intitulée dans les anciennes éditions Acris corrcctio in clerum : « Sacerdotes habet Bri- 
tannia ... sedem Pétri apostoli immundis pedibus usurpantes, sed merito cupidiîatis in 
Judas traditoris pestilentem cathedram decidentes. » Et dans le chapitre spécialement con- 
sacré aux simoniaques, Gildas reprend : « Sed forte heu ! qui ambitores istos ordinant... 
Judam quodam modo in Pétri cathedram. Domini traditorem, statuunt. » Gildas, édit. 
Stevenson, § 66, 67, p. 72 et 75 ; édit. Pétrie dans Mon. Hist. Brit., p. 50. 



La date de b naissance de Gildas. 



Voki d'abord le texte de Bède. Après avoir mentionné les victoires 
d'Ambroise Aurélien, chef des Bretons, sur les Saxons envahisseurs de 
l'île de Bretagne, il dit : 

« Et ex eo tempore nunc cives (i. e. Britones) nunc hostes (i. e. 
Saxones) vincebant, usque ad annum obsessionis Badonici montis, 
quando non minimas eisdem hostibus strages dabant, quadragesimo cir- 
citer et quarto anno adventus eoriim in Brittaniam '. « 

Dans le précédent chapitre de son Histoire, Bède rapporte l'arrivée 
des Saxons en Bretagne, sur l'invitation de Vortigern, à l'an 449 ; il 
met donc — d'après le texte ci-dessus — la bataille du mont Badon, et 
par suite la naissance de Gildas, en 493. 

Si Bède avançait cette date de son propre fonds, comme le résultat 
de ses recherches et de ses informations personnelles, il serait impos- 
sible, en bonne critique, de ne pas préférer l'autorité d'un historien 
savant, sincère, judicieux, écrivant au commencement du xiii"^ siècle (de 
702 à 751), à celle d'une compilation anonyme les Annales Cambria] 
rédigée dans la seconde moitié du x'' siècle. 

Mais la question est moins simple. Bède, dans cette partie de son 
Histoire, spécialement dans ce chapitre, ne fait guère qu'abréger Gildas, 
on prétend qu'ici il a mal compris, mal interprété le texte correspondant 
de son auteur ; il faut donc d'abord connaître ce texte, le voici : 

« Et ex eo tempore nunc cives nunc hostes vincebant, usque ad 
annum obsessionis Badonici montis novissimseque fermé de furciferis non 
minimae stragis, quique quadragesimus quarlus, ut novi, oritur ^ annus, 
mense jam uno 5 emenso, qui 4 et meae nativitatis est 5. » 

C'est dans ce texte, on le voit, que Gildas indique le synchronisme de 
sa naissance et de la bataille du mont Badon. Bède omet ce synchro- 
nisme, cela importe peu. Ce qui importe, c'est qu'il donne pour point de 
départ à la période de 44 ans ici mentionnée l'arrivée des Saxons en 
Grande-Bretagne, dont le texte de Gildas, comme nous l'avons aujour- 
d'hui, ne dit absolument rien. De là on conclut que, Bède s'étant 



1. Bedae, Hist. eccl. gent. Angl., lib. I, cap. xvi, dans Mon. Hist. Brit., 1, p. 122. 

2. Variante : orditur. 

3. Var. primo. 

4. Var. qui jam. 

5. Gildas, de Excidio Britannice; Historia, cap. xxvi, édit. Gale, p. 9; édit. Stevenson, 
p. J3-34 ; édit. Pétrie dans Mon. Hist. Brit., l, p. 15. 



La date de la naissance de Gildas. 7 

mépris sur le sens de ce passage de Gildas, la date qu'il assigne, en con- 
séquence de cette erreur, à la bataille du mont Badon, est non avenue. 

Il ne suffit pas de critiquer Bède : pour prouver qu'il a mal compris ce 
texte, il faut en donner soi-même le véritable sens. On prétend le faire en 
affirmant que la période de 44 ans ici marquée indique le temps écoulé 
entre la bataille du mont Badon et le moment où Gildas écrit son livre, et 
l'on soutient que le membre de phrase : quique quadragesimus quartus oritur 
anniis, mense jam uno emenso, doit se traduire ainsi : « Et l'année qui 
commence actuellement, depuis un mois passé, est la quarante-quatrième 
après le siège du mont Badon. » 

Malheureusement, cette traduction est inconciliable avec la construc- 
tion du texte de Gildas, tel que nous le possédons aujourd'hui. 

Ce texte comprend trois phrases, une principale et deux incidentes, 
ces deux-ci reliées chacune à la principale par le pronom relatif qui. 

Phrase principale : Et ex eo tempore mine cives nunc hostes vincebant, 
usqiie ad annum ohsessionis Badonici monîis 

Première incidente : quique quadragesimus quartus oritur annus^ mense 
jam uno emenso 

Deuxième incidente : qui et mex nativitatis est [sous-entendu annus]. 

Le qui, sujet de la seconde incidente, se rapporte à annum ohsessionis 
Badonici montis; par conséquent « qui et meee nativitatis est » = « et 
annus ohsessionis Badonici montis m^cè XidXw'WdiXx?, est [annus]. » Là-des- 
sus tout le monde est d'accord. 

A plus forte raison, le qui, sujet de la première incidente, placée avant 
la seconde, immédiatement après la phrase principale, représente aussi 
nécessairement annum ohsessionis Badonici montis ; car il n'est aucun 
autre substantif auquel ce pronom relatif se puisse rapporter. En substi- 
tuant à ce pronom le nom qu'il représente, la première incidente s'éta- 
blit ainsi : 

« Annusque ohsessionis Badonici montis quadragesimus quartus oritur 
annus, mense jam uno emenso. « 

Quadragesimus quartus annus est manifestement l'attribut à'annus 
ohsessionis Badonici montis. 

Donc, la quarante-quatrième année, ici mentionnée, de la période 
dont Gildas entend parler est l'année même du siège du mont Badon ; 
et ceux qui prétendent y voir la quarante-quatrième année après ce siège 
font un contre-sens inadmissible, on pourrait même dire, impardon- 
nable. 

Essayons de leur venir en aide. Rompons le lien qui enchaîne les 
deux incidentes à annum ohsessionis Badonici montis. Modifions pour cela 



8 La date de la naissance de Cildas. 

la ponctuation de ce passage adoptée par tous les éditeurs, et écrivons-le 

ainsi : 

« Et ex eo tempore nunc cives nunc hostes vincebant, usque ad 
annum obsessionis Badonici montis novissimaeque fermé de furciferis non 
minimae stragis. Quique quadragesimns quartus, ut novi, oritur annus^ 
mense jam uno enienso, qui et mea nativitatis est. » 

Laissons de côté la première partie de ce passage (« Et ex eo tem- 
pore non minimae stragis »), sur laquelle il n'y a pas de difficulté. 

Et pour la seconde essayons une construction qui se rapproche le plus 
possible du sens qu'on voudrait lui imposer. En mettant les choses au 
mieux (même en les forçant un peu), voici à quoi on arrive : 

« Annusque qui oritur, mense jam uno emenso, quadragesimus quar- 
tus est, qui et meae nativitatis. » 

Ce qui, dans le système des adversaires de la date donnée par Bède, 
doit se traduire ainsi : 

« Et l'année qui commence [actuellement], depuis un mois passé, est 
« la quarante-quatrième [après le siège du mont Badon], et est aussi 
« celle de ma naissance. » 

Non seulement les mots mis entre crochets, indiquant le siège du mont 
Badon pour point de départ de la période de quarante-quatre ans, sont 
une addition gratuite, nullement fondée, au texte de Gildas ; mais on 
fait ainsi dire à Gildas qu'il écrit le de Excidio l'année même de sa nais- 
sance ! 

Il est donc bien évident que cette construction est inadmissible, qu'on 
ne peut séparer la seconde incidente, ni (par une conséquence forcée) la 
première, de la phrase principale ni à'annus obsessionis Badonici mentis, 
qui est, comme on l'a prouvé, le véritable sujet de l'une et de l'autre 
incidente. 

Cette construction, que nous venons de tenter, pour être la plus favo- 
rable au système des adversaires de Bède, n'en met pas moins au grand 
jour le vice incurable de ce système^ — à savoir que la deuxième inci- 
dente [qui et meae nativitatis) ne saurait avoir un autre sujet que la pre- 
mière (^quique quadragesimus quartus oritur annus), — en d'autres termes, 
que ce quadragesimus quartus annus et le mea nativitatis annus sont 
nécessairement une seule et même année : donc, tournez la chose comme 
vous voudrez, si de cette année quarante-quatrième vous faites l'année 
où Gildas a écrit son livre, vous dites et vous faites dire à Gildas qu'il a 
écrit son livre dans l'année de sa naissance : ce qui est absurde. 

— Mais vous-même, nous dira-t-on, comment entendez-vous ce 
passage ? 



La date de la naissance de Gildas. 9 

Pour toute réponse nous l'allons traduire littéralement, après avoir 
demandé la permission de le reproduire encore, afin d'en rétablir la 
vraie ponctuation, celle de tous les manuscrits et de tous les éditeurs : 

« Et ex eo tempore nunc cives nunc hostes vincebant, usque ad annum 
obsessionis Badonici monîis novissimaeque fermé de furciferis non minimae 
stragis, quique quadragesimus quartus, ut novi, oritur annus, mense 
jam uno emenso, qui et meae nativitatis est. » 

Traduction : « Et depuis ce temps (le temps d'Ambroise Aurélien) 
« tantôt les citoyens (les Bretons), tantôt les ennemis (les Saxons] 
« avaient l'avantage, jusqu'à l'année du siège du mont Badon et de la 
« grande déroute de ces brigands qui faillit être la dernière ; année qui 
« étant, je le sais, la quarante-quatrième, commence depuis un mois 
« passé, et est aussi l'année de ma naissance. » 

Tel que nous l'avons, ce passage signifie cela, rien de plus, rien de 
moins'. Ce qui en ressort clairement, c'est que Gildas voulait y marquer 
la date de l'affaire du mont Badon et la date de sa naissance en dési- 
gnant l'année de cette bataille et de cette naissance comme la quarante- 
quatrième d'une période dont le point de départ devait être quelqu'un 
des grands événements de l'histoire de la race bretonne. Mais, dans 
l'état actuel de ce passage, la mention de cet événement, c'est-à-dire 
du point de départ de ces quarante-quatre ans, fait défaut. 

Cette mention étant indispensable pour donner un sens complet à la 
phrase, il est clair comme le jour que ce texte, en l'état actuel, est 
altéré, tronqué, incomplet. 

III. 
Le texte correspondant de l'Histoire de Bède, au contraire, est entier, 

I . En regard de cette traduction littérale il est bon de mettre la plus récente traduc- 
tion inspirée par le système qui fait naître Gildas en s 16. Elle est de M. Charles Elton, 
dans son remarquable ouvrage Origins of English history (Londres, Quaritch, 1882, 
p. 366), et ainsi conçue : « So, after the coming of Ambrosius, sometimes our citizens 
« and sometimes the enemy prevailed, until the year of the siège ot Mount Badon, the 
« last and not the least of our blows against those brigands ; and this is now the 44th 
« year, and one month already gone, sime the year of the siège, in which too I myself 
« was ijorn. » — Pour justifier cette traduction, il faudrait que la dernière partie du 
texte de Gildas (après les mots « non minimae stragis ») portât ; « Et nunc quadrage- 
« simus quartus oritur annus, mense jam uno emenso, post annum obsessionis Badonici 
« mentis, qui et meae nativitatis est. » — Cette traduction ne serait donc légitime qu'au 
moyen d'une addition et d'une modification parfaitement illégitimes, constituant une 
double altération du texte de Gildas. Addition : post annum obsessionis Badonici montis. 
Modification : Et nunc, substitué à quique, lequel quique représente, comme on l'a vu, 
annum obsessionis Badonici montis et rase ainsi par le pied tout système qui prétend 
faire de quadragesimus quartus annus la 44° année après le siège du mont Badon. 



10 La date de la naissance de Gildas. 

complet dans sa lettre et dans son sens, ainsi qu'on peut s'en convaincre 

en le relisant : 

« Et ex eo tempore nunc cives nunc hostes vincebant, usque ad 
annum obsessionis Badonici montis, quando non minimas eisdem hosti- 
bus strages dabant, quadragesimo circiter' et quarto dtxmoadveniuseorum 
in Brittaniain. « 

Ici, pas d'obscurité. Le point de départ des quarante-quatre ans est 
nettement marqué, c'est l'événement capital de l'histoire de la race bre- 
tonne au v'' siècle, l'arrivée des étrangers sur le sol breton, le début de 
l'invasion saxonne : événement dont '^on l'a vu) le texte correspondant 
de Gildas, en l'état actuel, ne souffle mot. 

Et cependant — cela est incontestable — Bède dans ce chapitre ne 
fait qu'abréger Gildas. Comment expliquer une différence aussi essen- 
tielle entre son abrégé et le document qu'il abrège ? 

Les adversaires de la date marquée par Bède donnent de cette diffé- 
rence une explication, une seule, qui leur semble péremptoire : c'est 
que Bède s'est trompé et a mal compris Gildas. 

A l'appui de cette assertion, ils rappellent une autre circonstance où, 
abusé par une métaphore de Gildas prise de la chute des feuilles, Bède 
a mis en automne la seconde expédition des Romains dans l'île de Bre- 
tagne, sur l'appel des indigènes, contre les incursions scoto-pictiques 
antérieures à l'invasion saxonne ^ 

Dans cette dernière circonstance, outre qu'il n'est pas parfaitement 
sûr que Bède ait tort, sa méprise a en tout cas une cause tangible, très 
apparente, qui lui sert d'explication et d'excuse. Cette méprise prouve- 
rait seulement que Bède n'est pas impeccable. 

Ici, le cas est tout autre. Ce n'est point une erreur, une méprise, un 
contre-sens, qu'il faut attribuer à Bède; c'est une invention complète. 
Le passage de Gildas, dans le texte actuel, ne renferme ni le moindre 
mot ni la moindre allusion ayant trait à l'arrivée des Saxons en Bretagne ; 
l'esprit le plus aventureux n'y saurait trouver le moindre prétexte pour 
faire de cet événement le point de départ de la période de quarante- 
quatre ans mentionnée dans ce passage. Aussi un auteur anglais, plus 
logique que les autres, n'osant cependant accuser Bède d'invention ni 
de mensonge, le taxe dans cette circonstance d'hallucination ?. 

1. Notez ce circiter, qui indique que la quarante-quatrième année n'était pas com- 
plète, et répond (en abrégé) au mense jam uno emtnso du texte de Gildas. 

2. Cf. Gildas Histor. § 17 édit. Stevenson, XIV édit. Gale et Pétrie; et Bedae 
Hist. eccl., lib, 1, cap. xii. 

3. « Pugna (montis Badonici) facta est anno 516, secundum Annales Cambrite. Quod 
vero Beda liallucinatus fuerit, omnes fere nunc consentiunt. » (Note sur Bède dans Monum. 
Histor. Brit., I, p. 122, noterf.) 



La date de la naissance de Gildas. 1 1 

Mais Bède, de l'aveu de tous les critiques, est l'un des auteurs les 
plus savants, l'un des historiens les plus véridiques, les plus sincères, 
les plus judicieux de tout le moyen âge. Contre un tel homme, l'accusa- 
tion d'hallucination est aussi inadmissible que celle d'invention et de 
mensonge. 

Donc, ces prétendues explications n'expliquent rien. 

En réalité, pour que Bède se soit permis de placer l'affaire du mont 
Badon quarante-quatre ans après la venue des Saxons en Bretagne, il faut, 
ou qu'il ait connu cette date en dehors de Gildas par ses recherches et 
ses informations personnelles, alors son autorité l'emporte de haute lutte 
sur celle des /l/z/2fl/« Cainbria ; — ou, ce qui est bien plus probable, 
qu'il ait eu sous les yeux un texte de Gildas contenant ce renseignement. 

Le texte actuel de Gildas dans ce passage — nous l'avons prouvé — 
ne forme pas un sens complet. Il y a donc là certainement, par la faute 
des copistes, quelques mots omis, qui devaient servir à compléter le 
sens, c'est-à-dire à indiquer le point de départ de la période de qua- 
rante-quatre ans mentionnée par l'auteur. 

Ces mots, aujourd'hui perdus, se trouvaient nécessairement dans le 
texte primitif, original, du de Excidio. 

Bède, né cent ans à peine après la mort de Gildas', avait sans nul 
doute entre les mains ce texte complet et original ; il y trouva nécessai- 
rement la mention destinée à indiquer le point de départ de la période 
de quarante-quatre ans et la date de la bataille du mont Badon, et néces- 
sairement aussi il la reproduisit dans son abrégé. 

Une dernière preuve — très décisive — que les mots adpentus 
eorum in Britanniam, conservés par Bède, existaient primitivement dans 
le texte de Gildas, c'est qu'ils y ont leur place marquée, qu'ils s'y logent 
d'eux-mêmes, sans avoir à changer une syllabe, et lui donnent immédia- 
tement un sens clair et complet. On va en juger : 

« Et ex eo tempore nunc cives nunc hostes vincebant, usque ad 
annum obsessionis Badonici montis novissimaeque fermé de furciferis non 
minimae stragis, quique quadragesimus quartus advenîus eorum in Britan- 
niam^ ut novi, oritur annus, mense jam uno emenso, qui et mese nativi- 
tatis est ^. 

1. Gildas mourut en 570. Bède, né en 672, mort en 735, écrivit ses ouvrages de 
702 3731. 

2. Traduction de ce passage, avec les quatre mots restitués d'après Bède, qui com- 
plètent le sens : « Et depuis ce temps la victoire favorisait tantôt les indigènes et tantôt 
nos ennemis, jusqu'à l'année du siège du mont Badon et de la grande déroute de ces 
brigands qui faillit être la dernière ; année qui est, je le sais, depuis leur arrivée en Bre- 
tagne la quarante-quatrième, dont un mois avait déjà passé, et qui est aussi l'année de 
ma naissance. » 



1 2 La date de la naissance de Gildas. 

Quant aux manuscrits actuels de Gildas — par où il faut entendre 
et ceux qui existent encore et ceux qui ont servi pour les éditions du 
de Excidio antérieures à notre siècle, — s'ils sont en ce passage comme 
en bien d'autres fautifs et incomplets, il n'y a nullement à s'en étonner : 
aucun n'est plus vieux que le xii"-' siècle '. 

IV. 

Résumons en quelques mots cette discussion. 

i" La phrase de Gildas où se trouvent les mots tjuadragesimus quartus 
oritur annus, n'indiquant pas le point de départ de cette période de qua- 
rante-quatre ans, est, dans l'état actuel, tronquée et incomplète. 

2° L'opinion qui voit dans la bataille du mont Badon le point de 
départ de cette période et dans le quadragesimus quartus annus l'année 
où écrivait Gildas, cette opinion n'est pas soutenable; car, d'après les 
exigences grammaticales, ce quadragesimus quartus annus est forcément 
le même que le nativitatis me£ annus, et par suite on fait dire à Gildas 
qu'il écrit le de Excidio l'année de sa naissance. 

3° L'introduction des mots adventus eorum in Britanniam dans le texte 
correspondant de Bède ne peut être due à une erreur d'interprétation du 
texte actuel de Gildas, car ce texte n'offre pas le moindre prétexte à une 
telle erreur. 

4° Le caractère de Bède ne permet pas de voir là une addition gra- 
tuite, c'est-à-dire une invention de sa part. 

5° Mais Bède avait certainement un texte de Gildas complet, c'est-à- 
dire contenant l'indication (aujourd'hui absente) du point de départ de 
la période de quarante-quatre ans ; les quatre mots adventus eorum in 
Britanniam contiennent justement cette indication, ils s'adaptent parfai- 
tement à la phrase de Gildas et ils en achèvent le sens de la façon la 
plus naturelle : comment douter que Bède — qui dans ce chapitre fait 
profession d'abréger Gildas — ne les ait trouvés dans le texte primitif, 
complet, du de Excidio ? 

6" Ce n'est donc pas Bède seulement, c'est Gildas lui-même qui assi- 
mile l'année de sa naissance et celle de l'affaire du mont Badon à la 
quarante-quatrième année après la venue des Saxons en Bretagne, c'est- 
à-dire à 493 ; et dès lors cette date doit être sans hésitation préférée à 
celle de 5 16 des Annales de Cambrie. 

I . On ne connaît aujourd'hui en Angleterre que deux manuscrits de Gildas, sur lesquels 
Stevenson et Pétrie ont donné leurs éditions, tous deux dans la bibliothèque de l'univer- 
sité de Cambridge, l'un du xiii" siècle, coté F. f. i. 27 ; l'autre, coté D. d. i. 17, de la 
fm du xiv ou du commencement du xv% 



La date de la naissance de Gildas. r j 

7° Si, par impossible, Bède n'a pas trouvé cette date dans le texte 
primitif du de Excidio, — comme on ne peut lui imputer de l'avoir 
inventée, — il faut qu'il Pait tirée de ses recherches et de ses informa- 
tions propres; dès lors l'autorité personnelle de Bède, très supérieure à 
celle du compilateur des Annales de Cambrie, doit encore faire prévaloir 
la date de 495 sur celle de 516 : 

8" D'autant plus que, sur l'affaire du mont Badon, l'Annaliste cam- 
brien ne s'est renseigné qu'auprès de Nennius et de ses interpolateurs, 
et encore avec tant de négligence qu'il a mêlé ensemble cette bataille et 
celle de Guinnion ; 

9" D'autant, surtout, que la date de 516, appliquée à la naissance de 
Gildas, est repoussée (nous l'avons vu) par plusieurs circonstances bien 
avérées de la vie de ce saint, entre autres par ses relations avec saint 
lltud, sainte Brigite, saint Finnian de Clonard, relations qui au contraire 
s'accordent très bien avec la date de 49^. 

Arthur DE LA BORDERIE. 



NOTES ON THE LANGUAGE 

OF OLD WELSH POETRY. 



Some exceedingly good articles on the peculiarities of the grammar of 
old Welsh poetry were published in 1872 and 1873 in the Arcluologia 
Cambrensis by Professer Evander Evans, but they were eut short by his 
untin:iely death. Since then nothing of the kind has been printed so far 
as I know, excepting that the Cymmrodorion Society hâve begun 
publishing Thomas Stephens's work on the Gododin. In response to the 
Editor of the Revue Celticjue's pressing invitation I hâve undertaken to 
put the foUowing jottings together. 

I. Certain verb forms in i, ydd and y. 

I . As some Welsh nouns make their plurals indifFerently in / or ydd, 
such as tref^ a town, plural trefi or trefydd and phvyf, a parish, plural 
plwyfi or phvyf ydd, so also / and ydd are used as équivalents in verbs in 
the old poetry. Thus in the Book of Taliesin • (p. 184] we hâve : 
Uryen yr ech6yd. 
Haelaf dyn bedyd. 
Llia6s a rodyd 
Y dynyon eluyd. 
Urien of the West, 
Most generous of Christians, 

I . The références are to the second volume of Skene's Four Ancient Books of Wales 
but, thanks to the generosity of W. R. M. Wynne. Esq. of Peniarth, since thèse remarks 
hâve gone through the printer's hands, I hâve had facilities for collating the printed 
texts from the Black Book and the Book of Taliesin with the original manuscripts : 
1 hâve done the same with the Red Book ; and I may also state hère that this paper 
was perused by Mr. Stokes, so that I am kindly permitted to add some valuable notes 
and suggestions of his. 



Notes on the îanguage of old Welsli poetry . 1 5 

Much dost thou give 
To the men of the world. 

The final words would now be echwydd, bedydd, and elfydd, excepting 
rodyd which would hâve to be rodai 'givest'. But this équivalence of / 
and ydd is not confmed to the second person, as we hâve it frequently in 
bi, 'erit', now always written and pronounced bydd. Take for instance 
the following couplet in the Book of Tal. (p. 148) : 
G6raged a ui ffraeth. 
Eillon a ui kaeth. 
Women will be loquacious. 
Swains shall be captive. 
So in the compounds, one of which occurs in the same book ip. 205) 
in the line Gythuet Un x a dyui, (i. e, Gythuet lin dec a dyui) 'an eighth 
will corne, a man of fair lineage'. Thèse are the words which led 
Mr. Skene to invent a phanîom dynasty called by him « Kings of the 
Line of Dyfi or Dovey >). 

In the old poetry bi and bydd are used according to the bard's whim 
or the convenience of the rhyme. Both / and ydd represent hère a ja for- 
mation the corresponding Irish form being bia 'erit'. It is probable that 
i is as old a représentative of the ja termination in Welsh as ydd, which 
suggests, that the endings of such abstract nouns as diogi 'laziness' and 
llawenydd ''gladness', stand for one and the same ancient affix. In the 
case of îrefi and îrefydd and the like, the abstract noun terminations 
hâve simply been used to supply Welsh with plurals, where the vowel 
changes did not sufflce after the old plural terminations had disappeared. 
But before leaving this point it may be worth our while to mention 
the fact that some verbs appear to hâve at times had, besides / and 
ydd, an intermediate termination y given them. I hâve in view the fol- 
lowing instance in the Black Book of Carmarthen (p. 57) : 
Mi nyd adwaen y gurhy^ 
ametev tan a gveli. 
tec a chuec y diwedi. 
I know not the bold man, 
That owns hearth and bed — 
Fair and sweet thou speakest. 

The words hy and gveli are now hy and gwely, while the verb has to 
be written dyrvedi 'sayest'. Dywedy which is the form required by the 
rhyme, reminds one of the dialect of a part of Dyfed where such words 

I. The y is usually dotted in the Black Book and in that of Aneurin, but less fre- 
quently in the Boolc of Tal. than Mr. Skene makes it appear. 



i6 Notes on the language ofold Wehii poetry. 

as newydd are prononced newy, etc. Whether this implies an ancient 

pronunciation navi or is a shortening of newydd it is not easy to décide, 

since }' in such positions has the sound of / in that part of the Princi- 

pality. 

2, The old poems not unfrequently give instances of an / termination 
in the imperfect tense, where we now hâve ai for an older ei : several 
instances in point will be found in a short poem in the Book of Aneu- 
rin (p. 90) : 

Ef geiwi gwn gogyhwc 
He used to call his dogs... 
and 

Eff lledi bysc }'ng corwc. 
He used to kill fish in his coracle. 

Hère gelwi and lledi might also hâve been written gelwei and lledei, 
which v^ould now be galwai and lladdai. Neither is this option confined 
to the verb : the prepositional v^ords arni 'on her\, ohoni^ 'from her', 
are found v^'ritten in old Welsh arnei and ohonei ; but hère it is the 
diphthong that has to give M^ay, as arni and ohoni are the only forms now 
intelligible. But thèse prépositions probably take their endings from the 
verbs and the / in such forms as lledi belongs to the ja conjugation, 
while the ei of the others strictly appertains to the a conjugation : the 
remaining conjugation or the consonantal one was effaced by being 
mostly made to take the terminations of the a one as in pryneit 'emeba- 
tur' (Mabinogion, IIII, p. 153) for prin-at-ja : eventually this was also 
given up for the ja form, since it is now prynid for prin-iî-ja, id being 
in fact the only ending hère recognised in Modem Welsh. 

H. Some Welsh Perfects. 

Those verbs may take the lead, which hâve this tense marked only 
by the iengthening of the vowel : take first those of them that hâve ê in 
the présent and aw (for a) in the perfect, such as (i) rhedeg 'currere'. 
This enters into the compound gwaredu 'succurere', the perfect of 
which is to be found in the Book of Tal. (p. 126) : Ryn g6ara6t y trin- 
daGt or trallaGt gynt, 'The trinity delivered us from the aftliction of 
yore\ It also occurs in the Black Book (p. 13) where we hâve in a line 
to be mentioned later the words Duu anguaraad, 'God, who delivered 
us'. A still older form occurs in one of the triplets in the Juvencus 
Codex (p. i) : 



Notes on îhe language of old Welsh poetry. 17 

Gur dicones remedau 

Elbid anguorit anguoraut 

Niguru [read nigaru] gnim molim trinta[ut]. 

He who made the massive (?) world 
Will succour us — he has succoured us : 
No rough toil is it to praise the Trinity. 

The Félire of Oengas published by Mr. Stokes contains instances of 
the corresponding Irish forms such as foraith or foraid of the same 
meaning and formation as guaraud. Still more interesting is the simplex 
raith 'ran', i. e. rdith : see Jan. 6, 1$, Sep. 18, 19. Professor Win- 
disch gives the third person of the plural as do rertatar *they ran', with 
the reduplication retained : see his Ir. Gram. p. 7$. It is not improbable 
that we hâve the perfect of two other Welsh compounds of this verb in 
the Book of Tal. pp. 134, 13$, where the words amgyffra6d and gogy- 
ffra6t respectively occur ; but the passages are obscure. 

2. Another instance of a verb with ë in the présent and aw in the 
perfect is dywedyd dicere', with its old perfect dywawt or dywawd 'dixit': 
this occurs for instance in the Black Book (p. 1 y, and in the Book of 
Tal. (p. 120) ; but as aw in such positions was liable to give way to 0, 
we hâve oftener perhaps dywod as in the Black Book, pp. 23, 27. 
With the modem préférence for wa over )vo the word is still used in 
Gwynedd, as dywad : in the Snowdon district I hâve often heard it used 
in such a sentence as Pwy ddywad hyny, 'Who said that r. 

3. Next come verbs with a root which appears in the présent indica- 
tive as wg and in the perfect as ùg, formerly uc and ùc respectively. 
The best known is dwg, which means, 'brings, bears, carries' and 
colloquially 'steals', with a perfect dûg 'tulit' ; but the infinitive is dwyn 
which impiies a stem of the form ugn. Dwyn is treated as a simple verb 
for the formation of further compounds such as dyddwyn, the perfect of 
which occurs in the Book of Tal. p. 111, also p. 179, where the fol- 
lowing line occurs : 

D)duc oeir deill abydeir pop aelet, 
He brought by his word the blind and the deaf from every affliction. 

4. Another compound is amwyn 'to contend on behalf of, to défend 
or protect'. The présent in its old form was amGc as in the Book of Tal. 
p. 149 : An ren duG an ry am6c 'May God, our Lord, défend u$\ The 
perfect amuc occurs in the Black Book, p. 1 3 : 

Duu anamuc. Duu angoruc. Duu anguaraud, 
'God has defended us, who made us. who succoured us'. 
Rev. Celt. VI 2 



i8 Notes on the language of old Welsh poeîry. 

The infinitive amvin will be found, for instance, in the Black Book, 
pp. i8, 24, 51, 52. Besides thèse and more common forms, there was 
a t preterite, that is to be mentioned presently. 

5. To the same root is probably to be referred the perfect guoruc, 
which cornes down into modem Welsh as gorug 'fecit'. But no related 
forms such as gorwg or gorwyn are known to me; nor does Irish seem to 
offer an instance of the compound that should correspond to it '. 

6. The simple form will, 1 think, be recognized in the 6c which occurs 
in the Book of Tal. pp. 148, 9 : 

Megedorth run )'ssef a 6c. 

R6g kaer rian achaer ry6c. 

R6g dineidjn. a dineid6c. 

Eglur dremynt awyl gol6c. 

Rac ryna6t tan dychyfréy in6c. 

An ren du6 an ry am6c. 
It is the funeral pile of Rhun, that takes away 
(Between Caer Rian and Caer Rywc, 
Between Dineidyn and Dineidwc) 
The clear vision that sight gives : 
From much fire smoke ascends (?). 
May God, our Lord, protect us ! 

The simple form is also known in Irish, as for instance in ro-uic 
'tulit' Wb. 27 a ; but it is mostly compounded with the prefix do as in 
amal do-n-uic 'ut protulit'. Grain. Celtica, 462, and daiicci, dahucci, 
tuicci occur in the same_, 12 c, 1 2 d, 13 a. Thelater Irish form is tuigim 
*I understand', whence, as Mr. Stokes points out, the English slang to 
twig. I am not aware that a perfect of the same formation as the Welsh 
one has been found in Irish. Lastly- there is some difficulty as to the 
original form of the root : at first sight it would seem to hâve been une 
possibly ne, but as we hâve hère an Irish c (or ce) equated with Welsh c 
(liable to be reduced to g], it is more likely to hâve been ung, whilethe 
infniitives dwyn and amwyn postulate ugn^. On looking about as to what 

1 . But we seem to hâve another compound of the same root in the Welsh cychwyn 
'a start, to start,' in the Black Book, p. 24, kyhuin, where the h may hâve been evolved 
by the accent, once probably phced on the root. A parallel offers itself in buchedd 'a 
life', in the Black Book, p. 22, buhet, i. e. buhedd, Breton buhez or buez. It is probably 
to be equated with the Sanskrit jivya 'life'. The passage of h into ch is not unknown in 
Welsh, as in cyhyd 'so long as', variously made into cychyd and cyd in the coUoquial. 

2. 1 should like to eqaate with this the 0. Irish uain in the gloss on benignas in 
wb. } I c, where we hâve the words ocuain et airlicud, and to compare buain the infi- 
nitive of bongaim 'I break or eut', comboing 'confringit'. But the original meaning of 
uain is too uncertain : see Gram. Celtica, pp, 1040, 22, and 634 (not in Gûterbock) ; 
also the Sup. to O'Reillys Dict. s. v. airkcud and Stokes in Kuhn's Beitr. VIII, 339, 
where uain is equated with wvii, Skr. vasna-m. 



Notes on the language of old Welsh poetry. 19 

verbs in the related languages this is cognate with, I find none agreeing 
so well in point of meaning and of stem variation as the German fangen : 
perhaps one may add the Latin pango, and the Greek u-^f'utxi, on 
which the reader should consult Prof. Joh. Schmidt's Vocalismus, I. 
p. 146. The same phonetic relation that exists between dwg and dwyn 
is to be found in another group of words, namely those involving llwg (for 
an older liîc) as in amlwg 'conspicuous', cyflwg and eglwg, the same, and 
golwg 'sight, eyesight\ For with thèse must be ranged in point of etymo- 
logy the imperative aîolwg or adolwg 'prythee', adolwyn 'to implore', the 
idea involved probably being that of looking favourably on : this is some- 
what confirmed by the fact that erdolwg was used in the same sensé as 
atohvg, though it is probably to be analysed into er-dy-olwg 'by thy 
sight, by the light of thine eyes!' Probably cyflwyno 'to présent to 
one' is to place the gift before one, the verb being as it would seem 
cognate with cyflwg, an obsolète word meaning visible or conspicuous. 
Cynllwyn 'to lie in wait' suggests itself as another of the group, but I 
am in doubt, whether it be not a word formed from llwyn 'a grove or 
bush' under the influence of such words as the Eng. ambush and Ital. 
imboscare. The perfect of llwg should be llùg but I am not aware that it 
occurs ; however a word with the same vowel offers itself in llùg, which 
Davies gives as a noun meaning light ; but I am not sure that it was 
not rather an adjective meaning bright. As far as concerns cognâtes the 
Latin lux, lUceo, and lûcesco would seem to come nearest in point of 
meaning ; but in point of phonology the Sanskrit verbal root raj^ ranj, 
the original meaning of which is said to hâve been that of colouring or 
becoming red, seems to afford a better parallel. 

7. The most common of ail Welsh perfects is of course that of the 
verb 'to be', which I give at length with the other Brythonic forms [Gr. 
Celt. pp. 362, 3) together with the Irish ones : 



Welsh 


Cornish 


Breton 


Irish 


I buum, bûm. 


I fuef, fuf, vef. 


I viof, viouf. 


I bâ. 


2 buost. 


2 fues, ves. 


2 


2 bd. 


3 bu. 


3 bue,fue. 


3 voe, voue. 


3 bôi, bài 


1 buom, buam. 


i fuen. 


1 viomp. 


1 bdmmar. 


2 biioch. 


2fughjeugh. 


2 vioch 


2 bdid. 


3 buont, buant '. 


3 vans, fans. 


3 


3 bdtar. 



I. Buost cornes in the Black Book, pp. 8, 48, and buum, p. jj, also at p. 20 in 
trafuvm (printed by Skene trafu vm), i. e. tra fuum 'while 1 was', while buam occurs in 
Williams' Seint Greal, p. 32, and in darjyam in the Black Book, p. 59. 



20 Notes on tlie language of old Wehh poetry. 

The Cornish and Breton forms are found mostly in positions where 
the b had to be mutated into v (written also f] ; so for our présent pur- 
pose they may be treated just as if they were buep, bues, bue, etc., and 
bioy, boe, boue, etc., respectively. The first person singular of the Welsh 
probably involves the first personal pronoun represented by the final m 
oibàm; but it is not clear why that was not mutated into v (or/) as 
was done in the Cornish buev and the Breton hiov or biouv : further 
thèse last suggest that bùm is a contraction of buom and in fact buom 
'fui' or more usually buom-i (accented on the u) is a living word, v^hich 
I hâve heard both in South and in North Wales. It may be added that 
the relation between Welsh bàm and Breton biov is the same in point of 
vowels as that between the Welsh buch-od '^cows' [bmvch 'cow'), and the 
Breton bioc'h ''cow', Then as to the second person buost, this is doubt- 
less to be analysed into buos-t with the t of ihe second personal pronoun 
attached : in fact the entire pronoun // 'thou', or te as it is v/ritten in 
the Black Book_, is employed, as for instance in ceuntoste 'cecinisti' and 
awdosti 'num novisti', which will be mentioned again presently. Thus 
buost is found to stand for buosti of which the verbal portion is huos, the 
counter part of the Cornish bues Çfues, ves), excepting in the vowel pre- 
ceding the s, and that was doubtless fixed more or less by the analogy 
of the other persons, such as buom, buoch, etc. But the colloquial of 
parts of South Wales has the form bues-ti (for buost], or raîher bïes-ti as 
it is there pronounced. It is not improbable then that in the s of buos-t 
and bïes-ti we hâve the représentative of the st of the Latin fuisti, ceci- 
nisti, and the like ; but this leaves the question unanswered, how it 
is that the corresponding Irish form is bd and not bds. Possibly Welsh 
was more retentive of the final sibilant than Irish : compare the 
Welsh gwares 'may (he) rescue' and the Irish tair 'veniat' of the same s 
formation as tairset 'venient'. One of the most important points about 
the perfect of the verb 'to be' is the fact that it has exercised consi- 
dérable influence over the form of the past tenses of other verbs. 

8. Hère should be mentioned a perfect goreu 'fecit' ; butit will be more 
convenient to discuss it after some of the related forms of the t preterite 
hâve been touched upon. 

9. The verb with the infmitive gwybod ifor gn>ydd-bod] 'savoir' has a 
présent perfect like its German équivalent wissen 'to know^; thus gwydd- 
osî is '(du) weisst', gwyddom '(wir) wissen' and so with the rest of the 
plural. But the singular is very patched, as will be seen from the fol- 
lowing forms [Gram. Celt. pp. 602-4) • 



Notes on îhe language of old Welsh poetry. 2 1 

Welsh Cornish Breton 

1 gwnn, gwn i gon, {g]won i goun, (now gouzonn], 

2 gwyddost 2 [g]wothes, {g]wothas 2 gousot, [nov^/ gouzoud). 

3 g^^yr 3 (g)»'or. 3 goar. 

Let us begin with the apparent discrepancies between the three lan- 
guages : the Breton gousot, later gouzoud, owes its ending to the ana- 
logy of ^ preterites, and further regularity seemed to be introduced by 
changing goun in the modem language into gouzonn. In modem Welsh 
forms like gwyddost., beginning with gwydd-, hâve their w treated as a 
semi-vowel, but I sîrongly suspect that the wy in them was formerly a 
diphthong as it stiil is in gwyr ; for there is a tendency in Welsh to 
reduce the diphthong 117 into the semi-vowel plus y in words of more 
than one syllable. That this has taken place hère is probable both from 
the diphthong stili holding its place in the noun gwydd in the phrase yn 
ei wydd ^in his sight or présence', and from the Breton hère having 
gous- or gouz-, whereas it usually gives gwes- or gwez- where we should 
hâve gwydd- with w semi-vowel : however assonances ought to be found 
in old Welsh poetry to décide the question. Now if the wy was for- 
merly a diphthong in gwyddost, gwyddom then we hâve hère wêd of the 
same origin as the vld (of the etymologically corresponding Latin verb) 
in vldisti and v'idimus '. Gwnn, now written gwn, I should regard as stan- 
ding for gwenn, just as gwr 'vir' stands for gwer as would seem to be 
proved by the Old Irish form/i?r 'a man' ; gwenn in its tum would hâve 
to be taken as immediately derived from vinda or winda, a curtailed 
form of ve-vinda obtained by reduplication. The stem vind appears to 
hâve been a by form of vid 'to see, to know'. This verb occurs in Old 
Irish as m finnad 'sciât' and other forms given in the Gr. Ccltica, p. 502, 
and in the Gl. to Windisch's Ir. Texte, s. v. finnaim : see also the 
remarks on fin natar in Zimmer's Kelt. Studien, pp. 39, 42. Lastly gwyr 
calls for some remarks, but I defer them till the déponents are brought 
under the reader's notice. 

10. Adwaen a présent perfect of the same origin and signification as 
the Latin novi [for gnovi), is the next tobe mentioned. Its formation dif- 
fers from that of the Latin verb and it is somewhat difficult to explain. 
I should analyse it into ad-wa-en for an older at-gwo-gn- ; but the cor- 
responding compound is not known in Irish, where aith-gén (without 
the fo intervening, which should answer to our gwo] means exactly the 

1. It may be questioned, however, whether such a form as gwddam be not older 
than gwyddom : if it be, it would imply a thème {vi)vcda for vivida. 



22 Notes on tlie language of old Welsh poetry. 

same thing as adwaen. Further I hâve not met in Welsh with the simplcr 
compound gwo-gn-, though gwo is found prefixed to the somewhat 
synonymous root vid which yields gwn 'scie' already mentioned, and 
forms with it gwo-gwn. This seems to hâve meant indifferently 'je sais' 
and 'je connais', as in a poem in the Book of Tal., where it occurs 
a good many times as in the lines (p. 1 34) : 
Auon kyt beryt. 
Gog6n ygôrhyt. 
Gog6n pan dyueinô. 
Gog6n pan dyleinô. 
The river, though it rage, 
I know its valeur, 
I know when [? why] it ebbs, 
I know when [? why] it fills. 

Or in this on the same page — Gog6n da a drSc 'I know good and 
evil'. So far I had supposed adwaen to be derived from adwaen in the 
same way that dywod, already mentioned, has yielded dywad ;bul I had 
no instance of adwoen, aîwoen or atgwoen, until my eye accidentally fell 
on the opening lines of a poem, ascribed to Elaeth, in the Black Book. 
p. 35. It consists of tripletsthe first of which runs thus : 
Cantreghis wiguisc amhoen. 
O amr}'ues neus adwaen. 
N^m gunaho douit du) poen. 
Now that my dress and vigour hâve perished, 

By which I know, 

May the Lord not inflict on me two pains ! 

The whole pièce consists of 7 triplets "and the other 6 give no instance 
of such an assonance as adwaen and poen, so I hâve very little hésita- 
tion in correcting the former into adwoen. Without wasting words on 
what may hâve been the original Aryan form of the root hère in ques- 
tion, suffice it to say that the most tangible part of it was, in the Celtic 
languages, gn as in the Latin (g)nosco, {g]novi, the Greek Yrfvôxjxo), and 
English know. In old Welsh the gn of at-(g)wo-gn- would be reduced 
to în^ and the whole word might become either adwoen (whence adwaen) 
or edwyn, according as the vowel of the termination dropped was broad 
or slender. Now edwyn is actually the third person singular of the same 
tense, while adwaen- is the base for ail the remaining forms : thus 
(i) adwaen , [2] adwaenost, (3) edwyn, plural {i) adwaenom, [2) adwae- 
noch, (3) adwaenant. This has its parallel in such nouns as Welsh oen 
'a larab' (Irish ùan] for 'ognos, plural wyn for *ogni, and Welsh croen 



Notes on the language of old Welsh poetry . 2 3 

'skin' (Breton croc'hen, Ir. croccenn] for croccenos ' , plural crwyn for croc- 
cen-i. 

So adwaen and edwyn testify to exactly the same différence between 
the vowel of the termination of the first person and that of the îhird in 
Early Brythonic as in Early Goidelic. The three persons of the singular 
of this tense were in 0. Irish aithgén, aithgén, and aithgéuin respect- 
ively ; but the distinction is to be seen to somewhat better advantage in 
the case of such a verb as cechan, 'cecini' and cechuin 'cecinit'. Let us 
add a Greek perfect with the terminations intact and the harmony will 
be found complète : 

1 -jrézpava Irish ceclian Welsh (adwoen) adwaen 

2 TTSTcpaYaç cechan adwaenost 

3 zsTCpxY^ cechuin edwyn. 

This may at first sight seem to be marred by the fact that in the case 
of aithgén for instance the e is long ; but that is not an inconsistency that 
cannot be accounted for, as the two languages set out from a redupli- 
cated base gegna ; but it may be inferred that the Goidels accented it, as 
the Greeks would, gégna. This would allow them to curtail it into 
gegn, which according to analogycould not but yield^f/z. TheBrythons 
on the other hand seem to hâve laid the stress on the root part and then 
reduced gegnd into gna in the compound, just as the Romans said 
cucurri, succurri, and not succucurri. Besides gn, and gna, the still longer 
form gna supposed to be involved in the Greek vf.Yvâxry.w, the Eng. 
know and others, is evidenced also in the Old Welsh amgnaubot in the 
Glosses on Ovid's Art of Love : the whole gloss is hep amgnaubot 
'sine mente'. The modem form.s hâve reduced gnau into na as in 
adnahod, which is treated now as the infmitive mood of the same verb 
as adwaen. It is formed from the root with a single prefix, and that the 
same one we had in ihe Irish aithgén : then this ad-(g)na{u)- is con- 
jugated by attaching to it the verb 'to be', bod, bydd, etc. To return 
to the question of the accentuation of gegna in Early Welsh and Irish 
respectively_, it will be found that the hypothesis above suggested is 
favoured by the correspondence between another Welsh perfect and an 
Irish one : the former is 

1 1 . cigleu, which is to be mentioned next. It is both the first and 
the third person singular, the meaning being 'I heard' and 'he heard' : 
the other persons are unknown to me. Cigleu, being the old spelling, 
represents doubtless what we should now write cygleu. The first singu- 

I . However it may be an old neuter, but hitherto it has not been proved. 



24 Notes on îhe language of oid Welsh poetry. 

lar sometimes has the pronoun appended as fi to it, and it is also cur- 
tailed into cigle^ just as boreu may become bore 'a morning', so that one 
may meet with cigle fi written cigleui. This is probably what has led 
Prof. Windisch to attempt to explain the word wrongly, as though one 
had to set out from cigle. 

The full form is proved by abundance of old rhymes and assonances 
to hâve been cigleu and not cigle : take as instances at random the 
Black Book, p. 19, and the Book of Tal. pp. i$8, 174. The full form 
of the reduplication postulated by cigleu and its Irish counterpart 
cûala 'audivi' was either cuclava or coclova. It is hard to avoid the con- 
clusion that the Irish accented it cûclava, which would regularly become 
cûala. On the other hand the Welsh as certainly seem to hâve treated it 
as cucldva, whence the further weakening of the vowel of the redupli- 
cation. The Irish third person was cuale, but the Welsh stem vowel was 
incapable of being hère influenced by the terminal one. A singularparal- 
lel offers itself in the case of the Welsh noun glo 'coal', originally, it may 
be supposed, 'charcoal' : the Irish is gual 'coal', and the common star- 
ting point may be presumed to hâve been the reduplicated form guglo- 
or goglo-. The root is probably ghar or ghal 'to glisten, to glow', 
whence Fick's ghalgha, ghalghi ''métal, ore' and to which y^jXy.iq is 
probably to be referred : see Brugman Ueber die gebrochene Redupli- 
cation in Cuxtius' Studien, VU, pp. 311-14. 

III. T Prétérit es. 

I . One of the most common of thèse is cymerth ^took' from the root 
ber ; it appears also sometimes in the form of cymyrth in the Black Book, 
as in the sentence tortured by Skene into (p. 14), Duu andiffirch ban 
kyinirth cnaud., which anybody who knows anything about Welsh will 
take to stand, as it does in the Ms., for : 

Duu andiffirth ban kymirth cnaud. 
God vindicated us when he took flesh. 

Hère we hâve another t preterite from the root ber in a compound the 
infmitive of which is written ^i/ry^ 'to défend'', while diffirth would 
now be written diffyrth had it been still in use ; for even in the early 
poetry the more common form was a slightly différent one, differth, as 
in the Book of Tal. p. 147 : 

I . This is instructive as to tlie Welsh accent not having been confined to the root ; 
nor does il stand alone, as what is now written cymeryd was formerly cymryd, which 
is still the prevailing pronunciation. 



Notes on tlie language of old Welsh poetry. 25 

Dvé differth' nefôy 
Rac Ilanô llet ofr6y. 
God defended ... 
Against the . . tide. 

This is, however, translated by the late Canon Williams in Mr. Skene's 
first volume, p. 269^ thus : 

« God préserve the heavens 
From a flood wide spreading. » 

2. Another common t preterite is cant 'cecinit' : the first person was 
ceint ^, which begins several lines in the poem in the Book of Tal. called 
Cad Goddeu, pp. 157-144. The second person singular was ceintost, 
which, with the personal pronoun fully expressed in the form of te, is 
met with as ceuntoste in the Black Book^ namely in the line (p. 8) : 

Ni cheuntoste pader na philgeint na gosper. 
Thou sangest a paternoster neither at cockcrow non at vespers. 
Hère the diphthong eu for ei is singular and due most likely îo the 
analogy of other forms to be mentioned presently, as was also probably 
the termination um. which ceint sometimes takes making it into ceintum 
'cecini', as for instance in a poem by Einion ab Gwalchmai who flour- 
ished about the end of the twelfth century : the line I allude to will be 
found at page 2]0 a of Gee's Myv. Arch. of Wales — it runs thus : 
Keintum gert i Nest kyn noe tregi. 
î sang a song to Nest before her death. 

3. On the same lines as ceint and cant follow gweint 'I stabbed, pier- 
ced or wounded\ and the third person gwant which is more common ; 
the former however, occurs, more than once in Cad Goddeu. 

4. We come next to stems ending in mutes, ail probably gutturals, 
and we begin with amwyn the preterite of which occurs as amwytli in the 
Book of Tal., p. 183 : 

Pan amwyth ae alon. yn llech wen 

Galystem. 
When he contended with his foes at Llech Wen 
Galystem. 

Or possibly this is the meaning — 'When he defended Galystem 
against his foes at Llech Wen' ; but the passage is obscure and the 



1. It is right to add that there was a noun differth (printed diffeith by Skene) 'pro- 
tection, shelter', which occurs in the Book of Tal. p. 128. Hence another rendering of 
the line hère in question is possible. 

2. But a ceint of the third person also will be found in the Book of Tal. p. 129. 



26 Notes on the language of old Welsh poetry. 

Canon has rendered it — « When he furiously attacked his foes at the 

white stone of Galystem. » 

We hâve a noun which is cognate and homonymous with the verb 
amwyth in the Red Book in the following triplet, p. 282 : 

Stauell gyndylan nyt esmôyth 
Heno. ar benn carrée hytwyth : 
Heb ner. heb niuer. heb am6yth. 

Kynddylan's chamber, not confortable is it 
To-night, on the top of Careg Hydwyth, 
Without lord, without host, without defence. 

It was this Word that gave rise to Amwythig, the présent Welsh name 
of Pengwern Amwythig or Shrewsbury : it would be as it were à[ji,(pi- 
•<î-/)7,Tr/,ô; but with the sensé of hedged or fenced around. 

5. The next is dyrreiîh, which occurs several times, in the Book of 
Tal., in a poem occupying pages 18 1-2 : takefor instance the lines : 

Tri lloneit prytwen yd aetham ni idi. 
Nam seith ny dyrreith gaer sidi. 

Three Ireights of Prydwen went we into it : 
Only seven returned from Caer Sidi. 

The verbal root from which dyrreith comes was reg, and we hâve it in 
the imperative dyre, colloquially dere 'come' ; and the third person sin- 
gular indicative also occurs as dyre in the Red Book, p. 260 : Eidylhen 
h6yr y dyre 'feeble is an old man, late he comes', or else 'a feeble old man 
comes late'. The Irish has doreg 'I shall come' and related forms, toge- 
ther with the simple rega or ragat used in the same sensé. Further, Irish 
has a t preterite to match our dyrreith in éracht 'surrexit' from the 
présent éirgim 'surgo' : now éirgim implies the base ex-r[e]g; but what 
would be the Welsh form ? Analogy is wanting as to what would 
become of the combination of consonants csr ; but probably they would 
be reduced to sr like nocts beconiing nots whence the actua! Welsh nos ' 
'night'; then it is not quite clear what form sr would fmally take, but 
it would probably be either ïr or r the former is favoured by castra 
having, as I should suppose it to hâve done, successively become in 
Welsh *casra, *cair, and caer 'a fortress'. In that case the Irish éirgim 
should be in Welsh eire{g]af, with the third person plural eire{g]ant or 
eirëant : I mention this last because I am inclined to think that I hâve 

1 . This, I am quite aware, is a stock instance of the alleged réduction of es into s 
in the Brythonic languages. 



Notes on the language of old Welsh poetry. 27 

found a trace of it in the Book of Tal. in a passage describing the résur- 
rection, p. 120 : 

Drychafant vedeu. 

Eirant dechreu. 

Eirant k6n coet. 

Argymeint adoet. 

Arewinj6ys mer. 

They will asceud from their tombs, 
They will rise from the beginning 
They will rise .... forest 
And as many . ; . . as 
The sea has undone. 

In both instances the line containing eirant ' is a syllable too short as 
measured by the one it rhymes with : so I should propose to read 
eirëant^ on the supposition that the scribe who wrote this was only 
acquainted with the verb in a shortened form like dwyrein or dwyrain as 
compared with the longer forms dwyr'éein and dwyreain which preceeded 
them. The verb has the structure, of the Latin erigere with the meaning 
of surgere^ and recalls the Welshman who aired his Latin on the Llan- 
hamlech stone in the i oth century or so thus : lohannis Moridic surexit hune 
lapidem (Hùbner, 44). Dwyrain, now means the east or the orient and it 
goes with the verb dwyre which is also formed from the root reg : an 
instance cf this is quoted in Dr. Davies' Dictionary from Prydydd y 
Moch s. V. dwyre, thus : Dewr egin dwyreawdd yn ddas, 'Brave blades, 
they have grown into a rick'. An instance of it is also to be met with 
in the Book of Tal., p. 189 : 

E bore du6 sad6rn kat ua6r a uu. 

Or pan d6yre heul hyt pan gynnu 

The Canon translates : 

« In the morning of Saturday there was a great battle, 
From when the sun rose until it gained its height. » 

Hère there are several difficullies : I cannot see how hyt pan gynnu 
can mean « until it gained its height », as the final word must be either 



I. This was written before 1 knew that Skene's k6u should be k6n : so 1 am now 
forced to regard the second eirant as repeated by mistake by the scribe for some such a 
word as ayssbjs : the meaning then will be : 

They will ascend from their graves, 

They will rise from the beginning. 

Those whom the dogs of the forest [devoured], 

And ail the (victims ofi fate 

Whom the sea overwhelmed, etc., etc. 



28 Notes on the language of old Welsli poeîry. 

gynuu or sortie other perfect derived from the verb 'to be'. In the next 
place dwyre cannot be any kind of a past se far as I can see, though the 
sensé seems to suggest it. The length of the Unes does not afford much aid 
in this instance, since the first is lo syllables, and the second 9, as are 
also those immediately foUowing, which makes it probable that the first 
is a syllable too long rather than the second too short ; so I suppose dwyre, 
which can hardiy be correct, to hâve been originally dwyreith, parallel 
to dyrreith, except in the matter of the rr, which will be touched upon 
later. Dwyre enters into arddwyre 'toextol', and begins three short poems 
in the Black Book, p. i ? : Take for example the following : 

Arduireaue dev, )'ssi vn a deu. 
Yssi tri hep. ev. hep haut y amhev. 

I exto! two that are one and two, 

That are three wilhout falsehood, without being easily doubted. 

A difficult instance occurs in the Book of Tal. where a poem begins, 
p. 190, with the lines : 

Ard6yre reget rysed rieu 
Neu ti rygosteis kyn b6yf teu. 

The Canon has taken ard6yre as an imperative and translated thus : 
« Extol the career of the kings of Reged. 
Was I not an expense to thee, though I am thine. » 

He was probably right in regarding ard6yre as an imperative, but the 
poet seems to invite Rheged to extol its princes somewhat to this 
effect : 

Extol, Rheged, thy kings of abundance : 

It is thee I hâve chosen, as I am thine. 

We set out from dwyre, which contains the prefix do, dy, d' : when this 
is discarded, we hâve wyre, whence (a) arwyre of much the same sensé as 
as arddwyre, but also used of water springing from the ground ; (b) cyf- 
wyre, for which Dr. Davies has cyfwyrain, which he explains « Cooriri, 
coortus ; in unum cooriri » — the former occurs in the Book of Tal. 
p. 165, where we hâve Rac kadarn gyfôyre, ^against a powerfui rising', 
and the latter written kywyrein begins several pièces of the Gododin, 
pp. 79, 80 ; (c) kynwyre, which had probably much the same meaning 
as cyfwyre ; (d) dadwyreirt, is applied to the résurrection in the Black 
Book, p. 9, where we hâve the line : 

A daduirein obet gu}'di hir gorwet. 
And résurrection from the grave after long lying. 

So much of the compounds, into which wyre enters and which 



Notes on îhe language of old Welsh poetry. 29 

serve in a measure to define its meaning ; I am unable to fix it 
more exactly^ for though the word occurs in the Gododin, p. 74, the 
passage is too obscure to settle anything ; it is probable that it was like 
arwyre applicable to the rising and flowing of water, so ihat the Cardi- 
ganshire river-name Yr Wyre is to be referred to this origin. When one 
cornes to analyse wyre one fmds, that it must consist of the prefix gwo 
and eire or ère : in the former case \ve should hâve to suppose gwo-eire 
reduced to gwo-ire, for which analogy is wanting, but granting the 
stage gwo-ire the analogy of edwyn is perfect as far as regards its pas- 
sing into wyre. On tho other hand if we set out from gwo-ere, the matter 
is simpler, and for its resulting in wyre we hâve an exact parallel in the 
word wyneb, which is on the whole better accredited than the form 
gwyneb for which modem Welsh shows a préférence : they are forms of 
one and the same word meaning *^theface\ Now wyneb is derived from a 
simpler form enep, which occurs in Old Cornish and in Breton meaning 
likewise the face : the Irish of the same origin and meaning was enech, 
which shows that the common Celtic form was aniqv-, to be equated 
letter for letter with the eastern forms, Sanskrit anîka 'the face', Zend 
ainika-, the same, on which see Stokes in Kuhn's Beitraîge, V, p. 449, 
also a short but clear and masterly article by Prof. Bréal in îhe Mémoires 
of the Paris Philological Society, I, p. 40$. Now gwo-enep became 
gww-yneb, but as the Welsh are not in the habit of combining the semi- 
vowels with their cognate vowels the first w (and with it optionally the 
gl disappeared before the diphthongivy. In modem Welsh thisdiphthong 
has a tendency to be resolved into the semi-vowel w plus a simple 
vowel y, whence it is that gwyneb strongly tends to oust the other form. 
6. Another î preterite from a root ending in a guttural is maetli ; the 
modem verb to which this would hâve to be referred is magu 'to rear 
or nurse'. We hâve the preterite in a poem in the Book of Tal. p. 206 : 

Deudec meib yr Israël buant gytuaeth. 
Deudec da ' dinam. teir mam ae maeth. 
Vn g6r ae cre6ys crea6dyr ae g6naeth. 
Mai y g6na a vynho a uo pennaeth. 

The twelve sons of Israël were brought up together, 

The twelve good ones without blemish, three mothers nursed them : 

One person created them, the creator that made them, 

As he, who is lord, does what he pleases. 

I. The Canon seems to hâve read da 'good', which is the right reading, but Mr. Skene 
has had du 'black' printed. 



jo Notes on the language of old Welsfi poetry. 

Two instances of this occur in the Black Book, one of which cornes 
at p. 49 : 

Y gur a rithao duv. o rigaeth 

carchar . rut y par o penaeth 

oweiti . reged am ryvaeih. 
Thou man whom God may free from too close 
A prison, thou of the red spear from the domain 
Of Owen, it is Rheged that nurtured me. 

The other is a difficult passage on p. 46, which runs thus : 

Duv. y env in nvfin impop ieith. 

Djilit enweir meir rymaeth. 

Mad devthoste yg corfîolaeth. 
God— his name is deep in every language, 
The originator (?) of energy (?) that Mary nursed — 
Well it is thou camest in bodily form. 

7. I had almost forgotten some of the most common verbs in the 
language, those derived from the root ag, of which aeth 'ivit' and daeth 
'venit' may be mentioned first. In the mediaeval Welsh of the Mabino- 
gion for instance euth is to be met with for aeth and deuth for daeth 
(Guest's Mab. I, pp. 27, 237) ; but the modem tendency is to confine 
ae to the monosyllabic forms and to use eu in the others, such as euthum 
*ivi', deuthum 'veni' and eathost '^ivisti', deuthost 'venisti', of which an 
example occurs in the last line quoted from the Black Book. This repre- 
sents the prévalent pronunciation in North Wales, though some insist on 
writing ae; but the use of eu as a subsidiary diphthong to ae is attested 
in other words such as maes 'field', plural meusydd, also written mae- 
sydd. Besides daeth there is also in use an equally old form doeîh 'venit', 
and the oe extends through ail the persons. This is to be explained as 
standing for dog-t- := do-{d\g-t-, with the vowel of the prefix prevai- 
ling over that of the root. The same thing comes out very clearly in the 
présent-future of the two verbs in point: for while a[^-af md^àt aaf , 
now iz/'ibo', do-(a)g-af makes deuaf 'veniam', eu bing the représenta- 
tive of Old Welsh ou and that, in certain words, of an earlier og, ug, or 
âg. Thus Irish mârach or hàrach is in Welsh boreu^ of the same origin 
as the German morgen and the English morn^ morrow ; Irish mug, geni- 
tive moga, a slave appears in Welsh as meu in meudwy 'a hermit', lite- 
rally 'servus dei, Irish cèle dé or Guidée' ; the Latin pugillares yield in 
Old Welsh poullor-aur and in later Welsh peullawr ', which occurs in the 

I . The passage occurs in the Cad Goddeu and is to this effect : 
Der6 buanaôr. 



Notes on the language of old Welsh poetry. 3 1 

Book of Tal. p. 141; and Irish brdge, geniùxe brdgat 'ihemnd-pipQ 
was in Old Welsh brouant, now breuant. What determined this change 
I cannot exacily say : it will suffice for my présent purpose to mention 
the fact. Lastly it is of importance to notice that quite another root is 
used as synonymous with ag, and this, as it appears in Welsh, is el : 
thus for aa or a 'ibit' and daw 'veniet' one may say êl and dêl, and this 
optional use of the root el enables one to identify another very common 
Welsh verb, namely, gwneyd or gwneuthur 'to do or make'. For it would 
be too much to suppose two such roots as vnag (whence the preterite 
gwnaeth 'fecit', and the présent-future gwna 'faciet') and another vnal, 
whence gwnel which also means 'faciet'. So we are forced to the conclu- 
sion that gwn in thèse forms, although it no longer makes a syllable in 
them, is a prefix. There is, however no such a prefix, but it reminds 
one of gwr one of the contracted forms of gwor, Irish for, Gaulish ver and 
Latin uper in super, Sanskrit upari, English over. We turn to the sister- 
dialects of Welsh and fmd that Welsh gwnaf (pronounced as one syl- 
lable) was in Cornish gvraf or giiraf and in Breton groaff or graf 'facio' : 
in fact the verb shows no trace in either language of the n of the Welsh. 
Hère then Welsh has changed gwr as part of a syllable into gwn ' ; but 
has it retained no trace of the older form .? It will be found that it has, 
namely, in the gorea or gworeu already alluded to : this fits in exactly as 
representing an early perfect ver-âge, like the Latin egit as to its stem 
and covering both it and fëcit in point of meaning. The accent of the t 
preterite was most decidedly, and is still, on the verbal stem, and the fact 
that the prefix forms a syllable in goreu ^ and its Breton équivalent gue- 



Racdaô crynei nef alla6r. 
Glelyn gle6 drussya6r 
Y en6 ym peulla6r. 

The Oak 

Before him trembled sky and earth : 
Glelyn the Valiant door-keeper 
(Is) his name in books. 
Ptiillawr is interesting as being probably one of the Welsh words borrowed from Latin 
during the Roman occupation and as having been later borrowed (most likely from the 
Welsh) by the Irish who made from it their poolire 'a book-satchel'. 

1. Another instance offers itself in the old Breton gruiam 'suo' later grw 'to sew', 
in the dialect of Tréguier grouiah (pronounced in 2 syllables groui-aii), and in that 
of Vannes gouriein : in North Wales this is gwnïo (pronounced as 2 syllables gwni-o) 
'to sew', but in South Wales the accent is thrown fotward and the word hecomts gn'n-io 
with the accent on the i^; compare the Northwalian gweddïo with the Southwalian 
gwèddio '\o pray', from gweddi 'a prayer', Ir. foigde. 

2. There is in Welsh another word goreu, 'best', which occurs in the older form 
guoreu in a passage (in the Book of Aneurin) to be mentioned presently ; but the full 
superlative was goreuhaf, where the ending av was found supertluous as there was no 
cognate positive or comparative with which it could be confounded ; but since it was 
accented on tiie termination, as the h proves hère and in other old superlatives, it 



52 Notes on the language of old Welsli poetry. 

reu is not quite enough to prove that our prefix bore the stress in this 
perfect. To return to the meaning : when one looks at the diversity of 
signification of which the Latin agere was capable, there is no great 
difficulty in seeing how the Brythonic languages should hâve formed a 
verb from the same root meaning 'to do or make' : the Latin verb 
especially helps to explain how it was fitted for the functions of an 
auxiliary. For it is constantly used somewhat in the same way as the 
English Word do as in do go or he did not come^ but without the restric- 
tions to which do is subject, whence arises the too lavish use of do 
and did by Welshmen speaking English with an imperfect grasp of that 
language. In Cornish this verb was nearly confmed to ils functions as 
an auxiliary and that is almost the case in Breton^, while colloquial 
Welsh is also loaded with it. Thus the Brython is not only able to render 
pretty literally into his own tongue the Latin quid agis, but to go so far 
as approximately to make quid rides into quid agis ridere or perhaps 
more exactly quid ageris ridere, since there are reasons to think that the 
Brythonic verb was a déponent. 

Hère may also be mentioned the probable fact, that we hâve the 
verbal root hère in question used as the common means of forming 
derivative verbs, as they are usually regarded, such as the Welsh 
ghinhau 'to cleanse' from gian 'clean' ; where glanhau stands for glan- 
ag-u with the g dropped and an h evolved by the accent which always 
remains on the a in this numerous class of words. The same thing may 
be said of their frequency in Irish, which formerly treated them as dépo- 
nents, as for instance, cruthaigedar, 'that shapes or fashions' from crutli 
'form orshape', beoigidir 'vivificat' from beo 'vivus'. But even supposing 
this analysis is correct, it is not to be assumed that thèse formations follow 
the conjugation of ag in the verbs aeth, daeth, gwnaeth and the like ; 
for they do not, at least any further than that they are ail déponents in 

was reduced to goraf, which the bards still occasionally use ; or rather this represents a 
by-form guora{gjhaf. Goreuhaf occnrs in a Une in the Black Bock, p. 14 : 
Erbin oed y dit. y del paup ce 
Bet in;y devret in devraw. 
Mal y bu ban fu oreuhaw. 
In vnllv ir vn lie teccaw. 
By the meeting of that day, when each shall corne 
From his grave, in his bravery most bravely, 
As he was when he was best, 
In one host to the one spot most fair. 
It would thus appear that as the verb goreu stands for ver-âge, so the adjective stands 
for ver-ago-s or ver-ogo-s and m.eant leading, pre-eminent or best. Had there been reasons 
to suppose Am. Marcellinus' euhages to be a genuine Gaulish word and not merely a 
bungle, it would be natural to dérive it from this same root ag and the élément evo of 
such names as Evolengi, Evoiurix, etc. 



Noies on the langiiage of old Welsh poetry. j ] 

Irish. Before dismissing the root ag it may be as well to point out that 
gwneuthur and its cognâtes are probably not the only Brythonic words 
which are derived from ag and yield the sensé of doing or making. For 
we seem to hâve another instance in the Welsh word gwaith 'work', 
which has hitherto defied analysis ; but, if this surmise turn out well 
founded, we hâve in it the prefix gwa of the same origin as the Irish /o, 
'sub'. Now as gwor and for^ Gaulish ver, seem to hâve originally had e ' 
and not another vowel, it may be presumed that gwo and fo represent an 
early we as in verëdos 'a horse', a Gaulish word which found its way into 
Latin : so gwaith = vecî- for ve-(a]g-î-, with the root vowel dealt with 
in the same way as in deuaf 'veniam' and doeîh 'venit'^. What thetermi- 
nation of vect- was I cannot tell : the word may hâve been in full vecto-n or 
vecto-s, or else vectio-n or vectio-s, but gwaith meaning work is a mascu- 
line. The word also means a battle or an action in the field of war : of 
what gender it then is, I am unable to say ; but there is a féminine 
gwaith used in such compoundsas unwaith 'once', dwywaith 'twice', deng- 
waith 'ten times', and the 0. Irish exactly correspondingis fec/;f, as in the 
adverbial phrase in fecht so 'nunc', literally perhaps 'this go'. In the Gr. 
Celticaihisfechtis translated 'progressus'and the aàjeclWe fechtnach 'pros- 
per' is there derived from it ; but the latter would rather seem to postu- 
late a fechtiu, genitive fechten, of the declension corresponding to the 
Latin actio, actionis, and one cannot at présent say whether the three 
meanings of the Welsh gwaith belong to one or more than one derivative 
from the root ag. The disjecta membra of this verb will probably take 
some time to be ail recognized in Irish, but we seem to hâve the reflex 
of daeth or doeth 'venit' in the Irish dorocht of the same meaning, Grarn. 
Celî. 45 5, but with the temporal particle ro infixed, which is the case 
also in the plural domachtatar 'advenerunt '/^/i. 457; nor is an Irish 
perfect similar to goreu wanting, as we seem to hâve an instance in 
dodechommar 'we hâve come^ Gr. Celtica, 457 '; I take it to be com- 
pounded in the same way as the Welsh dyddaw 'adveniet'. 

1. The Welsh form is '■gotwydd' a horse, and a place in the North of England is 
called in the Ant. Itinerary Vereda, also Voreda : this may be compared with Epeiaciim 
in the same district. I am not sure that it was not another name of one and the same 
place (see my 'Celtic Britain', p. 29s). However that may be, ve may be hère regarded 
as preceding vo and not vice versa. 

2. Since writing the above it has occurred to me that we hâve the simple base agi-, 
act- in inaeth 'then, at that time'. Black Book, pp. 25, 39, in odynaeth 'from that 
time' Red Book, p. 229, and in etwaeth 'yet, again', Book of Tal. p. 148 : it is written 
eddwaeth in the Black Book, p. 46 ; but what is the a in yna, oddyna, etwa^ 

3. Three instances occur on page 457 of the Gr. Celtica quoted from Wb : the first 
occurs on folio 24 c : cruth ropridchissem et dondechommar cuciubsi itossogod 'how we 
prcàched and came to you in the beginning' ; the second is 23 d ciadodchommar foi 

Rev. Celt. VI i 



34 ' Notes on the langaage of old Wehh poetry. 

Before leaving this tense it may be well to say a word or two as to 
what may hâve been its ancienl form, and in the first place something 
may be learnt from bringing under one view the words that hâve chiefly 
occupied us hère : 

Singular. 

1 euihum. deuthum. gwneuthum. ceint, ceintutn. gweint. 

2 euthost. deuthost. gwneutlwst. ceintost, ceuntoste. — 

3 euth, aeth. deuth, daeth. gwnaeth. cant, ceint. gwant. 

Plural. 

1 euthom. deuthom. gwneuthoin. — — 

2 euthoch. deuthoch. gwneuthoch. — — 

3 euîhant, deiithant. gn'neuthant, — — 
aethant, daethant. gwrmeîhant. — — 

Hère analogy has evidently played a considérable part : to it is doubt- 
less due the diphthong eu instead of ei in the ceuntoste already cited, 
and so probably is ceintum, which belongs to a verb the first and third 
persons of which might be confounded without adding um to the 
form of the first person. The question as to the endingofthe second 
person is a more difficuk one ; but it is not improbable that -ost did not 
originally belong to this tense. The Irish t preterites know nothing of it : 
take for example Windisch's instance : 
Ir, I asruburt 'dixi' Welsh ceint 'cecini' 

2 asrubirt 'dixisti' ceint-ost ^cecinisti' 

3 asrubert, or asrubart 'dixit' ceint, cant, 'cecinit'. 

The vowels hère, however, indicate two différent terminations imme- 

diately attached to the t, one beginning with a vowel and with the 

dental making, let us say, ta, and the other with the semi-vowel j 

making, let us say, tja. The variation would hâve to be arranged thus : 

Ta Tja 

1 — ceint, gweint (B. Tal. p. 138). 

2 — ceint-ost 

3 cant, gwant, cymerth, differth. ceint, cymyrth, diffyrth. 
Whether aeth, daeth, gwnaeth should be ranged under the ta forms, 

and euth, deuth, gwneuthum under the others, I cannot say, as the 

'although we came under it' ; the third is to be found on fol. 2j a, isarchennfocheda 
dodechommar 'it is on account of tribulation that vve hâve corne' : in the Gr. Celtica 
this, besides being placed under the wrong tense, is grievously mistranslated — 'usquc 
ad tribulationem pervenimus'. 



Notes on the langaage of old Welsh poetry. 3 5 

influence of a ja termination on the diphthong preceding is to me an 
unknown quantity, but practically zéro. The interesting point, how- 
ever, is, that as the Welsh had a ta and a tja preterite, so aiso had the 
Irish, the former ending in t as in asruburt, etc. and the other in ta or 
tai as in sénta 'benedixit', alla 'educavit', and bental-seom 'he eut' : see 
Gram. Celtlca p. 456, Stokes ' in Kuhn's Beitr^ge VII, p. 27, Win- 
disch's paper on the t preterites in the same publication, VIII, pp. 442- 
470, and his Ir. Gram. § 309. 

IV. Some Welsh fortns of the future. 

In modem Welsh the future and the présent areasarule confounded, 
but a distinction is kept up in a few verbs, such for instance as the verb 
'to be', which has its conjugation made up of forms not etymologically 
connected : thus the présent is wyf 'am', wyt 'art', etc., while the 
future is byddaf, byddi, bydd^ etc. On the whole, however, thèse last are 
perhaps less used as futures than as consuetudinals : thus bydd could not 
be called a future in such a sentence as "ni bydd efe yn myned' 'he is not 
wont to go'. In this sensé the verb has a regularly formed imperfect 
byddwn, byddit, etc. 'I was wont', 'thou wert wont', etc. Itmaybesaid, 
then, that in bydd and the cognate forms we hâve to do with a deriva- 
tive verb from the same root as bu 'fuit' rather than with a tense directly 
formed from it. Let us now place the Welsh and the Old Irish forms 
side by side : 

Singular. Plural. 

Welsh byddaf. 0. Irish blu. Welsh byddwn. 0. Irish bimmi. 

byddi. bi. byddwch. 

bydd. biid. byddant. biit. 

One sees at a glance that they are ail derived from a thème in ja, but 
there is some difficulty as to the form of the root, since bhu-ja could not 
account for the Welsh or the Irish tenses : so we are forced to regard 
both sets as immediately coming from bhi-ja. They approach in point of 
meaning about equally the .^olic Greek 911(0), for the more usual cpûw, 
and the Latin /7o 'I become', while they agrée in point of phonology 
somewhat more closely with the latter ; and the question remains, whe- 
ther we are to suppose Celtic and Latin to hâve had a root bhi as well 



I. Mr. Stokes is indined to regard the ta of the Irish forms as standing for iaja rather 
than tja. 



^5 Notes on ihe hnguage of olâ Welsh poeîry. 

as bhii, or that the ii of the latter was assimilated into / under the 
influence of the affix, whereby bini-ja- would become bhi-ja- whence Latin 
//-. The latter process, which is the more probable one, would hâve to be 
regarded as pre-Celtic : at any rate I do not happen to know of any- 
thing like a Celtic parallel to it. If, then, we admit only one root bhu, 
the way the Celtic btj- and the Latin f'i- were derived from it may in 
some measure be illustrated by the rule in Sanskrit as to the weaken- 
ing of the verbal base before the affix ya in passives and intensives, 
as when dâ 'to give', gai 'to sing', and so 'to fmish' make in the pas- 
sive dîydte, gîyate, and sîydte respectively : see Max Mùller's Sanskrit 
Grammar, §§ 389-392, 400. 

2. The next instance is of a very différent kind : it appertains to the 
so-called s future — I allude to gwares (for gwo-ret-s-), which belongs to 
the same verb as gwarawd already discussed and occurs in the Red Book, 
p. 220 : 

Kyfliô dy benn ac aryen 

Gaeat. g6ares du6 dy anghen. 

P6y wledych wedy uryen. 

Thy head is of the hue of the frost 
Of winter — may God succour thy need ! 
Who will reign after Urien? 
Another instance is to be found in the Book of Tal, p. 109 : 
Ren nef rymawyr dy wedi. 
Rac ygres rym g6ares dy voli. 
Lord of heaven permit my petitioning thee, 
May my praising thee save me from torment! 
An instance is also quoted in Pughe's Dictionary s. v. aeled from 
Llywelyn Fardd — I hâve not been able to trace the passage to its 
author but there can be no doubt as to its genuineness : 
Cyn bwyf gwr gweryd boed gwr gwared 
A'm gwares boen, bob aeled. 
Ere I be a man of the sod, may the man of rescue 
Rescue me from pain, from every affliction. 
The corresponding Irish verb has an s future as for instance in Stokes's 
Goidelica, p. 86, where we hâve air fimré-se infer, 'for the man will res- 
cue me', possibly 'for the man would rescue me'. Thèse hâve beentermed 
futures but I am not sure that they ought not rather to be regarded 
as aorists, the preponderating use made of them in Irish, so far as I hâve 
observed being that of subjunctives, conditionals or optatives, and it is to 



Notes on tlie language of oLl IVelsh poetry. 37 

be noticed that gwares has an optative force in the three instances I hâve 
given, while in the one from the Book of Tal. it is coupled with the 
optative rymawyr, about which there will be occasion to speak iater. 
Professer Windisch has a number of forms of this tense as indicatives 
future in his grammar, pp. 70-73, but as I am not sure of the passages 
where he has found them, I cannot say whether they be ail such or not : 
on the whole I am inclined to think that not many of them will turn out 
to be indicatives occurring in independent clauses. 

3. Next may be mentioned one or two reduplicated futures belonging 
to the verb can-u 'to sing' or its compound gorchan-u. From the former 
we hâve cygein 'will sing', which occurs twice in a poem in the Book 
of Tal. pp. 147-9 • 0"^ of ^he passages is to the folio wing efiect : 

Dydeuho kynrein 

amtir rufein. 

Eu kerd agygein. 
Warriors will come 
From about the land of Rome : 
Their lay they will sing. 

The next instance occurs in the Book of Aneurin, in a poem called 
Gorchan Cynfelyn, which is exceedingly obscure. The first 7 lines run 
thus as printed in Mr. Skene's second volume, p. 94 : 

Pei mi br^twn 

Pei mi ganwn; 
Tardai warchan gorchegin. 
Gweilging torch tr)'chdrwyt 
Tr)xhethin tr^chinfwrth. 
K^rchessit en avon 
K)nn noe geinn}on. 

Mr. Silvan Evans who rightly fmds in thèse words a référence to the 
fabulous hunt of Twrch Trwyth, renders them thus in Skene's first 
volume : 

« Were I to praise, 
Were I to sing, 
The Gwarchan would cause high shoots to spring, 
Stalks like the collar of Trych Trwyth, 
Monstrousiy savage, bursting and thrusting through, 
When he was attacked in the river 
Before his precious things. » 

In a note in the second volume, p. 393, he adds that more literally 
rendered the first lines would be 'If I were to poétise, if I were to sing, 



3 8 Notes on the language of old Welsh poetry . 

my superior lay would cause luxuriant buds to spring up'. With very 
great diffidence I would propose to treat gorchegin as a reduplicated 
future in form, but with the sensé of an ordinary présent-future : I should 
say that it means "^sings or chants', but then there is a difficulty about 
îardei. In modem Welsh it has the sensé Mr. Evans hasascribed it in this 
passage, but in the old poetry it has, not unfrequently, the contrary 
sensé of 'falling or coming down', as for instance in the Book of Tal. 
p. 119 : 

Ef tardho talaôr. 

Terdit nef yla6r 
The . . will fall, 
Heaven falls to the ground. 

My interprétation would imply a contest such as often took place 
between the bards, and that the words making up the fourth line were 
the title, or a paraphrase of the title, of a poem on the hunt of Twrch 
Trwyth. The sensé in that case would be this : If I were to poetize, if 
I were to sing, the incantation would fall [excelled], that chants 'the 
Stalks of Twrch Trwyth's Collar', etc. But as there is no rhyme to gor- 
chegin, I am rather persuaded that a line has been lost between 2 and 4. 
Further the least correction necessary would be to make dnvyt into 
drwyth and to make fwrtli into fnvyth 'fruit or crop' in référence to the 
venom which the Twrch Trwyth spread around him when he shook 
himself, as Menw ab Teirgwaedd had reasons to know when he set 
himself to watch near the T. Trwyth's lair. To make line 4 of the same 
length as the one following, I should insert twrch and regard trych as a 
part of a compound and derived from trwch 'horrid, dreadful'. Moreover 
the scribe should hâve given us warchan gwarchegin or orchan gorchegin, 
and in fact both gwarchan and gorchan (in mutation warchan and orchan^ 
occur later in the pièce. Embodying thèse conjectures in one version, 
we hâve something of the following kind as the resuit : 

Pei mi br}'t\vn, 

Pei mi ganwn, 

Tardei orchan gorchegin 



Gweilging torch Twrch Tr}'ch-dr\v)th 

Trychethin trychinfrw)ith 

Kyrchessit en avon 

Kynn noe geinn}'on. 
If I were to poetize, 
If I were to sing, 



Notes on the language of old Welsli poetry. j9 

The incantation would fall (surpassed), that chants 

The stalks of the coilar of dire Twrch Trwyth, 
(Of himl of the rugged aspect and the baieful crop, 
(Of him) that was attacked in the river 
Before his trinkets. 

The keinnyon were the things called in the Mabinogi the tlysseu or 
precious things of Twrch Trwyth, consisting of a comb, a razor, and a 
pair of scissors that he carried between his ears, and for which he was 
hunted. He was forced into the Severn, when some of them were taken 
from him, but he made his escape into Cornwall with the rest. I am by 
no means satisfied that I hâve hit on the right meaning of thèse hnes, 
but I find nothing that mihtates against the view I hâve given as to the 
signification of gorchegin. In Dr. Davies' Dictionary the word gorchan 
bas an asterisk prefixed to it, and the meaning given is that of incantatio; 
the next article has also an asterisk and reads thus : « Gorcheiniad, Lib. 
Land. Magus, incantaîor. » By Liber Landavensis he seems to hàve meant 
the manuscript containing the Cornish Vocabulary published in the Gr. 
Celtica, pp. 1 065-1081, where « Incantaîor, vurcheniat » will be found 
at p. 1071. Now there are no less than four poems in the Book of 
Aneurin severally called a gorchan^ of which that of Cynfelyn is one. 
The four differ greatly in length and the nature of their contents : thus 
Gorchan Adebon is a short pièce made up of a string of proverbs such 
as Ny phell gwyd aval avaïl « not far falls the apple from the apple- 
tree ». The last of the four, Gorchan Maelderw, numbers, though 
incomplète, 338 lines^ and it would seem to hâve included most of the 
topics dealt with in the Gododin. The one we are more especially con- 
cerned with is mostly warlike, but some parts of it remind one of an 
incantation in the ordinary sensé of the word : take for instance lines 20 
to 29, which are to the following affect : 

By a spike, by — 

By —, by a gyve, 

And gold on thorns, 
And deep mourning will happen 
To Gwynassedd the Yellow — 

His gore around him, 

Foam concealed, 

Mead — yellow, 
Like gore around him, 
Because of the battalions of Cynfelyn. 

I do not wish the reader to understand that I would lay much stress 



^o Notes on tlie Linguac,e of old Welsh poetry. 

on the rendering of gorchan as an incantation or spell; but it is of inter- 
est as throwing some light on the history of Welsh poetry : for gorchan 
is a technical term in use to this day among the bards. The gorchan was 
a very loose mètre — hardly any requirement being constant but that 
the lines should be of certain lengths and it is out of the gorchans that 
ail the later mètres with ail their complexities and restrictions hâve been 
elaborated. The conclusion which suggests itself to me is, that the ear- 
liest essay in verse among the Welsh was meant for magical purposes, 
and that the name gorchan survived the original uses of the composition 
so called. The corresponding Irish words are to be found in forchanim 
'doceo, praecipio', the reduplicated future of which hforcechun 'docebo', 
forcechnae "^docebis', forcechna 'docebit', etc. (Windisch's Ir. Grammar. 
§ 275). It is to the same tense in Welsh that I would refer gorchegin ' 
if it be a verb. It is in any case to be regarded as far less certain than 
cygein. 

V. Some Weish Déponents 2. 

1 . The first place may hère be given to a déponent of the présent 
indicative, namely rhuddir from rhudd 'red' : it occurs in the Book of 
Tal. p. 1 54 : Ny 6yr neb pan rudir y bron huan 'Nobody knows why 
the sun reddens her breast'. Hère it may be noticed in passing that huan 
is féminine, and that the more common word haut 'the sun' also used to 
be féminine formerly : rather I might say thaï it is so still in some parts 
of the Principality, such as the neighbourhood of Ystrad Meurig in Car- 
diganshire. The verb hère in question occurs also at p. 190, in the 
line : 

Rudei vrein rac ryfel g6yr, 
Ravens grew red from the warring of men. 

2. The next is a future from the root ag, namely dydeuhawr of the 
same meaning as dyddaw already mentioned : it occurs twice in the 
Book of Tal. in the Gwawd (or Vaticmatioï\) of Lludd Mawr, pp. 212, 
2 1 3 ; take for instance the following : 



1. 1 may just as wellfrankly tell ihe reader at once, that when I began writing about 
gorchegin I fait very sure that I understood it, but as I went on 1 felt much more doubt- 
ful, and 1 should hâve struck the whole paragraph out, but that it occurred to me that 
some of the remarks might possibly help to lead somebody else to the right interpré- 
tation of the passage. 

2. Mr. Stokes has long since found several déponents in Cornish and Breton, but 1 
cannot lay my hand on the passages. 



Notes on thc Linguage of old Welsli poetry. 41 

Yn wir dedeuhaôr 

Ae lu ae longaôr. 
Verily will he corne 
With his host and his ships. 

3. The next brings us to the second person singular, namely, in the 
case of rothbyr in the Book of Tal. p. 109 : 

Archaf wedi yr trinda6t. 

Ren am rothôyr dyvoIa6t. 
I will ask a pétition of the Trinity : 
Lord, grant me the praising of thee. 

Hère roth6yr is of the same tense and mood as rothwy ' which occurs 
in the Book of Tal. at page 165, where we hâve the following lines : 

Y g6r am rodes y g6in ar c6r6f ar med. 

Ar meirch ma6r modur mirein eu g6ed. 

Am rothôy etwa mal diwed. 
The man who gave me wine, aie, and mead, 
And great, swift steeds of fair appearance — 
May he give to me again as the end. 

The whole tense is called « Conjunctivus (et Optativus) » in the Gr. 
Celtica, p. 512; but there is little to be learnt there and one should 
consult Evander Evans' remarks in the Arch. Cambrensis for 1873, 
pp. 147-149. It seems to be an optative rather than a conjunctive and 
it frequently passes into the sensé of a miid imperative. The modem 
Irish verb is patched up of active forms with a déponent one hère and 
there especially and regularly in the second person singular as in 
dûnair 'shuttest' dùnfair 'wilt shut', and go n-dùnair 'that (thou) mayest 
shut'. 

4. The poem in the Black Book, p. 59, forming the oldest Welsh 
version of the counterpart of the Irish legend of the Overflowing of Lough 
Neagh, gives an instance of a déponent, edrycluvyr, in its opening triplet, 
which pictures the advance of the sea over the Bottom Hundred as an 
army's front line of attack, thus : 

Seithenhin sawde allan. 
ac edrychuirde varanres mor. 
maes guitnev r^toes. 
Seithenhyn stand thou forth, 

I . What can hâve made anyone think that tiie Welsh confound the forms of this tense 
witli those of the présent-future 1 cannot discover ; but this curious error is the founda- 
tion of an Article by M. Loth in the last number of the Mémoires of the Paris Société de 
Linguistique. 



42 Notes on the language of old Welsh poeiry. 

And behold the vanguard of the sea : 
Gwyddno's field hath it covered. 

Hère edrychuir is coordinated with the imperative saw. 

$ . The next occurs in the case of the verb 'to be' : it is bwyr in the 
following passage in the Book of Tal., p. 1 14 : An b6yr g6ar anwar 
gôledic 'mayest thou be gentle to us, ungentle Lord'. 

6. In Irish cloor 'I hear' is a déponent and I hâve noticed some in- 
stances of this in the case of its Welsh équivalent : take for example the 
future in awr which occurs in the Red Book, in the following stanza, 
p. 221 : 

G61at kadwaliaôn 6ryt ma6r. 

Pedryuael byt. ryglywawr 

Dyg6ydit penn eigyl y la6r. 

A hyt^ byt [h] y hetmycca6r. 
Tho reign of Cadwailon of great valour, 
The world's four corners will hear of : 
Angles' heads fall to the ground, 
And for ever shall it be admired. 

We seem to hâve another, like edrychwyr and rothwyr in the cluir 
which occurs in the Black Book, p. 6, in the sentence cluir vir aedan . 
kywlamn lev, which I take to mean : 'hear descendant of Aeddan, thou 
lion of the slaughter'. 

7. The next is a vocable of every day use in the language : I mean 
gwyr 'knows', which has already been instanced in a line quoted from the 
Book of Tal. p. 1 34 : it occurs also in the same poem as cluir in the 
Black Book. But what may be the dérivation of the word ^ At first sight 
one might be tempted to equate it with the Irish jiastar 'will know', but 
this is one of the cases where Welsh has not confounded the présent 
and the future, gwyr being restricted to the former and a différent form, 
gwybydd^ used for the latter. So we seem to be forced to fall back on 
the Irish form of the same meaning, namely ^//r Shei knows'. The tense 
is complète and has been discussed by Windisch in Kuhn's Beitrage, 
VIII, pp. 464-8, where he shows it to be a déponent t preterite, follow- 
ing in its terminations the déponent perfect. This tense^ which I had 
been wont to regard as peculiarly Irish, is, I now think, the only one 
capable of explaining gwyr. The Welsh reflex of the Irish fitir should 
hâve been gwetlnr or gwethyr : this with we made into wo, as in Welsh 
gwor-, gor-, Breton jwr-, gour-, for Gaulish ver-, wouldyield us gwothïr, 

I. This is printed byt by Mr. Skene, but it is hyt in the manuscript, col. 578. 



Notes on tlie langnage of old Welsh poetry. 45 

and if we could dispose of the ï/2, the steps hâve already been pointed 
out, whereby gwoir would become gwyr, with wy diphthong. The elision 
of the th is not usuai, but hère is a parallel : the Welsh crair^ formerly 
creir 'a relie', is, according to Villemarqué's Le Gonidec, kreirio 'reli- 
ques' in the Breton of Tréguier ; and it can hardly be doubted, that 
the Irish cretar 'a relie' is etymologically the same word, as suggested 
by Mr. Stokes in his Three M. Irish Homilies, p. 135. The above guess 
may be accepted until a better explanation has been offered of the 
Welsh gwyr, and it applies to the Breton and Cornish forms likewise. 

(8) I hâve purposely kept the most difficult example to the last : it is 
a word read rymawyr, which I take to mean 'mayest thou grant or give 
to me'. The old poetry contains several instances of it and I begin with 
one already cited from the Red Book, p. 304 : 

Reen nef ryma6yr dywedi. 

Rac ygres rymg6ares dy voli. 
Lord of heaven, permit my praying to Thee, 
May my praising Thee save me from torment ! 

The next is conceived in the same spirit and occurs in the Book of 
Tal. p. 158 : 

Ren ryma6yr titheu. 
Kerreifant om karedeu. 
Lord give thou to me 
Shrift from my faults. 

Earlier in the same book and a few lines after the passage from which 
rothGyr was instanced, come the following curious lines, p. 109 : 

Rex nef b6yf ffraeth hona6t. 

Kyn yscar vy eneit am knavt. 

Rymawyr ym pa.. ym pecha6t. 
Rex of heaven may I be éloquent of Thee! 
Before the parting of my soûl and my flesh 
Grant me an in-pace to my sin. 

Of course in pace is a guess suggested by the abbreviated formula IN 
PA at the end of ancient epitaphs, such for instance as that on a stone 
at Lianerfyl in Montgomeryshire (see Hùbner's Inscr. Brit. Christ. No'. 
12$). As to how pax came to mean absolution, pardon, or admission to 
the privilèges of the church, see the article in Ducange's Dictionary, 
where he also says that the word got to be the name of an « instru- 
mentum, quod inter missarum solennia populo osculandum praebetur. » 
Mr. Stokes in his Three Mid. Irish Homilies, p. 1 36, shows that pax 



44 ^'otes on the language of old Welsli poetry. 

was used in this sensé in Irish. Further from the oblique case stem of 
pax, the Irish hâve made their verb pogaim 'I kiss', and the Bretons 
their word pok 'a kiss', while the old Welsh and Cornish must hâve adop- 
ted the whole phrase in pace as they had impog, impoc meaning 'a kiss'. 
\i ym pa was ever a Welsh term it must hâve arisen in a very irregular 
fashion by confounding/j^x and pace in the phrase in pace \ But what was 
the sort of occasion on which in pace was said and accompanied with a kiss ? 
It may hâve been only during the mass, but I rather think it was also at the 
parting of friends. and that this was at the root of the Celtic words pok 
and in^poc ; if so the line Rymawyr ym pa \m pechaGt would be more 
accurately rendered into English as 'Grant me a 'farewell' to my sin' 
than 'Grant me absolution to my sin' 2. This is however by the way, 
and I now return to the verb, for I hâve noticed two more instances 
of it, though not in a déponent form. 

The one occurs in a curious line beginning a poem in the Black Book^ 
p. 5, thus : 

Devs ren rimaw)' awen. amen fiât. 
May Dt'ui, the Lord, grant me awen^ etc. 

The other is to be found repeated in several lines of the Elegy to 
Cunedda in the Book of Tal. p. 201 : 

Kyn kymun cuneda. 

Rymafei bi6 blith yr haf. 

Rymafei edystraôt y gayaf. 

Rymafei win gloy6 ac ole6. 

Rymafei torof keith rac vn tre6. 
Before Cunedda's communion 
He used to give me milch cows in summer, 
He used to give me horses in winter, 
He used to give me sparkling wine and oil, 
And a troop of slaves against any sneeze, [i. e. il! omen]. 

As yet I hâve not found this verb excepting with the particle ry and 
thefirst Personal pronoun prefi.xed to it, but awyr and afei 5 decidedly seem 
to involve forms of the verb 'to be', compounded^ it would appear, with 

1. Since writing the above 1 hâve found that the Ms, has hère been damaged leaving 
part of a letter to be seen foUowing pa — it seems to hâve been a c or an 6, so the 
word was either paGc or pac. 

2. Mr. Stokes suggests the question whether the INRl found on an inscribed stone by 
M. de la Villemarqué may not hâve been IN PA or IM PA. 

3. But for the Red Book instance I should hâve no hésitation in rendering rymafei by 
erat mihi and rymawyr by sit mihi. At the last moment I hâve noticed an auei in the 
Book of Tal. p. ! 74 : it begins line 11, but it is open to two explanations like the 
others. 



Notes on the language of old Welsh poeîry. 45 

the unusual prefix a. It enters, however, into addef 'to confess', which 
stands for a-dem, while the Irish hâve made alth-dem or ad-dein convey 
the samemeaning; we hâve it also in addysg 'instruction, teaching' from 
dysg 'learning' and perhaps in allan 'outside, out of doors, out', from Han. 
the original meaning of which was that of an enclosure as in ydlan 'a 
corn or stack-yard', Irish ithlann. A is a. préposition in common use in 
Breton as in leun a zour 'full of water' and kalz a vara ^a good deal of 
bread' : in Welsh, which mostly replaces a by 0, thèse would be llawn 
ddwfr and llawer fara; but a may still be heard in parts of South 
Wales^ as for example in ahana-i for the written ohonof i 'from me', and 
it is occasionally to be met with in the old poetry as in one of the first 
lines of the Gododin, p. 62, where we hâve A dan vordwyt megyr was 
'Under the thigh of a slender youth' : hère we should now say dan ; 
similarly we should say for the préposition in the following, which also 
occurs in the Gododin, p. 66 : 

Bu tru a àyngheUen anghen g^wir. 

A d)'ngwt y dutvwlch a ch^vwich hir. 

It was a sad destiny .... 

That was sworn for Tudvwlch and Cyvwich Hir. 

It is net improbable that the préposition is very nearly related to a 
and that it is the équivalent in point of origin and meaning of the Irish 
ûa or 'from', both being of the same stock as English of, Latin ab, 
Greek àzo, and Sanskrit apa. Supposingthis conjecture well founded the 
Brythonic a would go rather with the Latin ab, while Welsh 0, Irish ùa 
or 0, would best be explained by means of an early form like the Greek 
à-Kc with the accent on the final syllable. Of course and 6 are not to 
be confounded with the Celtic préposition od, of the same origin as the 
English out, German aus, which we hâve for instance in oper (for ob-ber 
= od-ber) the oldest form of the word otherwise written aper and 
aber^ the mouth of a river, where its water is carried out into another 
river or into the sea, its out-put or, if one might venture to be still more 
literal, its out-bear. 

9. Mr. Evander Evans has enumerated several cases of the past par- 
ticipa being used with the verb 'to be' : at p. 1 53 of the Arch. Cambr. 
for 187?, he gives the following managad-oedd 'had been \o\à' ganad^- 
oedd 'had been born', dyscad-oedd 'had been taught', archad-oedd 'had 
been commanded', magad-oedd 'had been bred', dejnyddad-oedd ' 'had 

1 . By the way hardly any of thèse really involve the ancient participles of their res- 
pective verbs, certainly not ganad and magad. Thèse are now ganed and maged, while 
etymologically they should hâve originally been gnawt, and maeth. But the former was 



46 Notes on tlie langiiage of old Weîsli poetry. 

been composed'. He said nothing however, so for as I know, of the 
instances which vvill be found in the Gram. Celtica, pp. 594-97 : I hâve 
in view mainly such forms as daetlioed or doethoed ''was corne', doethoe- 
dynt 'were corne', athoed (for aethoed] 'was gone', to which I would add 
others with the présent of the auxiliary, such as ethy6 (for aethyG) 'is 
gone', to be met with twice in the Red Book, p. 220, In none of thèse 
hâve we a passive participle, although we hâve the participle which liter- 
ally corresponds to actus in the compounds of agere in Latin ; for the 
Welsh ones were déponents as v^e hâve already found in dydeahawr for 
example : this will be seen still more clearly in the case oî gwneuthur 'to 
do or make', à propos of which the Gram. Celtica, p. 594, gives the 
following sentences from the Mabinogion ((.oed digawno drwc a wnaethoed 
dinv ynni (erat satis mali, quod fecerat deus nobis} », and « y gwyr a 
wnathoedynt lit a goueileint achollet udant kynno hynny (viri qui fecerant 
iram et maerorem et detrimentum eis antea) » : hère it is quite impos- 
sible to make anything whatever of the forms wnaeth, wnath, but a dépo- 
nent participle with an active meaning, though a passive one might be 
imparted the whole phrase by giving the verb 'to be' the passive form, 
that is to say, gwnaethoeddit , as in the sentence arsom a wnathoedit 
idaw 'et contumeliam quae facta erat ei' Gr. Celtica, p. 596. Managad- 
oedd and the others already mentioned give us the participles passive 
used with the verb 'to be' as in Latin, but Welsh in the long run con- 
tracted the habit of omitting the latter, as Irish also seems to hâve 
always done so far back as the language can be traced. The resuit of 
this was that managad and ganad or gansd as one now writes and speaks 
came to be fully recognized as the complète expression of the so-called 
preterite passive : ihusganed now means 'was born' and one can no longer 
use the verb 'to be' with it as it would not be intelligible. Further as 
the Celtic passive has no distinct forms for the three persons of the verb, 
it supplies Welsh with the model for ail impersonal locutions, and every 
verb whether transitive or intransitive may therefore assume the pas- 
sive from : take as instances of the latter cysged 'dormitum est' and aed 
'itum est\ Further, one may add, that almost every verb in the language 
admits of a passive form to match each of its tenses in the active voice; 
but before proceding further let us see how thèse passives are formed 



ousted by gnawt {= lat. gnoîus) 'known, customary' from gna 'to know' (unless this 
Word should be interpreted as meaning nature or natural and regarded as the etymolo- 
gical équivalent of Latin natus), and the latter by the preterite maeth or by the noun 
macth 'nourishment'. The existence of the later formations, however, tends to show 
that passive participles were once much more used in Welsh than is generally supposed. 



Noies on the Lmguage of old Welsh poetry. 47 

for the secondary tenses. With a vievv to this a comparison of certain 
Welsh and Irish tenses will be useful and the imperfect may be taken 
as the most convenient. The Irish verb berhn '1 bear^ and the Welsh 
cym{in]eryd (for con-ber-yd) 'to take' will do as well as any other : their 
imperfect active is as follows respectively : 

Welsh I cymerwn. Irish i berinn. 

2 cymeriî. 2 bertha. 

3 cymerai. 3 bered. 

1 cymerem. i bermmis. 

2 cymerech. 2 berthe. 

3 cymerent. 3 bertis. 

Among other things it will be seen that the two languages differ in the 
third person singular, where Irish seems to retain an older form. Welsh 
according to its usual rule would throw off the termination, which would 
reduce the word to cymer of the same form as the third person of the 
présent indicative and of the second of the imperative : to obviate this a 
new termination ei (later ai) or /, already mentioned, of the same origin 
as that met with in the prépositions ohoni 'from her' arni 'on her' for- 
merly also ohonel and arnei. The affix seems to hâve been added to avoid 
confusion ; but where there could not be any it was needless ; so we 
hâve oeddwn 'eram', oeddit ^eras', and oedd 'erat', for there was no other 
oedd that it could coincide with. If then we take off the syllable ai from 
the end of the third person singular and replace it by the et, modem 
ed^, which the Irish bered implies we get for cymerai the theorical form 
cymered (for con-ber-et\ : add to this the syllable ja and we get cymerid 
'it was or used to be taken' with a somewhat irregular / for y ; orrather 
we should say the / belongs to the ja conjugation but is extended to the 
others as may be seen from the corresponding forms in the other Bry- 

I . of course it should be at, ad in verbs of the a conjugation ; and thèse extended to 
the other conjugations may be detected in the pryneit already noticed at p. 3, and in 
the gwyddad still used in South Wales for what is in North Wales gwyddai 'sciebat' : 
the former is, in the Mabinogion, gwyddyat, as in II pp. 43, 211, 214, 243, 244; III, 
267, 300 ; see the Gram. Celtica, p. 602, where atwaenat 'noverat' is also cited from 
the Mab II, $3 ; and add to them pieuat 'used to own' which occurs in the Red Book, 
p. 282 and ambwyat 'mihi erat', p. 264 = am buei p. 282. The same y appears before 
the ending of the first person singular in mi a wydyGn 'I should know' in the Book of 
Tal. p. 180; also in ny wydywn M knew not' in S. Greal, p. 11, where wydyat likewise 
occurs, and atweynat at page 36, together with cawssoedyat 'had had'. pp. 30, 46. 
The semi-vowel appears regularly in Old Cornish in this tense, as in wothyen 'sclebam', 
wothie or wothya 'sciebat' etc., instanced in the Gram. Celtica, p 603. The y is inte- 
resling as proving this verb to hâve originally been of the same conjugation as Latin 
yideo. The Irish root gab was also inflected like ils Latin reflex habeo, as proved by 
such forms as gaibi 'habfs'. On Celtic ground such verbs as thèse would be regarded as 
partly of the ja conjugation and partly of the consonantal one. 



48 Noies on the language of old Welsli poetry. 

thonic languages, such for instances as we hâve in the Cornish pan 
îhybrys 'quando edebatur' (Gr. Celtica, p. 533), and in the Breton /;g 
gallet quet nepret ma rcmcdiff 'non poteram unquam sanari' Ibid. : this 
last would be in Welsh nis gellid byth fy iachau\ The Irish hercd (for 
older hcret] yields with ja the actual herthe 'ferebatur' of the old lan- 
guage without any irregularity whatever. If it be asked what the ja 
means which I hâve supposed to hâve been hère added to the active 
form to make it passive, 1 hâve no answer to give ; but I guess it to be 
possibly the same which is used to make passives in Sanskrit, only that 
there it was placed between the verbal root and the personal termination 
of the atmanepada forms : See Max Mùller's Sanskrit Grammar § 398- 
400, and compare the Latin fio and Greek çji'w already alluded to. To 
return to cymerid the same termination is added to intransitive verbs in 
passive-impersonal forms such as oeddid in gwnaethoeddid 'factum erat', 
the passivity of which is concentrated in the auxiliary in Welsh and not 
in the participle gwnaeth which is a déponent active. Oeddid was, how- 
ever, not the only form of the verb 'to be' which took this termination; 
for we hâve in compounds an élément hwyîy bwyd formed after the ana- 
logy of oeddid and the like, from the root bu (Aryan bim], possibly from 
the perfect, the third person of which is bu 'fuit'. Now this bwyd is 
attached to the participles aeth-, daeth-,gwnaeth-t.o make aethpwyd 'itum 
est', daethpwyd 'ventum est', gwnaethpwyd 'factum est'. Thèse should 
perhaps be rather called quasi-compounds ; but there are also many 
real compounds where a verbal root is conjugated wholly or in part by 
attaching to it the verb 'to be' with its usual inflections : take for instance 
the root clu 'hear' from which we hâve cly-bu ""audiit' or the root gna 
'know', which with the prefix ad yields adna-hod 'to know' abnebydd 
'will or shall know', and many more of the samekind, ail of which were 
possibily déponents as was the case with clu. So almost any verb might 
formerly hâve a preterite passive formed in this fashion, such as dycpwyd 
''was brought' dywedpwyd 'was said'. But beside thèse two classes which 
raay be represented by aethpwyd and dycpwyd a third is found consisting 
of such compounds as ducpwyd 'was brought' and gorucpwyd 'wasmade', 
where we hâve beyond doubt the perfect active dïïc and goruc : so the 
s preterites hâve yielded others of the same description, such as gwels- 
pwyd 'visum est' from gwels- 'vTdit' '. But thèse are no more capable of 
being logically explained than would a Latin compound be, which com- 



I . Still more remarkable are the forms kawssoedynt 'habuerant' in the S. Greal p. n, 

and kmvssoedyaî 'habuerat, habuisset', pp. 30. 46. 



Notes on llie language of old Welsh poetry. 49 

bined vldit and est, and the key to their origin is to be sought in the 
verbs aethpwyd, daethpwyd, and gwnaethpwyd in which the participle hap- 
pened to hâve the same form as the third person singular of the t prete- 
rite. In a few verbs the preterite passive has still ed as in ganed, which 
is more usual than ganad 'was born', aed 'wasgone' which wâsinvented 
to avoid confusion with aeth ''went', but as a ruie both ed and bwyd are 
now neariy superseded by -wyd, so that for oed we hâve awd (for awyd) 
and dygwyd instead of dycpwyd, while bwyd is unknown as an indepen - 
dent verb, its place being supplied by a curious form buwyd from bu 
'fuit'. There is however no reason to suppose -wyd less ancient than 
bwyd : at any rate it occurs in the early poetry for a dyngwt quoted 
from the Gododin stands for what would more correctly written be a 
dyngwyt 'that was destined', literally 'that was sworn'. The origin ofthis 
wyt\ wyd (with wy diphthong) is obscure, but it would seem to stand in 
somewhat the same relation to wyf 's,um\wyt'-&s\oes 'est', oeddwn 'eram', 
etc. as bwyd does to bu. We hâve hère to do either with réductions 
from bwyd into vwyd [or fwyd], then into wyd, and so in the others, in 
which case the intermediate forms ought to be found ; or else another 
root is to be assumed, synonymous with that of bu. The verb 'to be' is 
similarly used in Irish as in carfidir 'amabitur, with a conditional carfide 
^would or should be loved'. But in that language the so-called preterite 
is always the participle used without an auxiliary, while periphrastic 
locutions like aethpwyd and dygwyd ' are altogether unknown to it. 



I . So far as I can guess the only root that would phonologically fit to explain wyd is 
that of the English was, and Sanskrit vas 'to remain, to dwell' : it would make v/(^) 
or wi{s) in Welsh and Irish : it is entire in the Welsh gwis-g 'a garment', for gwis-t 
as indicated by ihe Latin vestis. Before a vowel the j- disappears regularly and with 
a prefixed a or o which would hâve to be postulated, we shouid hâve ovi or owi. 
This might be treated in varions ways : (i) it inight yield wy like Conovium, now 
Conwy, or oe as when we hâve noe 'a hoUow wooden dish' corresponding to the Irish 
nô, a boat, and Latin navis ; (2) the i might become the semi-vowel ;' liable to a variety 
of treatments (a) as in Welsh heibio 'past, alongside of, Irish sceo 'also', both for 
seqves-â or seqves-ô (compare Prof. Zimmers's Ir. scél for seqvetl) with seqves = Latin 
secus, for seqves in seqvester, and as in Welsh ty a house' which cornes from the oblique 
stem (as for instance of the genitive neuter which must hâve once been tegisos like the 
Greek Tsysoç, TÉyou;) tegj-, where the y counts as part of a ja termination which has 
been dropped after influencing the stem vowel ; (b) as in tyddyn 'a house with the land 
around it, a small farm', which I had long suspected of liaving dd for / and of standing 
for tegj-inn, when I found the necessary proof the other day in the old form tegdin in 
the Welsh Laws, — the word is commonly shortened to îyn in names of farm houses 9II 
over Wales such as Tyn Llwyn, Tyn Simdde etc. (c) As (' in Welsh gweddi ^a prayer' 
Irish foigde, and in W. tai 'houses' for older tei = tege[sa) — we hâve évidence that 
tet was a dissyllable in the modem beu-dai 'cow houses' being accented beudâi and not 
béudai and that the ancient accentuation was : genitive singular tégjos, plural nom. 
iegé[s)a. It may hère be added that there was besides teg another stem, which was tog 
as in Welsh to 'thatch, a cover', Ir. tug'm 'I cover' and the O. Welsh toulu, now teula 
(for togo-slog-) 'the family' literally the 'house-host', or shall we say the 'protecting 

Rev. Celt. VI a 



50 Notes on the language of old Weîsh poetry. 

VI. Some notes on Welsh infixed Pronouns. 

The m representing the firsl person singular has already been noticed 
in rymawyr and rymafel, and I pass on to some of the forms not men- 
tioned in the Gr. Celtica. The possessive pronoun for his, her was / in 
Old Welsh as in the Capella gloss (i i a, b) issemi anu 'it is his' name' ; 
and it is so still in the spoken language of every day iife, in which it 
covers both the ei and eu ofthewritten language. Now a pronoun of this 
form makes with the old partiales no and ro what is written in the Black 
Book niiy and ruy as in the following instances in a short poem at p. 5 
— nuygelho 'would conceal it', nuydalho 'would hold it', nuy haînappo 
'would know it', nuybo 'woud be it'. The following occur in the Book 
of Tal. p. 138 : 

Y ren r6y digonsei 
The Lord who had made him. 



p. 147 



Hutlath vathon6y. 
Ygkoet pan tyfôy. 
Ffr6ytheu n6y kymr6y. 
Ar lan g6ylIyon6y. 
Kynan ae kaff6y 
Pryt pan wledych6y. 

Mathonwy's magie wand, 

When it shall grow in the forest, 

Fruit shall envelop it 

On the bank of Gwyllionwy 

May Kynan get it 

At the time when he shall reign. 



host' ? Further a form taige occurs in Irish instead of tige the regular genitive of teg, 
tech 'a house', which is a neuter of the same declension as the Greek gxzyoç or TÉyo;. 
Thus 1 hâve sufficiently shown that ovi or owi would explain -wyd, wyf, wyt, oeddwn, 
etc. but I must confess that 1 do not quite see why we hâve oes (and not wys), if we 
are to suppose it to stand for oves-ti or any form ending with a narrow vowel ; but pos- 
sibly the verb was originally a déponent and ended otherwise. If the noun oes 'a géné- 
ration of men, an âge', Irish des, ôes 'a génération of men, a class of men' as in âes 
ciuil 'musicians' or rather 'pipers' from ce l, now 'music', bui originally a 'musical 
instrument' (see the glosses on fol. 2 b of the Milan Codex in Ascoli's Archiv. Glotto- 
log. V, p. 5 (2 b) ; and the chief musical instruments of the Goidel seem to hâve always 
been the pipes in spite of « The harp that once through Tara's hall » etc. : I take 
cenl (genitive ciuil) to stand for qviijvlon of the same origin as the Welsh pib and pibell 
'a pipe' ; but the sound of the pipes has lured me far away from my subject. 
I. This is to be divided — iss em i anu : there is no word emi. 



p. 158 



or else 



Notes on the langmge of old Welsh poetry. 5 1 

Detwyd douyd r6y goreu. 
The prosperous man, God made him. 



It was prosperous thatGod made him. 
In the Red Book we hâve, at page 233, another combination ry6 in a 
stanza which runs thus : 

Escut gorwyd r6yd g6ynt 

Amchymynaf. vy eirioes 

Vraét y ren ry6 goreu. 

Kymer gymun kynn agheu. 
Active is the horse, swift is the wind : 
I recommend my fair brother 
To the Lord that made him — 
Take communion before death. 

Hère the 6 of ry6 is doubtless of the same origin as the w in i'w 'to 
his, to her, to their' as in i'w ben 'to his head", i'w phen 'to her head'. 
This goes, with other things, to shew that ei 'his, her' and eu 'their' 
which in Irish are ail three d, do not, as usually supposed, represent 
Aryan asya, asyâs^ eshâm, 'ejus, eorum', but some pronoun with a stem 
consisting of ^i' or au as in the Greek aj-téç or still better the 0. Bul- 
garian ovû hic, zZ-zç '. 

2. The most puzzling forms hâve been kept to the last : I allude 
chiefly to dymbi or dimbi and its infixed pronoun. The difficulty consists 
in the fact that the word may hâve several meanings ; thus the m may 
stand for the first personal pronoun of the singular, or, if we suppose it 
to represent an n assimilated by the b following, it may be regarded as 
the same person of the plural, so that dymbi would mean either 'there 
will be to me = I shall hâve' or 'there will be to us = we shali hâve'. 
There remains another way of construing dymbi ; for the nasal may be 
the exponent of the relative pronoun, which, as a distinct word, is in 
Irish an and in Welsh a : a fourth explanation would suit some verbs, 
namely, that in dym we hâve the compound prefix dy-ym, but I am not 
aware that this occurs anywhere with the verb 'to be' and I proceed 
to cite instances in which dymbi seems to me to contain the relative, 
premising, that in rendering dymbi, so understood, into modem Welsh, 



1 . Mr. Stokes bas, he tells me, long since detected the same pronoun in the Irish 
dau, do, 'to him', and also in occo 'apud eum'. We seem to hâve a genitive ao-n 
« eorum n, in LH. 56 b, in ocaô nairfitiud. 



52 Notes on thc language of oJd Welsh poeiry. 

we hâve to use the separate relative and say either a ddyjyàd or y 
dyfydd according as the relative is construed as nominative or accusa- 
tive [a], or else as of an oblique case (jr) : in the Book of Tal. 
pages 211-13, no less than five short pièces of prophétie drift begin with 
the words yn nir dymbi, and the fourth passage in question isasfoliows : 

Yn wir dymbi teithia6c mon. 

Ffa6 dreic diffredyat y popyl brython. 

Verily Mona's rightful owner will corne, 

A dragon of famé, protector to the Brython peopie. 

The former line would in more usual Welsh be yn wyr y daw tehhiawc 
Mon, though we hâve in the authorized Welsh version of the New Tes- 
tament Yn wir, yn wir ineddaf i chwi, for 'Verily, verily I say unto you', 
but it is elliptical and Salesbury had it : Yn wir y dywedaf wrîhych. It is 
possible of course that one should translate the foregoing prophecy 
thus : 'Verily I shall (or we shall) hâve the rightful owner of Mona', but 
there is nothing in the context to require or even to favour this construc- 
tion, but rather the other way, as two of the pièces in the same poem 
hâve practically the same commencement without the pronoun : one 
of them, already cited, is to the following effect, p. 213 : 

Yn wir dedeuha6r 
Ae lu ae longa6r. 

Verily will he corne 

With his host and his ships. 

Supposing even that the m in Yn wir dymbi îeithia6c etc. represented 
either mihi or nobis, it could hardly be regarded as anything but a sort 
of dativus ethicus ; but that would hardly do in the following instance at 
p. 20$ : 

Pymp pennaeth dimbi 
O 6ydyl ffichti. 

Five chieftains will corne 
Of the Ffichti Goidels. 

The same remark would also apply to another case of dymbi at p. 208, 
where we bave : 

El! coet cogni 
Antared dymbi. 
Paéb y adonai 
Ar weryt p6mpai. 

Hère I fancy from the mètre, that a word is lost in the first line, and 



Noies on the language of old Welsh poetry. 5 5 

that it was de'U 'leaves' : the meaning of cogni and antared is quite uncer- 
tain, but I would suggest the following translation : 

Eil [deil] coet cogni 

Antared, dymbi 

Pawb y Adonai 

Ar weryt Pwmpai. 
Like as forest leaves a storm 
Were drifting together, will 
Every one corne to Adonai 
On the soil of Pwmpai. 

The words y Adonai seem to exclude the personal pronoun, and the 
same thing may be said of another instance on the same page : 
Brython ar gyghyr. 
Y vrython dymbi. 
A Brython on (errands of) counsel 
To a Brython will come. 

In thèse two last examples the relative would hâve to be y and a res- 
pectively in modem Welsh ; and so in the previous one pymp pennaeth 
dimbi, it would be a, and the line would run thus : Pump pennaeth a 
ddyfydd. The poem in which this occurs ends with the usual prayer, that 
the bard and his hearers may fmally get safe to heaven ; but it is 
somewhat intricately worded and contains the vocable hère in question, 
p. 205 : 

lolén eloi 
Pan ynbo gan geli 
Adef nef dimbi. 
Let us adore Eiohim 
That for us, through God, it may be 
The habitation of heaven that will come. 

There is hère probably a faint re-echo of the words 'Thy kingdom 
come', but I fmd it a hopeless task to try to translate the subtle twists 
of such sentences as this into English. They are readily put into modem 
Welsh or Irish, and they can be expressed without much difficulty in 
French, which has inherited the Qu'est-ce que c'est tricks of its syntax 
from the Celtic language of the ancient Gauls. If we résolve dimhi 
in the usual Welsh fashion and translate literally into French, we hâve 
the following : 

IoI6n Eloï 

Pan ynbo gan Geli 

Adef nef dimbi. 



54 Noies on the language of old Welsh poetry. 

Adorons Élohim 

Afin que ce soit à nous, de par Dieu, 

L'habitation du ciel qui viendra. 

We hâve not yet done wilh the poem already cited from page 20$, 
in which we hâve a form dymgol : so much of the passage as appears to 
be in point is to the following effect ; 

Pymp pennaeth dimbi 
éydyl ffichti 
pechadur l<adeithi 
genedyl ysci. 
Pymp ereill dymgoi 
nordmyn mandi [sic]. 
Wliechet ryfed ri. 
heu hyt vedi. 

Five chieftains will coma 

Of the Ffichti Goidels 

Of . . . . sinner 

Of . . . race : 

Five others will be born 

Of the Normans of Normandy : 

A sixth, wonderful king, 

From sowing till reaping. 

In dymgoi we seem to hâve the future of a compound not hitherto 
noticed of the verb 'to be', standing apparently for a longer dymgofi; for 
the perfect occurs at page 207, in the words : 

Deudeg meib yr israel a wnaeth cul6yd. 
Mal y g6na a vynho auo argl6yd. 
Deudec meib yr israel awnaeth dofyd. 
Mal y g6na avynho avo keluyd. 
Deudec meib yr israel dymgofu 

ganhat iessu. 

Ac vn tat ae bu 

Atheir mam udu. 

The twelve sons of Israel did God make, 
As he who is lord does what he will : 
The twelve sons of Israel did God make, 
As he who is ingenious does what he will : 
The twelve sons of Israel were born 
By the permission of Jésus ; 
And one father they had 
And three mothers were theirs. 



Noies on the language of old Welsh poetry. 5 5 

The verb occurs also in the Book of Tal. in a poem which begins ail 
its lines with the formulse pleasant is and another pleasant (thing] is : thus 
at page 117: 

At6yn lloer Ilewycha6t yn eluyd. 
Arall at6yn pan vyd da dymgofyd. 

Pleasant is the moon that shines in the world. 
Another pleasant thing is when good is brought forth. 
Or possibly we should rather say : 'when a good (man) is born'. 

Thèse passages suggest that dymgoi etc. had at any rate the meaning 
of existing or coming to existence, and I hâve ventured to give them the 
more definite one of 'being born^ on the strength of the probability that 
they are of the same origin as moz, which would then hâve to be regar- 
ded as standing for ym{g)oi : it is the word used in the Mabinogi of 
Pwyll when allusion is made to Teyrnon's mare that brought forth a fine 
coït every first day of May : see Guest's Mabinogion III, p. 30. If this 
be correct, we hâve to dismiss dymgoi etc. as involving the compound 
prefix dy-ym and incapable of giving the relative distinct expres- 
sion, even where it was understood as in the three instances quoted 
above, as anyone will see who will take the trouble to turn the verbs 
in question into modem Welsh. The same poem begins with ihis 
couplet : 

Atuyn rin rypenyt y ryret. 

Arall at6yn pan vyd du6 dymg6aret. 

Pleasant is the virtue of extrême penance to extrême luxury, 
Another pleasant thing, when God is going to deliver me. 

Hère dymgGareî is possibly what would now be written /'m gwared. 
But there is an instance in the Gododin, p. 83, where nothing but the 
relative seems to fit : I allude to the word dimcones from dicones now 
digones "(he) satisfied or satiated' : the substance of the passage is given 
also in Gorchan Maelderw, p. 106, but without the verb used in the 
Gododin. For convenience' sake I hère give the two versions with my 
guesses as to the meaning, and they are nothing but guesses — Godo- 
din^ pp. 82, 83 : 

Ard}iedawc canu claer orchyrdon. 
A gwed}! dyrreith d}ileinw aeron. 
Dimcones lovlen benn eryron. 
lÀwyi ; ef gorevvwyt y )sg}'lv)'on. 

It is incumbent to sing of the brilliant . . ., 
And after his comine of the influx of varriors 



56 Notes on the language of old Welsh poetry. 

That salisfied the grip of grey eagles' 
Beaks : he made food for the seekers of prey. 

Gorchan Maelderw, p. 106. 

Erdj-ledam canu icinon cigueren 

In guauth ac cin bu diuant dileit aeron 

Riuesit i loflen ar pen erirhon 

Luit em rannuit guoreu bwjt i igluion 

Proposed reading. 

Erdjiedam canu i Cynon cigvereu 

In guant; a chin bu diuant dileit aeron 

Riuesit i loflen ar penn erirhon 

Luit : em rannuit guoreu b\v)t i isgliuion. 

It is most incumbent to sing to Kynon of the flesh-forks 

In the fight, how, before he waned, battalions were blotted out 

That his grip numbered as the portion of eagles grey : 

The best of food was given to the seekers of prey. 

In spite of the obscure nature of thèse Unes, there can be very little 
doubt that dimcones is what I hâve suggested, and this starts the some- 
what difficult question as to the exact form of the relative : Irish would 
lead one lo expect it to hâve been an^ and not am ' as this and theother 
instances would suggest, excepting dymhi in which an, subjected to the 
assimilating influence of the b, would fit just as well as an original am. 
Be that as it may, we seem to hâve the relative in the preterite dyrreith 
in gwedy dyrreith 'after he came' (p. 82) and in the poem containing it 
six times in the Book of Tal. pp. 181, 182, to which attention has 
already been called. In ail thèse passages the relative would hâve found 
its proper place, and its présence probably it is that explains the doubl- 
ing of the r in dyrreith in every one of them. At the same time I 
am not sure that either nr or mr would make rr in Welsh ; so it is 
possible that the relative had been reduced to a sort of nasalized a. 
This, however, I would leave until further and more varied ins- 
tances hâve been detected, and I would now only add another deci- 
ded instance of the doubling of the consonant owing to the présence of 
the infixed relative : it occurs in rymaeth already cited from the Black 
Book, p. 46, as occurring in the sentence meir rymaeth 'that Mary 
fostered' : for in the poem in question every vowel-flanked m means 
mm, every single m so situated having been reduced to v (or/), so that 

I . But on the whole it seems safer to prefer an to am and to regard dimcones as a 
scribe's misspelling of dincones or of duncones : I hâve not yet seen the Ms. 



Notes on tlie language of old Welsh poetry. 57 

without the relative we could only hâve had ryvaeth, which in fact hap- 
pens to occur only two pages later in the words, p. 49, am ryvaeth, 
'that reared me'. There is a relative in this last instance also ; it is, 
however, not infixed but prefixed as a according to the universal prac- 
tice of later Welsh. The sum and substance of thèse remarks may be 
given in very few words : there can be no doubt, that Welsh at one 
time made use of an infixed relative as was the habit of Irish ; at the 
same time the exact form of the Welsh relative is not évident, nor is it 
easy to décide in certain cases whether it be présent or not. 

VII. Some Welsh prépositions, etc. 

An early Celtic préposition of the form quo- would in Welsh hâve to 
appear as po liable to be veakened into py ; moreover as little words of 
this kind are submitted to an initial mutation which has never been 
satisfactorily accounted for, as for instance, in dan for tan 'tenus' and 
dros for tros 'over', it might be expected to occur as bo or by and thèse 
last are not merely hypothetical forms ; for bo with the article yr makes 
regularly enough bwyr., as in the foUovving sentence in the Gorchan of 
Maelderw, p. 99 : 

ny weleis or mor 
Bw)r mor marchauc avei waeth no odgur. 
I hâve not seen from the sea 
To the other sea a worse knight than Odgur. 

In every-day Welsh it makes bwy with the pronoun / 'his, her' in 
such phrases as oV cwr bwy gilydd 'from one end to the other' literally 
'from the end to its fellow [-end]', o'r ty bwy gilydd 'from one house to 
another', and o'r wlad bwy gilydd 'from one country to another'. In old 
Welsh it entered into composition with another préposition making byhet 
or bel : hère the h was due to the accent and the y for in bo to the 
absence of the accent, to which the curtailed bet bears still stronger tes- 
timony. It is written behéit in the tract on Weights and Measures 
printed in the Gr. Celtica p. 1060, and at page 691 instances are given 
from the Liber Landavensis and the Lichfield Codex of the compound as 
behet and bet : it means 'usque ad' and appears in Cornish as bes and- 
bys, while in Breton it enters into beteg, ail of which hâve the same 
meaning of 'usque ad'. It is suggested in the Gr. Celtica., p. 691, that 
behet involves the word hyd 'length', but I should rather regard the 
second élément as being the same et that we hâve in eto 'still, yet', 
which consists of et-ho compounded with ho as in acw or yco 'yonder, 



5 8 Notes on the language of oid Wclsh poctry. 

there' from ac-lio like the Irish aig sa 'at that = there', and aig sin *at 
this = hère'. We hâve the other élément in the Song of the Wind in 
the Book of Tal. p. 159, in the passage : 

Ny byd hyn ny byd ieu. 

No get y dechreu. 
It is no older, no younger, 
Than at the beginning. 

Hère no get is to be divided etymologically into nog et ; but we hâve 
the Word also in the Red Book, p. 219, in rather an elliptical passage 
— Myrddin : 

Ryderch hael gymynat gelyn 
G6an te6 y wan ac 6y 
Dyd gôynwyd ynryt tawy. 
Rhyddech Hael, the hewer of the foe, 
A sturdy fight was bis fight with them 
The day lamented at Towy's Ford. 

Gwenddydd : 

Ryderch hael dan yspeit gelyn. 

Dinas beird bro glyt 

Kwd. aa ef et a yr ryt. 
Rhydderch Hael during the . . . of the foe, 
The stronghold of bards of a secure land, 
Where will he go after he goes to the ford? 

Myrddin : 

Mi aedyweit y wendyd. 
Kan amkyueirch yngeluyd. 
Na byd ryderch hael drennyd. 
I shall tell it to Gwenddydd — 
Since she asks me ingeniously — 
That Rydderch Hael will not be (living) the third day. 

The préposition et probably enters into gwedi 'after' and its meaning 
may be said to be 'at or immediately ajtef \ but what relation, if any, 
it bears to the modem Welsh at 'towards', or to Greek l-<., and Latin 
dand etiam^ I know not; and I now wish to return to the formula hwy 
gilydd : this is mostly expressed in Irish without the pronoun and it 
occurs as eu cèle for instance in Tochmarc Etaine, § 17, in Windisch's Ir. 
Texte, p. 129. The whole phrase in bliadain on là eu cèle 'a year from 
the day to (its) fellow(-day)', which would in Welsh be blwyddyn o'r 
dydd bwy gilydd^ but co chéle occurs as for instance in the Annals of 
Tigernach, A, D. 165, where we read : Randta on Ath-cliath co chele 



Notes on ihe language of old Welsli poeîry. 59 

ittir Cond. c. cathach 7 Mogh-nuadhad '(Érinn) was divided from the 
one Ath-Cliath to the other between Conn the Hundred-fighter and 
Mogh-Nuadhad'. Hère the mutation of cèle to chéle ' shows the pronoun 
to hâve been intended since co coming directly before a consonant has 
the efFect of retaining it in its unmutated form. It is needless to add that 
like the Welsh bo- it means 'usque ad' ; it also resembles it in entering 
into composition with another préposition, namely, the Irish co 'with' ; 
now co 'usque ad' governs the accusative, while the other, which 
becomes con before a vowel, governs the dative and proves itself of the 
same origin as Latin cum^ con-. The compound con-co- with the per- 
sonal terminations appears as caecum 'towards me', ciiccut 'towards thee' 
etc. and Prof. Windisch suggests the possibility of cuccum being a redu- 
plication of co ; but the view hère advanced is préférable and has_, I 
may add^ the approval of Mr. Stokes. Curiously enough cuccum etc. 
began early to undergo the initial mutation whereby Welsh po~ became 
bo-, and the modem language has always chugam 'unto me', chugad 
'unto thee' and so in the other persons. It has been already remarked 
that co prevents the mutation of a succeeding consonant : this means 
that it originally ended in a consonant itself, but which was it ^ Win- 
disch hesitatingly suggests t : he was possibly thinking of the Greek 
T.o-i but I am more inclined to think that the Celtic form was at first 
qvos and I hâve no hésitation in equating it with one of the most com- 
mon prépositions in the Slavonic languages, namely that represented by 
the 0. Bulgarian kû. This last it is true is always used with the dative, 
but its meaning is sufficiently near that of the Irish word ; for it is 
used as the équivalent of the English to both in 'Speak to me' and 
'Come to me', while Pfuhl in his Lausitzisch-Wendisches Wœrterbuch gives 
instances which remind one of the Irish formula co cèle, such as wot 
muza k muzej 'from man to man', and Mr. MorfiU kindly favours me 
with the following line from Poushkin (Stikhotvorenia, i. 385, St. Peters- 
burg, 1859) — Ko mnê, moi droug, siouda, siouda, 'To me, my love_, 
hither, hither'. Hère Russian ko is used without the verb of motion, as 
was frequently done in Irish, in sentences like the following from the 
Lebor na hUidre (facsimile, fol. 131b) — Ambdtar for ambriathraih conac- 
catdr midir chuccu 'as they were at their talk, they beheld Midir towards 
them,i. e. coming to them': or take this from Stokes's Goidelica, p. 86. 



I . We hâve a parallel to this dropping out of the pronoun in coiloquial Welsh com- 
monly enough, and 1 hâve noticed it in the S. Gréai (Williams), p. 85, where we 
hâve or pechawt py gilyd 'from one sin to another'. 



6o Notes on the language of old Welsli poetry. 

— Amalimmendrâitset conacatar fiacc find cnccu 'as they were thinking 

of him , they beheld Fiacc Finn (coming) to thera'. 

It is needless lo say that the word kwd in the iast quotation from the 
Red Book has nothing whatever to do with the préposition which has 
just been discussed : it occurs not unfrequently in Welsh poetry as for 
example in the Book of Tal, p. 127: 

A cherd aralluro affo beunyd. 

Ny 6yr kud ymda c6d a c6d vyd. 
With the stranger on the move and in flight every day — 
He knows not where to walk, where to go, where to be. 

Or take this from the same book, pp. 145, 146 : 

Eilewyd keluyd 

Pyrnam dywedyd. 

A6dosti c6d uyd 

Nos yn arhos dyd. 
Ingenious singer, 
Why tellest thou me not ; 
Knowest thou where is wont to be 
The night awaiting the day. 

In ail thèse instances cwd is made up of av with the yt or yd ' which 
frequently cornes before verbs ; but the simpler form occurs twice in 
the same book^ at p. 1 27, in a poem about the Saeson : 
Péy meint eu dylyet or wlat a dalyant; 
C6 mae eu her6 pan seilyassant. 
C6 mae eu kenedioed py vro pan doethant. 
How much is theirs of the country they hold ? 
Where is their acre whereon they laid their foundation ? 
Where are their nations, what land came they from ? 

This c6 or av is derived doubtless from the same pronominal origin 
as the words pwy 'who'^ pa 'what', pan 'when, why' and many more, ail 
beginning with p except this adverb alone. It is easy, however, to see 
how this would become an exception, if we may venture to suppose that 
the vowel was a as in the Sanskrit ku in kulas 'where, whither' and 
similar instances : the early Celtic form would in that case hâve been 
qvu, where the v would probably be dropped and the word would 
become eu written cw or cb, nor would there be any thing left to occa- 

I . As to the mutation after yd I hâve nothing to say, but that it occurs aiso in the 
Black Book, p. 4?, 47, also 33, in ydvei, printed y dvei by Skene, but to be regarded 
as made up of yd vei, in a later spelling yd fai, but completely replaced now by y bai 
or y byddai : so also yd gan 'sings' occurs at p. 60, for what would now be y cân. 



Notes on îlie language of old Welsh poeiry. 6 1 

sion the change of the initial into p : we hâve practically the same 
thing in the Welsh cwn 'dogs' and Greek y.ùveç as compared with the 
Sanskrit forms — nominative çvânas, accusative çunas K I cannot see 
my way to equate cw with the Greek zou, though thèse words are 
derived, no doubt, from a common source, whence we hâve also Welsh 
po, used in the same way as Latin quo with comparatives : this is in 
Irish CD ; but Irish has also co meaning 'how^ as in co acci 'how seesl 
thou' in LH. $$ b. This is exactly the Greek tïôç as proved a few lines 
earlier in the same MS. by cobbia, 'tcwç çuasxxt'. 

John Rhys. 

Postcript. — Had Prof. Windisch's article on the Irish Pr&sens Secun- 
darium in Kuhn's Zeiîschrift, xxvij. pp. 156-167, 223, 4, reached 
me in time, I should hâve expressed myself somewhat difïerently on 
the forms touched upon at p. 47. However that article contains several 
things which I am as yet unable to accept : among other things I find 
the assumption that Welsh carei stands for caretê rather startling in point 
of phonology, and some kind of proof would seem désirable; but even 
then forms like Welsh givyddyat would hâve to be taken into account. 
Further he is induced by the example of Ebel to regard the ei in meneich 
'monachi' as due to the influence of the î of the latter : I hâve claimed 
this influence for/a terminations (Welsh Phil., pp. 116-118), for which 
a for better case can be made out than for /. 

I. On this Mr. Stokes remarks : 'We hâve a trace of the distinction between çvânas 
and çunas in the Irish derivatives cuanart and conart, each meaning dogs'. 



FORMULES 

INITIALES, INTERCALAIRES ET FINALES DES CONTEURS 
EN HAUTE-BRETAGNE. 



Les contes ne débutent pas comme les romans ou les nouvelles par 
une description ou un dialogue. Le conteur n'a pas besoin de tant 
d'apprêt ; il introduit tout de suite ses auditeurs in médias res ; mais en 
général il les avertit dès le commencement que le récit est du domaine 
de la fiction. 

Parmi les formules initiales, les plus fréquentes sont : « Il était une 
fois, » ou « Il y avait une fois. » Elle n'est pas particulière à la Haute- 
Bretagne, et je crois qu'on la retrouve à peu près textuelle dans tous les 
pays. Les conteurs savent d'ailleurs tellement qu'elle est en quelque 
sorte sacramentelle, que j'ai entendu plusieurs de mes conteurs débuter 
ainsi : « Il y avait une fois, par une bonne fois, — c'est le commence- 
ment de tous les contes. « C'était une des formules favorites, à un membre 
de phrase près, de la conteuse habituelle de M. Luzel, qui s'est occupé 
des formules initiales et finales des conteurs bas-bretons (cf. Revue cel- 
tique^ t. III, p. 336-341}. 

« Une fois il y avait, une fois il y aura. 

(C'est) le commencement de tous les contes. » 

La form.ule que je cite d'après M. Luzel est en vers, ainsi que plusieurs 
autres de son article. Je ne connais — sauf dans les contes de bord 
— en Haute-Bretagne, aucun commencement de conte qui soit rimé. 
Les fins de conte le sont parfois, mais rarement. C'est dans le milieu des 
récits qu'on trouve assez fréquemment des vers, deux ou quatre le plus 
habituellement. 

Les marins qui sont facétieux débutent ainsi quelquefois : « Il était 
une fois — car il n'y a pas de fois sans courée [clwrée] ni de quartier de 
mouton sans rognons. » 



Formules des conteurs en Haute-Bretagne. 63 

ce Au temps jadis, )•> est un début usité. S'il s'agit d'un récit facétieux et 
invraisemblable, comme les Joyeuses Histoires des Jaguens par exemple, 
le conteur dit : « Au temps jadis oh les poules pissaient par la patte ; » 
ou « Au temps jadis où les poules pissaient dans un bassin. » 

Voici d'autres formules qui indiquent que la chose s'est passée il y a 
longtemps : 

« Au temps où les grands-pères des plus âgés de la paroisse n'étaient 
pas encore en culottes. » 

« Du temps de la grand'mère de la grand'mère de ma grand'mère. » 

« Autrefois, du temps de nos bonnes mères les fées. » 

Parfois le conteur introduit ses auditeurs dans le lieu où va se passer 
le récit : « Dans la houle de la Teignouse sont les chambres des fées, 
etc. » Mais la description est toujours sobre et succincte : les conteurs 
ne s'attardent point à décrire des paysages, et les vêtements des héros 
sont à peine indiqués : c'est aux auditeurs de se les représenter, chacun 
suivant sa fantaisie. 

Certains récits sont en quelque sorte datés : « C'était avant la grande 
Révolution ; » plus rarement : « C'était pendant la grande Révolution. » 
C'est lorsque l'on raconte, non un conte de féerie, mais une apparition 
ou un événement surnaturel, auquel le conteur croit, et qu'il date pour 
lui donner en quelque sorte de l'authenticité. Voici deux autres formules 
de ce genre, dont la seconde est quelque peu sceptique : 

« Il y a des contes qui ont été inventés par les anciens pour se divertir ; 
mais ce que je vais vous raconter est une histoire vraie qui est arrivée à 
mon grand-père ; il n'était point homme à mentir, et voici le récit qu'il 
nous en a fait mainte et une fois. » 

« Je m'en vais vous raconter une histoire que je tiens de mon grand- 
père : elle s'était passée du temps qu'il était jeune ; mais il n'aurait pas 
voulu jurer qu'elle était vraie, n'ayant point été là quand la chose 
arriva. » 

Souvent les contes de marins, — lorsqu'ils sont racontés à bord, — 
sont précédés d'une sorte de préface. Le conteur la commence, les audi- 
teurs lui répondent, tout en s'arrangeant pour l'écouter à l'aise et sans 
faire de bruit : 

(c II y avait une fois ; 

— Cric, — Crac, — Sabot, — Cuiller à pot ! — Soulier de Dieppe, 
— Marche avec, — Marche aujourd'hui, marche demain. 

« A force de marcher on fait beaucoup de chemin. 

« Je passe par une forêt où il n'y avait point de bois, par une rivière 
où il n'y avait pas d'eau, par un village où il n'y avait pas de maison. 



64 Formules initiales, intercalaires et finales 

« Je frappe à la porte et tout le monde me répond ; 

« Plus je vous en dirai, 

« Plus je vous mentirai, 

« Je ne suis point payé pour vous dire la vérité. 

« Il y avait une fois, — par une bonne fois, — etc. » 

L'énumération des choses invraisemblables varie suivant les conteurs ; 
et aussi suivant la hâte que les auditeurs mettent à prendre leurs places 
et à faire silence. Il y en a de très longues, parfois remplies de rimes 
grossières et obscènes. 

Les formules intercalaires, par lesquelles le conteur coupe son récit, ou 
qui reviennent de temps en temps sans être bien motivées, sont moins 
nombreuses que les formules initiales. Elles sont plus employées par les 
marins que par les terriens. 

Il y a d'abord : 

Marche aujourd'hui, marche demain, 
A force de marcher on fait beaucoup de chemin, 
qui revient très fréquemment. Le narrateur l'enjolive quelquefois en ajou- 
tant : « Et si on ne tombe pas le nez dans la poussière, on n'a pas la 
peine de se relever. « 

Lorsque l'attention des auditeurs semble se lasser, le conteur dit : 
« Cric !» — Si on lui répond « Crac ! « il continue son récit ; mais si 
personne ne lui donne la réplique, c'est signe que l'auditoire est endormi, 
et il remet la suite à une autre veillée. 

J'ai connu des marins, — surtout des mousses, — qui entraient 
tellement dans leur sujet que, s'ils venaient à parler d'une princesse, 
ils s'écriaient : « Ah ! était-â (était-elle) belle ! » comme s'ils la voyaient 
réellem'ent. 

De même que les romanciers, les conteurs disent : « Laissons pour le 
moment un tel. « Ou s'ils ont à appeler l'attention sur un certain détail : 
« Il est bon de vous dire que la particulière en question (c'est souvent 
une princesse) faisait, etc. » 

De toutes les formules, celles qui terminent les contes sont les plus 
nombreuses et les plus variées. Les plus habituelles sont relatives au 
bonheur du héros après ses aventures : « Depuis il n'eut que du bonheur 
jusqu'à la fin de ses jours. » ou : « Il vécut très heureux avec les pré- 
sents des fées. » « Ils se marièrent et vécurent heureux. » 

Dans beaucoup de contes, le personnage principal devient riche ; mais 
comme c'est un brave homme, il veut que les siens et parfois même ses 
amis aient leur part dans sa nouvelle fortune. Un des caractères des 
contes de la Haute-Bretagne, c'est la bienveillance du héros des contes 
envers les faibles : 



des conteurs en Haute-Bretagne. 65 

« Il retourna vivre avec ses parents qu'il mit à leur aise pour le restant 
de leurs jours. » 

« Il fit sa fortune, et donna à ses matelots de quoi se mettre à l'aise. » 

« Et depuis ce temps, il n'eut jamais que du bonheur dans sa navi- 
gation. » 

« Il prend avec du poisson autant qu'il en veut, et tant qu'il vivra, il 
en prendra. » 

Plusieurs légendes de houles se terminent par une allusion à la mort 
ou à la disparition des fées. 

« Et, depuis ce temps-là, on n'a jamais vu les fées. » 

a Elles ont disparu depuis longtemps, et on dit qu'elles sont toutes 
mortes en une nuit. « 

« Depuis ce temps-là, toutes les fées ont disparu du pays. » 

Parfois le conteur avoue qu'il ignore ce que sont devenus depuis ses 
héros : 

<c Et je ne sais pas si la jeune fille est depuis retournée voir les fées 
de la Houle du Châtelet. « 

« Et je ne sais ce qu'ils sont devenus depuis. » 

Cette formule est fréquente en Basse-Bretagne, d'après M. Luzel : 

« Jusqu'à présent, j'ai pu les suivre (les héros du récit), mais, à partir 
de ce moment, je ne sais ce qu'ils sont devenus. » 

(( A partir de ce moment, je n'ai plus entendu parler d'eux. « 

Parfois, mais assez rarement, la formule finale contient une moralité : 

« Quand j'aurai un secret, je ne le dirai pas à ma femme, et vous tous 
qui m'écoutez, je vous engage à en faire autant. » Ou celle-ci, par 
laquelle j'ai entendu terminer plusieurs légendes de revenants : « Voilà 
ce qui doit apprendre à respecter les morts. » 

A la fin de quelques contes on trouve une sorte de réflexion mélanco- 
lique et philosophique : 

« Misère redescendit sur la terre, et il y est toujours resté en compa- 
gnie de son petit chien Pauvreté. » 

« Et Misère revint sur la terre, et il n'est pas mort. » 

Voici encore deux finales très usitées : 
« N. I, ni 
Mon petit conte est fini. » 
« Et s'ils ne sont pas morts 
Ils vivent encore. » 

Mais de toutes les formules qui terminent les contes, les plus variées 
et les plus usitées sont celles où l'on décrit de grandes ripailles : 

<( Les petits cochons couraient par les rues, tout rôtis^ tout bouillis, 

Rev. Celt. VI c 



66 Formules des conteurs en Haute-Bretagne. 

la fourchette sur le dos et la moutarde au eu, qui voulait en coupait un 

morceau. » 

« Il y eut à cette occasion des noces si copieuses que, le lendemain 
sur toutes les routes, on voyait des invités égaillés (étendus) sur des 
mètres itas] de pierres et ronflant comme des bienheureux. » 

Les conteurs bas-bretons parlent aussi de repas plantureux, et plu- 
sieurs traits de mœurs épulaires sont communs aux deux Bretagnes ; 
mais les descriptions sont bien plus détaillées en Basse-Bretagne que dans 
la Bretagne de langue française : on en jugera par la suivante, rapportée 
par M. Luzel, p. 339-40, et qui n'est pas la plus longue de celle 
qu'il cite : 

« C'est là qu'il y eut alors de belles fêtes, pendant quinze jours, et de 
beaux festins, auxquels furent conviés les pauvres comme les riches. — Il 
n'y manquait ni massepains ni macarons, — Ni crêpes épaisses, ni crêpes 
minces, — Ni bouillie cuite, ni bouillie non cuite ; — Un homme faisait 
le tour (des tables) avec une cuillère à pot, — Demandant : Faut-il de 
la bouillie par là ï — Il y avait là jusqu'à un cochon, — Cuit par un 
bout, tout vif de l'autre, — Avec couteau et fourchette dans son der- 
rière : — Coupe chacun où il lui plaira! — Moi j'étais aussi par là, avec 
mon bec frais, — Et, comme j'avais faim, j'attaquai vite. — Un cuisinier 
qui se trouvait là, — Avec ses sabots à pointes de Saint-Malo, — M'en 
porta un grand coup dans le derrière,, — Et me lança sur la montagne 
de Bré. — De là, je vins jusqu'ici — Pour vous conter tout ceci. » 

Voici maintenant quelques finales de contes de la Haute-Bretagne, où, 
comme dans la citation précédente, les conteurs assurent qu'eux aussi 
ont assisté au repas de noce de leur héros. 

« Ils firent une belle noce. Je me trouvai avec les cuisinières et je 
voulus goûter aussi moi un peu de frîcot ; mais il y en eut une qui me 
dit que je l'embêtais ; elle me donna un coup de poêlon sur la figure et 
m'envoya raconter tout ceci à M*". » 

« Et moi qui y étais et qui avais bu un coup de trop, j'y dansai tant 
que j'en perdis ma coiffe. « 

« Ils firent une belle noce : il y avait des barriques de vin à tous les 
coins des rues, des cochons rôtis qui couraient par les rues avec des 
fourchettes sur le dos, du poivre et du sel dans les oreilles et la moutarde 
sous la queue, et qui voulait en coupait un morceau. — J'étais chargé de 
faire la sauce, mais j'eus la sottise d'y goûter et l'on me mit dehors ; alors 
je m'en allai par sur le pont de Gouédi, — Et voilà le conte fini. « 

Paul Sébillot. 



CHARMES, 

ORAISONS ET CONJURATIONS MAGIQUES 

DE LA BASSE-BRETAGNE. 



La croyance à la vertu des mots, à l'efficacité des formules magiques 
est toujours vivace dans les campagnes bretonnes. Que l'on s'en défende 
ou non, tout le monde y tient peu ou prou, depuis la châtelaine, qui 
guérit les malades par l'oraison, jusqu'aux clients de la vieille mendiante 
qui fait commerce d'amulettes et passe pour jeter des sorts. C'est affaire 
de tempérament et de milieu. Il n'est pas un accident de la vie, pas une 
erreur de la fortune que l'on ne puisse prévenir ou corriger, dit-on, si 
l'on prononce à temps les paroles puissantes, suivant certains rites déter- 
minés. La difficulté est de connaître ces secrets merveilleux, propriété 
exclusive d'un petit nombre de familles et, parmi celles-ci, de quelques 
privilégiés seulement. Un avare ne garde pas avec plus de soin son tré- 
sor. Et c'en est un aussi que la science de ces traditions mystérieuses : 
si elle ne sert pas toujours à battre monnaie, elle donne, même aux plus 
humbles, de l'importance et du crédit. 

Il existe ainsi, tout au fond du Folk-Lore breton, un petit coin muré 
dont l'accès est interdit aux profanes. Qui voudrait y pénétrer, à l'aide 
des moyens de persuasion ordinaires, risquerait fort de les épuiser en 
pure perte. Mieux vaut essayer d'entrer par surprise. Avec de la patience 
et du temps on y réussit quelquefois. 

La Revue celtique a déjà publié plusieurs pièces empruntées de la 
sorte au grimoire de nos modernes sorciers [Lavarou Koz^ n'"^ 899-910) ; 
en voici de nouvelles qui les complètent ou leur font suite : 

I. — Pater noster, penijen ann eal, E-tre ho divrec'h, va eal mad. 
Me offr va ene da sant Mikeal, — Klevit 'ta, kousket oc'h ? 5 

Ene va mamm, ene va zad — Sant Fiakr, pelra fell d'ehoc'h.? 



68 Charmes, oraisons et conjurations magiques 

— Gwella remed a rofenn, Pennou tud varo a welfot : i $ 

Mont d'ar zul d'ann oferenn, — Debonjour d'ehoc'h, eskern tud, 

Asista en-hi penn-dre-benn. Me ho kav aze gwall astud ; 

En iliz pa antrefot, lo Mar e-maoc'h er baradoz 

Dour beniget a gemerfot, veuli Doue deiz ha noz, 19 

'N em prosternfot devotamant Chasseitanndersienndiwar-oun-me 

Dirag Jezus er Sakramant. Pe chomit en ifern 'pad ann eter- 

Ar garnel pa bassefot [nite. 

Pater noster^ pénitence de l'ange, — J'offre mon âme à saint Michel, — 
L'âme de ma mère, l'âme de mon père — Entre vos bras, mon bon ange. — 
Ecoutez donc, êtes-vous endormi? — Saint Fiacre, que voulez-vous? — Le 
meilleur remède que je donnerais — (Ce serait d')aller le dimanche à la messe, 
• — D'y assister d'un bout à l'autre. — Dans l'église quand vous entrerez, — 
De l'eau bénite vous prendrez, — Vous vous prosternerez dévotement — 
Devant Jésus dans le Sacrement. — Dans le cimetière quand vous passerez, — 
Des têtes de mort vous verrez : — Bonjour à vous, ossements humains, — Je 
vous trouve là bien misérables; — Si vous êtes dans le paradis — A louer 
Dieu jour et nuit, — De la fièvre débarrassez-moi — Ou restez dans l'enfer 
pendant l'éternité. 

Cette prière, qui a la vertu de chasser les fièvres intermittentes, doit 
être récitée le soir, à voix basse, à l'oreille du malade par le guérisseur 
ou sorcier. Il suffit ensuite de se conformer, de point en point, aux pres- 
criptions qu'elle renferme et de faire une offrande à saint Fiacre et aux 
trépassés, pour recouvrer promptement la santé. 

II. — Il n'est fièvre pernicieuse qu'une personne née un vendredi de 
mars, pourvu que ce vendredi ait été l'un des jours impairs du mois, ne 
puisse guérir radicalement en la conjur'ant ainsi qu'il suit : 

Un ober vad pa her gran War e svelan ne rez van e-bet; 10 

Dre zin ar groaz e komansan. Ha koulskoude, tra difeson, 

En eur antreal en ho ti Me da wel gwall direzon 

E lavaran : In nomine patrisetfili... tont endro d'am vilajenn ; 

Hag evit achui va feden : 5 Ann dra-ze ne aseptin bikenn. 

Et spiritui santi. Amen. Dre natur va louzaouen, 1 5 

Tersienn maluruz, tersienn c'houe- Me reï d'id sec'ha da c'hlaouren. 

Da ober petra e teuez er vro ^ [xo, Rag-ze 'ta, te ia inkontinant 

C'hoas em beuz bet da chasseet^ Er-meaz ann ti^ tra dizamant. 

Quand bonne œuvre je fais, — Par le signe de la croi.x je commence. — En 
entrant dans votre maison — Je dis : In nomine patris et fili... — Et pour 
achever ma prière : — Et Spiritui santi. Amen. — Malheureuse fièvre, fièvre 



de la Basse-Bretagne. 69 

amère, — Dans le pays que viens-tu faire? — Je t'ai chassée déjà, — ■ Je vois 
que tu n'en fais aucun cas ; — Et cependant, être hideux, — Je te trouve 
étrangement déraisonnable — De venir de nouveau dans mon village; — Cela, 
jamais, je ne l'accepterai. — Par la nature de mon remède, — Je te ferai 
sécher ta bave. — Donc, va-t'en incontinent — Hors de la maison, toi qui de 
rien ne prends cure. 

Le conjurateur frotte alors avec un bouquet d'absinthe toutes les par- 
ties du corps du fiévreux, sans en excepter aucune, après quoi, prenant 
le ton de la menace, il s'écrie : 

Sorti, sorti, tra iniliget, 
Kea d'ann dezert gant da vignoned 
Ha ne zistroes mui d'ar vro, 
Me da gonjur dre va hano. 
Amen. 
Sors, sors, être maudit, — Va-t'en au désert avec tes amis — Et ne reviens 
plus au pays, — Je te conjure par mon nom. — Amen. 

III. — On donne le nom de denedeo ou de delideo en Cornouaille et 
en Léon, de deredewez en Tréguier, à une sorte de dartre vive réputée 
très dangereuse. Rebelle, le plus souvent, à tous les remèdes qui sont 
du domaine de la médecine, elle cède comme par enchantement à la 
sommation que voici : 

Denedeo, + denedeac'h ' ! -f 
Ne ket ama + ema da leac'h, + 
Nag ama nag e neb leac'h ; + 
E-tre nao mor + ha nao menez + 
E-ma ur feunteun a drugarez : + 5 
Kea di da ober da diegez. + 

Dartre maligne, f dartre, va-t'en ! f — Ce n'est point ici f qu'est ta place, 
f — Ni ici ni en aucun lieu ; f — Entre neuf mers f et neuf montagnes f — 
Est une fontaine de merci : j — Vas-y faire ta demeure, f 

Cf. Revue celtique.^ Lavarou Koz, w" 909. 

I . Variante : Deredewez, tec'h ! 

N'ê ket aze ema da lec'h, 
Nag aze nag e neb lec'h ; 
Dreist nao mor menek 
Ha funtun gloarek, 5 

Peiec'h ne peuc'h buc'h na ne gan belek. 
Dartre maligne, au large ! — Ce n'e.st point là qu'est ta place, — Ni là ni autre part; 
— (C'est) au-dessus de neuf mers pleines de récifs — Kt de la fontaine du clerc, — Où 
vache ne paît et prêtre ne chante. 



yo Charmes, oraisons et conjurations magiques 

Les pratiques qui forment l'accompagnement obligé de cette conjura- 
tion diffèrent, suivant les pays. A Paimpoul, auprès de Saint-Pol-de- 
Léon, le conjurateur, assure-t-on, doit la réciter sans reprendre haleine, 
en soufflant sur le siège du mal, à chacun des neuf repos indiqués par 
une croix. 

Il lui suffit, prétendentles habitants deSaint-Pol, de la répéter chaque 
matin, à jeun, pendant trois jours consécutifs, en opérant neuf fois de 
suite sur la dartre une légère friction avec son pouce humecté de salive. 
Dans d'autres localités, à Plouvorn par exemple, on regarde comme 
indispensable que le conjurateur soit né au mois d'août ^le i", suivant 
quelques-uns . Avant de prononcer la formule, il souffle fortement sur 
la dartre et y trace une croix avec le pouce. L'opération magique doit être 
renouvelée neuf fois, sans interruption, tous les matins, pendant trois 
jours. Ici, c'est le m.alade, et non le guérisseur, auquel il est recom- 
mandé de se tenir à jeun. A la fin du troisième jour, la guérison est 
assurée. 

IV. — Le mot breton gwerhl, nom spécifique du bubon, sert aussi à 
désigner toute tumeur douloureuse, tout abcès qui affecte l'aine, les 
aisselles et le cou. Le gwerhl est regardé par nombre de gens comme un 
être animé, une sorte d'esprit malfaisant qui s'implante chez nous, dans 
notre corps, pour vivre à nos dépens en nous torturant. On l'oblige à 
battre en retraite en récitant, sans reprendre haleine, la formule qui 
suit : 

Ar Werbl hen deuz nao verc'h : 

Deuz a nao a zeu da eiz-, 

Deuz a eiz a zeu da zeiz 

Deuz a zeiz a zeu da c'houec'h, 

Deuz a c'houec'h a zeu da bemp, 5 

Deuz a bemp a zeu da bedir, 

Deuz a bedir a zeu da deier, 

Deuz a deier a zeu da ziou, 

Deuz a ziou a zeu da unan, 

Deuz a unan a zeu da c'hour, 10 

Torret he goug hag et er mour. 

Le Bubon a neuf filles : — De neuf elles sont réduites à huit, — De huit à 
sept, — De sept à six, — De six à cinq, — De cinq à quatre, — De quatre 
à trois, — De trois à deux, — De deux à une, — D'une à rien, — Après 
s'être brisé le cou et s'être jetée dans la mer. 



de la Basse-Bretagne. 71 

C'est ce que l'on appelle décompter le bubon, diskounta ar werbl. Cette 
énumération doit être répétée neuf fois ; au début et à chaque reprise, 
le décompteur trace une croix sur la tumeur avec son pouce gauche, 
qu'il a préalablement noirci en le frottant contre un trépied ou un 
chaudron. 

Cf. Grégoire de Rostrenen, Dict. françois-celt., au mot aine, et Rev. 
celt., m, p. 203, n° 908. 

M. F. -A. Coelho a publié, en 1 878, dans la revue portugaise A Renas- 
cença, un très intéressant article dans lequel il compare la formule bre- 
tonne à la suivante, que nous a transmise le médecin de Théodore le 
Grand, Marcellus de Bordeaux (Liber de medicamentis empiricis, physi- 
cis ac rationalibus, ch. xv) : Glandulas mane carminabis si dies minuetur, 
si nox, ad vesperam, et digito medicinali ac pollice continens eas dices : 

Novem glandulae sorores, Octo fiunt glandulae, 

Octo glandulae sorores, Septem fiunt glandulae, 

Septem glandulae sorores, Sex fiunt glandulae, 

Sex glandulae sorores, Quinque fiunt glandulae, 

Quinque glandulae sorores, Quattuor fiunt glandulae, 

Quattuor glandulae sorores, Très fiunt glandulae. 

Très glandulae sorores, Duae fiunt glandulae, 

Duae glandulae sorores, Una fit glandula, 

Una glandula soror. Nulla fit glandula. 
Novem fiunt glandulae. 

En insistant sur la profonde coïncidence qui existe entre la formule 
bretonne empruntée à la tradition populaire et celle donnée par le méde- 
cin du iV^ siècle, M. Coelho fait remarquer avec raison que, si l'on ne 
peut en tirer un argument décisif en faveur de l'origine celtique de la 
plus ancienne, on y voit du moins la preuve évidente de la grande anti- 
quité de la formule bretonne. 

V. — On contraint ainsi le panaris à laisser en paix le malheureux 
qu'il tourmente : 

Laerez biskoul, klenved difeson, 
Muntrerez ar memprou, me raï d'ehoc'h entent rezon : 

Laerez — laretus, biskoul — biskoulus, 
C'houi a zeu deuz ann ifern, euz a famill Plutus. 

Dre ann drez hag ar spern_, 5 

It buhan d'hen em zispenn ; 

It buhan deuz ar vro, 



72 Charmes, oraisons et conjurations magiques 

D'ann ifern gant ann diaoulou. 
Pa z-eo gwir ez oc'h kondaonet 
Da veva gant-ho, it ha chomet. lo 

Larron de panaris, mal afFreux, — Destructeur des membres, je vous ferai 
entendre raison : — Larron-laretus, panaris-panarisus, — Vous venez de l'en- 
fer, de la famille de Plutus. — A travers les ronces et les épines — Allez vite 
vous mettre en pièces ; — Sortez vite du pays, — En enfer rejoignez les 
diables. — Puisqu'il est vrai que vous êtes condamné — A vivre avec eux, allez 
et restez-y. 

Après avoir achevé cette formule magique, le conjurateur fait faire 
trois fois au malade le tour d'un buisson d'épines ; trois fois aussi il 
intime l'ordre au panaris de s'arrêter en ce lieu : 

Laerez — laretus, biskoul-biskoulus, 
Aze 'ma da blass assamblez gant Plutus. 

Larron-laretus, panaris-panarisus, — C'est là qu'est ta place en compagnie 
de Plutus. 

VI. — Pour combattre les maux d'yeux, le guérisseur plonge, dans 
une écuelle remplie d'eau, neuf grains de froment qu'il a recueillis ou 
plutôt mendiés dans neuf maisons différentes. Avec chacun de ces grains 
il trace une croix sur les paupières du malade, en disant chaque fois : 

Dre vertuz ho kroaz beniget, 

Me ho suppli, Salver ad bed, 

Da gonservi ar sklerijen ' 

D'an den-ma pini 'zo kristen. 

Par la vertu de votre croix bénie, — Je vous supplie, Sauveur du monde, — 
De conserver la lumière — A cet homme qui est chrétien. 

L'opération terminée, il jette au loin les neuf grains, en évitant de les 
suivre du regard, car // ne doit pas savoir où ils vont tomber. Les mêmes 
pratiques se renouvellent, chaque matin, jusqu'à parfaite guérison. 

VU. — Dans le traitement de la goutte sereine, on emploie plus spé- 
cialement le procédé suivant : A chacun des neuf grains qu'il importe, 
dans ce cas, de garder bien secs, on fait faire neuf fois le tour de l'œil 
endommagé, en partant de l'extrémité gauche de la paupière supérieure 
et en appuyant légèrement sur tout le parcours. Pendant que chaque 
grain accomplit ses neuf évolutions, on récite pieusement cette prière : 

Banne — impi — , 

Me da ampech — da virvi — ; 



de la Basse-Bretagne. 7I 

Dre vertuz — va greunen ed — , 
En dour — te vo — beuzet — . 
Amen. 

Goutte — impie, — Je t'empêche — de bouillir; — Par la vertu — de mon 
grain de blé, — Dans l'eau — tu seras — noyée. — Amen. 

On dépose les grains de blé dans un verre d'eau, au fur et à mesure 
que le charme s'accomplit, et l'on jette ensuite le tout au feu. Tant que 
le mal n'est pas enrayé, il est prudent de réclamer fréquemment le 
secours du conjurateur. 

Si l'on en croit nos paysans, tout grain de froment porte gravée sur 
l'un de ses bouts l'image de la sainte Vierge. Il ne serait peut-être pas 
inutile d'ajouter qu'il faut l'y chercher avec les yeux de la foi. 

VIII. — Un remède assez fréquemment employé contre les maux de 
dents peut être qualifié d'héroïque : il consiste dans la mastication pro- 
longée d'une plante amère et armée de piquants que le patient ne doit 
pas voir, afin de ne pouvoir la reconnaître plus tard, mais qui n'est 
autre que Veryngiam maritimum. On comprend dans quel état se trouvent_, 
sans tarder, le palais et la langue du malheureux. C'est une véritable 
torture. Elle prend fin seulement lorsque le sorcier a répété neuf fois 
l'oraison suivante : 

Santez Appolina beniget, 

Diouz boan-dent hor prezervet. 

C'houi poa eun tad dinatur 

Hen doa great d'ehoc'h souffr heb skrupul. 

En eur denna d'ehoc'h ho tent, 

Hini hag hini, tout diouz renk. 

Grit ma teuï va foan da galmi 

Ha me a bromed oc'h enori. 

Sainte Appoline bénie, — Du mal de dents préservez-nous. — Vous aviez 
un père dénaturé — Qui vous a torturée sans scrupule, — En vous arrachant 
les dents — Une à une, toutes à la file. — Faites que ma douleur vienne à se 
calmer — Et je vous promets de vous honorer. 

Sainte Appoline a de nombreux autels en Bretagne. Dans l'église de 
Beuzec-Cap-Sizun, où elle est figurée sous les traits d'une jeune prin- 
cesse, une tenaille qu'elle tient à la main étreint une molaire de la gros- 
seur d'un œuf. 

Cf. la prière citée par Reinsberg-Dûringsfeld (Trad. et lég. de la 



"74 Charmes, oraisons et conjurations magiques 

Belgique, I, 108) et qui est populaire dans quelques-unes de nos pro- 
vinces : 

« Sainte Appoline étant assise sur une pierre de marbre, Notre Sei- 
gneur passant par là lui dit : Appoline, que fais-tu là ? — Je suis ici 
pour mon chef, pour mon sang et pour mon mal de dent. — Appoline, 
retourne-toi ; si c'est une goutte de sang, elle tombera ; si c'est un ver, 
il mourra. » 

Deux formules récemment publiées par F.-R. Marin (Cantos popu- 
lares espafioles, Sevilla, 1882, I, 44$, n"' 106^ et 1064) reproduisent 
la même croyance. 

IX. — Pour se débarrasser de la teigne, il faut s'emparer d'un cor- 
beau gris, au moment où cet oiseau construit son nid. On le descend 
au fond d'un puits desséché et on l'y retient trois jours prisonnier, en 
ayant soin, chaque matin, avant le lever du soleil, de l'interpeller de la 
sorte : 

Pe leac'h e kavin al louzaouenn 

Evit parea ann tign em penn ? 

Gan-ez-te ha gant da gonsorted 

Kals tud er vro a zo abimet. 

Hag araog mas pô liberté 

Da zortial deuz ar puns seac'h-ze. 

Te a ranko d'i-me lavaret 

Petra 'm euz-me da ober 'vit beza pareet. 
Où trouverai-je le remède — Pour guérir la teigne que j'ai dans la tête? — 
Par toi et ceux de ta bande — Grand nombre de gens dans le pays sont abî- 
més. — Avant que tu n'aies la liberté — De sortir de ce puits desséché, — 
Tu devras me dire — Ce que j'ai à faire pour être guéri. 

Vers la fm du troisième jour, le malade trouvera près du puits une 
herbe nommée pao-bran = patte de corbeau ', que les frères du captif 
auront apportée pour obtenir sa délivrance. Il s'en frottera la tête, tous 
les matins, à jeun, pendant une semaine entière et se trouvera guéri. 

Cette herbe n'est pas rare, mais celle que l'on cueillerait soi-même à 
la surface des mares ou des étangs serait sans efficacité, dans les cas de 
l'espèce. 

X. — Les nœvi materni sont attribués en Bretagne, comme dans un 
grand nombre de pays, à des désirs que les femmes enceintes n'ont pu 

I. Hydrocharis, L. 



de la Basse-Bretagne. 7 5 

satisfaire. Ces taches cutanées sont connues sous le nom à^anviou = 
envies. D'après la croyance générale, elles se produisent sur le corps de 
l'enfant, à l'endroit même où la mère a porté la main sur elle, quand le 
désir inassouvi s'est manifesté pour la première fois. Aussi, les femmes 
prévoyantes s'empressent-elles, dès que cet accident menace leur pro- 
géniture, de se pincer les cuisses, les reins ou telle autre partie du corps 
que recouvrent les vêtements. Si des macules sont inévitables, on acquiert 
du moins ainsi la certitude qu'elles ne seront pas apparentes. Q^uand, 
par oubli, négligence, ou pour quelque autre cause, la précaution n'a 
pu être prise à temps, il est de toute nécessité d'appeler le conjurateur. 
Celui-ci, qui doit être né au mois de mai, pour que le charme réussisse, 
frotte les parties le plus ordinairement visibles du corps de la femme 
avec une herbe appelée en breton anviez ', pendant qu'il interpelle ainsi 
le mal redouté : 

Anvi, dianvi, Te gavo frankiz er mor bras. 

Pe eur e tisparissi ? Un 0, diou O, 

Kuita buhan Anvi eo da hano; 

Ar plass-man Ann trede ne brononsan ket ; 10 

Ha kea d'ar mor da veuzi. 5 Hennez a raï d'id tec'het. 

Chench a liou ha chench a blass, Evel-se bezet great. 

Envie, désenvie, — Quand disparaîtras-tu ? — Quitte vite — Cette place — 
Et va dans la mer te noyer. — Change de couleur et change de place, — Tu 
trouveras (à t'ébattre) librement dans la grande mer. — Un 0, deux O, — 
Envie est ton nom ; — Le troisième, je ne le prononce ; — Celui-là te mettra 
en fuite. — Ainsi soit-il. 

Ce troisième que le conjurateur ne veut pas prononcer est le nom de 
la chose que la femme a désirée vainement. 

XI. — Quand on rencontre un chien enragé, on n'a rien à craindre 
de lui, si l'on se hâte de faire le signe de la croix et de lui dire : 

(a) Ki klaon, tro ann hent, Erru ar baniel hag ar groaz, 

Ne grog ket en-oun gant da zent; Hag ann aotrou sant Nikolaz. 

[a] Chien malade, débarrasse le chemin, — Ne me déchire pas avec tes dents; 
— Voici la bannière et la croix, — Et monseigneur saint Nicolas. 

(h) Ki klaon, kez en da hent, Erru ar groaz hag ar baniel, 

Sao er park ha torr da zent ; Hag ann aotrou sant Tuchen. 

[b] Chien malade, poursuis ta route, — Monte dans le champ et brise-toi les 
dents ; — La croix et la bannière arrivent, — Ainsi que monseigneur saint Tujean. 

I. Galium sanatile, L. 



76 Charmes, oraisons et conjurations magiques 

Cf. Revue celt., Lavarou Koz, n° 903. 

XII, — Si la santé est un bien convoité par tout le monde, la pau- 
vreté est un mal dont chacun voudrait se préserver. Le travail opiniâtre 
ne mène pas toujours à la fortune, il faut savoir encore se ménager les 
bonnes grâces des génies tutélaires, et ce secret n'est pas à la portée 
du grand nombre. 

Sous les doigts de certaines femmes, la pâte semble se multiplier; il 
en est même d'assez heureuses pour tirer d'un sac de mouture deux ou 
trois pains de plus que le boulanger le plus expérimenté. Ce don tient 
uniquement à la connaissance d'une prière aussi courte que facile, et 
qu'il suffit de réciter en travaillant la pâte, après avoir fait trois signes 
de croix. Voici cette prière : 

Dre ho kras, sant Alour ha sant Riv^'al, 

Evit ma kresko a-benn warc'hoas kement ail ! 

Par votre grâce, saint Aior et saint Rioual, — Qu'elle s'accroisse du double 
pour demain ! 

XIII, — Il est aussi telle ménagère qui, possédant une vache pour 
toute richesse, réussit souvent à lui faire donner plus de beurre que cer- 
taines de ses voisines ne peuvent en obtenir de deux ou trois laitières de 
choix. Les commères ne manquent pas d'attribuer, dans leur mauvaise 
humeur, ce résultat à un commerce avec le démon. Il serait plus juste 
d'en faire remonter l'honneur à saint Herbaud. Ce bienheureux comble, 
en effet, de ses faveurs toute femme qui l'invoque en ces termes : 

Aotrou sant Herbot beniget, Evit ma savo kalz dienn 5 

A greiz va c'halon me ho ped " Da gountanti va bourc'hizienn, 

Da skuilla ho penediksion, Ha, da vloaz, mar bezan en buhez, 

War al leaz a c'horaon, Me a bromet d'ehoc'h eul ieue. 

Seigneur saint Herbaud béni, — Du milieu de mon cœur je vous prie — De 
répandre votre bénédiction — Sur le tait que je trais, — Pour que la crème 
s'y lève abondante — Afin de contenter mes bourgeois (mes maîtres), — Et, 
l'année prochaine, si je suis en vie, — Je vous promets un veau. 

XIV, — Pour avoir de bons chevaux et les mettre à l'abri de toute 
influence pernicieuse, on offre communément à saint Eloi, leur patron, 
du crin, des cierges et de l'argent. La veille de sa fête, au tomber de la 
nuit,, on allume aussi des feux de joie dans un grand nombre de villages. 
Le lendemain, dès l'aube, toutes les écuries se vident et l'on peut voir, 
sur les routes qui conduisent à l'une ou à l'autre des chapelles du saint, 



de la Basse-Bretagne. 77 

de véritables processions de chevaux. On fait faire à ces animaux trois 
fois le tour du sanctuaire, on répand sur leur tête et sur leur croupe, on 
verse dans leurs oreilles de l'eau puisée à la fontaine sacrée, qui est 
voisine, et l'on espère ainsi leur assurer santé, souplesse et vigueur. 
Ces moyens sont bons ; saint Eloi ne manque pas d'être sensible à toutes 
ces prévenances, mais il ne se laisse réellement attendrir que par la 
prière suivante : 

Aotrou sant Alar beniget. Gant ar c'horbezenn ha poussed 

Hoc'h asistans 'zo goulennet Hanter-brizne ventketguerzet. 10 

Da brezervi diouz peb-tra Ma teu d'ezho beza tik koat 

Hor loëned ar re wella ; 'Vent kavet re goz 'raog ho oad. 
Da genta hor c'hezeg kened, 5 Rag-se, sant Alar, ni ho ped 

Père 'zo sujet d'ar c'hlenved. Da brezervi d'eomp hor c'hezeg. 
Ar strakouillon hag ann ekart Evel-se bezet great. 1 5 

'Ampech out-ho da labourât ; 

Seigneur saint Eloi béni, — Votre assistance nous requérons — A l'effet de 
préserver de tout mal — Nos bêtes les meilleures ; — En premier lieu nos 
juments pleines — Qui sont sujettes à la maladie. — L'étranguillon et la 
mémarchure — Les empêchent de travailler ; — Avec la courbature et la pousse 
— Moitié prix on ne les vendra. — S'il leur arrive d'avoir le tic (qui fait 
ronger le) bois, — On les trouvera trop vieilles avant l'âge. — C'est pourquoi, 
saint Eloi, nous vous prions — De garder de malheur nos chevaux. — Ainsi 
soit-il. 

Cette oraison secrète, ou tout au moins peu connue, est particulière- 
ment efficace, quand elle est récitée devant la flamme expirante des 
bûchers dressés en l'honneur du saint. En prononçant les dernières 
paroles, on doit sauter, à pieds joints, par-dessus les restes du brasier. 

XV. — Les carrefours sont, on le sait, les lieux de prédilection des 
mauvais esprits et des animaux malfaisants. Comme il y a, presque par- 
tout^ le carrefour du barbet, de la génisse blanche et du bouc-lutin, on 
trouve aussi, dans diverses localités, le carrefour du loup. C'est là que 
les loups se rassemblent, à certaines époques de Tannée, pour s'entre- 
tenir de leurs affaires, se raconter leurs exploits ou tramer de nouvelles 
scélératesses. On montre, à Sibiril, un carrefour où ces animaux accou- 
rent de tous les bois du pays, à la mort de leur roi, pour lui choisir un 
successeur, auquel ils donnent le surnom ironique de roi des brebis. Il 
est aisé de comprendre combien un tel voisinage est inquiétant pour les 
bergers. Et pourtant, si la plupart d'entre eux se tiennent, non sans 
raison, en tout temps sur le qui-vive, quelques-uns aussi peuvent dormir 



78 Charmes, oraisons et conjurations magiques 

sans crainte sur les deux oreilles. Le loup a toujours la gueule fermée et 
barrée quand il passe auprès de leurs troupeaux. Cette circonstance 
s'explique par la protection dont saint Jean couvre les bergers qui ont 
confiance en lui, et lui rendent hommage d'après les us et coutumes du 
vieux temps. Chaque année, quand arrive le 24 juin, ces serviteurs 
fidèles n'ont garde d'oublier de se rendre, un peu avant le jour, au car- 
refour du loup le plus rapproché de leur demeure. Ils attendent là, pieu- 
sement agenouillés, que le soleil se lève, et, dès qu'ils peuvent saluer 
son premier rayon, ils réclament ainsi la puissante intercession du défen- 
seur des moutons : 

Aotrou sant lann, ni ho ped 

Da gaout truez ouz ar bastored 

A zo noz-deiz hoU expozet 

Da veza gant ar bleiz devoret. 

Hor prezervet, ni ho ped, 5 

Koulz hag hor bandennad deved, 

Diouz eul loén ker furiuz, 

A zo er vro ken noazuz, 

A zo kaoz euz a vil maleur 

Dre tout ar vro hag ann holl kartier. 10 

Rag-ze 'ta, sant lann beniget, 

Eur zell a druez ouz ar belerined. 

Seigneur saint Jean, nous vous prions — D'avoir pitié des bergers — Qui 
sont nuit et jour exposés — A être par le loup dévorés. — Nous vous prions 
de nous défendre, — Ainsi que notre troupeau de brebis, — Contre un animal 
si furieux, — Dans le pays si nuisible, — Qui est la cause de mille malheurs, 

— Dans tout le pays et tous ses environs. — Pour ce donc, saint Jean béni, 

— (Jetez) un regard compatissant sur les pèlerins. 

XVI. — Les personnes qui connaissent la prière suivante et la 
récitent, quand il tonne, n'ont rien à redouter du feu du ciel, ni pour 
leurs biens, ni pour leur vie : 

Santez Barba, petra glevomp ? 

Eun trouz spountuz a-ziouz-omp. 

.Strafillet holl omp dre hor c'hêriou 

klevet kement a gurunou. 

A greiz hor c'haloun ni ho suppli 

Da zont c'hoaz eur weach d'hor prezervi ; 5 

Grit treï ar gurun d'ar mor doun, 

Evit he veuzi, ann dra direzoun ; 



de la Basse-Bretagne. 79 

Ann douar gant-han a grenn 
Hag ann holl a zo en anken. 10 

Sainte Barbe, qu'entendons-nous? — Un fracas effroyable (retentit) au-des- 
sus de nous. — Nous sommes tous épouvantés dans nos villages, — D'entendre 
tant de tonnerres. — Du milieu de notre cœur nous vous supplions — De 
venir encore une fois nous préserver; — Faites tourner le tonnerre du côté de 
la mer profonde, — Pour le noyer, l'être sans raison ; — Il fait trembler la 
terre — Et tous sont dans l'angoisse. 

Cf. Sébillot, Trad. et superst. de la Haute-Bretagne, M, ^59-60; — 
Mélusine, col. 369; — Marin, Cantos populares espanoles, I, 427, n"^ 998 
^^ 999 j — Maspons y Labros, Jochs de la infancia, 60-61 . 

XVIL — Il n'est pas rare de voir, dans une même pièce de terre, le 
lin croître vigoureux et dru d'un côté, maigre et rare de l'autre. On peut 
dire avec une entière certitude que ce champ, sans division apparente, 
appartient à deux maîtres distincts, et, pour s'en convaincre, il n'est 
pas nécessaire de rechercher la pierre bornale qui délimite leurs pro- 
priétés. Pourquoi donc cette différence et comment se fait-il que l'un 
soit si favorisé, alors que le sort se montre si rigoureux pour l'autre ^. La 
prière ci-après en donnera l'explication : 

Santez Jenovefa, hor patrounez, Ha, mar am beveuz-me lin mad, 

C'houi a zo eur gwall nezerez; Evit ar paour me a reï dillad. 

Hoc'h euz gounezet ho kurunenn Ne rin ket e-giz va amezek, 

Noz-deiz neza Vit ober lienn, A gar muioc'h goloï he gezek 

Evit gwiska ar beorienn, 5 Eget dont da ober aluzenn. 1 5 

Evit ann holl c'houi rea aluzenn. Rag-ze me hen kav eun den kruel 

Me a deu eta gant fizians Hag evel-se ne d-eo ket din 

Da c'houlenn aman hoc'h assistans, E ve prezervet d'ezhan he lin. 

Da brezervi d'in-me va lin Mez me a bromet war va hano, 

Dioc'h ar reo, ar skourn, ar skar- Mar bez roët d'in, me a roïo. 20 
[nil. 10 

Sainte Geneviève, notre patronne, — Vous êtes une intrépide fileuse ; — 
Vous avez gagné votre couronne — En filant nuit et jour pour faire de la 
toile, — Afin de vêtir les pauvres — Et de faire à tous l'aumône. — Je viens 
donc avec confiance — Réclamer ici votre assistance, — A l'effet de préserver 
mon lin — De la gelée, de la glace, de la sécheresse. — Et, si j'ai de bon lin, 
— Je donnerai des vêtements au malheureux. — Je ne ferai pas comme mon 
voisin, — Qui aime mieux couvrir ses chevaux — Que de venir faire l'aumône. 
Pour cette raison, je le trouve un homme cruel, — Et ainsi n'est-il pas digne 
— - D'avoir son lin préservé. — Quant à moi, je le promets sur mon nom, — S'il 
m'est donné je donnerai. 



8o Charmes, oraisons et conjurations magiques 

Pour produire son effet, cette oraison doit être récitée au moment où 
l'on sème la dernière poignée de graine de lin. Quand on arrive à l'en- 
gagement de la fin, on fait une croix, avec le dos du râteau, sur le der- 
nier sillon. 

XVIII. — Les sorciers assurent qu'ils peuvent retrouver les choses 
perdues, à l'aide d'une certaine plante propre à divers enchantements 
et connue sous le nom de aour iaotenn, herbe d'or. Cette plante, qui est 
très rare, paraît-il, et croît seulement au milieu des foins, sans qu'il 
puisse dans le même lieu en exister deux pieds à la fois, doit être cueil- 
lie, pour la circonstance, dans une prairie à trois cornières aussi rap- 
prochée que possible de l'église de la paroisse. Pour arriver à la distin- 
guer des autres herbes, deux choses sont nécessaires : la première, de 
choisir un vendredi pour entreprendre cette recherche ; la seconde, de 
savoir combien de vendredis se sont écoulés depuis la dernière fenaison. 
Ce nombre connu et la première condition observée, le sorcier se rend 
sur le terrain qu'il a étudié d'avance, en ayant soin de l'aborder par le 
côté de l'ouest. Se dirigeant alors vers l'est, il compte autant de pas, 
plus neuf, qu'il y a de vendredis révolus, s'arrête à l'endroit précis où 
il est ainsi conduit et arrache à ses pieds autant d'herbe que peut en 
contenir son bonnet ou son chapeau. Cela fait, il n'a plus qu'à abandon- 
ner sa cueillette au ruisseau le plus voisin : pendant que les plantes sans 
valeur sont emportées en aval, l'herbe d'or remonte le courant. Il doit 
s'en emparer sans tarder et réciter la prière qui suit : 

Dre ho vertuz, aour iaotenn ', Ar pez avo sur 'n he galloud. 

Ar sant patroun hag he v»'oalenn, Ann hini 'refuzo renta d'in 

E esperan donet a-benn -Ann dra pehini a glaskin, lo 

Da zizolo va c'holladenn. Zo sur da veza punisset, 

N'euz fors dre beleac'h ez in 5 Pa-z-eo gwir eo anavezet. 

D'ann aour iaotenn emrekomandin, Rag-ze, tud vad, m'ho avertiz 

Hag a ro'io d'in da anaout Da renta d'in 'r pez a golliz. 

Par votre vertu, herbe d'or, — Le saint patron et sa baguette, — J'espère 
venir à bout — De découvrir ce que j'ai perdu. — N'importe où j'irai, — A 
l'herbe d'or je me recommanderai, — Et elle me fera connaître — Tout ce qui 
sera, certes, en sa puissance. — Celui qui refusera de me rendre — L'objet de 
ma recherche — Est certain d'être puni, — Puisqu'il est vrai qu'il est connu. 

I. Quelques personnes prononcent ir, ore et iir au lieu de aour (iaotenn), mais cette 
dernière forme est assez répandue pour qu'il semble permis de lui donner la préférence. 



de la Basse-Bretagne. S\ 

— Pour ces raisons, bonnes gens, je vous avertis — De me rendre ce que j'ai 
perdu. 

Ces paroles dites, il se tourne successivement vers chacune des trois 
cornières de la prairie et prononce à haute voix le nom de l'objet en 
possession duquel il veut rentrer. La personne qui l'a ramassé se sent 
tout à coup, en quelque lieu qu'elle puisse être, poussée par une force 
inconnue vers le porteur de l'herbe merveilleuse. 

L'herbe d'or ne fait pas seulement retrouver les choses perdues, elle 
décuple les forces du travailleur, assure la victoire à la lutte, rend infa- 
tigable à la course, et, comme Vherbe au pivert, avec laquelle on la con- 
fond quelquefois, mais à tort, donne l'intelligence du langage des ani- 
maux. Le jour où on la coupe, il pleut abondamment. C'est ainsi que, 
dans la grande prairie de Plomarc'h, auprès de Douarnenez, et dans 
celle de la Salle, à Braspartz, où sa présence a été de tout temps signa- 
lée, on n'a jamais vu, de mémoire d'homme, couper les foins une seule 
fois, sans que les faucheurs n'aient été mouillés jusqu'aux os. On dit 
qu'elle brille, la nuit, comme un cierge, mais que, quand on s'approche 
d'elle pour la cueillir, sa clarté pâlit et disparaît. 

Cf. Barzaz Breiz, Merlin (notes, 1 1) et le Tribut de Noménoé. 

XIX. — La race des charmeurs de vent n'a pas encore complètement 
disparu. Conjurer les effets de la tourmente la plus implacable est pour 
eux un jeu d'enfant, s'ils ont eu la précaution de mettre en réserve deux 
pommes jumelles étroitement unies et ayant conservé le lien unique qui 
les tenait suspendues au même rameau. Si rare qu'elle soit, la chose 
n'est pas introuvable. Dès que le vent commence à souffler en tempête, 
on retire du bahut de chêne la petite boîte qui renferme le talisman et 
on la dépose sur la table. Au second coup de vent, on ouvre la boîte, 
en faisant le signe de la croix. Au troisième coup, on regarde attentive- 
ment les pommes, et, si elles remuent quelque peu^ on se hâte d'avoir 
recours à Poraison que voici : 

Avel spontuz ha dichadennet, 

Gan-ez ann holl draou a vo draillet. 

Nag en ti, nag er mez, 

Ne vô sûr mar kontinuez. 

Ha koulskoude, daoust da c'hourdrouzou, 5 

Nin hor beuz aman evid-oud louzou. 
Vent effroyable et déchaîné, — Par toi tout sera bouleversé. — Ni dans la 
maison, ni au dehors. — Sûreté ne sera si tu continues, — Et cependant, 
malgré tes menaces, — Nous avons ici contre toi remède. 

Rey. Celt. VI 6 



82 Charmes, oraisons et conjurations magiques 

Les assistants se passent alors de l'un à l'autre les deux pommes mer- 
veilleuses, puis reprennent en chœur : 

Frouezen mad ha delisiuz, Er-mez c'houi a zo bet furmet, 5 

Grit ouz-omp eur zell truezuz ; E beg ar wezen oc'h bet darevet, 

C'houi a goumand war ann amzer Hag hoc'h euz gallet bepred regli 

Kouls er vro-man 'vel e peb kar- Ann avel, ha pa ve' furluc'hi. 

[tier. 

Fruit bon et délicieux, — Jetez sur nous un regard de pitié ; — Vous com- 
mandez au temps — Aussi bien en ce pays qu'en tout quartier. — Aux champs 
vous avez été formé, — A la cime d'un arbre vous avez mûri, — Et toujours 
vous avez pu faire la loi — Au vent, si courroucé qu'il fût. 

A ce moment, les pommes circulent une seconde fois dans toutes les 
mains, après quoi les voix s'élèvent de nouveau : 

E miz abrel, oc'h bet bleuvetet ; En despet d'ann avel miliget, 

E miz maë ez oc'h bet furmet ; Hag en gwengolo, pa-z-oc'h an- 
Even, gouere, hoc'h euz passeet [treet, 

Heb kavout droug deuz avel e-bet; E dorn ann den oc'h hen em daolet. 
E miz eost^ c'houi oc'h bet ruziet 5 

Au mois d'avril, vous avez été en fleur ; — Au mois de mai, vous vous êtes 
noué; — Vous avez traversé juin, juillet, — Sans éprouver d'aucun vent dom- 
mage; — Au mois d'août, vous êtes devenu rouge — En dépit du vent mau- 
dit, — Et, en septembre, quand vous êtes entré, — Dans la main de l'homme 
vous vous êtes jeté. 

Ici encore le talisman fait le tour de l'assemblée, et l'oraison se ter- 
mine ainsi : 

Bremanetapahor beuzar bonheur Honti,horgranch haghorc'hreier, 
D'ho possedi en hor c'hever, Hor foën, hon ed, en hor parkeïer, 

Ni a c'houlen, en hoc'h hano, Ha mar bezont hoU d'eomp miret, 

Ouz sant Matulin ar Ponthou, En ho voestik vihan c'houi vo sar- 

Diouzeuntourmandkendiremed $ [ret. 10 

Ma vizimp evel-d-hoc'h prezervet. Evel-se bezet gret. 

Maintenant donc que nous avons le bonheur — De vous posséder au milieu 
de nous, — Nous demandons en votre nom — A saint Mathurin du Ponthou, 
— Que, d'une tourmente si impitoyable, — Nous soyons comme vous préser- 
vés. — Notre maison, notre grange et nos étables, — Nos foins, le blé dans 
nos champs, — Si tous (ces biens) nous sont conservés, — Dans votre petite 
boîte vous serez renfermé. — Ainsi soit-il. 

XX. — Il existe plusieurs moyens de se rendre le sort favorable, soit 
au jeu, soit dans toute autre circonstance. Avant les dernières lois mili- 



de la Basse-Bretagne. 8j 

taîres, les conscrits en avaient un, à leur disposition, d'une grande 
efficacité pour échapper à l'impôt du sang ; c'était de se faire recom- 
mander à saint Maurice par une sorcière ayant le don. Pour avoir le don, 
la sorcière devait être née au mois d'août. La nouvelle législation a 
causé un irréparable préjudice à l'industrie assez lucrative qu'exerçaient 
ces intéressantes matrones. Non contentes de se faire grassement payer 
leur peine, elles exigeaient pour le saint divers dons en nature, tels que 
blé, poulets, œufs, andouilles, morceaux de lard salé. Ces présents 
étaient prudemment renfermés sous clé, en attendant leur remise au 
destinataire^ et la cérémonie commençait par cette invocation : 

Sant Mauris, me ho ped 
Da reï d^'am feden reked ; 
Deuït da ober eur zell a druez 
Ouz eur baourez maluruzez 
Pehini a zo dre ar vro 5 

rei meuleudi d'hoc'h hano. 

Saint Maurice, je vous prie — De faire à ma prière accueil; — Venez jeter 
un regard de pitié — Sur une malheureuse pauvresse — Qui parcourt le pays 
— En louant votre nom. 

Amen, répondait le conscrit dévotement agenouillé près de la sorcière, 
laquelle lui tenait alors ce langage : — Si tu ne veux damner ton âme, 
tu ne répéteras à qui que ce soit la prière que je vais t'apprendre. Le 
numéro que tu dois amener sera plus ou moins élevé, selon le nombre 
de fois que tu la diras, mais sache bien que, si tu cherches à connaître 
ce nombre ou gardes l'arrière-pensée de trahir le secret que je m'ap- 
prête à te confier, saint Maurice, au lieu d'être pour toi, sera contre toi. 
Et maintenant que tu es averti, suis bien mes paroles et fais-les entrer 
dans ta mémoire : 

Me a zo eun den iaouank Ne fell ket d'in beza separet, 

A denn d'ar billet inkontinant, Rak ar vuez soudard a zo garo, 

Hag a zo a galoun vad Ha kouitaat ar ger a zo c'houero. 

c'houlenn chomm en ti he dad, Rak-ze d'ehoc'h-c'houi , den a 
Hagac-'houlenntennaeungwenn, 5 [vrezel, 

Evit na rankin partial bizikenn. Grit m'hen dô ann tad he vugel. 
Diouz va zud ha va mignoned 

Je suis un jeune homme — Appelé à tirer au sort sans tarder, — Et qui, de 
bon cœur, — Demande à rester dans la maison de son père. — Je demande à 
tirer un blanc (un bon numéro), — Pour n'être jamais forcé de partir. • — De 
mes parents et de mes amis — Point ne veux être séparé, — Car la vie de 



84 CharmeSj oraisons et conjurations magiques 

soldat est rude — Et quitter le village est amer. — C'est pourquoi, homme de 

guerre, — Faites que le père conserve son enfant. 

La leçon apprise, c'était à la sorcière de répondre à son tour amen, 
à chaque oraison récitée. La séance se prolongeait jusqu'à ce que l'épui- 
sement du conscrit fût à peu près complet. L'événement ne répondait 
pas toujours aux assurances données ; il y avait bien parfois quelques 
déceptions, mais elles s'expliquaient si naturellement par les mauvaises 
dispositions du client, ou par son manque de foi, que ce dernier était le 
plus souvent le seul à s'en étonner et à s'en plaindre. 

XXL — Si l'on invoque souvent les saints pour obtenir grâces et 
faveurs, certains hommes, paraît- il, ne craignent pas de s'adresser dans 
le même but au diable. D'aucuns même seraient assez peu soucieux de 
leur âme pour la lui abandonner en toute propriété, en échange de 
quelques misérables sacs d'argent. Pour se mettre en rapport avec le 
vieux Guillaume ou le vieux Pol, comme on appelle communément l'esprit 
du mal, il faut attraper une grenouille verte, le jour de la pleine lune, 
et la déposer dans une fourmilière, en disant : 

Heb aoun na spount, 

Gweskler glaz^ kê en da roud ; 

Gra konesans gant ann diaoul, 

Evit ma zigaso d'in eun neubeut aour, 

Hag evit m,a vezo moienn 5 

Da choum hep labourât da vizikenn. 

Sans peur ni effroi, — Grenouille verte, poursuis ta route; — Fais connais- 
sance avec le diable, — Pour qu'il m'apporte un peu d'or — Et que j'aie le 
moyen — De rester à jamais sans travailler. 

Après ces préliminaires,, on se rend dans un carrefour où viennent 
aboutir cinq chemins, et l'on prononce, quand sonne minuit, la formule 
d'engagement suivante : 

Aman, bemdez, d'ann anternoz, Me a bromet fidélité 5 

E vezin kavet ouz da c'hortoz ; Da Zatan ha d'he vugale. 

Aman, e rin arranjamant Ha, dre bevar c'horn ar bed, 

Gant ann diaoul fasilamant. Evit-han me ielo da redek. 

Ici, chaque jour à minuit, — On me trouvera à t'attendre ; — Ici, je ferai 
arrangement — Avec le diable facilement. — Je promets fidélité — A Satan 
ainsi qu'à sa lignée, — Et, par les quatre coins du monde, — Pour lui j'irai 
courir. 



de la Basse-Bretagne. 85 

A ces derniers mots_, le diable arrive par l'un des cinq chemins, puis 
accourent successivement un chat noir, par celui qui lui fait face; une 
poule blanche, par un autre ; la grenouille verte et une armée de fourmis 
par le quatrième. Quant au cinquième chemin, qui est celui par lequel 
l'évocateur est entré dans le carrefour, il lui est réservé, pour qu'il 
puisse se retirer sans être inquiété, après que les conditions du contrat, 
longuement débattues, ont été acceptées de part et d'autre. Un des 
témoins du pacte, chat, poule ou grenouille, appartient de droit à la 
personne qui a vendu son âme, et la suit pour rester attaché à son ser- 
vice. La préférence est généralement donnée au premier de ces ani- 
maux '. Quand on veut que le chat noir aille quérir de l'argent, il faut, 
avant d'aller se coucher, placer le soir près de lui une bourse remplie 
d'un seul côté et lui commander de faire son devoir. Dès que la chan- 
delle est éteinte, le chat se met en campagne, emportant l'argent, et 
l'on peut être sûr de le voir, le lendemain ou l'un des jours suivants, 
rentrer au logis avec le double de la somme qui lui a été confiée. Lors- 
qu'on renouvelle l'expérience, on doit prendre bien soin de ne mettre 
dans la bourse aucune pièce d'or ou d'argent qui y ait déjà figuré, car 
celles qui ont servi une fois à cet usage ont perdu toute leur vertu. 

L. F. Sauvé. 



I . Ces traditions relatives à la poule blanche et à la grenouille verte n'existent plus 
guère qu'à l'état de vagues souvenirs. On assure que l'une et l'autre peuvent procurer 
de l'argent, mais on ne sait plus comment il faut s'y prendre pour obtenir ce résultat. 



MÉLANGES. 



DES PRONOMS INFIXES. 

L'ancien irlandais nous présente fréquemment des cas d'infixation des 
pronoms personnels, surtout comme régime. Ce pronom s'infixe : 

i*" Entre la conjonction négative et le verbe. Ex. : nihtd = ni-b-tâ 
'non vobis est' ; nitîd = ni-t-td 'non tibi est'. 

2° Entre un préfixe verbal et le verbe. Ex. : romsôirsa = ro-m-s6ir-sa 
'me salvavit' ; ro est un préfixe verbal (j= gr. r.po) et sa une enclitique 
augmentative de la i "'« pers. du singulier ; nonmoidemni = no-n-moidem-ni 
'nous nous louons' ; no préfixe verbal (= gr. vu), /z/estle pronom 'nous' 
répété comme 'nota augens'. 

3" Dans l'intérieur même du verbe, entre son préfixe et son thème. 
Ex. : atotchiat = ad-do-î-chiat 'ils te voient'. Le verbe est adchiat 
'vident', t est le pron. 2^ pers. sg. Pour mettre ce pronom en relief et 
en quelque sorte en lumière, pour l'empêcher de se perdre dans l'ombre 
du préfixe, on le fait précéder de la particule verbale do qui n'a aucun 
sens par elle-même^ mais qui forme en quelque sorte le clou auquel 
s'attache le pronom. Les deux d consécutifs de ad-do se combinent en un 
/ et l'on a le mot atotchiat. Cotobsechaim = Co-do-b-sechaiin 'je vous 
blâme'. Le verbe est cosechaim; to pour do le préfixe inerte que nous 
venons de signaler, b est le pronom de la 2^ pers. pi. 

Voilà les trois classes de pronoms infixes décrits par les celtistes depuis 
Zeuss qui, en découvrant l'ancien irlandais, a découvert et analysé ces 
formes. Mais il y a là une confusion et nous avons réparti nos exemples 
en trois classes justement pour la faire plus aisément remarquer. 

Si dans les deux premiers cas le pronom paraît soudé au verbe, c'est 
purement une affaire d'écriture. Supposons qu'en français nous écrivions 
en un seul mot neljHpâ pour 'ne le faites pas', nous aurons dans le fran- 
çais actuel un exemple de pronom infixe parfaitement identique à l'ancien 



Des pronoms infixes. 87 

irlandais nibta 'non vobis est' : dans l'un et l'autre cas le pronom est non 
pas exactement infixe, mais proclitique. Dans l'écriture française il n'y 
paraît pas, parce que notre système d'écriture repose — en jugeant la 
chose du point de vue scientifique — sur deux superstitions : 1° elle ne 
tient pas compte de la prononciation ; 2" elle distingue ce qu'on appelle 
les parties du discours, et l'écriture donne, non pas le phonème, mais le 
résultat de l'abstraction et de l'analyse. Nous ne nous en apercevons pas, 
parce que par suite de notre éducation grammaticale c'est justement ce 
qui est philosophique et raisonné qui nous paraît naturel et simple; mais 
c'est une pure illusion. Notre écriture est une abstraction, de même, à 
un autre point de vue, que, si au lieu d'écrire : 'cette eau est glacée', 
nous écrivions : HO près de 0". 

Pourquoi ces groupes où le pronom figure sont-ils écrits d'une seule 
teneur en ancien irlandais ? Parce que, lorsqu'on écrit une langue bar- 
bare pour la première fois, les grammairiens n'en ont pas encore analysé 
les éléments, et qu'on écrit en un seul mot ce qui paraît former un seul 
mot à l'oreille, c'est-à-dire ce qui se prononce d'une émission de voix 
absolument continue. C'est ainsi qu'en ancien irlandais on écrit l'article 
et le pronom possessif avec le substantif, etc., et que se forment des 
groupes de mots dans lesquels les sons s'influencent les uns les autres 
comme s'il ne s'agissait que d'un seul mot. C'est là la cause des faits de 
phonétique syntactique ' . L'ancien irlandais, en écrivant d'une seule 
teneur ces groupes de mots, était, à certains égards, dans sa spontanéité 
instinctive, plus près d'une écriture scientifique que nos langues modernes 
où nous distinguons tous les mots, c'est-à-dire des éléments abstraits 2. 

A parler rigoureusement, il n'y a pas de mots ni de parties du discours. 
Ce sont des abstractions créées par les grammairiens. Les mots n'existent 
que comme les éléments en chimie. On constate la présence des éléments 
dans les composés que nous fournit la perception, on les isole dans le 
laboratoire; quelquefois, quoique bien rarement, la nature nous les livre 
à l'état simple ; mais le plus souvent nous ne les connaissons que dans 
les corps composés où l'expérience les constate et où l'analyse en déter- 



1. Un écrivain français du siècle dernier, Restif de la Bretonne, avait entrevu qu'il serait 
rationnel d'écrire les enclitiques et les proclitiques avec les mots auxquels ils se joignent 
dans la prononciation. Il avait imaginé d'écrire ensemble, séparés seulement par des traits, 
les mots qui se prononcent ensemble. Par exemple, dans le volume intitulé les Contempo- 
raines (Ed. Assézat. Paris, Lemerre, 1876), nous trouvons les graphies suivantes : p. }6, 
assés-raisonnable ; p. 37, quelque-soit ; — elle aurait-ensuite-voulu ; — elle était trop- 
fière pour s'en-inquiéter ; p. j?- je n'en-veux-pas ; p. 55, au-premier-jour ; p. 56, je 
n'en-ferai-rien ; p. 58, les plus-indispensablement-nécessaires, etc. passim. 

2. Sans aller aussi loin dans cette voie que l'ancien irlandais, l'ancien gallois écrivait 
ensemble certains groupes de mots. On peut s'en assurer à chaque ligne des Mabinogion. 



88 Des pronoms infixes. 

mine la proportion. De même il n'y a pas de parties du discours, il n'y a 
pas de mots, il y a des phonèmes plus ou moins prolongés, dans lesquels, 
par la faculté d'abstraction, nous distinguons des éléments divers que 
nous appelons des mots et que nous répartissons dans différentes catégo- 
ries grammaticales. Puis, par suite de l'éducation et de l'habitude, quand 
nous voulons représenter ce phonème par un signe qui le conserve, 
nous le traduisons — je dis traduisons — par la notation des divers élé- 
ments auxquels nous l'avons réduit '. 

Je n'ai pas étudié ces langues éloignées et sauvages dans lesquelles 
régnent, nous disent les linguistes, ce qu'ils appellent l'agglutination, ou 
l'incapsulation, ou l'emboîtement, mais je suis tenté de croire que c'est 
une opinion chimérique et que ces linguistes se nourrissent d'illusions. 
Comme ils ne possèdent pas de formes anciennes de la langue et qu'ils la 
notent par l'oreille, ils écrivent en un seul mot des phonèmes continus, 
et, comme la langue est usée par de longs siècles de déformation phoné- 
tique, ils n'y distinguent pas les différents éléments qui se sont soudés 
par l'usage. J'ai idée qu'en écrivant le français comme il se prononce et 
en faisant abstraction de ce que nous en savons, en le traitant comme 
une langue américaine ou océanienne, on arriverait à le classer parmi les 
langues agglutinantes ou encapsulantes. Par exemple, que l'on suppose 
un instant notre conjugaison avec ses pronoms et ses proclitiques ou 
enclitiques écrite comme elle se prononce, et l'on aurait pour cette langue 
de 'Paris en Amérique' des séries comme celles-ci : 

jèm ('aime) jlèm (je l'aime) jlèmpà 

tèm (t'aimes) tulèm (tu l'aimes) 

ilème (il aime) imème (il m'aime) imèmpâ 

alème (elle aime|2 amèm (elle m'aime) amèmpâ 

Dans la philologie excentrique, j'entends par là la philologie des langues 
excentriques, ce sont là différentes variétés de conjugaisons qui ont cha- 
cune un nom spécial. 

Comme on peut s'en convaincre en jugeant ainsi les choses de haut, 
c'est une illusion de voir des pronoms infixes dans des formules comme 

1. Sur ces questions nous renvoyons au remarquable article de M. Sweet 'VVords, Logic 
and Grammar' dans les Trans. of the Phil. Society, 1875-76, p. 470 et sq. Si M. Sweet 
avait connu les langues celtiques, elles lui auraient fourni des exemples et des arguments 
par le groupement dans l'écriture des 'fuU-words' et des -half-words', et par les muta- 
tions de consonnes initiales qui résultent de ces groupements phonétiques. L'ancien irlan- 
dais lui fournira des exemples de la méthode qu'il recommande p. 482, en ajoutant qu'il 
ne sait pas de langue où elle ait été appliquée dans l'écriture. 

2. Nous donnons ainsi cette personne, parce que dans le français populaire de Paris 
et de ses environs le pron. fém. de la y pers. du sg. est al devant une voyelle et a 
devant une consonne. 



Des pronoms infixes. 89 

nibta 'non vobis est' et romsôirsa 'me salvavit'. C'est une illusion analogue 
à l'illusion d'optique qui fait voir brisé le bâton que l'on plonge dans 
l'eau. Dans l'un et l'autre cas le raisonnement doit réformer le témoi- 
gnage erroné des sens. 

Il n'y a donc de pronoms vraiment infixes que dans notre troisième 
classe atotchiat 'vident te' cotobsechaim 'vitupero vos'. Encore faut-il 
remarquer que, dans ce cas même, le terme de 'pronom infixe' n'est que 
le point de vue d'un âge postérieur, lorsque la préposition servant de pré- 
fixe s'est intimement soudée au verbe qu'elle venait modifier. Nous avons 
un exemple de cet état du langage sous nos yeux même en allemand, 
dans ce qu'on appelle les verbes séparables'. Ce sont des verbes dans 
lesquels la préposition-préfixe se sépare du thème verbal. L'ordre des 
disjecta membra est seul différent en irlandais et en allemand. En irlandais 
le préfixe se sépare du verbe pour presser entre eux deux les pronoms 2. 
En allemand cela n'a lieu que pour intercaler la préposition zu 'à' ; 
p. ex. : ahschreiben 'copier' abzuschreiben 'à copier'. Lorsqu'on exprime 
un régime, substantif ou pronom, la préposition-préfixe se transporte de 
l'autre côté. p. ex. : schreiben Sic es mir ab 'copiez-moi cela' ; icb sage es 
Ihnen voraus 'je vous le prédis' du verbe voraussagen. Que l'on suppose 
ces exemples allemands écrits en un seul mot et quelque peu contractés 
par la rapidité de la prononciation, et l'on aura un parfait parallèle aux 
particularités de l'ancien irlandais. 

Mais sont-ce même des particularités de l'ancien irlandais ? N'y a-t-il 
pas là seulement la survivance d'un temps où les éléments du langage 
n'étaient pas encore soudés, et où la préposition n'était pas encore un 
préfixe, mais seulement un modificateur ? Nous avons le droit de l'affir- 
mer en voyant qu'il en était ainsi dans le plus ancien âge de la langue 
latine. Les grammairiens anciens nous en fournissent des exemples qui 
leur paraissaient des singularités au temps où ils vivaient. Festus(Ed. Mùl- 
1er, p. 190) nous dit : Ob vos sacro, in quibusdam precationibus, est 
pro vos obsecro, ut sub vos placo, pro supplico. « Ob vos sacro se trouve 
dans quelques prières — c'est le caractère hiératique de la prière qui 
avait conservé l'archaïsme — pour vos obsecro, de même que sub vos 
placo pour vos supplico. » Ailleurs encore (p. 309, éd. Mùller) Festus 

1 . La préposition ass^ lat. e ex, est quelquefois employée en irlandais d'une façon qui 
rappelle l'emploi d'aus en allemand, out en anglais : lotar ass 'they went oui'; tahuir 
ass hi 'take her oui'; tug a ossnam ass, litt. 'il poussa sa respiration dehors', c'est-à- 
dire 'il soupira', etc. 

2. L'anglais a aussi des verbes séparables, où la préposition s'écrit séparément du verbe : 
'take il ouf, 'bring the man in', etc. 



90 Des pronoms infixes. 

cite le même exemple sub vos placo (in precibus fera cum dicitur) et en 
donne deux autres empruntés aux Lois : îransque daio pour traditoque, et 
endoque plorato pour imploraîoque ' (endo est la préposition contenue dans 
d'anciennes formes conime endoperator plus tard imperator). M. L. Havet 
a fait remarquer 2 qu'il faut interpréter ainsi un passage du chant des 
Frères Saliens prs tel tremonti qui est pour pratremunt te, et, à l'occasion 
d'un vers de Naevius qu'il veut restituer en y introduisant une infixation 
de ce genre ?, M. Havet observe que celte tmèse se rencontre jusque dans 
des écrivains classiques : disjecîis disque supatis et indignos inque meren- 
tes dans Lucrèce, inque saluîatum linquo dans Virgile, argento post omnia 
panas dans Horace. La tmèse par que est la plus fréquente et les poètes 
classiques ont plus d'une fois profité de la licence qu'elle leur donnait 
dans leurs vers. 

Atotchiat et suh vos placo sont des exemples absolument identiques. 

On peut encore trouver d'autres emplois de pronoms infixes, en élar- 
gissant le cadre de la comparaison, en prenant des formes verbales, 
aujourd'hui soudées, mais qui à une époque historique ont été des péri- 
phraseS;, p. ex. le futur dans les langues romanes. Le irancais j'aimerai 
est pour je aimerai, ego amare habeo. Dans le bas-latin de France on 
trouve des formes de futur décomposé avec pronom infixé, p. ex. : non 
sis tristis, domni pater, quia deus satisfacere tibi habet'^, au viiiMx* siècle. 
Le français, non plus que l'italien, ne paraissent pas s'être permis cette 
liberté, mais on en trouve des exemples en provençal, p. ex. : deslivrar 
los ai 'je les délivrerai'. — E Uvrar lo m'etz au Chabert pour E livraretz lo 
me... 'vous me le livrerez à Chabert' litt. Et liberare illum habetiss. — 
Mudar lanz em pour mudarem nos lai 'nous nous rendrons là-bas' litt. 
mutare illac nos habemus^. — Il en est de même en espagnol et en por- 
tugais7. 

On voit par ces exemples qu'il ne faut pas se hâter de revendiquer 
pour une langue le monopole de telle ou telle particularité grammaticale, 
et qu'il ne faut pas, d'après les caractères de l'époque où on la connaît, 
^emprisonner à jamais dans une catégorie fixe et rigoureusement déter- 

1. Le ms. et les éditions de Festus portent edendoque plorato. La lecture endoque plo- 
rato est une correction tout à fait justifiée de M. Bréal, Mém. Soc. Ling. T. IV, p. 379. 

2. L. Havet : De Saturnio Latinorum versu, p. 252. 

3. Ibid. p. 388. 

4. Vita S. Euphros. Ed. Boucherie, cité par Diez. Gram. des lang. Rom. trad. franc. 
T. m, p. 257. 

$. Paul Meyer, Guillaume de la Barre, p. 36. Cf. Diez, t. III, p. 258. 

6. Flamenca. Éd. P. Meyer, v. 3J21. 

7. Diez, t. II, p. 155 et 171. 



Irisclie Miscellen. 91 

minée. La juxta-position, l'agglutination, la flexion sont bien loin de 
s'exclure dans la vie des langues ; elles passent incessamment l'une dans 
l'autre, et si une langue se modifie dans ses transformations successives, 
c'est comme l'homme qui du berceau à la tombe voit se renouveler sans 
cesse le tissu et les molécules de son être, qui, lorsqu'il meurt, a sou- 
vent usé plusieurs corps, et qui pourtant reste unus et idem. 

H. Gaidoz. 



IRISCHE MISCELLEN. 

I. 
DIE SIGEN SATUIRN IN TOGAIL TROI. 

In Stokes' Ausgabe der Togail Troi s. Rev. celt. V, 598 ff.j laesst die 
Uebersetzung besonders viele Lùcken ofîen bei der Erzashlung von der 
Entdeckung der i/^en Satuirn durch den jungen Hector (1. 950-980); 
auch in seinen Addenda (Rev. celt. V, 401 ff.) hat er dieselben nicht 
ausgefùllt. Wie mir scheint, rùhren dieselben daher, dass Stokes nicht 
beachtet hat, dass aie sigen, welche 1. 1729 erwsehnt wird, mit der 
fruher genannten identisch ist. Dièse zweite Stelle lautet ^p. 43) : 

Is andsin rogab in leoman luath londferggach 7 in t-ardmilid aigthidi 
Hectair ./'. in sigin Satuirn a senathar ina laini : gai side slindlethan 
sithremur sithard, na cnmcitis curaid comlûth. Ratuaslaicit a seclit secheda 
coidlidi coirtchidi di, 7 rastôcaib leis ri aiss, amal seolchrand sitlilungi 
sithlibri, 7 rasturn arna sluagaib co rachuir drohga diarmithi dona deglae- 
cliaib i fannligib fola .ri. 

Das heisst nach Stokes (p. 109) : 

Da nahm der rasche jaehzornige Lœwe und der furchtbare Hauptkrieger 
Hectoir die sigen Saturns, seines Grossvaters, in die Hand ; das war 
eine breitklingige, dicke, lange und hohe Lanze, welche Helden nicht 
zu bewegen vermochten. Ihre sieben hasutigen, gegerbten Felle wurden 
von ihr abgelœst; und er hob sie auf den Rùcken wie den Mastbaum 
eines sehr langen SchifFes ; und er senkte sie gegen die Heere, so dass 
er ungezsehlte Schaaren von den wackeren Kaempen in das weiche Blut- 
lager niederstreckte u. s. w. 

So ist auch an der ersten Stelle die sigen kein Gœtzenbild [statue 
ùbersetzt Stokes , sondern dièse selbe Lanze, also vielmehr ein « Feld- 
zeichen ». So ist die Stelle (p. 24) verstaendlicher : 



92 Irise h e Miscellen. 

Isna laaibsin raérig Hectoir mac primalalnd Priaim ara baethair bdisi 
7 ara luagaill rebartha ar srdtib na senchatrach 7 ar marggad na môrcha- 
irach, 7 tank istech irrabi in tsigen Shatuirn sddail cona sigenchometaid 
l'iasal on amsir riam rempu anall, 7 rasconnaic 7 rasiarfaig 7 iss ed rardid. 
u Ca rét )) arse « in sét slessa suachnid sainemail sdrmorsa thall? » — 
<i A meic », arse « cid tdisiu da iarfaigid? Sigen do senathar Sdtuirnd 
sddail, dasitled na senchaîha saethracha slrmôra na hamsiri riam remut. » 
— « Dammanicsea miand mannair fuirthi, dammad litli latsu. » — « Is 
lith im., a meic, « arse ; « acht atd ni nidamlaindsea : Idnbrostud ar nech 
etir da indsaigid, acht cdch cona thoga trénacnid chena. » Is andsain tdnic 
saigted santi 7 drichta gaile donti do Hectoir, 7 raérig da indsaigid, 7 ras- 
gabastar chuci ara balcbolgdn, 7 rastarraing da corranaib cràaidi cuara 
cromérona, 7 ica tarraing dô raérig fetgaire na n-dea 7 golgaire na n-air- 
demna adiû 7 anall 7 cechtar dib taebaib di impi ; 7 is and tue leiss ar 
chomarsing (/) in lâir 7 in tigi hi, 7 rabenastar a seicheda sentascidi sen- 
ciiiathaidi di, 7 rasgab cocomthrom 7 rasfeg remi 7 'na diaid, 7 daringni 
rethrean rebach bossi di, ddig ba fortail furthi, co romaidestar hinairmidi 
cet do grdndiblib teined trichemruadi dar cach n-aird n-airegda n-airchend- 
chaidi di, 7 rascuir ûad ara airdérgud taisceda doridisi co rastisad eicen 
adbul ingluaisti chuci. Is andsin rachonnaic in sigenchometaidsain, 7 rucas- 
tar atlugud buidi dina deib, 7 tanic immach 7 rainnis do Priaim mac 
Lamidôin 7 do thuathaib îunidi Troianna, 7 ni racreited leosum sain co 
tucad Hectoir 7 in tsigen môr sain leis. Co rasimmir 7 co rasmannair, co 
rastôcaib 7 co rastoraind 7 co rascroith asa cathurlaind 7 co rascuir uad 
ara dérgud taisceda dorisi ; 7 rachondcatarsum sain rucsatar atlugud 
budi dona deib, co rancatar néoil co neillchiachaib ni mi. « Bermait a budi 
dona deib. Dariacht chucaind fiugair na firfastini firmôri 7 drumchla 
digaind dilend in betha 7 cend anratachta uli Assia. » 

Der Sinn dieser Erzaehlung scheint der folgende zu sein, wenn auch 
manches Einzelne fraglich bleibt : 

In jenen Tagen machte sich Hectoir, Priam's erster, schœner Sohn, 
in seiner tolien Laune und ara luagaill der Regsamkeit auf durch die 
Strassen der Altstadt und den Markt der Grossstadt und kam in das 
Haus. in welchem das Feldzeichen Saturn's des Bequemen war bei dem 
hohen Feldzeichen-Bewahrer seit altvergangener Zeit ; und er sah es 
und fragte darnach und sprach : « Was ist « sagte er « dièses auffal- 
lende, merkwurdige, ùbergew'altige Kleinod von einem Schafte ' dort?» 
— « O Knabe ! » sprach er « weshalb fraegst du darnach !* (Es war) das 
Feldzeichen deines Grossvaters, Saturn's des Bequemen, da er die 

I. cf. Windisch, Ir. Texte, p. 781 s. v. 2. sliss, slissên. Zum Ausdruck vgl. set a 
dètgni diartim, ib. 6^, 5. 



Irische Miscellen. 93 

mùhevollen, langen und gewaltigen alten Schlachten gewann ' ehedem 
vor deiner Zeit. » — « Mich hat der Wunsch ergriffen, es zu schwingen, 
wenn es dir ein Glùckstag scheint. » — « Freilich ist es ein Glùckstag, 
Knabe «^ sprach er, « aber es giebt etwas, was ich nicht wagen ^ 
mœchte : ûberhauptjemand geradezu aufzufordern ihm zu nahen, sondern 
jeder (soll esl ohne das ithun) nach der Wahl seines krseftigen Charak- 
ters. » Da traf ihn, den Hectoir, der Pfeilschuss der Begierde und 
drichta 3 der Tapferkeit, und er gieng auf es zu und nahm es an sich an 
seinem starken FutteraU ; und er zog es von seinen harten, gebogenen, 
krummnasigen Hakens, und da er es zog, erhob sich das pfeifende 
Geschrei der Gœtter und das Jammergeschrei der Luftgeister diesseits 
und jenseits und auf beiden Seiten ringsum. Und dann brachte er es 
mit sich in den freien Raum mitten im Hause und entfernte die altge- 
schnùrien^, vom Alter geschwaerzten (?) 7 Haeute von ihm und ergriff 
es im Gleichgewicht und betrachtete es vorn und hinten und machte ein 
geschicktes Handraedchen damit — denn er war seiner maîchtig — , so dass 
ein vollgezaehlies Hundert von rothsprùhenden Feuerfunken aus jeder 
hervorragenden End-Ecke von ihm hervorbrach ; und er legte es von 
sich zuruck auf das Lager seiner HùUe^, bis dass ein grauser, unab- 
wendbarer Nothfall ihn befiele. Da sah diess der Feldzeichen-Bewahrer, 
und er sagte den Gœttern Dank und kam hinaus und berichtete es Priam, 
Lamidon's Sohn, und den Stasmmen des trojanischen Besitzthums ; und 
sie glaubten es nicht, bis er Hectoir brachte und mit ihm jenes gewaltige 
Feldzeichen. Nun liess er es spielen und schwang es, hob es in die 
Hœhe und senkte es nieder und schûttelte es vom Schlachtgriff aus 9 ; 
und er legte es von sich zuruck auf das Lager seiner Huile s. Und als sie 
diess sahen, dankten sie den Gœttern, bis Wolken mit Wolkennebeln 
des Himmels kamen. « Wir sagen den Gœttern Dank dafùr. Zu uns ist 
gekommen die Gestalt der wahren, wahrhaft grossen Weissagung und 
die feste First (die hervorragt aus) der Weltsùndflut und das Haupt der 
Kriegerschaft von ganz Asien. » 

Februar 1883. R. Thurneysen. 

1. dasitled eigentlich « als » oder « womit er die Schlachten seihte ; » sithlaim steht 
hier fur das gewœhnliche maidim, weil die Allitération ein verbum mit anlautendem j- 
verlangt. 

2. nidamlaind fur ni-dalmaind, wie damdatar fur dadmatar (Fél.). 
}. Cf. dreachd « a wile, trick, stratagem » Dict. Highl. Soc? 

4. bolgdn eigentlich u ein kleiner Sack » ; es sind die 7 oben erwashnten Haeute, in 
welche die Lanze gehûUt war. 

5. corrân eigentlich « ein kleiner Kranichsschnabel ». Die Lanze war damit an der 
Wand befestigt. 

6. Oder « lange aufbewahrten » ; taiscim aus do-faiscim. 

7. 1. senchiachaidi « altumnebelt? » 

8. Oder « damit es in Bewahrung gelegt werde. » 

9. d. h. indem er es am untern Ende, am Griffe, hielt. 



94 



Irische MisceUen. 



FRITAMMIOR-SA. 

On s'est habitué dans la philologie celtique à comparer la forme 
friîammiorsa (gl. me adficiet) Ml. 32^, 27 et quelques autres au verbe 
gaulois siwpo'j ieuru iorehe^v. Gramm. celt.^ p. 35. M. Windisch (Ir. 
Texte, p. 579) en construit un présent frith-iûraim que M. Stokes [Rev. 
celt. V, 119) dit « almost certainly cognate with the Gaulish verb ». 
C^est une erreur. 

On sait que l'ancien irlandais possède deux futurs en s, l'un simple, 
l'autre redoublé. La seconde formation ne se trouve jamais seule dans un 
système verbal, elle est toujours accompagnée de la première ; v. les 
exemples Stokes, Beitr. zur vrgl. Sprachf. VII, 50 s., Windisch, Ir. 
Gramm. §,§, 288, 323. Ces doubles formes ont-elles un seul et même 
emploi ? Cela serait bien surprenant, et en effet ce n'est pas le cas. 

M. Brugman a démontré dans un savant mémoire (Morpholog. Unter- 
suchungen III, 28 ss.) que le futur en s des langues occidentales n'est 
autre chose que le subjonctif de l'aoriste indo-européen. Les formes du 
futur irlandais sont, comme on sait, en même temps des futurs et des 
subjonctifs ; il y a de plus le « futur secondaire » avec toutes les fonc- 
tions du conditionnel roman. En examinant les formes des verbes qui 
possèdent ces deux futurs en s, nous observons que les formes simples 
sont presque toujours employées comme subjonctifs, tandis que le futur 
est exprimé par les formes redoublées. Il est probable que ces dernières 
ont été créées justement pour distinguer le futur du subjonctif; le modèle 
était peut-être fourni par les futurs redoublés sans s qui sont, originaire- 
ment, des subjonctifs du parfait, comme Jodidmaî, forcechun. Je ne citerai 
que les verbes dont nous connaissons assez de formes pour déterminer 
leur signification. 

Guidim (je prie) : 

I. Futur simple : a. comme subjonctif, après des conjonctions : 
annongeis cdch Wb. p. 181, 14; annogessid 146, 6; diangessidsi Ml. 
53/', 19; conroigsetWb. p. 109, 14; ciagessir 11$, 8; après la conjonc- 
tion n « que « : nondages Ml. 21/?, 8 et 9; niindatges 21b, 5; hges 
39^^ Vy àgesar (gl. orari) 5 u, 17 ; — b. comme impératif: nigessamni 
Wb. p. 68, 9; nigessid 1 59, 'i. Citons encore anasrugeset (gl. obtasse 



Irische Miscellen. 9 S 

eos) Ml. 48J, 17 et le futur secondaire nongesmais (gl. non aliter novi- 
mus supplicare) Ml. 21b, i, 

II. Futur redoublé;, comme futur: nogigius (rogabo) Ml. 46b, 12; 
gigsesa (gl. supplicabo) Ml. 47^, 4; giges dia (gl. supplicem) Ml. 53c, 
3 ; gigestesi (vous prierez) \Vb. p. 93_, 11; conditionnel : ised rogigsed 
Ml. 32^, 5. . 

Fo-long-, fo-com-long- (supporter) : 

I. Futur simple^ comme subjonctif : foliés {pour fo-n-lôs, gl. ferre vix 
possum) Ml. 62b; fulâs (gl. necesse est me sustinere] 33a, 2; cofullos (gl. 
ad ferendum] 58f, 12 ; /b//o (gl. aspera ferre non refugit) 32^^ 18; ani. 
fundlô gl. non commotius quam modus patitur) ^2d, 2 ; arafulsam Wb. 
p. 93, 1 1 ; cua (?) follosat (gl. ut perferant) Ml. 69a; fochith nadfocho- 
triolsam Wb. p. 92, 5 \ fochith nadfochomalsid 68, 13. 

II. Futur redoublé,, comme futur : folilusa (je supporterai; V/b. p. 140, 
19 \folilsat (gl. poenas solvent) i $6, 9 ; Lise folilsat igl. sustinendo) Ml. 
80a; coremifoil fgl. ut severitatem ultionis anticipiet] Ml. 23a, 8 est un 
exemple du subjonctif; -foil vient de *foUl[o], cp. remfolaingsiu (gl. 
anticipa) 44c, 24. 

Conring ije lie) : 

Fut. simple : condarlas (gl. quae alligare compellor) Ml. 21 ^, 7; — 
fut. redoublé : coririssiii (gl. ligabis) Ml. 1 34^; je ne sais si cotanriras- 
tarni gl. obligemur) Ml. 5 1 r. est un futur ou un subjonctif. 

Le futur en -s du verbe orgim (je frappe) doit avoir eu pour thème 
primitif "orx- qui devient en irlandais *ors- orr-. Cette forme n'est pas 
rare ; elle est presque toujours employée comme subjonctif : cacha orr 
Sg. \2b, -j ; frisnorr ^ (gl. pestilentiae proprium est inficere corpora) Ml. 
15a, 10; docomar (gl. aterat) 23J, 5 ; dufuarr gl. deterere 48c, 31 ; 
ciadu[n] fuarraidni (gl. si nos ateratis) 78^; une fois comme futur : 
dodaessarrsom (elle les délivrera) Wb. p. 32, 31. 

Quel devait être le thème du futur redoublé? Evidemment iorr ; et 
c'est lui qui s'est conservé dans la forme que nous avons donnée pour 
titre à notre article. Frisoircîls traduit <c adversabantur » Ml. 6jb, fris- 
norgar a afficitur ;> Ml. 77^. Nous venons de citer le subjonctif en -s : 
frisnorr. Il n'est donc pas douteux qu'il faut voir le futur redoublé du 
même composé dans frissiurr son (gl. aversabor) Ml. 37c, 12 ; ciaerat 



I. Mon ami Gûterbock s'est donc trompé en parlant d'une assimilation de g à r dans 
cette forme [Lateinische Lehnwœrter im Irischen 1 p. 87) ; je ne crois pas qu'une telle 
assimilation se trouve en irlandais; le cas de comroirnich pour comroircnich (ib.) est 
tout différent. 



t)6 Irische Misée lien. 

friiammioTsa (gl. quandiu me adficiet) Ml. ^zd, 27 ; ised aerat fri- 

tammiuraî 33^, i . 

Il ne reste donc plus que la forme iùrad (gl. factum est) L. Ardm. 
189/^, I qui puisse se comparer au gaul. eiiopcj. et seulement dans le cas 
où la glose serait la simple traduction du mot latin ; je ne suis pas en 
état de m'en assurer. 

Peut-être faut-il voir un ancien futur en -5 dans niriat (qu'ils ne 
vendent pas !) Wb. p. 172, 8, du verbe renim ; s entre deux voyelles a 
disparu. Futur redoublé : asririusa (gl. inpendam) Wb. p. 11$, 15; 
asriridia (dieu donnera) 152,6; asriri (gl. adpendat) Ml. 30c, 1 3 ; isdoib 
asrirther (à eux sera payé) Wb. p. s, 27. Cette explication n'est pas 
sûre, mais la flexion irrégulière de asririu la rend probable; v. Windisch, 
Ir. Gramm. § 278. 

R. Thurneysen. 

Mars 1883. 



SALTAIR NA RANN'. 

Der irische « Sîrophenpsalier>y hat seinen Namen daher, dass er die 
biblische Geschichte von der Weltschœpfung bis zu Christi Tod in 150 
Gedichten erzaehlt. Die Zahl der Strophen in den einzelnen Gedichten 
ist sehr verschieden ; die kùrzesten zaehlen 3 Strophen, daslasngste iNo. 
XI) 138. Die Strophe besteht aus 4 paarweise gereimten Versen von 
7 Silben. Der Reim hat die Eigenthûmlichkeit, dass jeweilen im ersten 
Vers der Assonanz-Vocal betont, im zweiten unbetont sein muss ; ist 
also das Reimwort im ersten Verse "einsilbig, muss das Schlusswort des 
zweiten mindestens zweisilbig, ist jenes zweisilbig, muss dièses dreisil- 
big sein. Ausnahmen sind sehr selten, fehlen jedoch nicht ganz, z. B. 
72 1 7 Ri iarlaic inlic o-chéin 

lîicenn nadeilbi ^o/;/-sleib. 
7641 Ri rohic^ amra tola, 

mnai triiaig dindrobur fola. 
Andere Faelle sind leicht zu corrigieren, z. B, 
7497 Hua Jobe cenathis cinn 

dorinscann bathis mblaith bind (1. mblaithbind). 
Die letzte Zeile jedes Gedichts muss wenigstens ein Wort der ersten 

1. Saltair na Rann, edited by Whitley Stokes (Anecdota Oxoniensia. Mediaeval and 
modem séries, vol. I, part III). Oxford (Clarendon Press), 1885, 4% pgg. vi and ijj- 



Sait air mx Rann. 97 

Zeile wiederholen. Zu weiterem Schmucke wird sehr haeufig Allitération 
und Binnenreim verwendet, doch ohne feste Regeln. Man sieht, des 
Dichters Aufgabe war keine leichte. Dass durch solche Verskùnstelei auch 
das Verstsendniss der Dichtung nicht gerade erleichtert wird, ist selbst- 
verstaendlich. Doch laesst sich zugeben, dass der Dichter die Schwierig- 
keiten verhseltnissmaessig geschickt uberwunden hat. Abgesehen von den 
immer wiederkehrenden Flickwœrtern und Versfùllseln , welche nun 
einmal in der irischen Poésie unvermeidlich scheinen, schreitet die Erzaeh- 
lung munter vorwaerts. Auch der Plan des Ganzen ist gut angelegt. An 
die Schœpfung reiht sich die Beschreibung der Welt, als Schlussstein die 
Schilderung des yten Himmels, des riched^ wo Gottes Thron steht. Auf 
den Sturz Lucifers folgt die Beschreibung seiner Wohnung, der Hœlle. 
Dann werden wir in's Paradies eingefùhrt, und nun entrollt sich die 
ganze biblische Geschichte, eingerahmt durch den Sûndenfall einerseits 
und andrerseits durch die Erlœsung von Adams Geschlecht aus der Hœlle 
durch Christus. 

Das vollstsendige Gedicht, aus 7788 Versen bestehend, hat sich, nach 
Stokes, in einer einzigen Handschrift (12. Jahrh.) erhaiten ; und dieser 
Text wird in seiner Ausgabe mit grœsster Genauigkeit wiedergegeben ; 
nur die naheliegendsten Correcturen sind aufgenommen '. Angehsengt 
finden sich 12 weitere Gedichte in verschiedenen Metren ; CLI ist ein 
Gebet um Vergebung der Sûnden ; CLII handelt von den Rasthseln der 
Schœpfung, CLIII-CLXII vom jùngsten Tag und den Zeichen, die ihm 
vorangehn. Als Verfasser des Saltair wird Oengus Celi-De genannt ; dass 
dièse Angabe unrichtig ist, zeigt Stokes in der Vorrede pg. I. Es fragt 
sich, ob die beigefùgten Gedichte den gleichen Verfasser haben. Sicher 
ist_, dass der Dichter von CLII den Saltair kennt, indem er ihm stellen- 
v^eise genau folgt. Da er sich aber V. 8009 selbst Oengus cèle Dé nennt, 
ist es mir wahrscheinlicher, dass dièses Gedicht zu einer Zeit entstanden, 
als der Psalter bereits dem Oengus zugeschrieben wurde ; der Dichter, 
welcher diesen nachahmte, ûbertrug dann den vermeintlichen Namen 
seines Vorbildes auf sein eigenes Machwerk. 

Die Zeit, in welcher der Psalter verfasst wurde, hat Stokes nicht zu 
bestimmen versucht. Und doch macht uns der Dichter selbst einige Anga- 
ben V. 2357 ff. Nachdem er von den verschiedenen Weltaltern bis auf 
Christus gesprochen, fashrt er fort : von Christi Geburt bis zur grossen 
Viehseuche sind es 988 Jahre, von Adam an gerechnet 6184 ^^^re 
(s. unten) ; zu dieser Zeit herrschten folgende Fiirsten : 

I. [Eine lange Liste von Nachtraegen s. Academy, 14 Juli 1883, No. 584 p. ji/.] 
Rev. Celt. VI 7 



ç)8 Saîtair na Rann. 

Cinaed mac Maekholaim ùber Schottland. 

Briain ùber Munster. 

Donncdd ùber Leinster. 

Cathal ùber Cruachan (Connaught). 

Eochaid ùber Ulster. 

Fergdl mac Conaing nieic Neill, sil Eogain, ùber Ailech. 

Othalinus, Sohn Otha des Grossen, war rœmischer Kaiser. 

Hlothair [ms. Blotluiir) herrschte ùber die Franken. 

Etgair ùber die Sachsen. 

Maelcoluim mac Domnaill meic Eogain ùber die Mark der Britten. 

Da mir keine irischen Annalen zu Gebote stehn, kann ich die Regie- 
rungszeit von Donncad, Cathal, Eochaid, Fergal nicht bestimmen. 

Kenneth, Sohn Malcolm's, war Kœnig von Schottland 969-994. 

Brian Boroimhe Kœnig von Munster 975-1002, wo er Kœnig von 
Irland wurde. 

Otto II 97^-983. 

Lothar Kœnig von Frankreich 954-986. 

Edgar Kœnig von England 959-975. 

Die Verwaltung des Brittenlandes Cumbria, welches durch Kœnig 
Edmund der Herrschaft der Schottenkœnige unterstellt war, wurde 
gewœhnlich dem praesumptiven Thronfolger ùbertragen. Waehrend der 
Regierungszeit des Kenneth finde ich zwei Malcolm's als Herrn dièses 
Bezirks verzeichnet, deren Stammbaum aber nicht zu dem obigen stimmt 
(s. Buchananus, Rerum Scoticarum Historia, iib. VI cap. lxxx). Der 
erste ist Milcolumbus, Sohn des Kœnigs Duffus, Grosssohn des Milcolum- 
bus. Diesen vergiftete Kennethus und brachte seinen eigenen Sohn Milco- 
lumbus an seine Stelle ; der hatte dieselbe bis zu Kenneth' Tod inné. Wie 
die Divergenz zu erklaeren, weiss ich nicht. Gab es vorher noch einen 
dritten Milcolumbus i' Oder hat der Verfasser einen spaeteren Milcolumbus 
mit dem ersten dièses Namens verwechselt, welchem Edmund im J. 945 
die Herrschaft ùber das Brittenreich ùbertrug? Dessen Vater hiess Donal- 
dus, aber sein Grossvater nicht Eugen [Owen], sondern Constantin. 

Es muss befremden, mitten unter diesen Fùrsten aus der zweiten 
Hselfte des loten Jahrhunderts Dubdaleîha, den Nachfolger des heil. 
Patricius, auftreten zu sehn, welcher nach Stokes (Vorrede I) im J. 1061 
gestorben ist. Diess ist aber ein offenbares Versehn. Unter den Comarbada 
Patrie (Book of Leinster, Facs. 42b) werden zwei Maenner dièses Namens 
aufgefùhrt. Der erste Dubdalethe war Abt von Armagh 965-998, der 
zweite Bischof von Armagh 1049- 1064 (nach O'Curry, Lectures p. 19). 
Sicherlich ist hier vom ersteren die Rede. 



Sahair na Rann. 99 

Ferner faellt auf, dass die Regierungszeil der genannten Fûrsten nicht 
durchgaengig bis zum Jahre 988 reicht. Otto II ist schon 98? gestorben, 
Lothar 986. Und wenn man auf dièse weiter entfernten Fûrsten kein 
Gewichl legen will, so bleibt doch der Name Edgars, der nur bis zum 
Jahre 975 regierte. Der Ire kœnnte die Namen Edgar und Eduard ver- 
wechseit iiaben ; aber auch Eduard II kam schon 979 um's Leben; sein 
Nachfolger Ethelred regierte bis 1 1 3 . Es laesst sich doch nicht annehmen, 
dass der Regierungswechsel im benachbarten England den Iren 9 Jahre 
lang unbekannt gebHeben sel. Ich vermuthe eher einen Fehler in der 
Jahreszahl 988 ; welches Jahr gemeint ist, wird sich wohl aus der 
Regierungszeil der erwaehnten irischen Fûrsten genauer bestimmen iassen. 
Es fragt sich weiter, ob dièses Jahr die Verfassungszeit des Gedichtes 
ist. Ganz sicher ist diess nicht. Die Zeitbestimmung kann ebensowohl der 
Vorlage angehœrt haben, welcher der Dichterbeiseinen chronologischen 
Notizen sklavisch gefolgt ist (s. unten). Dahin kœnnte man auch das 
Praeteritum in V. 2345 ff. deuten : « Als die Seuche kam, wer waren 
damais die Fûrsten t « etc. Immerhin Hegt die Annahme naeher, dass der 
Psalter in der That gegen Ende des loten Jahrhunderts verfasstist. Auch 
der Zustand der Sprache scheint mir in dièse Zeit wohl zu passen, wenn 
man von der Orthographie des spseteren Copisten absieht. 

Einige wenige Abschnitte des Psalters existieren in jûngeren Abschrif- 
ten (Vorrede I) ; ob dièse aus dem selben Codex copiert sind, sagt Stokes 
nicht. Er bemerkt, dass No, X im Lebar Brecc, p. 1 1 ib des Facsimile, 
enthalten ist ; dagegen scheint er ùbersehen zu haben, dass dièses Bruch- 
stûck daselbst mitten in einer fast vollstsendigen Prosaauflœsung unseres 
Psalters steht ' . Dieselbe erstreckt sich von p. io9a-i52a. Da wir fur 
das Gedicht nur eine einzige Handschrift haben, lohnt es sich wohl, das 
Verhaeltniss dieser andern Quelle naeher zu untersuchen. Ich habe sie 
Prosaauflœsung genannt ; man kœnnte von vornherein vermuthen, wir 
besaessen darin vielmehr eine Copie der Vorlage, aus der unser Dichter 
geschœpft. Allein schon ein oberflaschliches Durchgehn der Prosa (B) 
zeigt, dass das Verhaeltniss umgekehrt ist, dass B aus dem Psalter 
geflossen. Ich branche nur auf Faelle zu verweisen, wo B das Gedicht 
missverstanden hat, wie z. B. V. 7241 fï., wo diezehn Stunden, welche 
die Sonne zurûckgeht, um Ezechias verlaengertes Leben anzuzeigen, 
auf das Stillstehn der Sonne bei Josua's Kampf mit den Cananitern 
gedeutet werden (131b, 1. 9 V. u.). 

I. Zwar fùhrt er im Wortindex s. v. drochte die Uebersetzung eines Ausdrucks aus 
dem Lebar Brecc an ; aber nirgends wird auf den voUstaendigen Parallelismus der beiden 
Texte hingewiesen. 



100 Saltair na Rann. 

Die Prosaversion hat bedeutend gekùrzt, manche Capitel ganz weg- 
gelassen, hie und da nach anderen Quellen erzaehlt und hseufig kleine 
Zussetze und Erklaerungen gegeben. Im Allgemeinen folgt sie aber dem 
Psalter so nahe, dass ihr Ursprung unverkennbar ist, wie sie ja auch das 
Gedicht X in seiner poetischen Form herùbergenommen hat. Hier nur 
ein paar Zeilen zur Veranschaulichung : 
V. 3 5 3 . Fail ann, cotrichim trethan, B. 109a. F/7 cathir and -jsi com- 

cathir chrichid, chomlethan, lethan cocetini primdoirsib fiirri. 

fail inti, frisld solus, 

set sir cethriprimdorus. 
V. 3 jy.Met cachdoruis dib/o/g/f/i Ise met cechdorais dib sin A. 

donacetliriprimdoirsib , mile ceimend friathomus. 

toebfritoeb, dini iarlomus 

mili darcachn-oendorus. 
V. 361. Fail crois d'ôr incachdorus Fil di. cros de or incechdorus 

frisella slog sirsolus, dib sin. hite remra roarda 

ri rosdelba centalgga, 

hite remra ro^rdda. 
V. 365 . En dodergor forcach crois 7 en dergôir for cech crois 7 gemiu 

oschind lerglor nach anfois, dermair dolica logmair cecha croise. 

incachcrois friernôl cuir 

gemm dermor doleic logmuir . 
Bisweilen werden auch poetische Ausdrûcke beibehalten, vgl. V. 6 509 : 
Intrath rothaitne ingrian glan B. 1 29 b. Intan tra rothaitin grian 

os cechrian imdreich talman... dardreich in talman arabarach... 

Wir haben somit in B die Ueberarbeitung einer ziemlich genauen 
Prosaauflœsung des Psalters. Letztere war nicht nach der von Stokes 
edierten Handschrift verfasst. Sie vèrmeidet Fehler derselben, z. B. 
V. 1586 hicomlabrae (von Stokes in cenclwmlabrae verbessert) B cen 
comlabra; V. 1 360 ist in der Hdschr. napalme in nafiche corrigiert, Bhat 
na pailme. Auch No. X zeigt Abweichungen in B. Ich kann hier nicht 
auf Einzelheiten eingehn ; doch will ich zur Erleichterung der Verglei- 
chung die entsprechenden Seitenzahlen des Facsimile von B gebce, 
zugleich auch eine etwas eingehendere Inhaltsangabe des Psalters, als 
die in Stokes' Vorrede. 

I (V. 1-336) Schœpfung; Beschreibung der Welt. (Den genaueren 
Inhalt s. Vorrede Ilf.) 

Fehlt in B. 

II (337-656) Beschreibung des riched. 

B. 109a, 1. i-io9b, 1. 16 V. u. Die Verse $89-604 und 617-624 sind 
umgestellt. 



Saltair na Rann. loi - 

III (657-832) Die himmlischen Heerschaaren. 

B. nur : Atat im IX nuird 7 IX ngrada for ainglib. 

IV (833-868) Lucifers Ungehorsam und Sturz. 

B. 109b, 1. 14 V. u. — iioa, 1. 4. Zusatz : nach einem anderen 
Dichter betraegt der Zeitraum zwischen Lucifers Erschaffung und Ueber- 
tretung nicht 1000 Jahre, sondern nur 1 3 1/2 Stunden (ib. 1. 4-1 3). 

V (869-960) Die Hœlle. 
B. fehlt. 

VI-X (961-1468) Paradies ; Adam und Eva geschaffen ; Sùndenfall 
und Ausweisung. 

B. I loa, 1. 14. — 1 1 ib, 1. 1 3 V. u. 

XI (1469-2020) Adam und Eva's Busse; Eva abermals vom Teufel 
ùberlistet. Geburt von Gain und Abel ; Gains Brudermord, Brandmar- 
kung und Tod. Geburt von Seth 's. Vorrede Ili f.)- 

B. 1 1 I b^ 1. 12 V. u. — 1 1 3a, 1. 37 folgt nur bis zum Verse 1896 ; 
dann briclit es plœtzlich mit « etc. « ab und verlaesst eine Zeit lang die 
Foige des Psalters. 

XII (2021-2388) Adams Tod. Noah's Abstammung. Berechnung der 
verschiedenen Weitalter (s. Vorrede IV f.). 

XIIÎ-XXI (2389-2672) Sùndflut ; Noah und seine Sœline. 

XXII-XXIV (2673-2780) Die Menschen wieder gœtzendienerisch. 
Nimrod. Thurmbau zu Babel. 

XXV und XXVI (2781-3080] Abraham, Isaac und Jacob. 

B. hat eine kurze Berechnung des zweiten Weltalters gegeben, wie 
es scheint, nach dem Leabhar Gabhdlu ; 1 1 3a, 1. 8 v. u. — i 1 3 b. 1. i i 
stimmt genau ûberein mit L. U. Facs. 2b, !. 14-33. Nachdem B. von 
Abraham und Isaac erzaehit hat, schiiesst es sich r 1 3 b^, 1. 3 3 (= V. 282 5) 
— Il sa, 1. 7 wieder an den Psalter an. Es fùgt die Deutung der 
hebraeischen Namen bei und citiert (1 i4bunten'; ein Gedicht ùber Jacobs 
Geschenke an Esau. 

XXVII-XXXIV (3081-3692] Joseph. 

B. 1 1 ja, 1. 7 — 1 17a, 1. 11. 

XXXV-LXX (3693-4980) Moses; Volk Israël in der Wùste. Als Epi- 
sode wird V. 3993-4010 die Fahrt des Gaidel Glass und seines Weibes 
Scotta aus Aegypten nach den caspischen Gebieten eingeschaltet. 

B. 1 17a, 1. 12-123 b, 1. 17. 

Die irische Sage bringt B. an anderer Stelle (118b unten) und in 
anderer Gestalt. Vor dem Durchzug durch das rothe Meer trifft Moses 
den Fenius Farsaid und heilt dessen Sohn Goedel Glass von einem Schlan- 
genbiss. Aber erst des letztern Enkel Sru, Sohn des Esru^ wandert aus; 



102 Saltair na Rann. 

auch hier wieder ist B. in Uebereinstimmung mit dem Leabhar Gahhâla. 
— Auch sonst zeigt der Text von B. hie und da Abweichungen, so beim 
Bericht ùber die Katastrophe des Pharao im rothen Meer ; 121a unten 
giebt er eine Notiz ûber die erste Paschafeier und 121b das Bild des 
siebenarmigen Leuchters u. a. m. 

LXXI-LXXXIV ^4981-5 5 12) Josua; Zeit der Richter ; Samuel. 

B. i2?b, 1. 17 — 128b, l. 4. Seite 128a unten wird ganz unmoti- 
viert der Stammbaum Heman des Saengers (I Paralip. VI, 3^-39) einge- 
schoben. Fur LXXXIV hat B. nur den Satz : larsin ira roentaigset m isrl. 
frisamuel doridise coradhairset incoimdia isu cr. 

LXXXV-CXXVI ($5n-7044) Saul, David, Salomo. 

B. giebt 128b, 1. 4-1 1 kurz den Inhalt von LXXXV. Dann zaehlt es 
die drei Arten von Obrigkeiten auf, unter denen die luden von Moses bis 
zur rœmischen Herrschaft gestanden. Hierauf folgt ein kurzer Bericht 
ùber Saul und David. Erstvon v. 6169 anschliessst sich B. wieder an den 
Psalter an, stellt jedoch die Strophe 6177-6180 voran. Diess erstreckt 
sich von 128b, l. 1 1 v. u. — 130b, 1. 14 (130a werden Davids Ver- 
wandte aufgezaehlt). Nach V. 6704 giebt B. einevom Psalter unabhaeng- 
ige Erzaehlung vom Weibe des Urias, von Absaloms Empœrung, von 
der Regierung Salomo's. 

CXXVII-CXXXIII (7045-7192) Die getrennten Reiche. 

B. 1 3 1 a, 1. 1 — 1 3 1 b, l. 26. Der Inhalt von CXXVII ist etwas aus- 
fûhrlicher erzsehlî ; 1 3 1 a unten wird Elias' Kampf mit dem Antichrist 
beigefùgt. 

CXXXIV (7193-7216) Babylonische Gefangenschaft. 

B. 131 b, 1. 26-39. 

CXXXV (7217-7252) Nabuchodonosor, Holofernes, Sennacherib, 
Ezechias. 

B. 1 31 b, l. 39 — letzte Unie. Dann schliesst B. das alte Testament 
mit einer Betrachtung ûber die Unîerstutzung der Glaeubigen durch Gott 
und ûber die Bestrafung der Unglaeubigen und endigt mit einem Gebet 
132a, l. 22. Die Geschichte des neuen Testaments wird nach andern 
Quellen sehr ausfûhrlich erzaehlt. 

Der Psalter fullt die Lùcke zwischen dem alten und dem neuen Testa- 
ment mit einer Lobpreisung der Werke Gottes aus CXXXVI-CXLI;. 

CXXXVI (7253-7272) Aehnlichkeit und Verschiedenheit der Thiere. 

CXXXVII (7273-7296) DieverschiedenenEigenschaften der Pflanzen. 

CXXXVIII (7297-7424) Die Frommen, die Gott errettet hat (ein Gebet 
in der Art der Rev. celt. V, 94 ff. besprochenen). 

CXXXIX (742 5-7444) Was Gott seinem Volke geleistet. 



Saltair na Rann. 103 

CXL (7445-7464) Die Erzvaeter, die Propheten und die Maccabaeer. 

CXLI (7465-7484I Die gottbegnadeten Weiber. 

CXLII 1748 5-7 $00) Johannes der Tseufer. 

CXLIII (7501-7528) Christi Empfaengniss. 

CXLIV-CXLVIII (7529-7696; Ciiristi Geburt und Leben bis zum 
Palmsonntag. 

CXLIX (7697-77 3 2) Das Abendmahl. 

CL (7733-7788) ludas' Verrath. Christi Leiden und Tod. Er fùhrt 
Adams Stamm aus der Hœlle in's Paradies und sitzt nun auf dem himm- 
lischen Thron. 

Wenn also der Psalter nicht aus B. geflossen ist, so fragt sich weiter, 
woher der Dichter seinen Stoff genommen. Er scheint keine einheitliche 
Quelle benutzt, sondern mehrere gemischt zu haben. Ich bin nicht im 
Stande, die einzelnen genau zu bestimmen ; ich fùhre an, was sich mir 
nach dem cursorischen Durchlesen des Gedichts ergeben. 

In I ist offenbar ein Buch « De natiira rerum » mit dem Schœpfungs- 
bericht vermengt. Doch stimmt das Gedicht weder zu Isidor's noch zu 
Beda's Schrift dièses Namens, wenigstens durchaus nicht genau. Noch 
weiter liegt es ab vom Gedicht des Avitus « De initio mundi » oder von 
spaeteren festlasndischen Werken , wie des Honorius Augustodunensis 
a De Imagine Mundi. » Ueber dièses négative Résultat bin ich einstvveilen 
nicht hinaus gekommen. 

Auch woher in No. III die Berechnung der Engel des 9ten Grades 
= 700,000 Millionen genommen ist, weiss ich nicht. Die Namen der 
Vierundzwanzig um Gottes Thron, welche der Dichter mit den obersten 
Engeln identifiziert, differieren von den Engelnamen der jûdischen Tra- 
dition (s. Van Dale, Dissertationes de origine ac progressu idolatriae et 
superstitionum, p. 1 68). Ausser den vier biblischen Engeln Gabriel, Michel., 
Raphiel, Urel finden sich einige sonstige hebraeische Namen darunter : 
Raguel., ein anderer Name von Moses' Schwiegervater Jethro, Exod. II, 
18, Num. X, 29 ; Barachel., Vater des Eliu, Job XXXII, 2 und 6. Andere 
haben wenigstens hebraeischen klang, so Riunel (fur Riimiel], Sarmichiel 
{Sar-Michael), Sarachel, der zweimal aufgefùhrt wird (cf. Zarahia), 
Sariel, Darachél, Arachél etc. Viele dagegen sind ganz abenteuerliche 
Bildungen^, ssemmllich auf -el. Es ist nicht unmœglich, dass diess 
ailes der Phantasie des Dichters entsprungen ist. Darauf kœnnen die 
Worte deuten V. 713 f. « Gott hat mir etwas von den Verhaeltnissen der 
verschiedenen Grade kundgethan » und V. 818 ff. « Herr ! wenn ich zu 
viel oder zu wenig gesagt habe, verzeih mir meine Indiscrétion, meine 
Unkunde. Obschon es indiscret war, die gevvaltige Zahl der verschiede- 



104 Saltair na Raiin. 

nen Grade zu besprechen, istdoch, was ich gesprochen, zu Deinem Lobe 
[gesprochen], mein gewaltiger Fùrst ! « Dem Verfasser von B scheint 
die Sache unlauter vorgekommen zu sein ; er hat dièses Capitel, sowie 
die Beschreibung der Hœlle (No. V) ùberschlagen. — Die Aemter der 
neun Grade sind verschieden von denen. die Renan aus der « Apocalypse 
d'Adam « anfùhrt ' . 

Dass No. XI und XII auf der Vita Adae et Evae beruhen, bemerkt Stokes 
in der Vorrede p. II, ohne naeher auf das Verhaeltniss einzugehn. 
W. Meyer^ hat zwei verwandte Texte besprochen, die lateinische Vita 
und eine griechische Apocalypse, welche unter dem Titel Apocalypsis 
Mosis von Tischendorf herausgegeben ist?. Der Psalter folgt der Vita m 
Berichte von Adam und Eva's Busse. Aber von dem Punkte an, wo die 
Erzaehlung der Apocalypse einsetzt, schliesst er sich eng an dièse an ; 
80 verkùndet Gabriel die Geburt Seth's — freilich hier vor dem Tode 
Abels — und auch Adams Tod liegt der Fassung der Apocalypse sehr 
nahe. Die Apocalypse hat nicht im griechischen Text oder in irischer 
Uebersetzung dem Verfasser vorgelegen, sondern lateinisch. Diess geht 
deutlich aus einigen unversendert aufgenommenen lateinischen Wœrtern 
hervor : in tertio caelo V. 2205 (sw; TpiTO'j oùpavoj, Apoc. p. 20, ^7) 
und ornamentum V. 2218. Es gab also damais in Irland einen lateini- 
schen Text, welcher die Bestandtheile der Vita und der Apocalypse in 
sich vereinigte. Von lateinischen Bearbeitungen der Apocalypse sprechen 
jedoch weder Tischendorf noch Meyer. 

Freilich folgt der Psalter diesen Quellen nicht ganz genau ; die naehe- 
ren Umstaende der Geburt Gains [Vita § 18-21) fehlen. Auch spieh Seth 
durchaus keine Rolle ; nur seine Geburt wirderwaehnt. Von dem Gange 
nach dem Paradies ist nicht die Rede ; Ailes spielt sich zwischen Adam 
und Eva allein ab. Dagegen ist ein erster Keim der Kreuzlegende vorhan- 
den : nur Adams Seele kommt in den dritten Himmel, sein Leib wird in 
Ebron neben Abei begraben ; die Sùndflut wùhlt die Erde auf und 
schwemmt Adams Haupt vor4 Jérusalem, so dass « spaeter das Kreuz 
Christi in Adams Fleisch gepflanzt wurde » (V. 2229-2240]. Diess erinnert 
sehr an die Ueberfùhrung von Adams Leiche nach Golgatha durch Sem 
und seinen Urenkel Melchisedek im « Christlichen Adambuche des Mor- 



1. Journal asiatique, V série, t. II, p. 458. 

2. Abhandlungen der philos. -philol. Klasse der kgl. bayer. Académie der Wissensch. 
XIV, 3te Abtheilg. p. 187 ff. 

3. In den Apocalypses Apocryphae. Leipzig, 1866, p. i ff. 

4. indorus Hierusalem iibersetzt Stokes « in the gateway ». Doch lassst sich mittelir. 
indorus an den meisten Stellen nur durch « vor n ubersetzen, wenn auch die ursprûng- 
liche Bedeutung « im Thore » ist. 



Saltair na Rann. 105 

genlandes' 0. Man beachte auch die nahe Verbindung des Melchisedek 
mit Sem in den Stammbseumen V. 2256 und 2277 ; auch in den mit dem 
Adamsbuche in enger Beziehung stehenden Annalen des Eutychius Patriar- 
cha^ heisst Melchisedek /j//u5 Phaleki fdii Eberi f. Shalechi f. Kainani /. 
Arphachsadi f. Semi, entgegen der gewœhnlichen Tradition, welche ihn 
zum Hamiten macht. Der lat. Text muss also mehr enthalten haben, als 
die Vita und die Apocalypse. 

Dièse Quelle hat der Dichterin weiterem Maasse verwendet, als Stokes 
angiebt. Auch No. IV, Lucifers Sturz, ist aus der Vita ausgezogen und 
vorangestellt ; die Erzaehlung erscheint daher zweimal, einmal im Laufe 
der Geschichte, das andere Mal dem Teufel in den Mund gelegt. Ebenso 
ist No. VIII und IX, der Sûndenfall und Gottes Gericht, gleich Apocal. 
§ I ^ ff., nur an die historisch richtige Stelle gerûckt. 

Eva's Tod wird von Adam vorhergesagt, aber im Gedichte nicht 
erzaehlt. Dasselbe geht vielmehr nach Adams Begrsebniss mit V. 2241 
ziemlich abrupt auf Noah und seine Vorfahren ùber und schliesst daran 
die Eintheilung der verschiedenen Weltalter. Dièse sind aber nach einem 
wahren Hexen-Einmaleins berechnet ; fast keine einzige Zahl trifft zu. 
Stokes ûbergeht diess mit Stillschweigen. Damit sich kein fernerer Léser 
den Kopf darûber zerbreche, bemerke ich, dass die Rechnungsfehler 
schon auf einer falschen Vorlage beruhen. Es kœnnen keine Schreibfehler 
der Copisten unseres Gedichtes sein, da die meisten Zahlen durch das 
Versmass gesichert sind. Die Eintheilung zeigt auf den ersten Blick, dass 
die Berechnung mittelbar auf der Chronik Isidors beruht. Beda kommt 
nicht in Betracht, da seine Berechnung schon beim zweiten Zeitalter 
vœllig abweicht. Dagegen habe ich eine andere Tabelle gefunden, deren 
Fehler mit denjenigen des Psalters viel Verwandtschaft zeigen, naemlich 
in der Historia Britonum des Nennius. Ich citiere dieselbe, wo nichts 
anderes bemerkt wird, nach der aeltesten Hdschr., Harleian Ms. 3859 
(10. Jahrh.l, in den Mon. H ist. Brit. p. 47 ff. mit X bezeichnet. Ob 
die Zahlen auch in den irischen Nennius ùbergegangen sind, vermag 
ich augenblicklich nicht zu bestimmen, da mir kein Exemplar von 
Todd's Ausgabe zur Hand ist 5. Ich stelle die 3 Tabelien unter einan- 
der, indem ich jedoch bei Isidor die Monate vernachlaessige und mich 
auf Angabe der Jahreszahlen beschraenke. 

1. ùbers. von Dillmann, in Ewald's Jahrbûchern der bibl. Wissensch. V p. 103 ff., beson- 
ders p. 114. 

2. éd. Pocockius, Oxoniae 1658, p. 68 f. 

3. Auch ist mir unbekannt, ob sich dieselben etwa in aelteren Versionen des Leabhar 
Gabhâla wiederfinden. In der Rédaction der O'Clery's sind die Zahlen correct (s. O'Curry, 
Lectures, p. 172). 



io6 



Saltdir na Raiin. 



Isidor : von Adam an 

I^ ae/rt^ (bis Sûndflut) , . 2242 

11^ aetas ibis Abraham). . ■5184 

Ul^ aetas (bis David) . . . 4125 

IV» aetas ibisbabyl. Gef.) .4610 

V» aetas (bis Caesars Tod] [$155] 

im 42ten Jahre des Au- 
gustus Christi Geburt, 
also 5 197 

Salîair (V. 229^-2344) : 
Adam — Sûndflut. . . . 2240 
Adam — Abraham . . . 3184 

iAdam — Auszugaus Aeg. 3792 
Adam — David 4164 

Adam — babyl. Gef. . . 4749 

Adam — Christi Geburt . 5 1 96 

[Adam — Viehseuche. . . 6184 



von Sùndfl. bis Abrah. . . 942. 
von Abr. bis David . , . 940. 
von David bis bab. Gef. . 485, 



von bab. Gef. bis Christus. 587. 



Sûndfl. — Abraham. 
Abr. — Ausz. aus Aeg 
Auszug — David , . 
David — bab. Gef . 
bab. Gef. — Christus 



962. 
HO. 
$00. 
569. 
S66. 



Christi Geb. — Viehseuche 988.] 



Nennius (Cap. I) : 
Adam — Sûndflut. 



2242 



Sùndfl. — Abraham. 



942. 
640. 



{Abraham — Moses. . 

(Moses — David 500. 

David — bab. Gef .... $$9. 



babyl. Gef. — Christus . . <,66. 



Adam — babyl. Gef, . . 4779'; 

Adam — Passion Christi. [5228]; 
Nennius setzt die Pas- 
sion in's 3 2te Jahr Christi ^; 
also : 

Adam — Christi Geb . . ^ 1 96 ; 
In der Angabe des Jahres von Christi Geburt stimmen Nennius 
und der Psalter mit Isidor ungefaehr ùberein. Die meisten Chronisten, 
Eusebius, Isidor, Beda, Nennius, bezeichnen einstimmig 2242 als Jahr 
der Sûndflut. Auch fur den Psalter ist dièse Zahl anzusetzen, da er 
noch in der Berechnung des zweiten Zeitalters (3184) mit Isidor 
ûbereinstimmt. Vielleicht war die Vorlage richtig; aber der Dichter 
konnte die letzte 2 nicht mehr in die Strophe hineinbringen. — Ein 
ofïenbares Versehen des Dichters oder seiner Vorlage liegt dagegen in 



1. hier hat X 4879. 

2. X in's 55te. 



Saltair na Rann. 107 

der Zahl 962 vor, der bei Isidor und Nennius 942 entspricht ; XLII ist 
in LXII verlesen worden. — Das dritte Zeitalter Isidors von 940 Jahren 
ist in zwei Theile gespalten, ursprùnglich wohl in 440 + 500 : die er- 
stere Zahl ist in beiden Texten entstellt. Isidor giebt den Abstand von 
Abraham bis zum Auszug aus Aegypten auf 430 Jahre an. — Wie die 
ùbrigen falschen Zahlen entstanden sind, ist gleichgùltig. Bei beiden 
keltischen Autoren steht an letzter Stelle ')66, und die Parallelen 4749 
und 4779, $69 und 559 weisen ebenfalls auf denselben Archetypus ; 
welcher Art dieser gewesen. bleibt noch zu erforschen. Richtig berech- 
net ist im Psalter nur das Alter der Welt bis 988 n. Chr. 

Wir sehen also, dass der Dichter seine Vorlage in Verse gesetzt hat, 
wie er sie fand, ohne sich im Geringsten durch die Disharmonie der Zah- 
len beirren zu lassen. Die Zahlen scheinen fur ihn ûberhaupt nicht viel 
Bedeutung gehabt zu haben ; so laesst er V. 1 097 f . den Adam 1 000 Jahre 
und 6 Stunden im Paradiese leben bis zum Sûndenfall, was diesen nicht 
hindert, nach Vers 202 i f. im Alter von 930 Jahren zu sterben. 

Die weitere Erzsehlung ist nicht direkt der Bibel entnommen ; es fm- 
den sich haeufig kleine Abweichungen und Zusaetze, besonders im Anfang. 
Manche derselben erscheinen auch sonstin deririschen Tradition ; Goedel 
Glass ist der vir nobilis de Scyîhia des Nennius (Cap. IX) ; die Namen von 
Noah's Frau und Schvviegertœchtern Percoha. Olla, Oliua, Oliuane 
(V. 2485 fï.) fmden sich im Leabhar Gabhdla und daher bei Keating wie- 
der als Cobba oder Coba, Olla^ Oliba, Olibana. Enger schliesst sich die 
Zeit der Kœnige an den biblischen Bericht an, und die Geschichte des 
neuen Testaments ist dem Evangelientext ganz conform, ohne Beimi- 
schung der Apocryphen. Um so mehr befremdet es, dass, nach dem 
Dichter, Jésus geboren ist domulluch nahlngine, was man nicht wohl 
anders ùbersetzen kann als « aus dem Scheitel der Jungfrau » (s, Vor- 
rede V). 

Die Nummern CLIII-CLIX handeln von den Vorzeichen des jûngsten 
Tages. Von den von Nœlle ' angefùhrten Texten scheint nach der kurzen 
Analyse der 59te ip. 457), « Debate between the Body and the Soûl, » 
am naechsten zu liegen. Auch hier sind die Zeichen auf die Tage der 
letzten Woche vertheilt ; auch die Anordnung ist aehnlich. 

Ausser fur die Entwicklung der Legenden ist der Psalter namentlich 
wichtig fur die irische Metrik ; besonders betreffs der Gesetze der Elision 
von Vocalen vor Vocalen wird eine voUstaendige Sammlung der Faelle 



I . « Die Légende von den fûnfzehn Zeichen vor dem jiingsten Gericht » in Paul und 
Braune's Beitrasgen zur Geschichte der deutschen Sprache und Literatur VI, 412 ff. 



>o8 Saltalr na Rann. 

viel neues zu Tage fœrdern. Die Reime geben uns manchen Aufschluss 
ùber die Aussprache. Ich kann darauf nicht naeher eingehn, will aber 
einen Fall erwsehnen. Man fuhrt haeufig die Nebenformen laithe und 
Ida, Dat. laiîhia und Ido als Beweise dafùr an, dass die Orthographie 
schon im Aitirischen eine historische, den gesprochenen Lauten nicht 
genau adaequate war. So wenig ich im Aligemeinen an letzterem Satze 
zweifle, so verdaechtig kommt mir stsets dièses Beispiel vor. Nun reimt 
in No. CLV der Dativ lôho mit gréne goho, dagegen in CLIV laithiu mit 
as-dathiu ; die zweite Form kann also nicht Ibo oder Ido gesprochen 
worden sein, da dièses nicht mit dathiu assoniert, und dass der Dichler 
nicht fùr's Auge reimt, geht aus mehr als einem Beispiele hervor. Wenn 
also in verhaeltnissmaessig spaeten Gedichten beide Aussprachen vorkom- 
men, kœnnen die beiden Formen nicht identisch sein. Laithe und Ida sind 
nicht weniger weit von einander entfernt als aidche und adaig ; es sind 
eben verschiedene Bildungen, das erstere aus letzterem erweitert. 

Auch fur das Lexicon fasllt naturlich Manches ab. Leider ist aber die 
genaue Bedeutung neuer oder seltener Wœrter oft kaum zu bestimmen, 
da dieselben in dunklen Strophen und besonders hsufig in zusammen- 
hangslosen Floskeln erscheinen. Die Prosaauflœsung hilft uns nicht viel, 
indem sie dièse Wendungen meist ùbergeht. Auch der Index von Stokes 
genùgt nicht vollkommen. Den Gebrauch erschwert, dass hœufig bel 
schon belegten wie bei neuen Wœrtern die Bedeutung gleichermassen 
fehlt ; wer also nicht den gesammten Wortschatz vollstsndig gegenwaer- 
tig hat, ist fortwsehrend gezwungen Stokes' frùhere Glossare aufzu- 
schlagen, um sich klar zu werden, ob ein Wort schon erkl^rt oder noch 
zu erklseren ist. Ferner sind die Belegstellen bei den einzelnen Wœrtern 
nicht vollstaendig aufgefûhrt, so dass der Léser doch der Mûhe nicht 
ùberhoben ist, sich einen selbstaendigen Index anzulegen. Welche Um- 
stsende den Herausgeber bewogen haben, von seiner altbewsehrten Sitte 
abzuweichen, ist uns nicht bekannt. Hoffen wir, dass der Belesenste der 
Celtologen bei zukunftigen Ausgaben zu seiner schaetzenswerthen Méthode 
im Anlegen trefflicher Indices zuruckkehren wird ; er wird damit seinen 
Collegen einen grossen Dienst leisten ! 

Nur zwei Wœrter will ich hier besprechen. Das ersteist trdth. Es wird 
gewœhnlich durch a Stunde » wiedergegeben, und zweifellos bezeichnet 
es sehr hasufig die canonische Stunde. Nun lesen wir V. 1045 Bai corp 
Adaim îrib-trathaih cen-anmain, dagegen V. 1049 Issin-tres-ld iarn-a-gein 
rodelbad anim Adaim ; also erscheint hier trdth und Ida identisch. Diess 
ist wohl auch der Fall bei Windisch, Ir. Texte p. 97, 6 ; und mit Recht 
schreibt O'Donovan ira Supplément zu O'Reilly : trdth « a natural day of 



Saltair na Rann. 109 

twenty four hours «. Im Lebar Brecc p. 190a glauben die sieben Schlae- 
fer von Ephesus beim Erwachen, sie haetten bloss eine Nacht geschla- 
fen. Sie senden ihren Genossen Malcus wie gewœhnlich nach der Stadt, 
und dieser sagt daselbst : Inniso inEffis ? uair ala amchuimne nach mou 
na ditrath atâ inahécmais. Da er am Tage vorher dagewesen zu sein 
glaubt, bedeutet hier îrath weder Stunde noch Tag, sondern die Haelfte 
von 24 Stunden, daher di-trath = Tag -|- Nacht. Man sieht also, dass 
trath je nach Umstaenden sehr verschiedene Zeitabschnitte bezeichnet. 

« Béim forais = céim forais » schreibt Stokes im Index und ùbersetzt 
das ietztere mit « path of knowledge ». Diess ist wenigstens nicht der 
gev^œhnliche Sinn von béim foris. Es kommt im Altirischen haeufig vor, 
Wb. p. 54 V. 13; 59, 17; 70, 31 ; 83, 40; 154, 14; 170, 15 ; 
Sg. 138a, 7; ùberall bezeichnet es <f das Zurùckkommen auf etwas, eine 
Recapitulation », vgl. die Glosse recapitalaîio Wb. p. 1 1 v. 1 1. Im Ml. 
steht dafûr aithbeim <^6h, 37. Der Vers 6468 im Psalter : co-brâth com- 
bad beim forais scheint zu bedeuten : « damit man ewig darauf zurûck- 
komme, damit man den Gebrauch immer wiederhole ». Stokes trennt 
diesen Ausdruck von béim « Schlag » ; das ist nicht die Ansicht der 
Prosaauflœsung, welche ihn durch buille forais wiedergiebt. 

R. Thurneysen. 

lena. 



LES MANUSCRITS IRLANDAIS D'EDIMBOURG. 

Le Catalogue de la littérature épique de l'Irlande que vient de publier 
M. d'Arbois de Jubainville' forme un très utile complément au.x travaux 
d'D'Curry sur le même sujet, et il présente les références aux mss. de la 
façon la plus claire et la plus commode. Le Catalogue des mss. irlandais 
de Londres dressé par O'Curry est inédit : il en est de même de celui 
des mss. de l'Académie d'Irlande dressé par O'Curry , O'Longan et 
O'Beirne Crowe, et de celui des mss. de Trinity Collège dressé par 
O'Donovan. Ces deux derniers catalogues ne sont pas achevés, et on n'a 
fait d'index que pour une partie de leur contenu. Avec leur aide, 
M. d'A. de J. a dressé un catalogue systématique de tout ce qui, dans 
ces mss., se rapporte à la littérature épique de l'Irlande. Sous chaque 

I . Essai d'un catalogue de la littérature épique de l'Irlande, précédé d'une étude sur 
les manuscrits en langue irlandaise conservés dans les Iles Britanniques et sur le conti- 
nent, par H. d'arbois de Jubainville, professeur au Collège de France, CLV-282 p. in-8°. 
Paris, Thorin, 1883. 



1 10 Les manuscrits irlandais d'Edimbourg. 

titre d'œuvre, de poème ou de romance, M. d'A. de J. nomme par 
ordre chronologique les mss. des collections d'Angleterre et d'Irlande qui 
la contiennent, lors même que les versions des mss. des deux ou trois 
derniers siècles ont peu d'utilité quand un texte est contenu dans des 
mss. anciens. C'est l'index raisonné des catalogues manuscrits que nous 
venons de signaler ; et en effet les mss. dont les savants irlandais n'ont 
pas encore fait le catalogue descriptif ne figurent pas dans ce dépouille- 
ment. A ce titre il n'est donc que provisoire ' ; il n'en sera pas moins 
utile aux philologues ; et pour mener à bonne fm une compilation aussi 
pénible et aussi aride, il ne fallait rien moins que l'enthousiasme si ardent 
de M. d'Arbois pour les choses celtiques, et son expérience consommée 
d'archiviste. 

D'anciennes notes nous permettent de faire à ce catalogue les courtes 
additions suivantes : 

Eachtra Mhic na miochomhairle, p. 120. M. d'A. de J. omet de dire 
qu'il en existe une traduction anglaise manuscrite par Edward O'Reilly 

dans un ms. de l'Académie Royale d'Irlande ^. 

Eachtra Thoirdhealbhaig, Mhic Stairn, p. 125. Il en existe aussi une 
traduction anglaise par O'Reilly dans le ms. ^, de l'Académie Royale. 

Faghail Craoibhe Chormaic, p. 128. Traduction anglaise par O'Reilly 

dans le ms. -^ de l'Académie Royale d'Irlande. 

y[. d'A. de J. a fait précéder cet ouvrage d'une longue introduction 
sur les manuscrits en langue irlandaise conservés dans les bibliothèques 
des Iles Britanniques et du Continent. C'est comme une concordance 
bibliographique des travaux dont ces collections et les mss. qui les com- 
posent ont été l'objet jusqu'ici. Pour les mss. à gloses du continent il 
ajoute peu de chose à la publication de M. Zimmer sur le même sujet 2, 
mais M. d'A. de J. signale plusieurs mss. de Laon, de Paris et de Rouen 
qui n'étaient pas encore connus des celtistes. On est heureux aussi d'avoir 
sur l'antiquité de ces mss. l'opinion de M. d'A. de J. et celle de plusieurs 
paléographes français qu'il a consultés, M. N. de Wailly, M. Quicherat, 
et surtout M. Delisle. M. d'A. de J. a aussi donné des notices sur les 



1. c'est ce que M. d'A. de J. déclare lui-même tout le premier : « La bibliothèque 
du collège de la Trinité à Dublin a, suivant O'Curry, 140 mss. irlandais, au lieu de 6j 
que nous avons mentionnés, et, outre ses J59 mss. catalogués. l'.-\cadémie royale d'Irlande 
en possède, paraît-il, environ autant de non catalogués, dont un seul, le livre de Fermoy, 
nous a été signalé comme digne de notre attention. Ainsi le travail que nous avons fait 
est bien loin d'être définitif. » P. cm. 

2. cf. Rcv. Celt.^ t. V, p. 146. 



Les manuscrits irlandais d'Edimbourg. 1 1 1 

collections de mss. irlandais dans les bibliothèques publiques et privées 
des Iles Britanniques. — Les celtistes trouveront réunis là un grand 
nombre de renseignements dispersés de différents côtés, et les débutants 
auront désormais un guide qui leur épargnera bien des études et bien 
des tâtonnements '. 

Parmi les bibliothèques du continent qui contiennent des mss. irlan- 
dais M. d'A. de J. ne mentionne pas Copenhague. D'après une notice 
publiée dans VArchaological Journal (XVI, 1859, 249-252), et rédigée 
avec des notes fournies par O'Donovan et le D"" Reeves, la bibliothèque 
danoise contient deux mss. : un fragment des lois irlandaises^ sur par- 
chemin (12 p. in-4°), et un ms. de poésie irlandaise, moitié parchemin, 
moitié papier. 

Aux bibliothèques des Iles Britanniques dont ne parle pas M. d'A, de J. 
il faut ajouter la Marsh's Library à Dublin qui contient : 1" Le ms. 
original de la Traduction irlandaise de la Bible par Bedel ; 20 Diction- 
naire latin-irlandais, ms. de Plunkett, 1660; 3° Dictionnaire latin- 
irlandais-anglais^ ms. de Walsh et Nechtain, 1740. 

Et il faut surtout ajouter : 

La collection assez riche de la bibliothèque de la Faculté des Avocats 
à Edimbourg, dont les celtistes du continent ne paraissent pas soup- 
çonner l'existence, et dont les celtistes d'outre-Manche ne tiennent pas 
le compte qu'elle mérite. Pourtant les plus importants des mss. de cette 
collection ont fait l'objet d'un article de M. le D"" Graves dans les Pro- 
ceedings of the Royal Irish Academy, t. IV (1850), p. 2 5 5-260. Une notice 
sur cette collection aurait donc été plus utile que des détails sur des 
collections déjà connues et décrites ; et sa place était toute marquée dans 
le livre de M. d'A. de J., car la plus grande partie de ces mss. sont 
irlandais et souvent même proviennent d'Irlande. On sait que jusqu'à la 
Réforme il y eut unité littéraire entre l'Irlande et l'Ecosse, et que les 
traditions de TÉcosse sont encore aujourd'hui les mêmes que celles de 
l'Irlande. 

Cette collection étant fort peu connue, nous saisissons cette occasion 
d'en dire quelques mots, en nous aidant de notes rapides prises, il y a 
quatorze ans, surtout dans le catalogue [manuscrit lui-même) que 
M. Skene a dressé de cette collection. 

Ces mss., au nombre de 63, forment trois fonds distincts : 1° le fonds 

I. p. xcvii-xcix. A propos de l'Évangéliaire de Mac Durnain, on peut ajouter qu'il est 
décrit dans Kershaw's Manual of the Art Treasures of Lambeth Library, p. cix. — L'auteur, 
dont M. d'A. de J. écrit à plusieurs reprises le nom Binden, doit s'écrire Bindon. 



112 Les manuscrits irlandais d^ Edimbourg. 

appartenant à la Faculté des Avocats (n»* 1-IV, sur parchemin, l'un 
d'entre eux avec quelques feuilles de papier) ; 2" mss. ayant appartenu 
au major Mac Lachlan, de Kilbride en Argyllshire ; ces mss. étaient la 
propriété héréditaire de la famille Mac Lachlan et avaient été recueillis 
en Irlande et dans les Highlands; sur cette collection voir une lettre de 
lord Bannatyne dans le célèbre rapport de Mackenzie, p. 280-284 ' 
(n"' V-XXXI, sur parchemin) ; 3» mss. ayant appartenu à la Highland 
Society of Scotland, et réunis par elle lorsqu'elle ouvrit une enquête sur 
l'authenticité des poèmes ossianiques; ces mss. proviennent de différentes 
sources, cinq d'entre eux venaient du major Mac Lachlan de Kilbride 
(n"^ XXXII-LXV, 7 mss. sur parchemin, 1 parchemin et papier, et 
24 papier). 

Les n"" XXXII et XXXVI sont aujourd'hui perdus (depuis 1841). Leur 
perte est d'autant plus regrettable que le n° XXXII, sur parchemin et 
fort ancien à ce qu'il paraît, contenait une copie du Tâin Bô Cualngé. Il 
est décrit dans le rapport de Mackenzie, p. 285-293. Les planches I et II 
de Mackenzie donnent en fac-similé des spécimens de ses miniatures et 
de son écriture. Le n° XXXVI était de la fm du xvii« siècle et peu impor- 
tant, à ce qu'il paraît par la note de Mackenzie, p. 296. 

Sur ces 63 mss., comme on voit, 37 sont sur parchemin, et vont du 
xiv« au xvi<= siècle. Deux sont partie en parchemin, partie en papier, il 
faut noter qu'un grand nombre de ces mss. ne se composent que de 
quelques feuillets, souvent de provenance diverse et cousus au hasard 
par leurs anciens propriétaires. 

Un grand nombre sont exclusivement médicaux, ce sont les mss. cotés 
III, X, XI, XII, XIII, XIV, XVII, XVIII, XX, XXI, XXIII, XXVII, 
XXXIII, XLI ; sont en partie médicaux les mss. II, IV, XXVI. Ces mss. 
sont tous en parchemin : le n° XXXIII est partie en parchemin, partie 
en papier. 

Voici quelques indications sur plusieurs de ces mss. qui pourront servir 
à compléter le catalogue de la littérature épique de l'Irlande dressé par 
M. d'A. de J. Nous donnons en même temps l'indication d'autres textes 
dont il nous paraît utile de signaler l'existence à Edimbourg. Nous sui- 
vons l'ordre des cotes des mss. 

I . Ce rapport est bien connu des personnes qui se sont occupées de littérature écossaise 
et de la question ossianique ; mais comme M. d'A. de J. ne paraît pas en avoir eu con- 
naissance, peut-être est-il bon d'en donner le titre d'une façon complète : Report of the 
Committee of the Highland Society of Scotland, appointed to inquire into the nature and 
authenticity of the poems of Ossian ; drawn up, according to the direction of the com- 
mittee. by Henry Mackenzie. Esq., its Convener or Chairman. With a copious appendix, 
containing some of the principal documents on which the report is founded. Edinburgh, 
1805, .X-J43 p. in-8", et 3 planches. 



Les manuscrits irlandais d'Edimbourg. 1 1 ^ 

V. Parchemin, xv^ siècle. Congrès de Drom Ceata. 

XV. Parchemin, xv^ siècle. Histoire de Jason, d'Hercule, d'Hector, etc. 

— Serait-ce un fragment du Pseudo-Darès de Phrygie .? 

XVI. Parchemin, xv^ (ou xiv'^.'') siècle. Fragment du Dinn-senchus. 
XIX. Parchemin, xV^ (ou xiv"^] siècle. Poème sur l'expédition des 

Argonautes. — Fragment du Dinn-senchus. 

XXXI. Parchemin, xv*^ siècle. Congrès de Drom Ceata. 

XXXII. Parchemin du xvi'^ siècle et papier du xv^^ Ce ms. est 
médical. Il a été décrit dans le rapport de Mackenzie, p. 293-295, et 
dans les Proceedings ofthe Royal Irish Academy, vol. IV, part 11, p. 259, 

XXXVIII. C'est un ms. sur papier du xvii^ siècle, dont il a été ques- 
tion déjà dans la Rev. Celt. T. II, p. 470, n. Mort de Cuchulainn. 

— Description de son chariot. — Education de Cuchulainn. — Histoire 
des enfants de Lir. 

XL. Parchemin, xvi^ siècle. Ms. décrit dans le rapport de Mackenzie, 
p. 31 1-3 12, et dans les Proceedings of the Royal Irisli Academy, vol. IV, 
part II, p. 2^6. Fac-similé dans Mackenzie, pi. I, n° 4, et pi. III, n°s 2 
et 3 . Vie de saint Columba ' . — Pénitence d'Adam 2. — Tâin b6 Fraich — 
plusieurs romances relatifs à Cuchulainn, entre autres le Toch marc Emere. 

XLV. Parchemin, fin du xv^ siècle. Romances relatives à Cuchulainn 
et à Conall. 

XLVI. Parchemin, xv' siècle, décrit dans le rapport de Mackenzie, 
p. 305-310, et dans les Proc. R. I. Acad., vol. IV, part 11, p. 258. 
Traite de l'histoire romaine et de l'expédition de César en Bretagne. 

XLVIII. Papier, xvii" siècle. Histoire des enfants d'Usnech. 

LUI. Parchemin, xv*^ siècle. Ms. décrit dans le rapport de Mackenzie, 
p. 296-299, et Proc. R. I. Acad., vol. IV, part 11, p. 259. Fac-similé 
dans Mackenzie, pi. III, n" 4. Histoire des enfants d'Usnech. — Tâin 
Bô Flidais. 

LVI. Papier, xviii'' siècle. Histoire des enfants de Turenn. — His- 
toire des enfants de Lir. — Histoire des enfants d'Usnech. 

LVIII. Papier, xvii^ (ou xviii"] siècle. Fragment de l'histoire de 
Keating. — Bataille de Ventry. — Château enchanté du sorbier sauvage. 

LXII. Papier, xviii<= siècle. Poème sur les fils d'Usnech. — Mort de 
Conlaoch. — Dialogue entre Ossian et Patrice. 

Nous serions heureux si ces indications sommaires suggéraient à 



1. La même que celle du Lehar Brecc et du Ms. de Lismore. 

2, Se trouve aussi dans le Lebar Brecc. 

Rev. Celt. VI 



11^ Le mot Gd\\o. 

quelque érudit l'idée de dépouiller d'une façon systématique et détaillée 

cette collection de mss. négligée et presque ignorée. 

La littérature galloise n'est pas aussi familière à M. d'A. de J. que la 
littérature irlandaise. Dès la toute première page de son livre, il 
s'empresse de faire savoir à son lecteur qu'il possède l'exemplaire du 
dictionnaire gallois de Davies qui a appartenu à deux celtomanes fran- 
çais, Latour-d'Auvergne et Éloi Johanneau. C'est vraiment une relique 
laïque, et elle pourrait figurer à côté du sabre du même Latour-d'Au- 
vergne, que récemment les héritiers du général Garibaldi ont offert au 
conseil municipal de Paris dans une cérémonie qui rappelait les 'trans- 
lations de reliques' du vieux temps. En annonçant qu'il possède cet 
exemplaire du dictionnaire de Davies, M. d'A. de J. dit que c'est le 
plus ancien des dictionnaires imprimés dans les langues néo-celtiques. 
C'est une erreur. Le plus ancien de ces dictionnaires est le dictionnaire 
gallois de W. Salesbury, imprimé en i $47 à Londres et tout récemment 
réimprimé en fac-similé. (Cf. Rev. Celt., V, 408.) 

H. Gaidoz. 



LE MOT GALLO. 



Nous n'avons pas à revenir sur l'orthographe et la signification de ce 
mot qui a donné lieu à un si intéressant débat dans le dernier numéro de 
la Revue celtique : le directeur de la Revue l'a résumé et tranché avec sa 
sûreté de jugement habituelle. Nous voudrions dire un mot de la valeur 
du suffixe de Gallo. 

M. A. de La Borderie y voit un pluriel; la forme la plus ancienne 
étant Gallou, au point de vue phonétique l'hypothèse est admissible. 
Mais une objection invincible se présente tout de suite à l'esprit : pour- 
quoi les Bretons ne se seraient-ils pas contentés d'un suffixe pluriel en 
pleine vigueur, qui a toujours été, pendant toute la période historique 
bretonne, la marque habituelle du pluriel dans les substantifs ï Si le suf- 
fixe -ou était tombé à une époque quelconque en désuétude ou^ par suite 
de raisons phonétiques, avait perdu sa valeur significative, on compren- 
drait qu'on eût éprouvé le besoin de le remplacer ou de le renforcer. Le 
suffixe -ou de Gallou doit, selon nous, être identifié à un suffixe -âvo 
qu'on trouve assez fréquemment dans les noms gaulois et qui a servi en 
britannique à former des adjectifs et des substantifs (voir Zeuss, Gram. 



Le mot Gallo. 1 1 5 

celt. 2^ éd., p. 783, 831-832). Un des exemples les plus intéressants est 
genou, la bouche, remontant à une forme genav- ; cf. Genava. Ce suffixe 
paraît avoir été très fréquemment employé en gaulois pour désigner des 
peuplades et des territoires : Vellavii, Vellavum territorium, Vellava urbs 
(Greg. Tur. 4,47; 10, 2^)] pagus Berravensis (ibid. 6, 12), etc. En Armo- 
rique un pagus se présente avec le même suffixe ; dans un document du 
ix^ siècle, la vie de Winwaloe par Uurdisten, le pays actuel de Goello 
(ancien évêché de Saint-Brieuc), porte le nom de Velaviensis pagus : 
Velaviensis suppose nécessairement une forme Velavus. On retrouve éga- 
lement en Grande-Bretagne un fleuve et un pagus Guilou (Wiltshire) cité 
par Asser : ... in meridiana ripa fluminis Guilou de quo flumine tota illa 
paga nominatur'. Il est probable que ce sont des émigrants insulaires 
qui ont apporté ce nom en Armorique. Si ce suffixe av si usité dans les 
noms de pays est venu se joindre au mot Gai étranger, ennemi, en Armo- 
rique seulement, tandis que les Gallois ne connaissent que le singulier 
Gai et le pluriel Galon, c'est qu'en Armorique le mot a changé de signi- 
fication ; il est devenu un nom de nationalité ; le Gai, c'est le Français ; 
le pays Gallou, la Bretagne Gallou. c'est le pays Français. Entendant 
continuellement joindre à leur pays l'épithète Gallou, les Français de 
Bretagne ont conservé de préférence cette forme. L'expression Bretagne 
Breton nous parait confirmer notre hypothèse ; Breton est ici une sorte 
d'adjectif de la déclinaison consonantique ayant même forme pour le 
féminin que pour le singulier. Le suffixe -av doit être soigneusement 
séparé du suffixe -ovius, la forme Golovia, dans la Chronique de Nantes, 
a été faite sur Gvelou ; c'est d'ailleurs une forme de toute façon défec- 
tueuse, l'e n'y apparaissant pas. Les mots en -ovius ont donné en 
breton -m, ew ; ex. : Plebs Telmedovia, Plondalmezeau ; Kornovia, en 
bas-vannetais Kernèw, en gallois Cernyw. Il faut également mettre de côté 
le suffixe ïàvus par a bref qu'on trouve dans les noms Suliavus, Thuria- 
vus, prononcés aujourd'hui en vannetais Thuriaw, Suliaw (prononcez w 
comme u français . Les noms d'homme en -av sont encore nombreux; 
on trouve dans le Morbihan breton beaucoup de Le Gallo, de Kervinio 
(Winiavus), etc. L'orthographe, il est vrai, dans ces noms a pu unifor- 
miser deux suffixes différents, le suffixe âv et le suffixe iàv. 

J. LOTH. 

I. Asserus, De rébus gestis Aelfredi, éd. Pétrie, p. 477. — L'î de Guilou est sans 
doute pour e, la dérivation amenant en gallois l'affaiblissement de l'e non accentué en -i ; 
hinham à côté de hen. Oxf. 2 (pens) Zeuss, p. 1063, 45^. 



11 6 Goëllo, Vellavi. 

GOELLO, VELLAVI. 

Puisque le nom de Go'ello se trouve amené ici par M. Loth, — et ce 
très ingénieux rapprochement donne, selon nous, la véritable explication 
de Gallo, — il n'est peut-être pas inutile de remarquer que le nom de 
Vellavi a laissé plusieurs descendants dans la toponomastique des pays 
autrefois celtiques. 

C'est d'abord le Velay, Civiîas Vellavorum '. 

C'est peut-être Velay, nom d'une ville légendaire avec ruines, près 
de Beneuvre, canton de Recey, Côte-d'Or 2. 

C'est le pays de Goëllo, Velaviensis pagusi, dont vient de parler 
M. Loth. Ce nom est-il autochthone, c'est-à-dire prae-breton, et par 
conséquent gaulois ? Est-il au contraire apporté de Grande-Bretagne par 
les émigrants ? Il ne nous paraît pas qu'on trouve le nom de Vellavi en 
Grande-Bretagne. Nous ne croyons pas que le Gnilou cité par M. Loth 
ait rien à faire ici, d'autant que c'est une rivière et non un pagus : ^Tlie 
Willy in pago Wiltoniensi', dit l'index géographique des Mon. Hist. Brit.; 
et le texte même d'Asser, cité par M. Loth, affirme que le pagus a reçu 
son nom du fleuve, « de quo flumine tota illa paga nominatur. » C'est 
« la Willy dans le pagus de Wilton », et non de Wiltshire (car il n'y 
avait pas encore de Wiltshire) ; il s'agit de la ville de Wilton dont le 
nom signifie clairement « la ville sur la Willy » +. 

Une inscription de la Grande-Bretagne 5 mentionne un pagus Vellavus 
dans un monument érigé par une cohorte de soldats tongres. C'est pro- 
bablement ce nom qu'il faut voir conservé dans la localité de Veluwe 
dans la province hollandaise de Gueldre, au moyen âge pagus Felaowa^. 
On a objecté que les Tongres ne s'étendaient pas sur la rive droite du 
Rhin : il nous paraît pourtant bien difficile de rejeter cette identification ". 

Comment se fait-il que ce nom de peuple se rencontre ainsi sur plu- 
sieurs points de la Gaule .f" Faudrait-il voir là les ramifications et les 
colonies d'un même peuple ^ Nous ne le pensons pas. Il s'agit probable- 
ment là d'une épithète empruntée à la langue courante, d'un qualificatif 
qui s'est localisé en plusieurs endroits à la fois. Les philologues ont vu 

1. cf. Desjardins, Géographie de la Gaule d'après la Table de Peutinger, p. 304. 

2. Mém. de la Comm. des Ant. du département de la Côte-d'Or, t. IV, p. xxxii ; cf. 
Courtepié, nouvelle édition, t. IV, p. 247. 

3. Cf. de Courson, Cartulaire de Redon, p. cxcvi. 

4. Gn dans Guilou correspond à un K ancien, comme Guenedotia pour Venedotia, etc. 

5. Inscr. Brit. lat., éd. Hiibner, n" 1072. 

6. Fœrstemann, Namenbuch, II, 489. 

7. Bergk, Zur Geschichte... des Rheinlandes, p. 123-4. 



Goéllo, VelLu'i. 1 17 

dans ce nom de Vellavi un dérivé par le suffixe -av- de la racine var par 
laquelle s'explique le gallois et breton g)vell^ l'irlandais ferr, le sanscrit 
varijans, mots qui tous signifient « meilleur ». Ce nom de Vellavi signi- 
fierait donc 'boni', c'est-à-dire 'fortes' '. Cette explication est tout à fait 
vraisemblable. Au nom de Vellavi il faut rattacher celui de Vellaunl qui 
en dérive lui-même et qui a le même sens ; c'est celui d'un peuple des 
Alpes de Provence. Le terme VelLiunus se rencontre aussi comme élé- 
ment composant un grand nombre de noms gaulois d'hommes et de 
peuples^. 

Notre toponymie contient un grand nombre de vestiges gaulois : il 
serait utile de les réunir et de les classer sous les noms gaulois dont ils 
proviennent. Ce serait même utile pour l'étude historique des dialectes 
français, car dans l'altération phonétique de ces noms l'influence litté- 
raire n'a eu aucune place '. 

H. G. 



1. Gluck, Keltische Namen, p. 164. 

2. Voyez Gluck, p. 178 et sq. 

3. Nous ne mentionnons que pour mémoire le pays de Goële dans la Brie, appelé au 
moyen âge Goela regnicula [Bull. Mon., t. XIV. p. 375)- H nous faudrait avoir une 
forme plus ancienne de ce nom et avoir dans cette région des exemples de V devenu G 
ou GU. Nous en connaissons un exemple, mais dans la région alpestre, Vapincum devenu 
Gap. 



NÉCROLOGIE. 

M. Fiorian Vallentin est mort le 20 mai 1883, dans sa trente-deuxième 
année, à Montcaud-Sabran (Gard) : il a succombé aux suites d'une maladie 
dont il avait pris le germe dans une récente visite aux monuments de l'Italie. 
M. V. était l'auteur de travaux remarquables sur l'épigraphie et la mythologie 
de la Gaule; l'un d'eux avait paru ici-même (t. IV, p. i|. Il y a trois ans, il 
avait fondé le Bulletin épigraphique de la Gaule qui rendait les plus grands ser- 
vices et faisait honneur à la science française devant l'étranger. M. V. était 
magistrat, et ce sont les loisirs que lui laissait cette grave profession qu'il don- 
nait à l'érudition et aux lettres. La mort prématurée d'un homme de ce mérite, 
et qui promettait tant, est une grande perte pour l'archéologie française et pour 
notre vieille Gaule. 

H. G. 



BIBLIOGRAPHIE 



L'Historia Britonum attribuée à Nennius et l'Historia Britannica 

avant Geoffroy de Monmouth par Arthur de la Borderie, membre du 
Comité des travaux historiques, vii-132 p. in-8'\ Paris, Champion 
(Londres, Quaritch), 1883. 

M. A. de la Borderie continue la série de ses Études historiques 
bretonnes, comme nous en émettions le vœu, il y a quelques mois, en 
rendant compte dans cette Revue de sa publication : Les deux saints 
Caradec. Il était difficile d'apporter plus de lumière dans un sujet plus 
troublé, plus de conscience dans l'examen d'une œuvre où la fantaisie 
des interpolateurs et des compilateurs semble avoir pris à tâche de 
dérouter la critique. 

Dans la première partie de son travail^ consacrée tout entière à l'His- 
toria Britonum mise sous le nom de Nennius, M. A de la Borderie com- 
mence par éliminer tout ce qui est venu s'ajouter à l'œuvre primitive. 
Huit morceaux ou opuscules composent l'œuvre entière de Nennius, 
mais deux seulement se trouvent dans tous les manuscrits connus jusqu'à 
ce jour : Hisîoria Britonum^ Civitates Britanniae. M. A. de la Borderie 
en conclut que c'est là le noyau de la compilation. L'Historia Britonum 
a été composée vers l'an 822, d'après ce passage : « A primo anno quo 
Saxones venerunt in Britanniam usque ad annum quartum Mermini régis 
supputantur anni CCCC XXIX. « Suivant la remarque de M. A. de laB., 
si cette supputation aboutit à la quatrième année du roi Mermin, qui ne 
fut marquée par aucun événement saillant, c'est que cette quatrième 
année était sans doute celle où écrivait l'auteur. Or, d'après les Annales 
Cambriae, Mermin serait mort en 844, et d'après le Brut y Trywysogion, 
il aurait commencé de régner en 818. Cette date de 822 est contredite, 
il est vrai, quelques lignes après par une sorte de commentaire, d'où il 
résulterait que l'œuvre aurait été écrite en 859, mais c'est une interpo- 
lation évidente, comme il résulte du ton même du morceau, du désac- 
cord avec la supputation donnée si catégoriquement plus haut, et du fait 



Bibliographie. 119 

que le passage manque dans le manuscrit du Vatican, un des plus impor- 
tants de l'Historia Britonum. 

La date de la composition de l'ouvrage ainsi établie, M. A. de la B. 
passe en revue les différentes parties qui composent l'Historia, et com- 
mence par éliminer la vie de saint Patrice, sans rapport avec ce qui pré- 
cède et ce qui suit, et rejetée dans le manuscrit du Vatican en dehors du 
texte de VHistoria. Restent cinq parties : 

r Description de l'île de Bretagne; 

2" Origine des Pietés et des Scots ; 

3" Histoire de la domination romaine en Bretagne ; 

4" Histoire du roi Vortigern comprenant l'établissement des Saxons et 
la mission de Saint-Germain en Grande-Bretagne ; 

5° La lutte des Bretons contre les Saxons et sous les ordres du roi 
Arthur. 

La partie la plus originale est la quatrième : l'histoire de l'établisse- 
ment des Saxons en Bretagne. La conquête se serait faite, suivant VHis- 
îoria, par la ruse et la perfidie. M. A. de la B. nous semble trop dur ou 
trop élogieux pour l'auteur quand il s'écrie qu'on a rarement vu un men- 
songe plus audacieux, et, à certains égards, plus habile. L-'auteur nous 
semble simplement l'écho des légendes et des traditions populaires sur ce 
sujet. Il n'a pas plus inventé ces traditions que les savants Scots, dont il 
avait recueilli les récits, n'avaient imaginé les légendes concernant la 
colonisation de l'Irlande. Au point de vue historique pur, on ne peut 
que souscrire au jugement de M. A. de la Borderie, qui est celui de 
Schœll et de Stevenson : « Quand l'Historia Britonum avance seule un 
fait qui ne choque ni la vraisemblance ni le témoignage des auteurs 
sérieux, tels que Bède, Gildas et les documents de l'histoire romaine, ce 
fait, après examen, est acceptable. Dans le cas contraire, il doit être 
rejeté. » Tout le monde reconnaîtra aussi avec M. A. de la B. que, dans 
l'ordre littéraire, l'Historia est un document capital : « C'est le premier 
et le plus ancien recueil des légendes populaires de la Bretagne qui ont 
donné plus tard naissance aux romans du Brut, de Merlin, d'Arthur, en 
un mot à ce cycle immense des épopées chevaleresques de la Table- 
Ronde. )) L'Historia n'est pas d'un intérêt moins grand pour la littérature 
irlandaise. 

En somme, la partie la plus importante, au point de vue historique de 
toute l'œuvre mise sous le nom de Nennius, n'appartient pas à l'œuvre 
primitive : nous voulons parler des Genealogiae regum Saxonum^ compo- 
sées sans doute vers 685-690, quoique les noms qui y sont contenus 
nous soient arrivés sous une forme du ix^-xe siècle, et dont M. A. de la 



1 20 Bibliographie. 

Borderie (p. lo) met en lumière la grande valeur. VHistoria Britonum, 
dans sa partie la plus originale, représente la légende, la tradition popu- 
laire ; les Genealogiae, comme les Annales Cambriae, sont des documents 
historiques rédigés par des lettrés, probablement par des bardes : nous 
savons, en effet, par Giraldus Cambrensis', qu'une de leurs fonctions 
était d'écrire, en Cambrien, la généalogie des chefs; à certains indices, 
on peut même, sans invraisemblance, supposer que les Généalogies ont 
d'abord été écrites en breton. 

Dans la seconde partie de son travail, M. A. de la Borderie se pro- 
pose d'établir qu'il y a eu entre VHistoria Britonum de Nennius et VHis- 
toria regum Britanniae de Geoffroy de Monmouth une œuvre intermé- 
diaire qui n'est que le développement de la première. Il est question en 
effet, dans une vie de saint Goeznou, d'une Ystoria Britanica dont l'ha- 
giographe résume certains passages où on relève des différences mar- 
quées avec les passages correspondants de Nennius : c'est ainsi que 
VHistoria Britonum attribue la conquête de l'Armorique à Maxime, sans 
nommer Conan Mériadec, tandis que VHistoria Britannica ne cite que 
Conan, etc. L'extrait de la vie de saint Goeznou cité par M. A. de la 
Borderie a été tiré par lui d'une compilation manuscrite du xv"" siècle, 
connue et souvent mise à profit par les Bénédictins, D. Briant, D. Lobi- 
neau et autres, sous le litre de Vêtus collecîio manuscripta Ecclesiae Namne- 
tensis. M. A. de la B. a eu le bonheur de retrouver cette précieuse col- 
lection et de la sauver des rats qui avaient déjà détruit la moitié du 
premier feuillet. 

L'extrait de la vie de saint Goeznou contenu dans la collection porte 
en tête le même nom d'auteur, la même dédicace, la même date qu'une 
vie du même saint composée par Guillaume, chapelain d'Eudon, évêque 
de Léon, dédiée au prélat en 1019 et dont Albert le Grand affirme avoir 
vu le manuscrit original, conservé dans la bibliothèque du chapitre ou 
dans celle de l'évêque de Léon. Geoffroy de Monmouth paraît avoir 
profité non seulement de l'œuvre de Nennius, mais encore de VHistoria 
hriiannica : sur la plupart des points où VHistoria britannica diffère de 
Nennius, elle concorde avec Geoffroy. L'argumentation de M. A. de la 
B. nous paraît irréfutable. Il nous reste cependant un scrupule à Tégard 
des assertions d'Albert le Grand ; il est difficile qu'il ait vu l'original 
d'une vie écrite en ici 9. La forme Goeznou ne saurait être de cette 
époque. Le d dans cette situation n'est devenu z que vers la fin du 
xii^ siècle, au plus tôt. La vie de saint Paul Aurélien, composée au 

i. Girald. Cambr. Cambriae descript. C. 3. 



Bibliographie. 1 2 1 

IX* siècle et conservée dans des manuscrits postérieurs, nous donne le 
nom de ce saint sous une forme du ix*^ siècle Uuohednovius ; on aurait 
eu au commencement du xi" siècle Guuohednovius. Il est regrettable 
aussi qu'on ne trouve nulle part ailleurs mention d'un Eudon, évèque 
de Léon. H y a un abbé de Saint-Mathieu de ce nom, mais on ne sait 
à quelle époque au juste il a vécu. 

VHistoria britannica n'est pas plus d'origine bretonne armoricaine que 
VHistoria Britonum : les légendes ou plutôt les inventions de lettrés qui 
y sont rapportées sur l'établissement des Bretons en Armorique sont en 
contradiction formelle avec l'opinion courante en Bretagne au ix^ siècle : 
tout le monde y savait que l'émigration avait été causée par les invasions 
saxonnes, comme l'atteste Uurdisten (Gurdestin), l'auteur de la vie de 
Winwaloe (Guénolé). Nous n'avons pu donner qu'une analyse fort 
incomplète du travail si touffu de M. A. de la B. On y trouvera nombre 
de détails intéressants sur les emprunts plus ou moins déguisés faits par 
Nennius à Eusèbe, à Bède, etc., sur la date de Parrivée des Saxons en 
Grande-Bretagne, etc., et enfin un appendice traitant des éditions et 
manuscrits de VHistoria Britonum. Nous ne pouvons mieux résumer notre 
impression qu'en disant que l'étude de M. A. de la B. doit être entre les 
mains de tous ceux qui s'intéressent à l'histoire des deux Bretagnes. 

J. LOTH. 

Note Irlandesi, concernenti in especie il codice Ambrosiano^ di G. J. 
AscoLi. 60 p. in-8°. Milano, Rebeschini, 1883. 

Bien que ce travail soit peu étendu et qu'il se présente sous le nom 
modeste de Notes, il n'en a pas moins une grande importance pour les 
celtistes comme tout ce qui sort de la plume de l'illustre linguiste 
de Milan. 

Après une dissertation sur l'irlandais cétbaith, où l'auteur voit un 
composé non de buitli 'esse' mais du thème verbal de baniin ^xv/iù venio 
(c'est-à-dire d'un thème indo-européen gva-nai avec le suffixe féminin 
-Ti, M. A. s'occupe des erreurs des scribes du ms. de Milan. 

Les gloses irlandaises que contient ce ms. ont été pour le plus grand 
nombre copiées d'autres mss. et par des scribes qui apportaient dans ce 
travail la plus grande négligence, comme un écolier qui fait son pensum 
en hâte en pensant à autre chose. Un vieux scribe irlandais n'avait pas 
tort quand il écrivait en marge de son manuscrit : Sudet qui leget. Il faut 
donc appliquer les règles de la critique verbale à ces gloses qui sem- 
blaient l'expression naïve et pure de la plus ancienne langue irlandaise. 



122 Bibliographie. 

M. A. a classé ces erreurs en plusieurs classes : omission de lettres et de 
syllabes, — répétitions, — changements, — fautes de pure négligence. 
Parmi ces dernières, il y en a qui peuvent s'expliquer par la distraction; 
mais lorsque le scribe, prenant des lettres l'une pour l'autre, arrive à 
des graphies vides de sens, on peut se demander s'il était Irlandais. 
Nous eussions voulu que M. A. examinât cette dernière hypothèse et 
nous donnât son avis là-dessus. Il est fort possible qu'un moine du Con- 
tinent, copiant un ms. latin, copiât en même temps par excès de zèle les 
gloses celtiques que contenait ce ms. et quoiqu'il ne les comprît pas. Les 
anciens clercs irlandais avaient un plus grand respect pour leur langue. 

On rirait bien si on voyait nos romanistes prendre pour 'testo di 
lingua' la correspondance des soldats et des cuisinières, et fonder des 
théories grammaticales sur des graphies singulières. C'est ce que font 
les Irlandistes, ayant pourtant cette excuse d'être forcés de chercher dans 
les débris la forme la plus ancienne de la langue, et d'arriver à expli- 
quer par là les plus anciens monuments de la littérature. C'est un dévoue- 
ment dont il faut leur savoir gré, pourvu qu'ils n'exagèrent pas la 
valeur éthique de cet utile nettoyage et qu'ils ne bâtissent pas de 
théories linguistiques sur des cas isolés. Il n'y a pas de science du par- 
ticulier, c'est un principe qu'il ne faut jamais perdre de vue. 

La pénétrante étude de M. A. ne diminue pas l'importance du ms. de 

Milan, mais elle en affaiblit l'autorité, et elle montre que ses gloses ont 

besoin d'être contrôlées par des gloses originales ou plus fidèlement 

copiées des autres manuscrits, 

H. G. 

Le Mythe de la Mère Lusine (Meurlusine, Merlusine. Mellusigne, 
Mellusine, Mélusine, Méleusine). Etude critique et bibliographique, 
par le D' Léo Desaivre. Saint-Maixent, impr. deCh. Reversé, 1885. 
216 p. in-80, et 1 planche. 

C'est avec plaisir que nous voyons un savant poitevin s'occuper de 
la grande fée poitevine. Ces traditions ne pouvaient être réunies et étu- 
diées avec plus de soin que dans leur pays natal, et plus d'un travail 
inséré dans les revues locales a montré dans M. Desaivre un esprit qui 
sait apprécier la valeur des traditions et aime à en chercher l'origine. 

Mélusine, dit M. D., « ne fut tout d'abord qu'une simple fée gau- 
loise, tout le reste de sa légende résulta de la lente assimilation d'élé- 
ments qui lui furent étrangers au début. Humble divinité agreste, elle 
régnait sur le rocher où les Lusignans vinrent bâtir leur forteresse, ils 
prirent son nom et son culte ; en retour elle partagea leur brillante des- 



Bibliographie. 1 2 3 

tinée, « c'est le résumé du livre de M. Desaivre. Celui-ci est partagé 
en trois parties : I. Le Livre des Lusignans, c'est-à-dire le roman de 
Jean d'Arras, ses imitations et l'influence que cette œuvre lettrée a exer- 
cée sur la propagation de la légende de Mélusine. — H. Le Mythe de 
la Mère Lusine. — IIL La Bibliographie. 

Tout en recommandant le livre de M. D. aux amis de la mythologie 
française, nous devons sur quelques points faire des réserves ou des 
critiques. 

Nous aurions voulu que M. D. résumât l'histoire de la famille de 
Lusignan, et des familles qui lui ont été apparentées ou qui plus tard ont 
repris ce nom ; ce qu'il dit à cet égard ne ressort pas assez nettement. 
Quelques tableaux généalogiques eussent été les bienvenus. On eût vu 
plus aisément comment le nom de Mélusine s'est répandu avec la race et 
le nom des Lusignans. Nous attendions cela d'un érudit poitevin. 

On voit par le titre que M. D. rejette dans l'ombre le nom de Mélu- 
sine, et qu'il adopte celui de Mère Lusine. Mère Lusine nous paraît être 
une corruption populaire par fausse analogie (et comme disent les phi- 
lologues par étymologie populaire) d'un autre nom, Mélusine ou Merlu- 
sine. M. D. y voit au contraire la forme ancienne et suppose une Mater 
Lucinia, du nom d'homme Lucinius que l'étymologie devine dans le 
nom de lieu Lusignan. La question du nom de Mélusine n'est pas éclair- 
cie pour nous, et elle est trop obscure, faute de documents, pour qu'on 
arrive peut-être jamais à la résoudre d'une façon satisfaisante. 

M. D. adopte dans sa conclusion la théorie de M. Blachère ' qui 
identifie Mélusine et Pressine avec deux personnages féminins de la 
mythologie Védique, Milushi et Priçni. Ce sont là des rencontres for- 
tuites de sons, et la distance est trop grande, sinon dans l'espace, au 
moins dans le temps, entre les noms français et les noms sanscrits pour 
qu'on puisse les identifier : ce serait contraire à toutes les lois de la lin- 
guistique. Nous ne pouvons admettre davantage les autres rapproche- 
ments et théories védiques de M. Blachère. C'est un pur mirage. 

La Bibliographie est très étendue, nous lui ferons seulement quelques 
additions, pour la plus grande gloire de Mélusine : 

Légendes historiques des princesses Mélusine et Mazurine, par Raymond 
Dupriez. Metz, imp. Ch. Thomas, 1877, 10 p. in-12. Cette publication 
assez étrange prétend donner des légendes d'Hellering, dans notre ancien 
département de la Moselle, mais on ne sait ni d'où elles proviennent ni 
comment elles ont été recueillies. 

I. Et non Blacher, comme écrit M. D. 



1 24 Bibliographie. 

Une Histoire de la Reine Mélusine et de ses merveilleux enfants, en russe, 
a été signalée par le P. Martinov parmi les publications de la Société des 
Anciens Textes Russes [Polybiblion, novembre 1879, p. 433). 

Deux des peintures de Maurice de Schwind ont été gravées en France. 
Elles se trouvent dans la biographie de Schwind dans VHistoire des 
peintres publiée par la librairie Renouard. 

Aux opéras que M. D. signale, p. 209, ajoutons un ballet représenté 
à Vienne en 1882. Le libretto en a été publié dans une plaquette de 
luxe, accompagnée de reproductions photographiques des peintures de 
Schwind : Mélusine Ballet in 2 Akten und 3 Abtheilungen, nach dem Bil- 
der-Cyclus M. von Schwind's, von, 4, Musik von Franz Doppler. Wien, 
Wallishauser, 1882. 

La bibliothèque du Musée Germanique à Nuremberg possède un ms. 
qui contient la traduction allemande de Mélusine par Thùring von Rin- 
golting de Berne; ce ms. est daté de 1468 et remarquable par ses minia- 
tures. VAnzeiger fiir Kunde der Deutschen Vorzeit a reproduit récemment 
plusieurs de ces naïves illustrations (décembre 1882 et 1883, passim). 

Empressons-nous d'ajouter que malgré ces critiques nous regardons le 
livre de M. D. comme une très utile contribution à l'étude des traditions 
françaises. 

H. G. 

Gargantua dans les Traditions populaires, par Paul Sébillot, 
xxviii-342 p. in-18. Paris, Maisonneuve, 1883. — Prix : 7 fr. 50. 

M. S. a interrompu un instant ses utiles et intéressantes publications 
sur la Haute-Bretagne pour nous donner un volume sur Gargantua. Il y 
a été amené par les traditions qu'il avait recueillies sur ce géant dans le 
pays où il fait une si abondante moisson. A ces traditions gargantuesques 
de la Haute-Bretagne il a eu l'idée de joindre les traditions analogues 
qui existent dans le reste de la France et de reprendre à nouveau la ques- 
tion de Gargantua. 

Mais une enquête de Folk-Lore local suffit-elle 'quand il s'agit d'une 
question d'histoire .? Du moment que M. S. abordait ce sujet, ne devait-il 
pas approfondir et creuser plus profondément le sillon tracé par ses devan- 
ciers ^ Or, dans son introduction, il s'est surtout borné à citer et à 
reproduire ce qui a été dit avant lui ; et le lecteur regrette d'autant plus 
cet excès de modestie que M. S. a très bien résumé et caractérisé le 
type de Gargantua dans les quelques pages de son cru par lesquelles il a 
terminé cette introduction. 



Bibliographie. 1 2 5 

Le volume lui-même comprend les légendes et appellations populaires 
relatives à Gargantua. On en avait déjà recueilli une certaine quantité : 
M. S. en a grandement augmenté le nombre grâce à ses lectures et aux 
communications de ses amis et de ses correspondants. Il a classé tous 
ces documents par provinces. Etait-ce bien utile ? et une table classée 
de cette façon n'aurait-elle pas suffi à montrer tout aussi bien la disper- 
sion et l'étendue géographique des légendes gargantuesques .? M. S. aurait 
de la sorte évité bien des répétitions, et allégé considérablement son 
volume. A notre avis, M. S. aurait dû prendre pour division de son livre, 
non pas les provinces et les pays, mais les traits, les incidents et les épi- 
sodes de la légende gargantuesque. 

Et encore, que devient avec cela la question d'histoire ^ qu'il y ait 
vingt palets de Gargantua en France, ou qu'il y en ait trente, ou même 
quarante, cela n'a qu'un intérêt assez secondaire : cela ne résout pas la 
question que le lecteur se pose tout le long de sa lecture sans que sa 
curiosité soit satisfaite : Quelle est l'origine de cette popularité '^. d'où 
vient la propagation de ce nom par toute la France ? M. S. écarte dans 
sa préface (p. xxiv) l'hypothèse de l'origine rabelaisienne. Plus loin, 
p. xxxii, il semble penser que l'origine est populaire, et que la littéra- 
ture du colportage n'a fait que reprendre et répandre une histoire déjà 
populaire. C'est là le nœud de la question et nous aurions voulu voir 
M. S. l'aborder plus résolument. Il ne mentionne qu'en passant, dans le 
cas de rapports incontestables, les livres et les images du colportage, et 
il a négligé d'en dresser la bibliographie. Voilà pourtant une question 
sur laquelle une « enquête » serait utile : combien y a-t-il eu dans les 
derniers siècles d'imprimeurs de province qui aient imprimé la Vie du 
fameux Gargantua (ou Gargantuas) .? Quelle différence, en modification 
ou en addition, tous les livrets présentent-ils .'' A quelle époque remontent 
les images populaires de Gargantua dont Epinal et Metz inondent encore 
la France ? L'histoire des Enseignes ne peut-elle aussi fournir des ren- 
seignements ' .'' M. S. ne semble pas s'être préoccupé de faire ces 
recherches. C'est là une lacune grave, et nous saisissons cette occasion 
de faire notre mea culpa; car, dans l'essai que nous avons publié en 1868 
sur ce même sujet, nous nous sommes trop peu occupé de cette question 
spéciale qui est d'une grande importance dans l'espèce. 

Il y a cependant un point de vue nouveau dans le livre de M. S., 



I. Le Soleil, dans son n" du 13 juin 1883, cite un article d'un autre Journal sur les 
rues de Paris : j'y lis qu'on voit mentionnée rue du Petit-Carreau, avant 1725, une 
enseigne A la Finte de Gargantua. M. Sébillot pourrait peut-être en savoir davantage sur 
ce sujet en consultant les livres consacrés à l'ancien Paris. 



1 26 Bibliographie. 

ce sont ce qu'il appelle les histoires des géants similaires qu'il a 
recueillies ou notées concurremment avec celles de Gargantua. Mais 
alors, pourquoi M. S. n'a-t-il pas suivi cette direction et étudié les 
géants de nos traditions populaires, Gargantua étant le plus célèbre du 
cycle, celui qui a peu à peu absorbé et effacé les autres ? il y avait là 
une façon de renouveler l'étude de Gargantua par la nouveauté du point 
de vue, et c'était peut-être là — sauf pour le nom même de Gargantua 
— le bon chemin à prendre. 

Il y a un point sur lequel M. S. ne nous dit rien et sur lequel nous 
voudrions qu'il s'informât ; car personne ne sait mieux que lui retrouver 
et interroger la tradition populaire vivante encore dans la campagne : 
N'y a-t-il pas un Gargantua phallique, et ne raconte- t-on pas sur lui de 
joyeuses histoires et de mirifiques exploits amoureux comme les Grecs 
en racontaient sur Hercule ? Il doit y avoir là matière à une « enquête » 
à publier dans les KpuTTTicta. 

M. S. nous répondra peut-être qu'il n'a voulu que faire une enquête 
sur la popularité de Gargantua ; mais ses travaux antérieurs et sa répu- 
tation de folk-loriste donnent à la critique le droit de lui demander 
davantage, et de lui réclamer l'histoire de la légende de Gargantua. Per- 
sonne ne peut mieux utiliser que lui les matériaux qu''il a recueillis. Invo- 
lontairement, nous nous rappelons le mot de Catherine de Médicis lors- 
qu'elle apprit le meurtre du duc de Guise : « Voilà qui est bien taillé; 
maintenant il s'agit de coudre ! « 

H. G. 



Les véritables prophéties de Merlin : Examen des poèmes bretons 
attribués à ce barde, par Arthur de la. Borderie, membre du Comité des 
travaux historiques, 80 p. in-S". Paris, 'Champion (London, Quaritch), 1883. 

Le sujet qu'aborde M. de la B. dans ce travail est un des plus délicats que 
présente l'histoire des littératures celtiques parce qu'on a affaire à des textes 
obscurs, sans doute corrompus, en tout cas d'une intelligence très difficile et 
souvent contestable. Nous avouons ne pas nous sentir assez de compétence 
pour suivre M. de la B. sur ce terrain et pour juger les conjectures qu'il oppose 
à celles de Stephens ou de M. Skene; nous disons conjectures parce que sur ce 
terrain mouvant il nous paraît difficile d'arriver au roc où l'on bâtit solidement. 
En tout cas, ce que nous pouvons louer sans réserve, c'est la critique et l'érudi- 
tion dont M. de la B. fait preuve à chaque page. Les historiens de la littéra- 
ture galloise devront tenir grand compte de son travail. Notons seulement que 
M. de la B. prend pour point de départ les traductions anglaises données 
dans les Four Ancient Books of Wales de M. Skene; or, on a vu quelques pages 
plus haut par l'article de M. Rhys comme ces traductions prêtent à la critique 



Bibliographie. 127 

et demandent des corrections. Dans cette question, la philologie n'a pas encore 
déblayé le terrain pour l'histoire. 

H. G. 

Études sur l'histoire des Institutions primitives par Sir Henry 
Sumner M.une, traduit de l'anglais avec une préface par M. Durieu de 
Leyritz, et précédé d'une introduction par M. d'Arbois de Jubainville. Paris, 
Thorin, 1880, xLni-494 p. in-S". — Prix : 10 fr. 

Nous avons annoncé cet important ouvrage lors de son apparition (voir t. II, 
p. 499). Il nous suffit aujourd'hui de dire qu'une traduction le met à la dispo- 
sition du public français. L'intérêt du livre est augmenté par une préface du 
traducteur et une introduction de M. d'Arbois de Jubainville. 

Origin of the Western Nations and Languages showing the construction and 
aim of Punie, Recovery of the Universal Language, Reconstruction of Phœ- 
nician Geography, Asiatic Source of the Dialects of Britain; Principal Emi- 
grations from Asia, and Description of Scythian Society. With an Appendix 
upon the Connection of Assyrian with the Languages of Western Europe and 
Gaelic with the Languages of Scythia, by Charles Lassalle. London, Heywood, 
1883, XI-431 p. in-8°. 

Il nous suffit de copier ce titre en entier pour que le lecteur puisse apprécier 
le caractère et la valeur de l'ouvrage. 

Braum.\nn : Die Principes der Gallier und Germanen bei Caesar. 

Jahres-Bericht ùber das Kœnigliche Friedrich-Wilhelms-Gymnasium und die 
Kœnigliche Vorschule zu Berlin. Ostern 1883. Berlin, C. Heyn, 44 p. in-4°. 



CELTIC NOTES AND QUERIES. 

A l'instigation de M. David Fitzgerald, nous ouvrons une section de 
« Demandes et Réponses, » et nous désirons que nos collaborateurs nous 
aident à la remplir et à en faire une source toujours jaillissante de faits et de 
renseignements. Il ne s'agit pas de questions banales sur des faits connus des 
savants, mais d'enquêtes sur des points qu'il est utile d'élucider par des compa- 
raisons, et où les celtistes peuvent s'aider les uns les autres. 

The Sons of the Lord of Clare. 

The brave sons of the Lord of Clare, they left the land to mourning, 
Mobhrén ! for they were banished^ with no hope of their returning ; 
Who knows in what abodes of want those youths were driven to house.? 
Yet you can give yourself thèse airs, Woman of Three Cows ! 

What is the legend to which the ballad Bean- na- dtri- mBô refers 
hère t The Tighearna- an-Chlâir figures in various old Irish traditions. 
Cf. « the Lord of Clare » [larll y Clar], lolo MSS., 194, 607, and the 
flood legend there given. 



1 28 Celtic Notes and Queries. 

Black Spancel Sunday. 

That much- abused, indispensable book, ihe Irish Dictionary of 
Edward OReilly, refers is. v. buaracli, a spancel or fetter for cows) to 
(.(. domhnach na mbuarach ndubh, a pagan pastoral festival ; the early 
(( feeding of cows, or rising to feed. « This pagan festival bears a Chris- 
tian or quasi-Christian name, for domhnachis dies dominica. However it 
is not unreasonable to assume that we hâve hère such a name as Domh- 
nach Chroim Duibh and other festival names of heathen associations. 

Can any reader of this Review state or suggest what Sunday is meant ? 
I would invite the observations of German scholars, who hâve so large 
a mass of Calendar lore. 

I may add my own surmise that the day meant is the same known as 

D. Chroim Duibh in Munster, and there made the last Sunday in July or 

first in August. This is the day on which stations are made at the various 

Sunday's Wells. It is also called Domhnach na bhFhear ithe Men's Sunday. 

Why .?) ; Black Stook Sunday (cf. Crom Cruach) ; Garlig or Garland 

Sunday; Cromdufî Sunday. Dia- domhnaich- Chriiim- duibh in Lochaber 

is Easter Sunday. The association of Crom Dubh Black Worm ?i with 

the Paschal egg 'Nicolson, 167,1 reminds one of the Celtic superstition 

of the ovum anguinum. 

D. F. 



Le manque d'espace nous force d'ajourner au prochain numéro un mémoire 
de M. R. Thurneysen sur l'accent dans l"e verbe irlandais (dont le ms. est entre 
nos mains depuis le mois de décembre dernier) et un article de M. D. Fitzgerald 
'Early Celtic History and Mythology'. — Ce dernier article comprend un 
compte-rendu du récent ouvrage de M. d'Arbois de Jubainville : Introduction à 
l'étude de la littérature celtique. (Un vol. in-S». Paris, Thorin, 1883.) 



Le gérant : F. VIEWEG. 



Imprimerie Daupeley-Gouverneur, à Nogent-le-Rotrou. 



L'ACCENTUATION 
DE L'ANCIEN VERBE IRLANDAIS. 



I. — LA LOI DE l'accent. 

Dans une glose comme arandernaid andogniamni et arnadernaid annad- 
denamni, W. io6, 3, ce qui étonne d'abord le novice, c'est la diversité 
des formes d'un seul et même verbe dans une seule et même phrase. Il 
risque de se perdre dans le labyrinthe de la conjugaison irlandaise, si 
on ne lui tend pas le fil d'Ariane pour se dégager. Eh bien ! ce fil, c'est la 
loi de l'accent. Cette loi, il est vrai, ne diminue pas la quantité des 
formes verbales, mais elle explique leur variété, et elle fait disparaître 
l'irrégularité qui, de prime abord, semblait régner absolument dans le 
domaine du verbe irlandais. 

Personne ne méconnaît l'importance du rôle que joue l'accent dans le 
vieux irlandais ; mais je ne trouve pas que l'on ait jamais essayé d'en 
fixer les lois'. Et pourtant, les syllabes posttoniques, et surtout celle 
qui vient immédiatement après la syllabe accentuée, étant raccourcies 
et estropiées en toute façon, la place de l'accent est facile à déterminer. 
C'est donc une simple affaire de statistique. Pour être sûr de mon fait, 
j'ai réuni toutes les formes verbales du mscr. deWurzbourg et du mscr. 
de Saint-Gall et celles du mscr. de Milan jusqu'à la feuille 3 5*^ où l'édi- 
tion de M. Ascoli s'arrête. Je marque la main principale du mscr. de 
Wurzbourg par W, la seconde main, celle qui a écrit les feuilles 33*- 
34", par W^ ; je cite les pages de l'édition de M. Zimmer (Glossae Hi- 
bernicae, p. 1-198) et les versets de la bible auxquels les gloses se rap- 
portent, p. ex. W. 106, 3 = Wb. 16a (dans la Grainmatica Celtica). 
Pour les mscrs. de Milan (M.) et de Saint-Gall (G.) j'adopte la notation 



I. M. zimmer nous l'a promis [Kelt. Stud., p 123, note), mais il n'y est pas encore 
arrivé. [M. Ebel a déjà connu les lois que j'expose ici, v. Kuhn Bdtr. z. vergl. Sprachf. 
VllI, y/2 ; mais sa mort prématurée l'a empêché de publier les résultats de ses 
recherches] . 

Rev. Celt. VJ. , 9 



ijo L'Accentuation de l'ancien verbe irlandais. 

de M. Ascoli. Il serait inutile de citer tous les exemples ; je me bornerai 
aux plus significatifs. Mais je citerai toutes les exceptions, s'il en est. 
Voici les résultats : 

I. Chaque forme verbale est accentuée '. 

Exception : Les formes du verbe « être », employées comme copules, sont 
toujours proclitiques ou enclitiques [is, ba, -da^). Nous ne nous occu- 
perons donc pas de ces formes. 

II. Dans le verbe simple, c'est la première syllabe qui est accentuée. 

III. Dans le verbe composé ^J' accent frappe généralement le second élément 
de la composition. 

Exceptions : 

1 . Dans l'impératif le premier élément porte l'accent. 

2 . La première syllabe est accentuée : 

A). Après les particules négatives: ni (coni, mani, etc.), nâ, nâd, 

nâch. 
B). Après le pronom relatif (s)a(n), composé avec une préposition (y 
compris in- « dans lequel » et les conjonctions ar-an-, di-an-, 
co-n- 4), 
C). Après la particule interrogative ind-, inn-, in-. 
^ . L'accent frappe la syllabe qui suit le pronom infixe. 
Quand il y a conflit entre 5. et une des autres règles, c'est toujours 3. 
qui est vainqueur, c'est-à-dire que la syllabe après l'élément intercalé 
est toujours accentuée. 

Je n'ai pas besoin de donner des preuves pour les règles I et II dont 

les exemples abondent, et qui sont, je crois, généralement admises. Je 

me bornerai à notre loi III. Comme le signe ' est employé pour m.arquer 

la voyelle longues, je noterai la voyelle accentuée par l'accent grave'. 

III. — Règle générale : le second élément du verbe composé est accentué. 

A. — Composé simple : l'accent frappe le thème verbal : asôircc W. 



1 . Nous ne nous occupons ici que de l'accent principal du mot, non des accents secon- 
daires qui, sans doute, n'ont pas manqué à l'ancien irlandais. 

2. De là la différence phonétique entre -da, qui sert à lier l'attribut au sujet, et -ta, 
qui désigne l'existence (Windisch. Ir. Texte, p. 800]. 

3. Il n'y a pas de différence entre les particules verbales ro, no et les autres préposi- 
tions. Les participes et le nom verbal, qui tient lieu de l'infinitif, n'entrent pas dans le 
système de la conjugaison : ils ont l'accent sur la première syllabe comme la plupart des 
mots irlandais. 

4. V. plus bas. 

5. Nous verrons cependant que l'accent aigu est assez souvent employé pour marquer 
simplement la voyelle tonique, même devant une consonne simple (surtout dans W.). 
C'est là peut-être l'usage primitif provenant des grammaires latines; ' comme marque 
de la voyelle longue serait alors une innovation postérieure des grammairiens irlandais 
qui, dans nos textes, n'aurait pas encore tout à fait prévalu sur l'ancien usage. 



L'Accentuation de l'ancien verbe irlandais. 1 3 1 

6j,' 26; dodlut [shto] G. ija**, i; dogniu W. 113, 16; 145, 13; do- 
gniu-sa W. 116, 19; dogniW. 36, 3; 40, 22; M. 20% 19; 23^, 20; G, 
46'', 10; 49'', 5, etc.; fogni G. 149", 4; ogni-soni W. 162, 29; do- 
gniam W. 103, 14; dogniith-si W. ^6, 6;dogniatW. 183, 6; dognit 
G. 63", 14; dogné W. 78, 8; rogniith W. 75,2; dugnith M. 30% 3 ; 
dognither W. $6, 8; 94, 17; G. 59% 8; 1 57'', i ; dognilhar G. 29% 1 1 ; 
dogniter G. 35"^, \y, fognither W. 16$, y, adchi W. 21, 24; atchi'W. 
40, 22; rtiicf G. 149'', 6; adrimi-som W. 96, i; dorimem M. 14^^ 6; 
adrimed M. 21% 4; G. 69*, 5 ; adrimter G. 202-'», 5; roAi W. 126, 6; 
roW/ W. II, 14; 41, 8; M. iS^, 8; G. 75^', 2; 163'', 8, etc.; robe W. 
35, 17; robdmmar W. 128, 7; arégi M. 29^*, 10; 30"^, 5 et 20; ^e'c/ï/a 
(congemiscit) W. 21, 22; tzr/Zzi W. 184, 8; artàa G. 215'', 4; adglddur 
G. 146*^, 9; adghidathar G. 21 1'^, 11; imrddi W. 1 10, 7; imrddat W. 
6^ iy,rurddiW. 46, 10; îremitiagat V/. 156, 8; notésedM. 23^, 12; 
doddlim G. 146'^, 6; /o^d'// G. i07-\ 5 ; 121'', i ; w/e' M, 30*^, 12; m/ef 
M. 14'', 12; adfét G. i8\ i ; 103'', i ; nolégad G. 148'*, 6; rolégsid W. 
44, ly; fordsa M. 29a, 10; rodsaiset M. 2% 6; dodûrgimm G. 54", 3 
dodûrget G. 6S^, 9; ro/ck G. 75=", 4; ro/àa^ W. 88, 46; G. 153'', 6 
rochéssusaW. 114, 31; rochéess W. 39, 15; adcôidemmar G. 43", 6 
docôiW. ijS, 24; nofôid'W. 143, \Ç); rojôided W. 138, 22; rofôitea 
W. 168, 9; roléiced W. 29, 8; rocfu'iala W. 173, 6; :);2o7 W. 180, 12 ; 
roce'f M. 25'% 6; /u/d^ M. 33% 1 \ foéitsider M, 34*^, 4; doscéulaim G. 
\4<)^, 2; iî^gÛ5/ G. 148% 4; conéit W. 39, 1 $ ; — ma-cîrt M. 30*^, 24 ; 
çia-dognéo W. 113,21; ce-dugnén W. 64, 1 ; ce-choniis W. 60, 21 ; ce- 
chonistisG. 138% 9; ol-rofdsigedVJ. 100, 14; co-arlégthar \W . 155, 27; 
ar-dofôr W. 4, 13 ; ho-aricc W. 33, 3 3 ; hu-duuic M. 30'', 10 '. 

fi. — Composé double : l'accent frappe la deuxième préposition : do- 
fôrbiat M. 27% 10; dodéchuid W. 112, 3; asrùbarfW. 60, 25; ^o/ùj- 
fc;2/mfn G. 12% I ; 22^*, 10; dufùibniter M. 24% 6; ar/d/m G. 51", 4; 
201'J, i-j; duroilged W. 11, 14; dorolgetha W. 161, 14; dorolgida M. 
32% 1$; forchongrimm W. $9, 10; doràgrad W. 59, 17; dofôrmgat G. 
53", II ; dofoirmsed M. 35", 17; atrùirmedW. 11, 10; conosna G. 206^, 
y, oôsna G. 22^4; conosnat G. 58% 4; josciget G. 65'', 9; doèsmet 
W. 186, 12; dofbirhde G. 9% 12; 59'', i ; dojôirndet G. 71^, 6; 202", 
y, dofoirndea M. 2^, 2; dorogbad M. 17% ly, dorogbat M. 28^, 11; 



I . Ces exemples, dont le nombre serait facile à augmenter, ne prouvent pas tous indu- 
bitablement que la syllabe marquée par ' était accentuée; car nous rencontrons beau- 
coup de formes où une voyelle atone a conservé sa quantité. Mais nous trouverons plus 
loin une grande quantité d'exemples qui prouvent bien que, dans ces mots, l'accent frap- 
pait réellement le second élément. 



IJ2 L'Accentuation de l'ancien verbe irlandais. 

dirogbad G. 9'', \6; doàidbdetar W. 164, 18; duàidbdetar M. ^0^, 2; 
dorônta G, 65% i ; 216-', i ; dorôntiZ-si W. 106, 3 ; imfàlngiW. 27, 10; 
57, 18; imfoingai G. 209'', 12; indrbenim G. 146'', 10; inndrbantar M. 
15', y, forcùimsed W. 26, 2(); farcàimsitis G. 148'', 5; adchomaltar G, 
•ji^, 12; adcomaltar G. 148'', 9; incàisged M. 24% 14; docàischifed W. 
60;, 25; dodirci W. 19, 2; 101, 12 ; dodircci W. 77, 4; doàidlibem M. 
14'^, 5 ; arràilgither W. 168, 16; rochùingid W. 47, 20; adrdrsat W. 5. 
2y, inràrthatar M. 35*, 2i; oùcbad M. 35', 6; remièpur G. 222^, i; 
cunùtgim G. 141*, i ; — mu imfolfigiW. 63, 13; ma-durogbusa M. 23^, 
1 3 ; ma-imràimsid W-. 195, 6; ma eterroscra W. 59, 1 1 ; ma-docbisgedar 
G. lé**, 2; ci-adcomaltar G. 63^, 17; 220*, 9; d-u5i«gtafG. 44^, 3; c^- 
imroitnsinimis \\l. y, y, ar-ced-durônath W-. 194, 12; ho-durogbadM. 
32% 9. 

C. — Composé triple : l'accent frappe la deuxième préposition : ^0- 
diusgibther W. \'], \^; doccmalla W. 57, 16; doècmoised W. 35, 16; 
doécomnacht W. 95, 20; dodrbith W. 121, 22; dodrbas W. 19, 2; 99, 
7; dofùismim G. 112'', i ; dojùisemar G. ôi"", 2; dofùislim G. 146^, 1 ; 
dofùisledar M, 30% 10; conùargabad M. 32"^, i ; remiaèrburt M. 2?'=, 24; 
remiérbartW. 33,2; imfàrling VV. 30, 15; 108, 2 ; imJorlingedW. 104, 
21 ; doàrrchet W. 28, 2 1 ; 41 , 9 ; cetathùidchetar W. 1 30, 20 ; duàirn- 
gerthe W. 11, 15; doàrbai iconciditi G. 60^, 1 8 ; otochmairt-siu (con- 
trivisti) M. 19% 7; — ar-doècmalla W. 57, 16. 

Toutes les formes verbales de cette classe peuvent se prononcer et 
ont été prononcées de cette manière; nous n'aurons à parler plus bas 
que de deux ou trois exceptions. L'accentuation de frecndircigesme W. 
21, 26 n'est pas irrégulière; car ce n'est pas un composé des préposi- 
tions frith- et con- et d'un verbe *dircigim, qui n'existe pas, mais c'est un 
dérivé direct de l'adjectif /r^c/zii/rc '. L'accent reste donc toujours sur la 
première syllabe. De même on ne trouve que des formes comme càmal- 
nas W. 48, 8, comalnatar W. 127, 16, jamais * comldnatar ,cp. Zimmer, 
Zeiischr. f. vergl. Sprachf. 24, 541 sv. . Ce verbe ne vient donc pas 
directement de l'adjectif Idn, composé avec con-, mais d'un adjectif 
comall de *com-ïânas qui a pris plus tard le sens de -( enceinte ». 

]^&% ïovmts dot igéni G. 209", 10, dorigénsam W. 93, 9, dorigéensat 
W. 29, 3, dorigénsat W. 46, 10, dorigénsat-som W. 68, 11, semblent 
former une exception réelle ; on pourrait croire que c'est le troisième élé- 
ment qui porte l'accent. Mais l'accent de dorigeni W. 68, 1 1 ; 73, 18, 



I. [La forme frecndircigesme n'existe pas; au lieu de ma tréte frecndircigesme \. mat 
réte frecndirci gesme (subj. de guidim).\ 



L'Accentuation de l'ancien verbe irlandais. ijj 

an-dorigensam W. 149, ^, dorîgensat-sidi W. 174, i cp. joràigeni W. 
84, 101 nous montre que 1'/ y est accentué; c'est simplement un des 
cas où ë atone s'est conservé. 

Les exceptions régulières. 

1 . — Dans les formes de l'impératif le premier élément est accentué : 
tàbairU. 27*, 12; tàibred W. 34, 10; 167, 6; tàibrith W. i^-j, 6; àir- 
bir biuth W. 176, 23 ; dénad W. 171 , i ; dénad-si W. 174, i ; dénid W. 
142, 2 ; 1 54, 1 3 -^tomil W. 39, 15; dïlich W. 190, 18; cocart G. 193^*; 
194^**; indnite exspectatoi W. 60, 21; càmid W. 163, 6; àtligid 
W. 166, ly, fomnid-si W-. 194, 12; — àithirgidW. 53, 21; iroimed 
W. 41,7. 

2. — .4. — Le premier élément porte l'accent après les particules né- 
gatives : ni : ni airmi W. 145, 1 3 ; /?/ àirmi-som W. 88, 51; ni-drmi- 
som W. 36, I ; nifàdmatW. 127, 12 ; ni-fbdlatG. 197% 21 ; nifbdlatar 
G. 72'', I ; /î/ dïlgaid W. 56, 8; ni-dilgibther W^. 195, 6; /2i roilgius G. 
148", 10; ni folrcnithsr G. 6'', 28; /7i' chùmram-niW. 2\, 26; nî cùmcat 
M. 23% 5 ; G. 220% 7; ni-cùmcat G. 33=", 16; 198% 2, am^/ ni càimsin 
W. 111,9; iîmiî/ ni-cùimsimmis W. 113,21; ni-rblsat M. 16*, 2 ; ;î/- 
tàrtsatV^. 147, 15; ni tàrtisset W. 4, 21; air-ni-choimnactar M. 19% 
$; — ni fàrcmi G. 188'', 30; ni-fàrcmat G. 157'', 9; azz àrrbartatar bith 
G. 40'', 9; ni-àisndiusa G. 47% 13; ni-tàrmult W. 11$, 13; ni-àirdben 
G. 30^", 4; /î/ dèrscaigi G. 40^, 6 et 17; /?/ dèrscigem W. 8, 9; ^r-n/- 
fàrnic-sede W . 9, 12; — ni-èrngaib M. 32^, 19; — coni-ècmi W. 31, 
21; — /nc:î/2i /à//?rec^ M. 35% 26; m.î/z/ f/)/e G. 181^, 5; — cani-ràlsid 

. W. 98, I ; c^/î/ è/?/r W. 64, 8. 

/îcî .- cona-roib W. 109, 14; 128, 17; 1 58, 7; — arna-rèib W. 29, 
5; G. 2a, 8; arna foirbret M. 27'', 6; arna-fbircnea W, 125, 1 5 ; ar/^a- 
tomnatharW. 86, 2j\ arna-tàmnammar-ni M. i^'^, 5; arna-tomnitis W . 
26, 1 ; arna-èpret W. 46, 10; 182, 12; arnâ-coscrad W. 62, 2; ^r/za- 
/àr/di W. 69, 24; ar/2tî érbarthar W. 65, 12; arna-érbarthar W. 187, 5; 
W2. 195, 11; arna-érbarthar W. 177, i; arna-érbarat W. 166, 22; 
arna-dèrnmis G. 203*, 6; ^r«a àithirrestar M. 32*^, 13. 

na^ : nad-càmcu-sa M. 18'*, 5; nddcôimnacaid'W. 53, 6; ndd-tomnib- 
therW. \ ^ ^ , 2 ; ndd cùintgim W . 94, 13; an-ndd foirpret G. 48'', 5; 
ndd forcmat G. 50", 6. 

nic/z : arndch-rôllca W. 97, 7; arnach-érbalam-ni W. 22, 34. 

2. — B. — Après le pronom relatif, précédé d'une préposition, l'ac- 
cent frappe le premier élément du composé : inti dian-dilgid-si W. 97, 
10; ind-fochuinn dia-ràgbtha M. 35'', 24; inti dian-éprem G, 208% 7; 



134 L'Accentuation de l'ancien verbe irlandais. 

cethir dian-érbart W. 86, 32; cid-dian-èpir soin W. 123, 9; — indi 
frisan-érbrath G. 220®, 10; — dondi cosa-tùidches G. 199'', i ; — inti 
fora-tàibre W . 176,22; — jua-rogbad M. 24^, 12; foni fua-tàbarr M. 
35'', 16; — airmm in-àisndethat G. 70'', 1 5 ; aimser in-règbath M. 24<* 10. 

Mais après le pronom relatif simple l'accent reste sur le deuxième 
é\émeT\t : an-rochlùinetar W. 69, 15; an-dogniu-sa W. 145, 17; an- 
dorigensam W. 149, y, ar-rogdid G. 209'', 26; an-adrùirmed W. 12, 
24; an-dofiiisinet G. 69'', 9, 

Les conjonctions qui se composent d'une préposition et du pronom 
relatif sont assujetties à la même règle 2, B. 

dian- : dian dènmis G. 203'', 6. 

aran- : ara-roib W. 28, 15; aran-dèrlaigthe M. 32", 17; ara-fùlsam 
W. 93, 1 1 ; ara-tàrî-sa W. 97, 5; ara-tàrtar W. 99, 7; dira forcmaîis 
G. 149% $.^ ^ 

il y a en irlandais deux conjonctions, co/z- et ce-, qui ne se distinguent 
pas par le sens (Windisch, Ir. T., 431], mais dont l'usage syntaxique 
est différent; con- attire l'accent sur le premier élément du verbe com- 
posé, après co- il reste sur le deuxième, cp. con-rôbad W. 41, 8,; con- 
roibW. 74, 27; 117, 13; G. 4'', i; 59% 17; con-èpred M. 28^, 11; 
con-àipred M. 33% 17; con-acrbara G. 209*^, 30; con-rochra W. 41, 5; 
con-roigset W, 109, 14; on-drUgthar W. 168, 16; con-dàrîar W . 127, 
1 3 ; con-dèrgensat G. 187'', 6; con-fèrcmat G. 21'', 14; — mais : co-dudi 
M. 3 5"=, ^o ; co arlégthar W . 155, 27; co-duàircem-ni M. 35'', 3; co- 
immdnad Beda Cr. 39"^, 3 (Zimmer, G/055. H/i'., p. 249). Comme la con- 
jonction co n'est autre que la préposition co (jusque), on ne peut guère 
douter que \'n de con- représente le pronom relatif, cp. les conjonctions 
hô- et huan- : hô-bôi à côté de huan-èrbirmis [Gr. Celt.^, p. 713). Tou- 
tefois le résultat de co{t] -{- san devrait être *cosn- et non con-; mais on 
peut comparer in- « dans lequel » au lieu de * isn-. Peut-être doit-on 
admettre que dans ces deux formes un autre élément pronominal (sans 5) 
a remplacé -san-. Il ne faut pas confondre avec notre con- la particule 
négative /z/co/z-, sortie de ni-co-no- [Gr . Celt.^, p. 417, 1. 10 a. i.; Zimmer, 
Kelt. Stud., p. 77), qui aspire la consonne suivante; l'accent de ni con- 
choscram W. 10, 31, provenant de ni-co no-choscram, est régulier. 

2. — C. — Après la particule interrogative ind- inn- in- le premier 
élément du composé est accentué : dùus ind-àithirset W. 182, 26; inn- 
àci G. 15'', 6; in-coscram-ni W. 10, 31. 

3. — Un pronom infixe quelconque attire l'accent sur l'élément qui le 
suit immédiatement. Il est inutile de donner des exemples pour les com- 
posés simples; chaque forme confirme clairement la règle. J'en citerai 



L'Accentuation de l'ancien verbe irlandais. 1^5 

quelques-uns pour les composés doubles et triples : da-rblgea W. 185, 
\G\ na-cosgid W. 160, \y^ do-da-àidlea \N . 57, i6 ; ata-ràigrainn M. 
30'', 2; fo-da-rorcenn^ W. 68, 10; ar-a-jôimat G. $0'', 17; 51", 5; 
imm-a-folngi W. loj^c); imm-a-fàliiget W. 154, 9; imm-an-drladmar 
W. \jç), ^] as-n-éirsidW, 155, \j; fo-n-rochled W. 122, 23; imm-id- 
àircetU. 2^, 5; 2'^, 4; ma-imm-id-àrnactar M 17'', 19; imm-id-fbrling 
W. 131, 7; 146, 2 I ; fo-d-i'iacair W. 70, 28; ma-ru-d-chàiscset W. 172, 
13; amal fo-n-d-rodilW. 59, 17; do-m-fàrcai^ G. ao^^-b *5 con-dom- 
àrrgabad-sa W. 114, iy,ciofut du-n-dam-roimnife-se M. 32'', 5 ; /mm- 
um-rùidbed VJ . 144, 5; imm-um-forling W. 84, 10; for-tan-roichan-ni 
M. 22<=, 3; imm-un-rordat W. 128, 5 ; co-tob-drrig W. 54, 10, etc. 

L'accent reste sur la même place dans l'impératif ou après les con- 
jonctions de 2, B ; d-a-rolged (gl. donate) W. 115, 13; arn-do-m-roib-se 
W. 65, 12; con-do-n-roib W. 126, 9; con-d-a-xiccad W. 26, i ; 3-(i/i- 
/^r/cï W. 145, 13. 

A présent que nous avons déterminé la place de l'accent, il nous reste 
la seconde partie de notre tâche : l'explication de la variété des formes 
verbales par la loi de l'accent. 

II. — EFFETS DE l'aCCENT, 

Je ne parlerai pas de la syncope des voyelles posttoniques qui est 
connue; mais nous nous occuperons des changements que subissent les 
prépositions sous l'influence de l'accent. 

AD. 

A. — ^^- prétonique devant r, c [ch], g, m, s reste intact; quelquefois 
il est écrit at-, ce qui nous montre que le d prétonique n'est pas aspiré. 



1. Il est curieux de voir que la langue irlandaise elle-même se trompe quelquefois 
dans l'analyse de ses formes. On connaît l'exemple do-d-fongad M. 36% où la langue a 
confondu les deux premiers sons de tongim gai!. îyngu avec tô- provenant de do-fo- {Rev. 
celt., V, 252 sv.). L'ancien irlandais possède deux préfixes for-; l'un eit la préposition 
for- gall. gor-, par exemple Aans forcenn « la fm » gali. gorphen; l'autre est composé 
des deux prépositions /o-ro-, par exemple dans forfiat M. 2?a, 19, de fo-ro-biat (/ pour 
b aspiré comme dans carfid^. Les deux préfixes se sont confondus; on ne trouve plus de 
forme simple avec l'accent sur le second élément fo-ro-, mais on a gardé l'analyse /o- 
ro- dans des formes comme hobu rorbaither (1. ho-furàrbaither) M. ija, 16. Et d'après 
de tels exemples on a formé fo-da-rorcenn de for-cennim, fo-da-railhminc (1. -raithmi- 
nedar) M. 250, 5, dt for- aithminiur, comme si le préfixe n'était pas for-, mais fo-ro-. 
J'explique par cette même confusion que les consonnes après for- tantôt sont aspirées, 
tantôt restent intactes. 

2. De do-m-fàr-ad-ci, cp. Stokes, Fel., CCL s. v, dôfaircî. 



1 56 L'Accentuation de l'ancien verbe irlandais. 

B. — àdr- accentué ' devient àr- ; àdc-^ àdg- : àcc-; àdm- : àmm-; 
àds- : as-. 

ad-riin- (compter) : adrimi-sia M. 24^, 6; adrimi-som W. 96, i ; adrïmi 
M. 24% 1 3 ; adrimed M. 21", 4; G. 69% 5 ; adrïmfem M. 14'^, 5 ; adrim- 
ter G. 202% 5; adrùirim M. 2%^, 5; an-adrùirmed "W . 12, 24; atrùirmed 
W. II, 10; — ni-sn-àirmim G. 205", 2-, nl-drmi-som W . 36, i ; nî 
^iVm/ W. 145, i^\ ni dirmi-som W. 88, 51; coni-àrim-se W. 97, 5; 
cp. alrmithi, âram. 

ad-ro-ill- (mériter] : atîroilli W. 1 3, 8; ci-atroillet "W . 188, 2; adroil- 
lisetW. 25, 22; atroillisset W. 24, 13; — cini-àrillet W. 188, 2-, ar- 
ni-àrilsem W. 128, 7 ; «/ in/^/^ W. 1 29, i ; ni àrilset W. 26, 30; cini-d- 
àrillset W. 25, 23; cp. àirillti, àirilUud. Devant le pronom infixe -id-, 
ad est remplacé par ass dans ass-id-roilliset W. 1 10, 2. 

ad-cl- ivoir) : adci G. 149'', 6; adchi W. 21, 24; a/c/a' W. 40, 22; 
adchi W. 7, 29; aichï-side W. 152, 13; ^^ci/ W. 76, i 2 ; adciam-ni W. 
76, 12; an-adciam M. 16", 5; ma-adcèd W. 70, 27; adcètheW. 121, i ; 
adcïchitis W. 42, 20; an-adchïther W. 76, 12; adcïther G. 149'', 6; a^- 
cè/er M. 3% 4, adchèss W. 142, 2 ; — inn-àci G. 1 5'', 6; cani-àccai M, 
25'', 14; /n-wa^-n-àcca/ M. 17^, ly; conach-n-àccaitis M. 32'', \2;odid- 
àccadar W. 109, 24; ni-àccatar W. 159, 6; ndd-n-àcastar W . 153, 2; 
cini-d-àccastar W. 158, 7; cp. àicsiu; — devant -/^- on trouve a^- pour 
d^- ; ci-as-id-ciam-ni M. 2'', 4. 

<i^-com-/(î- (joindre! : at^com/cï W. 16,4; atcomla-som W. 20, 12; 153, 
14; adchàmaltar G. 71^, 12; adcomaltar G. 148'', 9; ci-adcomaltar G. 
63^, 17; 220^, ç); adchomlatar }A. 35'', 2; adcàmlatar G. 51^, 13; 190», 
6-, adrdchomolta G. iHS^, 16; — dian-àccomoltar G. i88% 15; ^m/î- 
àcomoltar G. 197'', 17; trisan-àcomoltar G. 21 5*, 11; dian-àcomlatar G. 
29'', S; frisan-àcomlatar G. 198% 20; cp. àccomallte, àccomol. 

ad-cobr- (désirer) : adcobraim G. 146'', 12; adchbbra-som W. 170, 4; 
adcobra W. 170, 5 ; adcobrat-sidi M. 27'', 1 5 ; madcèbra M. 35% i ; a- 
adcdbrinn W. 1 14, 1 ; — ndd-àccobra W. 39, 1 3 ; cp. àccobor; devant 
-m- (-iïn-^-) on trouve ^5- ; ^ma/ as-in-chobra W. 62, 36. 

ad-glâd- (appeler, aborder) : adglddur G. 146'*, 9; adglâdathar G. 
211*', 1 1 ; adglâdathar M. 3od, 10; — cp. àccaldam. 

ad-mid- (penser à, faire un projet) : admïdethar Stowe Missal [Zeitschr. 
f. vergl. Sprachf., 26, p. $03, 33I; at-tam-midethar M. 17'', 2; — oàm- 
madar-saW. \6o, 10; cp. àmmus. 

ad-slig- (persuader! : adslïg W. 97, 11; — cp. àslach. 

I. Nous laissons de côté la forme posttonique qui, en général, s'accorde avec la forme 
accentuée. 



L'Accentuation de l'ancien verbe irlandais. i jy 

La permutation de ad- en as- se trouve encore dans as-id-grènnat M. 
iS*^, 2, à côté de adroigegrannatar M. 25'', 11 ; ata-rbigrainn M. 30'', 2. 

AITH. 

/l, — aith- prétonique devient ad- at-], ad- reste intact devant c, g 
et b. 

B. — àith- accentué = aith- ed- id-; àithc- àithg- = ec-; àithb- = 
ep-. 

aith-air-reg- 1 corriger, se corriger; : adèirrig W. 135,13; cho-adèr- 
setar M. 30'*, 1 1 ; • — àithirgid impér.i W. 53, 21 ; diand-àithirsid W. 
53, 21; dâus ind-àithirset W. i82_, 26; ^r/^a àithirrestar M. 32*^, 13; 
cp. àithirge. 

aith-od-ber- (offrir en sacrifice! : adrbbart M. 32'', 23; adrbbartat M. 
14*, 16; adbparar W. 69, 21 ; 128^ 7; adobarar W. 69, 20; an-adb- 
barar W. 63, 7 ; adbpartar W. 62, 2 ; adàparthe W. 104, 2 1 ; adrbpred- 
som W. 104, 21; — foran-ïdparat W. 29, 9; con-idbarat W. 5, 24; 
cp. ïdparî, èdpart. 

aith-an- ? déposer, donner à garder) : adroni W. 180, 12; adroneestar 
W. 2$, 22; — cp. àithne. 

aith-côd- lannoncer) : o-adcùaid W. 132, i ; intan adcôidemmar G. 43", 
6; — con-éicdid W. 148, 9. 

aith-com-ang- avenir) : adcùmaing M. 19*^, 11; atcbbmaing M. 24*', 
16; at-tot-chbmnicc W. 38, 4; — coni-ècmi W. 31, 21 ; nid-n-ècmai M. 
15J. 5 ; 22'-, 8. 

La contraction de à/f/zc- àithg- en ec- n'a pas toujours lieu : 

aith-gn- reconnaître; au parfait, connaître^ : adgén-sa W. 76, 12; 
adgeuin W. 77, 12; adgènammar W. 97, 11; — hualn-àiyhgnintar G. 
29'', 10; cf. àithgne et e'cne. 

De même : doràdchiûir redêmitj W, 9, 24; do-r-ràidchiair W. 192, 
16; cp. tàidchricc; — an-do-n-àithchuiredar (g\. redeunte) G. 18'', 6. Pour 
ce dernier verbe on peut admettre qu'on l'ait voulu distinguer de adcài- 
rethar [ajouiej G. 73'', 2; adcùireddar G. 202**, 3. Peut-être y avait-il 
aussi deux composés différents * aith-gninim et *ad-gninim. Mais il reste 
toujours l'exception de tàidchricc. 

aith-bal- mourir) : atbàil W. 26, 33; G. 4'', 6; adbàillW. 107, 10; 
atbàllatW. 57, 16; atbélW. 65, \o;atbèla M. \6'', \o; ci-atbèla G. 
30*, 3 ; atbèlaid-si M. 29*=, 4; aibélat W. 6, 13; atbélmis W. 26, 29; — 
ni-èpil W. 184, 8; G. 28^', 20; 30*, 3 ; mani èple G. 183", 5 ; cp. èpeltu; 
devant ro- aith- est remplacé par ess- dans arnuch-crbalain-ni W. 22. 54. 



I jS L'Accentuation de l'ancien verbe irlandais. 



AIR. 

A. — air prétonique = ar. 

B. — àir accentué = air [ar), er, ir. 

air-ber- (effectuer, former; arbiur biuth, employeri : arbèirW. 6], lo; 
ci-ar-id-bèram G. 26^ 2; arb^èr]at G. I98^ 7; ar-am-bère W. 172, 15; 
ar-am-b\èr\a G. 1921', 2; ar-am-bièr'^amG. I48^ i \ ar-m-b\èrVis G. 196^, 
5; arrùèar/ M. ^^i', 11; arrobert-som W. 179, 9; an-arrùbartaîar M. 
34% 4; ar-am-b\h''.ar G. 148'', 13 et 14; arheftar G. 35% 19; — ^'V- 
/'zV ^impér.l W. 176, 23 ; asan-àrbaram G. 40% 1 1 ; arndàirbirid VV. 70, 
28; ni-àrbarat W. 62, 2; ni-àirbéer W. 190, 19; nî àrrbartatar G. 40^, 
9; ni àirb[er)ar G. 192^ i ; asan-àirb erar G. 39% 26; /?/ àirbertis W. 
61, 31 ; — cp. àirbert. 

air-cel- ^raviri : ^rcc/im G. 9% 7; ^ra/Zf/z W. 58, 8; ar-a-chèla M. 
31, 13; ar-as-cèlatais M. 26'', \(); ar-a-chèlfeaU. \^^, 9; ar-id-rochell 
G. 202% 7; — wf èrcheltarM. 21^, 12; cp. àirchellad. 

air-fo-em- laccepter'i : arfôim G. $1% 4; 201^, 17; ar-a-fôim W. 87, 
^S; ar-a-fôimat G, 50^, 17; 51% y, arfoemat W^. 198, y, ar-a-foima 
M. I7<=, 3; co-arfèmat M. i$^ 4; ar-a-foimtis M. 28c, 18; ar-om-fôim- 
feaW. 18$, 18; arjèmthar W. 173, 4; — iVo/meJ [impér.l W. 41, 7; 
nièrôimG. 139% 5 ; mani èro/méf M, 30*1, 13; diand-èrôimtis W . i $8, 
10; ndd-àrrôimsat W. 158, 10; hon-èroimer M. 17^, 7. 

^/r-/?^- (lire] : tir/èga G. 2 1 1^, 1 3 ; co arlégthar W. 1 5 S, 27; ar-a-lé- 
gatar G. 2 1 3% c); arrôilgither W. 168, 16; — a/r/ec/z ^impér.) G. 24% 
14; on-drUgthar W. 168, 16. 

â/r-/cc- (atteindre, trouver) : ho-arlcç W. 33, 33 ; m^-ar/ M. 3od, 24; 
^rècar G. $9% 7; 66% 16; ar-an-ccatar G. S% ^ ; 6$% 1 1 ; ar-an-isar G. 
209S 13; arista G. 184% 8; — ni àiricc W. 54, 12; G. 137^, 4; /?/ 
àiricW. 120, 21 ; m^/zî ;2-à/n M. 30^, 24; ni àirecar G. 20', 9; 145'', 
3; /2i àirecar G. 162% i ; 173b, 6; aW arn^ ^/rec/zf G. 198^, 3. 

air-bâg- (se vanter) : ar-a-bdgim-se W. 109, 2; — ni-îrbdgam W. 
III, 1 1 ; cp. zrWg. 

air-cess- (avoir pitié) : ^rcè^^z W. 24, 16; co-arcèssea W. 31, 21 ; — 
dian-àirchissi W. 24, 16; ndd-n-àirchissa W. 31, 21 ; cp. àirchissecht. 

air-gar- (prohiber) : ar^^rV W. 27% 2 i ; ar-an-gàiret W. 7, 15; ar- 
id-gàrad G. jz^, 6; ar-a-rogart-som W. 33, 3; arrbgrad W. H' 7 5 — 
man/ àirgara W, 11, i $ ; ar-ni-àrgart W. 188, 3. 

air-od-salc- 1 ouvrir) : arosailcther U . 14*=, 1 5 et 19; 27'', 3; ar-an- 
Qsailcea M. 24**, 19; — nicon-àirsoilset M. 31^, 9;cp. Irsolcoth, èrsolgud. 



L'Accentuation de l'ancien verbe irlandais. i ^9 

air-siss- (s'appuyer) : ar-a-sisedar G. 21?''; — forsan-àirisedar G. 
139*', I ; dû in-àiresetar G. 209'', 21 ; do-n-àirissid W. 96, 23. 

^/r-/o-o^-^^r- (commander) : ar-a-focair, arfàcarar W. 109, 1; — 
cp. irfôcre, àirocre. 

air-ëg- (se plaindre) : arégi M. 29'', 10; 30^*, 5 et 20; ar-an-èiget M. 
20'', 8; ar-an-èged M. 24*=, 11; — cp. àirégem, èregem. 

CON, COM-. 

Il y a des verbes qui ne changent jamais la préposition co/z, prétonique 
ou accentuée, par exemple : condàig — na-cùindig., oscéra — nï con- 
chbscram, forchongrimm, etc. Mais beaucoup d'autres remplacent con- 
par com- chaque fois que la préposition porte l'accent. 

con-od-scag- imouvoir, changer) : conoscaige-siu M. 32^, 3; co-tamm- 
oscaig-se M. 29*1, 3 ; conoscaigth\er) G. 162'', 3 ; conrbscaigis-siu M. 21**, 
7; oroscaiged G. (9", i; 20$^, 2; — n/ cùtnsciget, mani cùmsciget G . 
65'', 8; ni-càmscichther G. 162^, 7; coni-cùmscaigther G. 23% 4; nf com- 
arscaigedG. 205^, 2; cp. cùmscugud. 

con-od-tog- [hkùr] : cunùtgim G. 141=*, 1; orotaig W^. 193, 5; :7-/c/- 
rô//g W2. 193, j; conrôtgatar G. 32^, 6; — ;?/ adchàmîig mon adstruit) 
G. 21 la, 8; cp. cùmtach; mais aussi : ol adorotaig (gl. quod adstrueret) 
M. 35b, 13. 

con-od-tang- construire, corroborer'! : conutunig (1. conùtuing] W. $0, 
1 5 ; conùtuinc W. 62, i ; no-chonàtangar M. 14*', 5 ; — cbmtangad (im- 
per.) W. 187, II. 

con-od-san- ireposerl : conosna G. 206'', 3 ; oosna G. 22^, 4; conosnaî 
G. 38^, 4; — cp. cùmsanad; in-ràckamsan M. 32'*, 26. 

con-od-gab- (exalter : oùcbad M. 3 ^^ 6 ; conocaba M. 20'', 5 ; conùar- 
gabad M. 32^, i ; — cp. cùmgabal; nad-ràchumgab M. 20'', 7. 

con-d- et for-con-o- ^conserver : co-ta-6ei W. 180, 12; ^az-o/ W. 
180, 12; — càmldW. 163, 6 ^ ; for-ta-càmai-som M. 29% y, for-t- 
chomiG. 176'', 2; cia-forcomam-ni G . of", 22; forcèmat G. 167'', i ;/or- 
comaidder G. 11", 2 ; for-don-chàmaither G. 1 39'', 2. 

con-air-lëc- admettre, permettre! : oàirleci M. 27*1, 10; conràirleic M. 
32'', 4; oàirleicther M. 32^, 17; onàirleicîhea M. 34<i, 21 ; — na-chàmair- 
lecea M. 32^, 5 ; an-nad cèmairleciub M. 31'^, 15; rt/rmj càmarleicthe M. 
32^^, 5 ; cp. càmairleciud. 

I. de-braîh no-m choimmdiu côima G. 204ab, peut se traduire : « Que le Seigneur 
me préserve du jugement! » Quant à la tmès^ nom-côima, cp. Stokes, Rev. celt., V, 
P-352- 



140 L'Accentuation de l'ancien verbe irlandais. 

con-to-fo-org- (écraser) : contùarcar M. 54", 27; — càmtuairc [impér.) 
M. 29^, 6. 

con-rig- (lier) : orlug G. 181^, i ; conrlg M. 2]", 12 ; — cp. càimrechti, 
cùimrech. 

con-ëtig- (être indulgent^ : oéitgidV/. 135, 22; conéitW. 39, 15; 
183, 1 5 ; conèit W. 39, i ? ; — ndd-chometig W. 133, 1 3 ; na coméitged 
W. 59, 1 5 ; man/ coméitis W. 39, 15; cp. càmetecht. 

con-suidig- (composer) : consùidigther G. 20 1--», 10; osàidigedarG. 49% 
9; — nad comsuidigther ; cp. cbmiuidigath. 

con-air-org- (errer) : conrèrortatar G. 210^, 4; — cp. comrorcon. 

con-eicnig- (contraindre): co-tamm-eicnigther-saM. 21'', 10; — ni-com- 
éicnigedarG. 6i% 9; ndd-comeicnigther W. 170,4. 

con-to-sô- (transformer! : ^forii^ G. 106'', 4 et 5 ; — ndd cbmîhoet G. 
163*, I ; cp. conithôud. 

con-aith-deg- (demander, chercher) : ooitecbtatar W. 47, 25; — ni 
cbmtachtmar-ni W. 147, 15 ; mais aussi : nàd cùintgim W. 94, 1 3 ; cp. 
cuintechti (ou peut-on lire cùmtgim, chùmtechti Tur. i46.''l. 

Le verbe « pouvoir « ne change pas seulement la préposition sous 
l'influence de l'accent, mais encore le thème verbal ; l'accent frappe-t-il 
la préposition, on a cùm-ang-; si le thème est accentué, on a con-lcc- : 
conicimmW. 127, i-j ; conïcc W. 22, 31; 37, y,conlc-son2 G. 199^, 5; 
conècatG. 33% 12; 208^^, 6; conïcub W. 190, 19; conicfid-si W. 81, 
29; conlcfed-si W. 82, 33; oicfed M. 14a, 6, olcfimims W. 1 10, 6; ce- 
c/ïOrtiïi W. 60, 21 ; ce-cbonistis G. i?8% 9; — nad-cùmcii-sa M. iS»», 5; 
«a^ chiïmaing G. 209^, 1 3 ; ndd cùmaing G. 50% 14; ni-cùmding\V. 69, 
19; m cùmuing, ar-ni-càmuing-side W. $8, 4; ni chùmcam-ni W. 21, 
26; /z: cùmcat M. 23% $ ; G. 220% j ; ni-cùmcat G. 33% 16; 198% 2; 
con-cùmai-sôn M. 32^, i j^- coni-càmai M. 31'^, 19; n/ cù/m/n W. m, 
9; cu-cùimsed M. 33'', 21 ; ni-cùimsimmis W. 113, 21 ; ^r-«/ o-choimnu- 
cuir W. 122, 21 ; «^'^ côimnacaid W. 53, 6; air-ni-chbimnactar M. 19% 
5 ; nad-comnactar W. 47, 2$ ; cp. cùmachte, forcbmnucuir forcbmnacair . 

DE, DI. 

4. — ^ê- ^/- prétonique se change en ^0- du-. 

B, — de- di-, sous l'accent, est conservé. 

di-gnl- [faire! : dogniu W. 113, 16; 145, 13; dogni G. 49% 5; W. 
i8i% 6; dogniam W. 103, 14; dogmam G. 160^, 3; dogniith-si W. 56, 
6\dogniiîh W. i $4, 1 1 ; ^og/2w/ W. 183, 6; an-dugnïatW. 64, 4; 
^ug/zt//z M. 30% 3 ; dognïtis M. 22% 4; cia-dognéo W. 113, 21 ; ma-rfu- 



L'Accentuation de l'ancien verbe irlandais. 141 

gnèu M. 23c, 24; dogné-su W. 36, 21 ; dogné W. 78, 8; 190, 21 ; ^0- 
gnèith W. 35, 1 6 ; cia-dugnèid W. 135, 6 ; dognèin W. 60, 2 $ ; ce-dugnén 
W. 64, I ; dugnèth M. 33% 12; dogncd W. i 10, 7; ce-dugnèmmis W. 
64, z^; dognither W. 56, 8; G. 59% 8; dugnlther W. 32'', 6; dognîter 
G. 35'', 13; dognithe W. 99, 7; dognèther W. i76_, 21 ; dognèither W. 
83, 40; ma-dugnèther W. 33, 3 ; dognèthe W. 56, 7; 58, 7; dorignius- 
sa W. 146, 9; do-m-rlgnis W. 2$, 20; dorlgni W. 2$, 21 ; an-durïgni 
M. 24*', 8; </oge/7/ G. iS^'', 4; dorigeni W. 68, 1 1 ; dorlgéni G. 209*, 
10; dorigénsam W. 93, 9; an-dorigensam W. 149, 3; durigensid-si W^. 
197, 10; rfongcAîs^i W. 46, 10; dorigensat-sidi W . 174, 1; do-n-d-rôn 
W. 30, 14; dorônt£-si W. 106, 3 ; do-r-rôntar W. 89, 53 ; dorànadW. 
100, 14; ar-ced-durônath W^, 194, 12; dorônta G. 65^, i ; c/^ dugén-sa 
M. 30'', 9; dogéna W. 1 58, 9; dogénat W. 82, 33 ; ar-an-dogènad-som 
W. 158, 7 ; dogènmis G. 203% 6; dogéntar W. 25, 25 ; G. 27=*, 13; — 
«/ ^è/î/Vn (*dè-gnJimi W. 76, 11; nt ^^'n/ G. 220'', 9; con-déni G. 
191^, 3; n^'^ ^t'nam W. III, 12; dian-dcnid-si W. 49, 4; /zz ^e'/za/ 
W. 75, 30; forsan-dènat M. iSi^, 4; mi?/?/ ci^'/îê W. 60, 19; nad-n- 
dène M. 23*^', 20; con-dèna M. 20% 14; WiIAî/ ^^na M. 35^, 14; dénad 
(impér.( W. 171^ i ; dénad-si W . 174, i ; dénidW. 142, 2; 1^4, 13; 
dian dènmis G. 203% 6; frisan-dénte V^ . 56-, 8; c/t^ aran-déntar W. 
S,y, frissan-déntar W. 67, 23; mani-dénatar W. 47, 22; arna-dèrna 
W. 20, 10; d-dèrna W. 74, 25 ; con-dèrnam W. 133, 1 3 ; aran-dèrnaid, 
arna-dèrnaid W . 106, 3; ni-dèrnat-sidi W . 137, 6; nach-dèrninn-se W. 
47, 17; ar/2(a dèrnmis G. 203% 6; ndd-dèirgenus W, 143, 13 ; ndd-dèir- 
géni W. 85, 1 5 ; o-dèrgéni G. 100% 1 1 ; nad-n-dèrgini-som M. ^13^, 1 5 ; 
nad-n-dlgni M. 23*^, 10; con-dèrgensat G. 187'', 6; in-dïgén W. 37, 15; 
rtz dlgnem W. iii, 12; ni-dignem-ni W. 103, 12; ni-digenam-ni M. 
30*=, 9; ni digned M. 14^^, 4; /z/ 3-dïgénte W. 57, 19; cp. ^enum dénoin^ 
dénti. Après n/- on trouve deux fois /- pour ^- ; ni-ténat W. 145, 17; 
mani-tèntis M, 35*^, 18. 

^/-/ug- pardonner) : ^o/ùjgim-^e W. 97, 10; do-d-làgiW. 97, 10; 
d-a-rolgea W. 185, 16; d-a-ràlged W. 115, 13; d-a-lùgub-sa W. 97, 
10; ciu/u/gfe[r] M. 32^, 15; duroilged W. 11, ij^;doràlgethaW. 161, 
14; dorolgida M. 32% 15; — /n' ^i/ga/d W. 56, 8; dian-dilgid-si W. 
97, 10; nad- n-dilga M. 30'^, 3; ^//zc/z iimpér.i W. 190, 18; nad-n- 
dïlgub M. 31% ly, ni-dllgibther yVi. 195, 6; con-dèrliged "W . 193, 17; 
con-dèrlaig M. 21'', 8; aran-dèrlaigthe M. 32% 17; ni dèrlaichta W^. 
195, 6; cp. ^i7gu^. 

di-fech- ivenger : (:/o/è/c/; W. 37, 3; iio/)c/z W. 57, 13; 99, 6; M. 
19^, 3; dufèsed M. 33'', 12; dufiastar M. 27^ 4; ar-dufèsatar M. 24'', 



142 L'Accentuation de l'ancien verbe irlandais. 

19; co-dufcssar M. ]2'^\, 20; dofèstais M. 29*^, 7; — ni-m-d)cliim-se M. 
38<: (Goidelica^, p. 38I; ni-sn-dig M. 24'', 17; cp. d]achii, digal. 

di-cdd- et to-di-côd- iparf. et fut. aller, venir) : dochood W. 1 14, 26; 
docoad-sa'W. 118, 1; dochoidW. 90, 11; 97, 13; 172, 6; dochoid- 
som W. 94, 16; ^ocô/^ W. 129, 20; 189, I ; G. 217'', 16; M. 32*^, 
10; docbith W. 68, $ ; docàtar W. 175, 15 ; ^ocdi W. 176, 24; du- 
coistis M. 34% 9; — ni-dèchud-sa W. 95, 23; ni dèchuid G. 148'', 3; 
con-dècliuilh W . 134,2; cid dian-dcchuith W. 108, 6; dodéchuidW. 
112, 3 ; dodèchuid W. 148, 6; 166, 22 ; M. 16% $ ; G. 199'', 1 ; do-n- 
dèchommarW. 148, 9; arna-dècha W. 172, 6; arna-dlch W. 58, 5; 
dodichsed) G. i8% 4'. 

di-slund- ^nier, faire renier) : doslùindi W, 40, 21; doslùindet W. 
181, 8; doslùinfider W. 173, i ; — arna-dèrlind W. 63, 13. 

di-ro-mon- ^oublierl : du-n-dam-roimnife-se M. 32*^, ^ ; — arnach-n- 
dèrmanadar M. 32'^, y, con-dèrmanammar-ni M. 21*^, y, nach-am-dèr- 
mainîe M. 32*1, 5 ; cp. dèrmet. 

di-don- (consoleri : dodànaimm G. 53'', 7; co-dodànat W . 162, 2; — 
cp. didnad dithnad. 

di-reg- (dépouiller" : dufig M. 28% 19; — ni dèrgemar "^ . (pr. m.) 
101, 8; cp. dèrachtae. 

di-gab- (ôter, diminuer! : dogaibther G. 28'', 20; durogab M. 34'^, 18, 
dorogbad M. 17% 13; — arna-dèrgaba W. 6$, 2; cp. ^/gW/. On disait 
aussi dirogbad G. 9*^, 16, sans doute pour éviter la confusion avec do- 
ro-gab- (Commettrai. 

On trouve di- prétonique au lieu de do- dans d'autres cas où la raison 
n'est pas si facile à trouver : 

di-roscag- (distinguer, se distinguer) : dorbscaither G. 43=*, 2; da-n-d- 
rosced M. 33^, y, dorbscaimis M. 32'\ 21 ; mais aussi : dirôscai G. 40% 
18; 42% I ; dirôscai G. 40% 17 ; dirôsci G. 42'', 2 et 3 ; di-t-rôscibea W. 
7, 27 ; dirôscaither G. 42'', i et 11; — ni dèrscaigi G. 40% 6 et 17; nad- 
dercsaigi [\. -dèrscaigii G. 40% 7; ni dèrscigem W. 8, 9; cp. dèrscugud. 

di-mecc- ^dépriserl : dommèiccither W. 7, 23; an-dummècitis M. 34*=, 
6, à c6{é àe demècimin G. 39'', 1; dimèccither "^ . 49, 14; — cp. dl- 
miccem. 

On a aussi di- pour ^0- dans disrùthaigedar G. 198"^^ 3, à côté de 
huan-durudigeddar G. 33^, 23, et dans disàmlathar M. 21'', 2; ce sont 



I. dodech indairitiu W. 188, 4 U dodèchuid airitiu; cia-dodchommar W. 144, 2, 1. 
dodechommar. L'infinitif est dochum et non * dechum, parce qu'il est presque toujours 
proclitique comme les prépositions. 



L'Accentuation de l'ancien verbe irlandais. 14^ 

des traductions littérales des termes latins : derivatur et dissimulât. Dans 
dèirchôintea deràchôinet W. 129, i le verbe est sous l'influence du subs- 
tantif précédent. Citons encore dicôitsea qu'il écoute jusqu'à la fini W. 
81, 29. 

DI-, DE- devant une voyelle. 

di-aith-cl- (regarder i : do-nn-éicci W. $2, 9; do-n-ecad-som W. 89, 
5^; dôècastar G. 188% 6; — ni déccu W. 145, 13; déicce-siu (impér.) 
W. 186, 12; décce W. 64, 2; décad W. 116, 5 ; na-dècad W. 142, 4; 
dmV/z W. 126, 1 1 ; mani-dècamar G. 26'', 9; cp. déicsiu. 

di-ell- (décliner) : do-n-èlla G. 114-'', 4; do-n-èlltar G. 109% 4; ^oè/- 
latar G. 109% 4; ar-^oè//af^r G. 148'', 9; ma-duèllatar G. 4'', 1; ma- 
duèlltis G. 4*', 4; — cp. ^w//. 

di-ess-reg- (quitter) : dorer achtid W. 1 17, 6; — ni-sfi-dèrig-si W. 57, 
16; con-déirsid W. 157, 2; ni-dérsid W. 125, 13; naich-n-dèirsed G. 
209b, 27. 

di-od-ber- (frauder) : ^oô/7/r G. 221'', 1 à côté àediàiprid lindic.) W. 
56, 8; — na Ciubrad VV. 58, 5 avec t pour d; cp. diuparthe^ diupart. 

di-llt- (nier) : doriltiset som W. 32, 30; dorlltisetW. 152, 12; — «/ 
<fi7fât G. 201'', 10; aran-diltdd W. 1 14, 29; cp. diltud. 

ni de intamladar-som (gl. non disimulat) M. 27*^, 12. 

ESS. 

A. — ess- prétonique se change en ass-, as-; les groupes asr-, asl- 
restent intacts. 

B. — ess- accentué est conservé ; èsr-, èsl- deviennent ërr-, ëll-. 
ess-ess-reg- .ressusciterj : asrèracht W. 27, 7; 84, 12 ; ar-asrèracht W. 

103, 1 5 ; as-n-éirsid W. 153, 17; asséirset W. 153,14; assèirset W . 85, 
23 ; — mani èsersitisM. 15*^, 7 ; ceni èsarsitis M. 1 5^^, 8; in-èséirset W. 
87, 35 ; cp. èsséirge. 

ess-ind-gab- [excéder) : ci-asïngbat G. 44^, y, astngaib M. 23% 13; 
asringba G. 71'*, 2; 169% i ; 187% i ; asrlngaib M. 32^, 8 et 10; hu- 
asringaib M. 22^, 9; — arna-èsngaba M. 22«^, 8; ni-èrngaib M. 32'^, 19; 
cp. èrngabthi (1. esngabthi^] M. 16% 5. 

ess-org- (frapper) : asôircc W. 67, 26; ^5Ô/rc G. 33^, 2; — do-da- 
èssarr-som W. 32, 31 ; cp. èsartae, èsorcun. 

ess-len- (souiller) : aslcnaimm G. 54'', 8; aslènnim G. 173'', ^-jaslèntae 
G. 64a, 18; asrùlenta M. 28*, 22; — ni-èilnithe W. 136, 24; cp. éil- 
nithe, héllned. Devant le pronom infixe -d- ess est remplacé par ad- 
[aith-] dans atléntaisom M. 22'', 4. 



144 L'Accentuation de l'ancien verbe irlandais, 

ess-ri- (dépenser, donner) : asrènat G. 27", 2\asrènad M. p'', 10; 
asrYiu-sa W. 1 1 5, 1 5 ; asr}ri VV. 1 $2, 6; M. 30^, 1 3 ; asrirther W. 5, 
27 ; — èrrenaid (impér.) M. 20*=, 2. 

ess-ro-col- (destiner) : asrochoili W, 62, 37; M. ^s"^, 22 ; asrothoilsem 
(1, asrôchoilsem] M. 22*^, 3; asrochoiled W. 164, 14; — cp. érciwilti, 
érchoiliud; — fl^- pour as- devant -dom- : atain-ràchoil-se (impér.) M. 

24% IJ. 

ess-con-la- (avancer) : asrùchumlae M, 17'', 2; an-asràchumlai G. 7'', 
19; — ni aèscomlai G. 3^*, 6. 

Le seul verbe qui ne connaisse pas la forme ess- est asindiuî (expliquer) : 
assïndetV^. 36, 3; 67, 4; astndet M. 23^, 12; assxndet-soin W. 121, 
7; as-n-ind M. 23^^, 2; cid asmdisem M. 35", 6; aslndisset W. 184, 3; 
as-n-indisedM. 31% 22; as) ndedar M. 17=", 9; as-n-lndedar W. 83, 3; 
— rfû in-àsndét G. 103'', 1 ; /a' àisndedat M. 31'', 19; ^irmm in-àisnde- 
that G. 70'', 1 3 ; ni-àisndiusa G. 47-'^ 1 3 ; cp. àisndissi, disndis. Pourquoi ? 

Le futur esgebtit W. i $7, 4, serait une autre exception; mais ce mot 
est sans doute mal lu (v, Zimmer, G/055. Hib., p. 1575). 

Nous avons rencontré plusieurs fois dans nos exemples le changement 
de aitlï- ou ad- en ess-; les prépositions ess- et aitk- alternent régulière- 
ment dans la conjugaison du verbe asbiur (dire). Ess- a sa place dans la 
syllabe prétonique et dans la syllabe accentuée devant la particule ro-; 
aith- se trouve dans la syllabe accentuée devant le b du thème verbal. 
Devant les pronoms infixes, les deux prépositions sont usitées, mais aith- 
seulement devant -d- : asbïur W. 13, 7; G. 50*, 4; asblr G. 66'', 10; 
asblr-siu W. 79, 16; asbèir W. 27, 6; M. 17c, 6; asbèram M. 14% 19; 
asb[èr]am G. 55'', i ; asbèrid-si W. 29, 6; an-as-bèrith W. 78, 9; asbèrat 
W. 91, 18; M. 20% 5; ci-asbcr-sa W. 106, 3; cid asbère sia W. 79, 
16; an-asbèreW. 181, iy,asbèraW! 52, 17; asb[èr]a M. 31'', 9; an- 
asbèrinn W. 111,9; ^^^èrad G. 202^, 7; an-asbcred W. 99, 7; an-as- 
bèrmisW. 116, i^; asbèrtis W. 153, 1 ; ^5^è//7i5 W. 24, 18; aiè(èr)f M. 
16*^, 10; asbéer W. 190, 20; asbéra W. 79, 11 ; asbéram W. 113, 23; 
asbérat W. 80, 23 ; an-asbérat W. 79, 15; asbèrar W. 17, 7; fl5è(èr)ar 
G. 29", 3 ; a^tèrr NV. 1 30, 21 ; asbèrtar W. 170, 19 ; asb[èr]îar M. 27'', 
19; G. 10'', 8; ci-asb{èr]thar G. 71% 10; an-asbèrthar W. 34, 9; c/-a5- 
bèrtlie W, 104, 21 ; asràbrad W. 17, 12; M. i6% 14; asn'ibart W. 60, 
2$ ; asràbart W. 26, 33 ; G. 22% 3 ; M. 21^, 4; asrùbartmar W. $1,6; 
G. 188% 29; M. 34'', 8; asrùbartatar W. 118, 17; M. 16*=, 5; excep- 
tions : adbèir W. 28, 19; adrùbarîmar G. 197'', 16; — ni aèrbara M. 
31'', 24; con-aèrbara G. 209^, 30; ni-érbarid W. 86, 33; o-érbarid-si 
W. 103, 1 2 ; arna-érbarat W. 166, 22 ; ^/r-/2Î aèrbarad son M. 31^, 20 ; 



L'Accentuation de l'ancien verbe irlandais. 145 

dian-érbart W . 86, ^2; ni-sn-£rbatar (1. acrbartatar] M. 29=*, ^^ arna- 
érbarthar W. 187, 5; W^ jcjj^ n j frisan-érbrath G. 220% 10; /zi-èr- 
/?/-a^ W. 191, 10; — ni-èpur W. 51, 6; ô-ni-èpur G. 21 y''*'' *; in-did- 
èpiur W. 23, I ; ni-èpeir-som W. 114, 29; cani-èpirVf. 64, 8; cid-dian- 
èpir som W. 123,9; dian-èprem G. 208^, 7 ; arna-èpret W. 46, 10; 182, 
12 ; na-èpred W. 60, 18; con-èpred M. 28*^, 1 1 ; con-àipred M. 33^, 17; 
«/?i-^ èp\er\tais-som M. 28**, 8; ^i e/?e'er W. 190, 9; ni èp[er)r G. 73^, 
1 1 ; in-iper M. 24'^, 14; dian-èper W. 132,15; dian-àip[er] M. 14'^, 1 3 ; 
o-èp[er]tar G. 3^, 6; aran-èpertar W. 27, i $ ; cw/ èperthe W. 119, 10; 
arna-èperthe W. 144, 3 ; cp. èperthi, èpert; — as-m-blur G. 151^, 3 ; ci- 
as-id-b'iur-sa G. io6'>, 4; am^/ as-in-d-bïur-sa \S . 83, 39; as-m-bir siv 
G. 208'', 5; as-m-bèir W. 171, 2; ass-id-bèir W . 124, 2; as-m-bèram-ni 
W. 8, 8; as-m-bèraî W. 145, 18; as-n-don-bèraî W. 8, 8; as-n-da-ro- 
bartisM. 31^, 22; ci-as-id-rùburî G. 75'', 2; as-id-rùbarî G. 220^*, 10; 
as-m-bèrar W. 62, 38; as-m-bèrr W. 194, i $ ; as-m-bèrtar M. 23', 12 ; 
— at-b'mr W. 54, 11 ; af-tàV ^y. 64, 8; at-bèir-som W. 167, 2; aï- 
b\èr\am G. 129'', 1 ; ci-aî-bèra W. 29, 4; 72, 3; al-bèirmisW. 160, 10. 

IND. 

On aura remarqué dans les exemples précédents que la consonne de- 
vant la voyelle accentuée n'est souvent pas aspirée, trop souvent pour 
que ce ne soit qu'une faute du scribe, tandis qu'après l'accent l'aspira- 
tion est presque toujours marquée ; cp. adci et adchi, adcàmaltar et ad- 
chàmaltar, adcobra et adchobra, docoid et dochoid, etc. C'est presque une 
loi pour/ fv. air-fo-em- et di-fech-] et pour 5'. D'après les lois phoné- 
tiques ind- prend la forme in- devant s, int- devant s. 

ind-saml- imiter; : insàmlathar W . 52, 17; G. 30*, 14; ci-insàmlar 
G. i^, 1 ; — in-\ntsamlammar-ni W. 69, 22 ; cid nâch intsamlid W. 91, 
iy,intamlid limpér.i W. 52, 16; duûs in-mtamlitis W. 30, 14; cp. 
întamil, o-ràintsamlilhe W. 1 10, 7. 

TO, TU. 

A. — fo-, tu- prétonique devient do-, du-. 

B. — to-, tu- accentué reste; seulement après la conjonction con- on 
trouve quelquefois do-, du-, 

to-mon- ipenser) : domoiniurV^. 90, 7; domuinur-sa G. 209% 10; do- 



I . On pourrait attribuer à la même cause la forme -t- pour -d- du pronom infixe : 
co-t-ècat (ils le peuvent) G. 173b, 4. Mais les formes : ar-cotd-icc 'car il le peut) W. 
31, 25, co-td-ôithsi (vous le conservez) W. 45, 6, montrent que c'est plutôt une con- 
traction de -did- ou -tid-; cp. fo~t-ddli W. 72. 8. 

Rev. Cel. VI. 10 



146 L'Accentuation de l'ancien verbe irlandais. 

mointer-so W. 6, 3 ; do-d-màinetar G. 5», 6; doménar-sa W. 17, 8 et 9; 
duràmenar som M. 32^, 10; an-dumènmar-ni M. 1 j*", $ ; dorùmenatar M. 
jj**, 18; domènad G. 207'', 4; — na-tomnathar W. 1 10, 7; arna-tomna- 
tharW. 86, ly ; arna-tomnammar-ni M. 1/, 5; intomnatar (gl. putent) 
M. i8% j ; ^r/Zcî-m-/ômnc!<i W. 114, 6; arna-tomnitis W. 26, i ; arna- 
tomnitisom W. 154, 10; ar/î^-zômo/î/zV W. 79, 18; ndd-tàmnibtker W . 
1 53, 2 ; cp. toimîiu. 

to-mel- (manger) : an-dumèlam W. 86, 32 ; d-a-mèlat W. 63, 7; ce- 
dumèlmisV/. 64, 4; domèltis W. 63, 7; — /ôm/7 (impér.) W. 39, 15; 
nacli thoimkd W. 69, 24; ni-tormult W. 115, 1 3 ; cp. tomalt. 

to-rlm- (mentionner) : dorimem M. 14'*, 6 ; durimét [[. diirimet] M. 19^, 
1 3 ; dorïmiub M. 26*^, 7; dor)mther M. 16^, 10; M. 23*', 8; — ni-s-tùirmi 
W. 183, 8; i-tùiremar W. 81, 24. 

îo-gar- (appeler) : dogàir M. 29% 6; 30^^, 17; dorogart W. 131, 11 ; 
do-âa-Togart ^\ . 135, 13; ^orô^r^i^ W. 59, 17; 60, 22; do-n-rograd 
W. 127, 4; do-b-rograd W. 148, 4; — cp. togairm. 

to-con-org- (écraser) : docomarîatar M. 22^, 4; docàmarM. 23^, 5 ; — 
contochmairî-siu (gl. contrivisti) M. 17», 2; otàchmairt-siu M. 19c, 7;cp. 
/ôc/ïmarc. 

dorochair (il tomba) G. 29% 8; 29'', 7; — an-na-tàrchar M. 34% 14. 

to-gu- (choisir) : dorôiguW. 23, 4; doroigu W. 24, 14; 30, n; 
do-b-rôigu Vs' . 158, 12; doràigaid W. 124, 21; doroigatar W. 30, 11; 
^o^ègrt W. 141, 23 ; do-n-gcgat W. 184, 3 ; — cp. tùicse tàgu. 

fo-^cë/- (apprendre) : doscéulaim G. 145*', 2; — cp. tàscelad. 

îo-f/uc/z- (demander) : d-a-îhlùchethar M. 30^, 10; do-n-ilucham ^\ 
1 32, 20 ; — cid ara-todlaither M. 32% 5. 

îo-di-côd- (venir) -.dodèchuid, etc., y.di-côd-; — cosa-îùidchesG. 199'', 
i; dia-tùidched W. 60, 25 ; o-tàidchissed W. 102, 4. 

to-ro-gab- (gratifier W., commettre M.i : dorogaib M. 16*=, 13; «iorô- 
gtaf M. 28^, 11; an-dorègba ^\ . 134, 32; an-doràgbid W . 16^, 13; 
ma-durogbusa M. 23", 13; ho-duràgbad M. 32*^, 9; — ho-torgab (de 
ho-an-] M. 32^^ 23; cp. îorgabdl, tàrgabdl. 

îo-gaith- (décevoir) : dogdithaimm G. 24=», 7; dogàithaim G. 24-'', 1 1 ; 
dogdithim G. 14^^, 5; dogàitha M. 31% 13; da-n-gàitha M. 28"=, 15; 
du-n-gàitis M. 31*^, 20; dugàiîhatar M. 31*=, 8 et 25; — ni-m-îhogaitha 
W. 23, 1 ; ni-thorgaitha W. 152, 6; ho-nu-n-togaitar-ni M. 32^, 6; co- 
ni-n-tàrgditar W. 97, 11; cp. règ^u. 

to-to-fo-ët- (tombera : dothùit W. 26, 33 ; /«^e ^o/ù;7 G. 71'», 9; ^0- 
rothuusa M. 23^, 23; — con-totsatM. 16", 19; cp. iôr/î/m. 



L'Accentuation de l'ancien verbe irlandais. 147 

to-math- (menacer) : domàthi M. 31'', 24; dommàthi M. 18^, 7; — cp. 
tàmad. 

to-sech- (nourrir) : do-m-ràisechtaîar V^ . 112, 8; — cp. toschith. 

to-cur- (apposer, citer, inviter) : docùireîhar G. 61", 7; 191-', 2; do- 
choirethar M. 29^^ i ; du-n-d-chùiretharM. ^y\ 22; dorochurestar M. lô'', 
6; dorochuiristar M. 25'", 15; dorochuirsemmar G. 4'', 18; docùirifar M. 
3^, I ; — tarsa-tdchuirther M. 22'', i ; cp. tàchur, ni-ràtlwchurestar M. 
i8^6. 

/o-rai- i. e. to-ro-dath- (parf. et subj. donner) : cia-doràtîid-si W. 
108, 9; ^oràfu5 W. 49, 2 ; ^orà/ W. 22, 3 1 ; G. 23'', $ ; M. 22^, 19; 
doràtsam W. 88, 49; doràtsid-si W. 147, 15 ; doràtath G. 7'', 18; ^0- 
rafd^ W. 121, 9; G. 3 r\ 6; M. 24'*, 31 ; duràtad W^. 195, 6; doràdad 
(1. doràîad) W. 143, 4; — arcZ-?àrf-5^ W. 97, 5 ; arna-tàrîa W. 69, 24; 
ni tàrtisset W . 4, 21; ni-tàrtsat, sech-ni-thàrtsat-som W. 147, 15; ^ra- 
?^rtar M. 99,7; mais 3-(iàr/a W. 172,7; o-dàrtin G. 209'', 26;co/z- 
^^r/^r W. 127, 13. 

to-di-od-sech (éveiller) : dodiusgibtherW. 57, 14; doràdiusgad W . $7, 
14; 129, 5 ; mais : toddmsgat G. 7-', 10 (1. dodiusgat^]; — tàdiusgadar 
(impér.1 W. 33, i ; cp. todiuschud todiusgud. 

Le verbe dobiur (donner) a la particularité que la forme accentuée de 
la préposition n'est to- que par exception ; la forme régulière est ta-. 
D'où vient cet a qui ne s'explique pas par l'influence de la syllabe sui- 
vante comme dans -tàrta de -tàrata ; est-ce le reste d'une seconde pré- 
position ? 

dobiurW. 90, 12; G. 163% 3; dobèirW. 27, 6; W^. 196, 4; G. 
3'', 5 ; dobèr W. 92, s ; dobèram W. 84, 1 $ ; 1 56, 11; dobèrid W. 147, 
14; dobèratW. 9, 14; dob[èr]at G. 4')^', c); dobèr ad W. 115, 11; M. 
35'', 26; cia-dobèrîhe W. 103, 13 ; dobèrt M. 2^^, 10; dobéerW. 78, 6; 
do-m-béra\y. 156, 10; dobérat W. 39, 11; do-srh-bérthe W . 124, 15; 
dob[èr)ar G. 45'', 9; ^oi'frr W. 16, 23 ; dob[èr]r G. 21'', 5 ; dobèrtar W. 
6$, 152- dobèrtharW'. 81, 26; dobèrîhe \Y. 6$, 13; dobértharW. 6$, 
15; 105, 3; — ni-îoibre W. 176, 21; mani-thobrea^ W. 24, 16; ara- 
tàbarr^. 80, 22; mais: «î //z^tur G. 179% 4; ni-tàbur G. 19'', 2; 
ni-s-tàbor G. 204'', 5 ; ni-tàbir W. 92, 5 ; 105, 8; ni-tàbair G. 214% 5 ; 



1 . Le premier scribe aura voulu corriger t en rf, et le copiste aura intercalé ce (f à la 
mauvaise place; to-d-diusgat est une forme impossible dans G. 

2. Le î dans : indfassine rochet tall, tobèrtar desmreta... M. 25'', 6 est peut-être dû à 
l'influence du / précédent, cp. accaldam et acaltam, metdach et melltack, si ce n'est pas 
une simple faute d'écriture. 

}. M. Zimmer veut lire -chobrea. 



148 L'Accentuation de l'ancien verbe irlandais. 

ni-tàbair M. 21'', 2; ni-tàibrem W. 102, 18; ni-tàibre W. 176, 226124; 
fora-tàibreVÎ. 176, 22; arin-tàibrid W. 4^, 2; îàbair ^impér.) M. 27", 
\2; îàibredW. 54, 10; 167, G\tàibrilh W. 57,6; ni-tàibrid W . 39, 
i-^\ manitàibredU. 35*=, 26 ; ni-tàbarr M. 30% ç); faa-tàbarr M. 35^, 
16; dia-îàbarr W. 110, 2 ; ni-t\bérthar W. 116, 7 ; cp. /atar/, tabairt. 

to-dUrg- (exciter, séduire) : dodûrgimm G. 54'^, 3 ; dodùrget G. 68'', 9; 
co-dudùrset M. 33'', 14; — cp. tùdrach, îùdrachtaid. On trouve une 
forme irrégulière todûrgim G. 24% 2, et même totârgimm G. ôo*», 10, 
que je ne m'explique pas. 

TO- F0-. 

A. — to-fo devient dofà-, dojo-. 

B. — to-fo- se contracte en tô-. 

îo-fo-rind- [désigner] : dofàirndea M. 2*, 2; dofoirnde G. 66^^ 10; 
dofàirhde G. 9a, 12; 59'', i; dofoirnde dojoirde G. 203^, 4; affi(a/j 
n-do-n-d-foirde G. 26^ 12; dofôirndet G. ji^, 6; 202% $; dofàirh- 
det G. 26^, 16; 202=», 5 ; dojàirdet G. 203'', 11 ; — ndd-tbirhdet G. 
25^, 12; cp. tôrand, tarant. Dans ko5 tofôirndet G. 72, $, le /s'explique 
par le 5 précédent; cp. cistae, ciclasta (Gramm. Celt. , p. 791) ; torùran- 
som M. 29^, 8 est une faute pour dorôran-som ', ou bien il a subi Pin- 
fluence du substantif tôrand ; sur dineuch thôrhther G. 59*', 18 voir 
plus bas. 

îo-fo-bi- (inciser, entamer) : dofùibnimm G. 12*, i ; 22^, 10; co-dufù- 
bath M. 35", I ; co-dufbbither M. 2% 10 ; — cp. tôbe. 

to-fo-org- battre le bléi : dofùaircc W. 64, 9; dofùaircitis G. 184'', 
8; dufuiarctis 1. dafàairctis' M. 33a, 6; — cp. tùarcun. 

to-fo-od-salc- résoudre) : dufù.isailceM. 29^, 10; dofûasailcet G. 27% 
2 ; dofùasalcat G. 19% 1 ; dofùasailgttier G. 71% 19 ; — cp. tùasulcud. 

to-fo-ess-sal- glisser^ : dofùislim G. 146^, i ; dufùisledar M. 30% 10; 
— ho-tùisUder ho-an-\ M. 2'', 6; nicon-tùslifea M. 27'', 18; cp. /ùi5<j/. 

to-Jo-ess-sem- lengendren : dofùismim G. iSi^, i ; /i/ dofàisim [ni « ce 
qui ») G. 6i% 2; 64% 14; an-dojùismet G. 69'', 9; dofùisemar G. 6i% 
2; dofàisémthar W. 23, 7; — cp. rù/i/;u. 

to-fo-ët- (tomber) : ^«/ù/f Carm. S. Pauli ^Windisch Ir. T., p. 316, 

I. Remarquez que la « prima manus » de W. {Gloss. W/b.,XIIl) écrit toujours tu-to- 
pour do- prétonique : tùèrcômlasat, to-n-càmrit; de même : ni-tam toirsech pour ni-dam. 
Il ne faut donc pas trop s'y fier que ses gloses sont « magis sonui vivae Imguae appli- 
catae. » [Ibid., XIV.) [La même manière d'écrire se trouve dans les ms. de Cambrai et 
de Berne, cp. tuthègot, tuèsmot; togluâseî [Gloss. Hib.. p. 216. 26jl]. 



L'Accentuation de l'ancien verbe irlandais. 149- 

14; Zimmer, Gl. Hib., p. 267]'; — fora-îùit-som W . 26, 33; otùitet 
(gl. concidentibusl G. 205% 4; nâd-tùiter G, 71", i?; mais con-dbsitis 
W. 30, II. 

On voit par ces exemples que dûthracht « volonté « ne peut pas 
contenir les prépositions to-fo- qui demanderaient un t au commence- 
ment, et que la langue s'est trompée en formant dofùthractar W. 127, 
1 3 ; dofàthris-se W. 189, 1 3, à côté de dodàthractar W. 159, 2 ; ^o^fù- 
thris W. 125,12; d-a-dàthraccar, dian-dùthraccar-sa W. 92, i ; /z^t/ (iù- 
thrised W. 26, i. 

TO-FOR-. 

A. — io-fdr- devient dofdr-, dofor-. 

B. — ib-for- se contracte en /ôr-, tuar-. 

îo-for-mag- (ajouter, augmenterl : dofôrmgat G. 53'% 11 ; dojôrmâgar 
G. 188^. 14; doformagar G. 67% 12; dofbrmagar G. 28^, 20; 58-'', i ; 
dojbrmagddar G. 28'', 18; dofbirmsed M. 35-'', 17; — mani-tôrmais G. 
208, 2 et 3 ; ni-tôrmagar G. 202^, 2; ceni-tbrmastar M. 20^», 19; ii/ij- 
tbrmastar M. 20"*, 19; cp. tôrmach. 

to-for-gab- (proférer, avancer) : dofùrcabar G. 43", 3 ; dofùrgabtais G. 
y^, 8; doràrgabtha G. ôi'*, 15 ; — con-da-tâargabusa W. 162, 26; nî- 
t[ùr]gabar G. 4'', 14; ndd-tudrgabar W. 93, 8; cp. tùrgabthi, t{ùr)cbdl. 
Dans W. la deuxième forme s'est généralisée: tùargabW. 162, 26; 
tùargabad W. 93, 8. 

TO- devant une voyelle. 

A. — îb- accentué : le t reste [d après con-], Vo se joint à la voyelle 
suivante ou disparaît ; ?o-^/r- devient tair-^ tb-ess- : tess-, tb-ind-: tind-, 
tb-imm- : timm-, etc. 

S. — to- prétonique : la syllabe do- se maintient, ou bien il y a con- 
traction des deux voyelles, et alors le f, placé devant la voyelle accen- 
tuée, ne se change pas en d. Ces deux formations se trouvent dans des 
conditions tout à fait identiques, par exemple au commencement de la 
phrase ; je n'ai pas trouvé de règle ; cela dépendait probablement du 
sentiment rythmique de celui qui parlait ou écrivait. 

to-ad-bed- (montrer; : tàidbdid limpér.l W. 97, 8; hi-tàdbadar M. 32'', 
18; cp. tàibsiu; mais : on-ddrbastar G. 21 1», 10; — doàdbit G. 159a, 2; 
doàdbaî M. 19^^, 21 ; G. 198% 24; dodrbithW. 122, 22; doàdbadarW. 
15, 17; G, 207'', 9; doàidbdetar W. 164, 18; duàidbdetar M. 30'', 2; 

I. On lit plus souvent dothhit, v. plus haut. 



ijo L'Accentuation de l'ancien verbe irlandais. 

dodrbas^. \(), 2; 99, 7; mais aussi : tàdbat som W. 26, 30; 161, 1 ; 
tàihsed G. 6^, 25 ; tàdbadar G. 63% 9; tàbadar M. 24'', 25 . 

to-ad-ro-icc- (effectuer W.; apporter, citer M. M : ni-tdirci W. 164, 
18; ni-tdircet W. 181, 16; ni-tàrcatVi. 188, 9; tdirced (impér.) W. 
142, y, na-tdirged W. 142, 3; ni-tàircither M. ly*^, 5; cp. tdirciud, 
tàrciid; — dodircci W. 77, 4; ^oa/Vd W. 19, 2 ; loi , 1 2 ; co-duàircem- 
ni M. 35'', 3 ; duàircibed M. 29^, 1 1 ; mais aussi : tàirci^X. 77, 5 ; tdircet 
W. 15, 12. 

fo-flJr-M/2- I prophétiser! : nad-làirchechnatar\Y. 27, 14; cp. tàirchiial; 
— doàurchanaimm G. 60^, 12; doèrchain M. 21=', 7; doàirchetW. 39, 
1 1 ; duàircet M. 24*1, 5 ; doàrchet W. 25, 27; 1 58, 6; doàrrchet W. 28, 
21 ; 41, 9; mais aussi : tàirchechuin W. 25, 24; 26, 29; a-tàirchet W . 
100, 1 5 ; tàirrchet W. 41, 8; 42, 20; tàrrchet W. 162, 25. 

to-air-ber- i amener, mettre) : ni-m-thàrberar W. 57, 12; — ^oà/r- 
fc^rtar W. 1 36, 22 ; tairbertar (impér. ?1 W. 155, 17. 

to-aith-con-ang- (arriver, avenirl : cp. tècmang; — doècmoisedV^. 35, 
16; mais : tècmaing G. 30^, 17 et 18; G. 156=», 2; tècmaifig G. 9% 11 ; 
29% 1; 212'', 5; tecming G. 161", i; donaibhi thècmongat G. 2'', 10; 
tèccomnocuir Vi . 59, 14. 

to-aith-con-nag- irépartir'i : frisa-îéicomnacht W . 122, 29; — doé- 
comnacht W. 95, 20; mais : tècomnachtW. 162, 2. 

to-aith-con-ell- laccrocher, mettre de côté] : tècmallid (impér.) W. 89, 
1 ; cp. tècmallad; — doècmalla, ar-doècmalla W. 57, 16. 

/o-^ù/z-me/2- (faire mention 1 : ni-tàithminedar G. 13'', 4; — taidmi- 
nedar-som G. 22'', \o\taidmenadarV\; . 56, 11. 

to-et- (aller) n'a jamais conservé l'o de la préposition; cp. teit M. 24*1, 
30; 27C, 10; têt M. 21C, 3; fefe G. 30^ 12; 129% I ; tête M. 22*", i ; 
28'=, 19; hôre déte W. 71, 27 (1. /e'fe, ou de hôre n-téte^ cp. intain diag- 
ma-ni W. 14, 4K 

/o-é«-/â- et ^o-w^-l'u- (manquer) : mani-d-tèsarbi W. 175, 10; cp. 
tèsbuith; — doesta M. 35'^, 20; mais : testa Beda Cr. 18 1/2 d. (Gloss. 
Hib.^ p. 233)2- fèi^r^^ W. 1 14, 24; tèsarbae M. 34^ 16, 

to-etar-rath- (?renfermer1 : otctarrat som igl. comprehensivuml G. 29^, 
2; otètarthet G. 73», 14; — duètarrat M. 30*^, 6; doètarrid W. 122, 22; 
ar-duètarrid W . 32, 32. 

I. Peut-être faut-il distinguer deux verbes; le second pourrait être to-air-icc-. 

1. ishéd di. destaW. 162, 2^ est une faute ^om àodesta, la seule forme que connaisse 
W.; elle se trouve dans la même glose. C'est probablement un composé triple to-di-ess-ta, 
plutôt que do-d-esta avec un pronom infixe. L'abréviation di. ne doit pas être lue * dino 
(Zimmer, 1. c, LVl qui n'existe pas, mais didiu [Gr. C'., 712). Le sens de cet adverbe 
est sensiblement différent de celui de dana dono, du moins dans les textes les plus anciens. 



L'Accentuation de l'ancien verbe irlandais. 1 5 1 

io-ind-sô- traduire) : nad-t)ntae-siu M. 3'>, 1 5 ; mani-t)ntdith W. 78, 
9, mani-finthher W. 78, 8; cp. tlntuùth; — ar-do)ntdm G. 26*', 4; ol- 
ma-dulntae-siu M. v\ M- 

to-ind-scan- (commencer i : hua-tlnscana G. 157'^, 3 ; hua-ïinscanat G. 
i62*>, I ; cp. intlnscana; — ce-doîscana G. 6», 5; dolnscann-som W. 
iiî, 14. 

/o-//2rf-;7ag- (répartir I : mam-tlndnhed W . 22, 32; cp. iindnacol; — 
doïndnakh G. 27'', 12; doindnagar W. iio, 5; ddindnasatar \N . iio, 
1 1 ; doinnasatar M. 30^, 17 ; mais : tmdnagtar W. loi , 15. 

to-imm-org- opprimer, restreindre! : nl-fimmorcar G. 3^^ 4- cp. 
iïmmorte; — dolmmurc G. iSi'^, 3. 

to-icc- (venir! n'a jamais conservé la voyelle de la préposition; cp. ar- 
tlcfea W. 26, ij-jresîii t]sedV\'. 166, 22; /in/cc ^^^ 184, 6; /à/2icc W. 
14, 20; 27, 6; G. 66'', 17; ftw^/c M. 35^, i. Quant à la forme accen- 
tuée sur la première syllabe, notons o-dànicc W. 17, 9, à côté de 3-tà- 
nicc W. 177, I ; o-tànic W. 13, 13. 

to-ucc- (apporter, citeri : fuan-tùic M. 35^, 9; ni tùic G. 209'', 29; na 
tàic timpér.) W. 61, 27; cid dia-tùicedW. 74, 27; ni-tùc G. 100», 7; 
ni-tùcsamW. 177, 7; mais: con-dùcthar G. 200'', iy,con-dùcad G. 17*, 
5 ' ; — hu-duuic M. 30'', 10; dohùcthar G. 210% 4; mais : iù/c 5om M. 
3o<=, 5 ; tùic-som W. 131, 10; /ùic G. 209'', 29; a-tùc-side W. 147, 18; 
tùccadW. 147, 18; 169, ç) ; is do tbùcdd G. 45'', 19; infae thùcad G. 
4i-->, 7; une fois duic M. 2 5«i, 18 il. duùic?). 

to-ucc- iComprendre, savoir^ : ni-thùcci W. 78, 8; ni-thùcci W. 79, 
14 ; ar-ni-tùcci W. 79, 11; con-id-tùccid W. 131, 4; ni-thàcat W. 100, 
i y, ar-ni-thùccat W. 77, 2; ni-thùcat-som. W. 47, 21; ara-tùicce W. 
174, 13; con-did-tùcce W. 181, 7; ara-tùcca W. 166, 16; conitùcca 
[con-id-tùcca] W. 77, $; ^r^-fùd^i W. 189, 6; con-did-tùcmis-ni W. 
128, 9; con-did-tùclis V\\ 131, 9; ar-ni-tùcsid-si W. 72, 3 ; nad-tùicset 
W. 99, 1 3 ; ni-tùcsat W. 100, 14; ar-ni-thùcfa W. 81, 28; ar-ni-tùcfa 
W. 78, 9; ni-tùcthar W. 78, 8; ni-tùcatarW. 78, 7; ni-tùccûther W. 
47, 17; mais : con-dùcaid W. 128, 17; — ^où/c M. 18°, s; mais: 
/ù/cd W. 77, 4; 81, 26; /ùc/a W. 79, 1 5 ; 100, 16. 

Nous voyons par ces exemples que le verbe astbasci il exprime) G. 
189*', 2; astdascther G. 148'', 7 doit avoir perdu une consonne après 
to-; c'est un dérivé de faiscim 1 presser , cp. èstosc ipressurage) M. 
24^ 9- 



1. Doit-on séparer dùus in-duccatar ou ind-uccatar W. 54. 10? 



1^2 L'Accentuation de l'ancien verbe irlandais. 



REMI-, TREMI-, CETA-, SECHMO-. 

remi-, tremi- est la forme des prépositions prétoniques; sous l'accent 
elles deviennent monosyllabiques : rem-, trem-, 

remièpur G. 222-'', 1 ; remiacrburt M. 2^^^ 24; remiarbart^ [\. remiaèr- 
burt) M. 3 3», 1 ; remiérbart W. 33,2; reméèrbart M. i<,^, 3 ; remitéc (\, 
-tét] G. ly**, 10; remi-ta-tét G. 197'', $; co-retnièrgnaitis M. 19'', 8; ct'ti 
remi-n-ètarcnaigedar M. 18*^, 12; ar-remiroid M. 31*^, 9; co-remifoil M. 
2 3'"', 8; remièscsed M. 33'*, 20; remitàat W. 1 54, 12; remiriérchoil (1. r«- 
mirérchoil] W. 22, ic) ; cid-reminota M. iS*', 12; remisàidigddis G. 28*, 
9; — ni rèmdechutar W . 29, 6; diand-rèmthiasat W. 29, 6; cp. rm- 
eperthae^, rèmfoiti, rèmsuidigthe, rèmsuidigud, rèmthechtas. 

tremibèrarW. 47, 17; trimibèrar M. 2i<=, 3; trimibèrar M. 31'', 22; 
frg/n/fwgai W. 156,8; trimirùcad M. 2*', 17; trimirothor hdius-sa W. 
51, 6; — «î îrèmfeidliget M. 21'', 4; r2Î trèmfeidligfet M. 2i<i, 5; ^w- 
trèmdirgedar G. 190", 5 ; cp. trèmfeidligud. 

ceta-, cita- est la forme prétonique, ce7- la forme accentuée : ciîahiat 
G. 3=^, I ; M. 22^, 7; cetabiinn W. 76, 11; cita-m-bèîis M. 29^, 13; — 
co-t-chétbanam Vs' . 102, 8; cp. dia-cocéitbani W. 6, i; /ase cocéitbani 
W. 5, i ; cétbuid [\. Zimmer, A^e/?. S/u^^., p. 112 ss., et cp. Stokes, 
Beitr. zar Kunde dcr vergl. Sprachforschung, III, 76). 

Le préfixe ceta-, data-, ceta-, cita- ^en premier lieu) ne se change pas 
sous l'accent : ceturùpridach W. 161, 7; cetarùchreti W. 43, 5; ciatu- 
rùchreitset W. 91, 15; cetathùidchetar W. 1 30, 20; — adcitaacae Cod. 
Taur. 60 [Gloss. Hib., p. 202'. 

sechmo~ et sèchm- alternent dans le verbe sechmo-ell- (passer outre, 
manquer de) : sechmoèlla G. 196'^, 2 ibis! ; — nad sèchmalla M. 35'!, 1 3 ; ni 
con-sèchmallad M. 33c, 21 ; ni-sèchmalfam-ni M. 25=", 3; ni-sèchmalfaider 
M. 141, 3. 

IMM-, IMME-. 

Quelle est la différence entre imm- et imme-? La forme accentuée est 
toujours imm-, mais devant l'accent /mm- et imme- alternent ; voici les 
exemples : con immolngai G. 199% 5; dian-immolrïgaithar G. 3, 2, tm- 
dihnem (impér.l \^'. 100, 2 ; «/ mdibthe, nàd ïmdibthe W. 7, 25 ; imctj/è 
(impér.) W. 173, 7; îmg^^ij/^ W. 57, 18; na 'imclwmarcad W. 171, 

I. La forme remieperthe, citée Gramm, Celt.-, 881*^, n'existe pas. 



L'Accentuation de l'ancien verbe irlandais. 155 

1 1 ; ni-lmbresnat W. 178, 1 ; ni imthesid W. 135, 15; na-imroimser W. 
126, i ] arna-îmromastarW. 6-j, i; imdilgid ^impérJ W. 165, \y,ni 
imircIwiW. 42, 29; do-b-imchomartt W . 15, 17; air-d-an-lmmart M. 
14*', \^; in-imfogni M. 27<=, 10; — imfblngiW. 27, 10; $7, 18; ma 
imfolngiW. 63, 13; imfblngai G. 209'', 12; imfàrling W. 30, 15; 
108, 2 ; imfdrlinged "W. 104, 21 ; imdibenar G. 145'', 4; immimgabaim 
G. 50^, 8; imlmgaib M. 22", 11; imchomchoinarcam il. imchbmarcam) M. 
18», i; ma-imrôimsidW^. 195, 6; ce-iinrbimsimmis W. 55, 3; ar-im- 
ràmadir W. 86, 24; imràdim G. i jj*", 3; /mrtf^i W. 1 10, 7; /mrM M. 
3$<i, 22; /mra'ii^/ W. 6, 15; imfrèsnatW. 187, 16; imtiagam W. 37, 
12; immàircetU. 17'', 20; imlùadi M. 33^, 16; imlùadad M. 33'', 25 ; 
imtimcélfam-ni M. 24% y ; immrèra G. 62^. 7; imtrénigim G. ^ô'', 4; 
mais aussi : immefblngi M. 34% 27; immejolhgai G. 157^', 8; 199a, 2; 
immefblnget W. 73, 14; immefblngatW. 34, 4; immefblhgat G. 3% 11; 
immefolnga M. 27'^, 20; immefbrling W. 100, i ; immefblngither M. 23'', 
y, immerùidbed \Y . 119, 3; immechbmairc M. 27'', 4; immechbmairsed 
M. 20'', \%\ immechbmarcar G. 27^, 2; 197'', \o; immechbmarcatar G. 
138^, 4; immeràdi M. 33*^, 2; immeràda W. 140, 18; immeràdin W . 
94, 17; immerbraid G. 197'', 1 5 ; immeràither W. 94, 17; immeàiric M. 
3 5'', 7; immeàrnaic M. 24^, 5 ; Immecfiùretar W, 27, 15; imm£sàitar M. 
271, 13. 

L^alternation entre /mm- et /mme- ne peut donc pas être l'effet de 
l'accent. Un examen détaillé de tous les passages oij la forme /mme- est 
employée m'a montré qu'elle ne se trouve que dans les propositions re- 
/d//>ei. Je suppose donc que \'e de imme cache un élément pronominal, 
tenant lieu du pronom relatif, cp. immafolngi W. 107, 9; immajolhget 
W. 154, ^ \ immafolnget \Y . 163, 11; immofbrlingW. 64, i; i'mma- 
ra</fl/W. 172, 8; immaimgaib G. 59=», 13; immafresnat M. 20(1, 6; /m- 
mabcra W. 81 , 26, et pour la voyelle ^ cp. imm-en-imgaham M. 3 j^, i ; 
imm-en-àiri M. 27^, 12, à côté de imm-an-tmcab W. 184, 14; imm-an- 
àccai M. 17b, 6 où nous avons clairement le pronom relatif {s]an. Tou- 
tefois la forme imme- n'est pas obligatoire dans les propositions relatives, 
cp. as-mug, imrddi W. 110, 7. 

FRITH-, FRISS-. 

La relation entre friss- et jrith- n'est pas la même que celle entre aith- 
et ad-, air- et dir-, «5- et ass-, to- et i^o-, etc., c'est-à-dire que ce ne 
sont pas deux formes de la même préposition. Ftiss est un adverbe com- 
posé de la préposition /r;//2- et d'un pronom, tandis que jrith- est une 



1 54 L'Accentuation de l'ancien verbe irlandais. 

simple préposition ; friss est donc opposé ^jrilh comme l'adverbe riam et 
le préfixe remi- à la préposition ré,n\ comme iarum et iarm- idans do- 
d-iarmorat, etc.) à iar{n], comme imme- à imm-. Mais friss- n'a pas la 
fonction syntaxique de imme-. Tout ce qu'on en peut dire, c'est qu'on 
ne trouve jamais la iorme friîh- dans une syllabe prétonique, sinon de- 
vant les pronoms infixes -dom-, -da- ; friss- est la forme prétonique par 
préférence, mais elle se trouve aussi dans la syllabe accentuée, cp. na- 
fridoirced W. 91, 14; ni-fr\ttdit W. 185, i ; coni-frithiaised M. 34^, 8; 
coni-frlthsuidiged ; nad-frlthta : gai M. 17*^, 5 ; cp. fr)thorcon, fritobairt, 
frècre, frituidecfit, etc., mais cp. aussi : frèscsiu, ni rùrescesset M. 54*', 
11; ni rùfrescachîar M. 26'', 2y, ni rùfrescechîar M. 54^, \j ; frèsnga- 
bal, etc.; — frisbrcat M. 15a, 8; frissbrcar W. 40, 21 ; frisorthe W. 
63, 12; fristàitW. 90, 9; M. 25",. 11 ; ni-fristàit [ni « ce qui «' W. 
81, 24; f restai M. ^i'^, 6; ma-frisàiccid W. 157, i ; friscàmurt-sa W^ 
194, 10; friscomartatar W. 30, 1 1 ; frisrodûnsat M. 22'\ 2; frisdùntar 
M. 14'=, ij;frist}nfet, frisbrùbdi M. 28^, 8; /"r;5^«/ W. 164, 23; /r/^- 
g/2M/ G, 33=», ly, fristùichetar M. 21"^, 2; fristàirissed M. 33'', 2%;fris- 
gàir G. 193'', 6; /mti:,g W. 13, S;frisbiur G. 22^, 6; friscbirter M. 
2id, 3; — fris-n-drr M. 15", 10; a-fris-n-oirc yi. 28"^, 20; fris-m-bèrat 
M. 14*=, 21 ; fris-ta-cùirther G. 21'', 4; mais : fritamm- ior-sa M. 32^, 27; 
fritamm-iurat M. 33", i ; fritum-chbmart-sa W^. 194, 10; fritum-thlagar 
G. 183% y, frita-tàibret G. 183^, 3. 

La langue tend évidemment à distinguer une forme prétonique, mais 
non sans hésitation. 

R0-. 

I. — • ro- devant une voyelle. 

Il n'y a pas de règles strictement observées ; les exceptions sont fré- 
quentes. 

ro- prétonique se maintient en général, cp. rodsaiset M. 2^, 6; roàd- 
bartaigset M. 26'', 20; roèrpadW. 66, 17 ; 185, 3 ; roèrbad W. 65, 13 ; 
156, 10; roàirpthaV^. 49, y, roètarcnaigestar U. 32'', 5; roèrbirigsem 
M. 35^, y, roirladigsetarW. 4y 2-j] rdithfiter M.. 1 5<=, 18; rôbirdned 
M. 14», 3; roù/cdw W. 53, 3; roùjc W. 164, 15; ruùcthar M. 35*», 
10; mais cp. ^uù rohucad airechas innarôm£ co constantinopoil, rucad 
da. aainmm G. 174''; airimmou ruicim lesM. 22", 14; A/e/c/z roiccu aless 
W. 143, 25 ; /cac/î rc7f rohi aless W. 126, 6; mais : ani ricu aless W. 
189, S; sechihed rii aless W. 43, 2; neich risid aless W. 146, 5; en 
dehors'des trois exemples nommés, le verbe ricu a toujours perdu l'o de 
ro- prétonique. 



L'Accentuation de l'ancien verbe irlandais, 155 

rô- accentué est conservé en général après les particules con-, ni-, 
nd- : cor-ràaitrebeaW. 57, 14; o-rbintsamlitheV\ . i 10, 7; con-ràadam- 
rigther W. 80, 22; o-roissinn W. 162, 29; ni-rùanus W. 97, 12; /Jt- 
roimdibed W. 119, 3; 144, 3; /j/ r6[i]s G. 229"-''; cona-rùaigseîar M. 
3 5^^ 4j mais : o-rictar W. 52, 2$ ; arna-rimfolhgar W. 63, 1 3. 

L'o tombe après d'autres particules : ndd-ràirigsiur W. 17, 9; nad- 
ràn W. 97, 1 3 ; /zt?^ fiarfact W. 8, 1 1 ; nad-rùcsat M. 23*', 5 ; rf«5 m- 
n'c/arW. $9, 13; ho-rcsarta M. 34'', 13. 

rô- après une autre préposition ou après un pronom infixe perd le 
plus souvent son : inràrpatar M. 23^', 8; doràirngert W. 95, 20; 
dorètarracht M. 33*^^, 20; asrmgaib M. 32'', 8; dorilîiset som W. 32, 30; 
— do-r-rèractid W. 117, 6; nach-imfindarpai-se W. 28, i ; ni-n-rùc V\\ 
129, y, do-d-rimthiridW. ic)2, i. Le verbe tî^-ro-;//- conserve i'o quand 
il est accentué; postonique a disparu : atrôillisset, ass-id-rbilHset, mais 
ni àrilset iv. plus hautl. Dans le parfait du verbe air-ein- recevoir"! le 
de ro- forme avec la voyelle du thème lë] la diphtongue oe, oi, qui reste 
toujours, accentuée ou posttonique : arrôet G. 154", i ; arrôit W. 192, 
16; arroét M. 17'', 7; ma-arroéit W. 175, 10; arrôiiiidW. 83, 1 ; ar-d- 
roét M. 2$"^, 10; ar-a-rôit, ar-a-rôitmar ^V. 55, 3; — hon-àrroet M. 
2$'i, II; ni-sn-àrroétmar-ni G. 16-'', 8. Citons encore inroimdibedW. 
1 1, 1 1 1. imroimdibed ?] . 

2. — rofô- se maintient, ràfo- devient ro- : 

rofôided W. 1 38, 22 ; ar-rufbitea W. $8, i ; — ni rbitea W. 27, 15; 
ni-fôiretW. 169, 4; ~ co/z-ro7r^?W. 175, 16; rberîliar (impér.) W. 
117, 13. 

3. Après rô- accentué ou posttonique) placé devant un parfait re- 
doublé, la consonne du redoublement tombe et la voyelle e forme avec 
Va du préfixe la diphthongue oi : dorôigu, dorbigaid, dorbigatar, v. plus 
haut (cp. le fut. dogèga'\ ; forrbichan-sa M. ij'^^ i ; for-tan-rbichanni M. 
22*=, 3 icp. tàirchechuin] ; ar-ob-rôinasc W. 112,2 !cp. ronènaisc); fo- 
rbichlaid M. 24<', 18 (cp. rocèchladatar) \ inrbigrainn M. 26'*, 3 ; ata-rbi- 
grainn M. 30'', 2; inrbgrainn M. 26''^ 24 1. -rbigrainn' ; as-a-tbréimed 
W. 68, 4 icp. memaid\. Il y a une exception : adrbgegon-sa igl. repugil 
G. i8i-'i 7. Si la forme adrbigegrannatar M. 25'', 11 n'est pas une 
faute, elle présente un mélange des deux formations. 

FO- devant une voyelle. 

fo- prétonique s'est conservé dans : foàlgim G. 146'', 14; foéitsiderM, 
34*^, 4; foindarlid W. 1 3, 20. 
fb-a. =zfa. : arna-fàcabtis W. 188, 12. 



156 L'Accentuation de l'ancien verbe irlandais. 

fd-e. =zfoi. : ni-fôiret W. 169, 4; a-confoirem-ni W. 48, 1 3. 

arfôim G. $1", 4; 201'', 17; ar-a-j6im 'SN . 87, 38; ar-a-fbima M. 
17":, 3; ar-a-foimtisM. 28'=, iS; ar-om-fbimfea W. 185, 18; mais aussi : 
co-arfcmat M. i j"*, 4 ; d-^r/m/Zza-w W. $1, 7; arfèmthar W . 173,4. 

ni fbindarpaide M. 26", i. 

Citons encore deux verbes pour illustrer la loi et l'effet de l'accent : 
III. Sg. du parfait de biu : robôi W. 11, 14; G. 75'', 2; M, 18^, 
8; rubài W^. 197, 10; ro-m-bôiW. 10, 10; M. 19'!, 17; ru-m-bôi W*. 
194, 3; M. 31*, 3 ; ra-m-bdiW. 11, 13; ol-rh-bôiW. $5, 3; ro-d-bbi 
W. 109, i; ce-ru-d-boi W . 22, 32; cia-ru-d-bôi M. 2-'', 3; ro-n-d-bbi- 
som M. 21*^, 4; ma-ru-s-bôi Vi . 175, 10; ru-sm-bôi W^. 194, 9; — 
ni-rùbai G. 7*^, 3 ; ni-rùbai M. 2o<i, 4; hi-rbbae M. 24'', 17; wdid rôtae 
M. 1 5*^1 9; dia-rbbae G. 197^, 6; l'-rdte W. 19, 3; ni-rbbe W. 119, 
2\ ar-ni-rbbe\Y^. 197, 13; ndd-rbbe W. 97, 12; dia-rbbe G. 197'', 
12; m'-ràl?/ W. 71 , 1 1 ; G. 21'', 1 3 ; /îî ràbae M. 28'*, 3 ; ni-s-ràba W^. 
194, 2.^ 

(ro-)/â- et to-ro-la- (mettre, poser, se placer) : rolàa G. 75", 4; ro/àa^ 
W. 88, 46; G. 153'', 6; ro/ài/^ W. 103, 12; — j-ràl W. 42, 24; 
arna-ràla W. 69, 25; du-s-ràle M. 23^^, 16; cani-ràlsid W. 98, i ; /2i- 
rô/wf M. 16^, 2; doràlad W. 88, 46; M. 14**, 12 ; — o-did-tàrla W. 

A présent que nous connaissons les formes régulières des verbes com- 
posés, parlons des exceptions. 

W. 1 36, 22, on lit : ... combi iarum-coscitir indfir et doairbertar foréir 
dé ; le verbe coscitir devrait accentuer le second élément, comme doair- 
bertar; on attendrait donc *conskhitir, cp. indi oskhatV^' . 36, 3 ; osèchtar 
W. 136, I. Peut-être n'avons-nous pas ici le verbe primitif, mais un 
dérivé de cosc, ce qui expliquerait l'invariabilité de l'accent. Sinon, c'est 
la seule exception réelle à la loi [v. la note 2, p. 157]. 

W. 90, II : deducite autem. illum in pace .i. dofoidid illei resiu rissa. 
L'impératif accentue la première syllabe; dofoidid semble donc une faute 
pour "tôidid; mais elle n'est qu'apparente. La glose devant contenir 
l'équivalent du latin illum » , nous analyserons do-n-fbidid, et l'accent 
vient toujours après le pronom infixe. 

Nous devons parler à part de deux passages ; ce sont : cipcruth tra aise 
irmith « de quelque manière, dit-il, que vous jugiez » W. 80, 19, et 
isldn dineuch thôriuher tresinnaimmnigudsin « il est plein de ce qui est dé- 



L'Accentuation de l'ancien verbe irlandais. 157 

signé par cette désignation » G. 59'', 18, Irmith^ et thôrfither ont l'ac- 
cent sur la première syllabe; dans les deux cas le verbe est placé au 
commencement d'une proposition relative sans intervention d'un pronom 
relatif, et il se rapporte au dernier mot de la proposition principale. 
Comme nous trouvons le même usage en moyen irlandais cp. « cia, a 
gillai, » 0/ Cond fria mac, « àcailli? « Windisch, /r. Gramm., p. 1 19I, il 
n'est pas permis d'y voir une faute. Nous ajouterons donc à notre loi m 
une exception 4 : un verbe qui introduit une proposition relative sans inter- 
vention d'un pronom relatif peut accentuer le premier élément. Je dis « peut «, 
car ce n'est pas une règle obligatoire; au contraire, l'accentuation du 
second élément est plus fréquente, cp. p. ex, do neuch dofàirnde G. ■ji'', 
i . — Nous pouvons peut-être citer comme autres exemples de notre 
exception donaibhi thccmohgat G. 2=», 10; is do thùcad G. 4$'', 19; infae 
tliùcad G. 4P, 7, où la forme de la préposition ne permet pas de décider 
si celle-ci était accentuée ou atone*. 

Nous voici à la fin de notre tâche. Il resterait, il est vrai, mainte re- 
marque à faire, maint détail à examiner. Nous n'avons cité que les 
exemples les plus simples et les plus clairs. Mais comme tous les autres 
s'expliquent facilement d'après le même principe, on nous saura gré de 
ne pas être plus long. Nous nous sommes borné aux trois textes les plus 
étendus de l'ancienne langue, car c'est seulement par la comparaison 
d'un grand nombre de mots que l'on peut distinguer ce qui est une faute 
de ce qui est une propriété du scribe. 

Ces lois que nous avons constatées dans les gloses les plus anciennes 
ont-elles été en vigueur partout et toujours." — Oui, en général. Je citerai 
comme preuve les formes des verbes composés dans le ■ Book of Ar- 
magh » (Stokes Goid.^., p. 84-88 : i. con-rici, atrôpert; 2. conggàbi, 
fdcab 'anc. irl. *fodcab': 3. duécastar, dubbèr qui ne peut pas être un 
impératif <f put », mais qui est la m. sg. du passif pour dubberr « isput »1; 
4. adôpart; 5. immrdni, immrànsat; 6. dirrôggel, ftnoil, digéni la pre- 

1. Pour irmidith, cp. ar-ni-ïrmadadar W. 170, 20; ni-irmadatar W. 29, 7; con-ir- 
missid W. 167, 6. 

2. Le « coscitir » dont nous venons de parler un peu plus haut, et qui, lui aussi, se 
trouve au commencement d'une proposition subi>rdonnée, se rapporterait-il à la même 
loi? Il faudrait alors changer dans notre règle « relative » en « subordonnée » et ajouter 
après » d'un pronom relatif » : « ou d'une conjonction » Cette règle est confirmée par 
les exemples suivants: am. bid nech tochorad M. 44», 19; india forgent M. 44c, 9; is 
mou cech èrchoat domsa M. 47c, 4]. 

]. Ce texte aime à redoubler les consonnes &, g, /. t prétoniques, ce qui montre que 
les deux premières n'étaient pas aspirées dans cette position. On trouve rarement le même 
usage dans les gloses : robbài G. 178'', 4; dolliicet W. 84, 13 : rcUâmar G. 171^', 1 ; 
rollàad M. 29c, I . 



1^8 L'Accentuation de l'ancien verbe irlandais. 

mière syllabe ne contient pas la forme di-; le / est le même que dans 

do-r-igeni\ ; 8. diitét, dullùid., con-congab, fàcab, con-càngab, fàcib, du- 
llùid, dullàtar, fu-s-ocart, rànic, ara-tàilced, adcôteda; 9. dullotar, attda, 
con-tùltatar ; 10. addpuir, cor-r\ci, dubbèir d-a-bcir-side, congaib ; 11. du- 
liàid, conrdncatar, du[n]-na-rrùctti£, frisgàrî, duclwoid, imm-in-d-rditset, 
conàcatar, asbèrt, tair ^impér.i, fu-m-ré-se, furrdith, dubbèrt, citarùoirtned 
\0U cita rubirtned?]., dubbèrt, fdcab; 12. congàb, con-tbrchartar; 15. du- 
llùid, asbèrt, atd, i-fùirsitis, furrùimtis, hi-fùirsitis, furrùimtis, asbèrt, 
na-n-d-rigad, con-tised, nuggàbad, dullùid, durïnd, cu-î-sècar, jorrùim, 
adopart, dubèrt, adrànact; 14. dufoid, du-t-fldedar, it-é immelotar, con- 
èpert, tiicad, à rufitir; 1 5 . dubbèrt, adopart, fàccab, con-tùbart. 

Dans les textes plus modernes nous trouvons encore les mêmes règles. 
Il y a cependant une exception à noter : la particule verbale ro- n'est 
pas toujours traitée comme les autres prépositions; elle reste souvent 
atone, et ïo peut tomber là où il porterait l'accent dans l'ancienne 
langue. Voici les formes du « Fotha Catha Cnucha « dans le Leabhar na 
h-Uidhri ^Windisch Ir. Gramm., pp. i 21-1251 • 

i. ar-rofitir, dobèir, rothog; 2. rochùmtaiged, rocomled, nobèth, dian- 
èbrad, mar-nogàbad, tùc, atà, robôi, tùcad, roàdnacht, dian-èbrad, rocùin- 
nig; 3. tànic, rodcaib, robôi, roàs, com-bitis, dobrèth, ar-rofitir, nobïad, 
tic, ar-ni-thùcad ; 4. tic, asbèrt, na ùbred, iscachnl dobérad, atbèrthe; 5. fmo- 
laid, dobèrar, dofùit, co-rmill, ro-d-lH, asbèrt, dia-rgàt, 6 rogxt, con-rate, 
robôi, robdtar ; 6. ar-rodiùlt, ni-rleic, asbèrt, ni-rlam, roboi, dogènad, 
asbèrt, eirg ^impér.'l, dèntar ^impér.', co-rànic, rofèrad, rohàsaited, do- 
brèta; 7. fùacraid, asbèrt, co-tibred, rùcad, robôi, dorùnad, rojàcaib, tànic, 
roàitreb, asbèrt, cùinchis [cuingim est traité comme un verbe simple), ro- 
fàc^aib), mar-robbi; 8. docoid, roàittreb, doroni, doràtad, noco-tàrla, 
dian-èbrad, doronsatar, co-tbrchair. 

Si nous descendons plus bas, jusqu'à la langue d'aujourd'hui, nous 
voyons encore les traces de l'ancienne loi. Seulement les préfixes atones 
sont tombés. Je citerai comme exemple instructif la conjugaison du verbe 
jannoo (anc. irl. dénuru] en manks (Kelly, Gramm., pp. 59-61). 

Futur (le prés, de l'anc. irl.) : née' m je ferai, née 00 tu feras, née eh 
il fera, /2Êê ad ils feront anc. irl. dogniu, dogni, dogniai'. Mais l'impé- 
ratif est : Jean fais (a. i. déni) pi. jean-jee faites. De même après une 
conjonction : dy jean-ym que je ferai, dy jean eh qu'il fera, ou après la 
négation : cha jeanym je ne ferai pas, m. sg. cha jean eh m pi. cha jean 
ad lanc. irl. nicon-dénim, m. -irl. nochon-dénim, -déni, -dénat<. De même 
en demandant : jeanym? ferai-je, jean eh? jean ad? ^a. i. in-dénim? in- 
déni? in-dénat?). Condk. y innin'je ferais, yinnagh eh il ferait (anc. irl. 



L'Accentuation de l'ancien verbe irlandais. 159 

prés, second, nodéninn nodénad\ Le « preterimperfect » n'a qu'une seule 
forme : ren eh il fit, et cha ren eh il ne fit pas lanc. irl. dorigni, mais : 
nicon-dèrgeni) . 



M. Zimmer [Kelt. Stud., 123, note dit en parlant des deux formes 
èpeir et adbèir : « Der grund liegt in der doppelten indogermanischen be- 
tonung des verbs. » Je n'entrerai pas ici dans la question sur la prove- 
nance de l'accentuation irlandaise; je me contenterai de signaler la 
grande différence qui existe entre le système indo-européen primitif' et 
le système irlandais. 

1 . — En sanscrit la loi de l'accent est basée sur l'opposition de la 
proposition subordonnée à la proposition principale; cette loi n'a rien à 
faire en irlandais. 

2. — Devant la forme verbale atone, c'est toujours la dernière prépo- 
sition qui porte l'accent en sanscrit et en grec ; en irlandais nous trou- 
vons bien souvent l'accent sur lavant-dernière préposition. 

5. — En sanscrit ce sont le thème verbal et les prépositions qui sont 
mis en contraste; en irlandais c'est le premier et le second élément de 
la composition, à quelque classe de mots qu'ils appartiennent. 

Dans une grammaire à l'avenir on devra partout énumérer les deux 
formes du verbe composé, de même dans un glossaire, si l'on ne veut 
pas ranger les composés sous le verbe simple, ce qui me paraît préfé- 
rable. La loi de l'accent permet de corriger quelques traductions erro- 
nées; par exemple dans les incantations de Saint-Gall [Gl. Hib.., pp. 270 
sv. !, M. Zimmer traduit dob'ir et dogni par « da » et «/ijc »; c'est « das » 
et « facis » qu'il faut traduire, comme le montre d'ailleurs la forme cani 
« canis « et non « canas » . 

En voyant passer devant nos yeux toutes les formes citées plus haut, 
n'admirons-nous pas la mémoire linguistique des Irlandais qui, non con- 
tents de leurs cinq temps et de leurs trois modes, possèdent encore, pour 
un grand nombre de verbes, deux séries de formes différentes par tout 
le système ? 

R. Thurneysen. 
Décembre 1882, 



I. V. Wackernagel, Zeitschr. f. vergl. Sprachf., 2}, 457-470. 



i6o L'Accentuation de l'ancien verbe irlandais. 

En exposant, dans l'article précédent, la loi de l'accent irlandais, je 
n'ai pas tenté d'en donner l'explication, ne voulant mêler l'hypothèse à 
la statistique. J'ajouterai ici quelques remarques sur ce point. 

Nous nous rappelons la loi de l'accent verbal de la langue-mère indo- 
européenne : dans la proposition principale l'accent frappe le (dernier) 
préfixe du verbe composé, dans la proposition subordonnée il frappe le 
thème verbal. 

Pour expliquer l'accentuation irlandaise il suffit d'admettre un seul 
changement; le rapport qui existait entre le préfixe et le verbe se re- 
trouve ici entre le premier et le second élément de la composition. Re- 
marquons que cette différence est nulle pour les simples composés qui 
ne contiennent qu'un seul préfixe; ils forment la grande majorité. Nous 
admettrons donc comme loi de l'irlandais préhistorique : l'accent frap- 
pait le premier préfixe dans la proposition principale, le second élément, 
soit préposition, soit thème verbal, dans la proposition subordonnée. 

L'irlandais, comme d'autres langues, notamment le grec, n'a conservé 
en général qu'une seule manière d'accentuer : ici c'est l'accent de la 
proposition subordonnée qui a prévalu. Voilà pourquoi, dans la plupart 
des cas, le second élément porte l'accent. 

Mais il y avait un groupe de formes qui, par leur nature même, ne se 
trouvaient jamais dans la proposition subordonnée; c'étaient les impéra- 
tifs. Ils ont donc conservé l'accent de la proposition principale, c'est-à- 
dire que le premier élément y est accentué. 

L'accent frappe l'élément qui suit la négation. Cela nous montre que 
la particule négative est entrée en composition avec la forme verbale, 
un procédé bien connu dans la langue latine; cp. nescio nequeo nolo '. 

L'élément précédé par le pronom infixé est toujours porteur de l'ac- 
cent; c'est que le pronom infixe est en général inséré après le premier 
préfixe, que celui-ci soit une préposition ou la négation. 

Les conjonctions et le pronom relatif ne se composent pas avec le 
thème verbal. Comment expliquer alors l'accentuation du premier 
préfixe après le pronom relatif composé avec une préposition, par 
exemple frisan-crbrath de asbiur, dian-dènmis de dogniu? — Evidemment 
il y a eu confusion de deux groupes syntaxiques différents. Je prends 
comme exemple la préposition frith-. Quand le verbe était composé 
avec frith-, on accentuait régulièrement fritatàibret [frith-da-tàibret] inf. 
frltobairt, frisnàiccai-siu de frisàiccim. On a confondu ces expressions 
avec des formes comme frisan-érbrath, frisan-àcomlathar inf. àccomol, 

» 

i. Cp. Delbrûck, Die Grundlagen der griech. Syntax, p. 147. 



L'Accentuation de l'ancien verbe irlandais. \6i 

frissa-rbscar inf. scarad, où la préposition n'appartient pas au verbe et 
où, par conséquent, on attendrait *frisan-asrobrad, * frisan-adcbmaltar, 
comme on trouve régulièrement après le pronom relatif simple <i«-^5ttn//;. 
Le mélange constaté pour frith- a eu lieu pour toutes les prépositions. 
De là aussi la faculté du pronom infixe de se placer directement après les 
conjonctions qui contiennent le pronom relatif; cp. dian-d-rcmtliiasat, 
arin-d-cpur. 

La syntaxe n'a donc plus rien à faire au changement de l'accent ir- 
landais; mais nous voyons encore les traces de la loi indo-européenne. 

R. Thurneysen. 
Février 1883. 



Rev. Celt. VI. 



IRISH MISCELLANIES. 



THE CONVERSION OF LOEGAIRE, AND HIS DEATH. 

This short taie is found in the Leabhar na hUidhre, pp. 117-8, of 
the facsimile. 

After narrating the conversion of Loegaire to Christianity, in consé- 
quence of the victory of Patrick over the Druids, it relates how a com- 
mittee of nine persons was appointed, consisting of three bishops, three 
kings, and three learned men, to revise the Brehon law, with a view to 
bringing it into harmony with the dictâtes of Christianity. 

The resuit of this revision was the Senchus Mor, though that name 
does not occur in the présent taie. A much more diffuse account of the 
events which led to the drawing up of that famous body of law, is to 
be found in the introduction to the Senchus Mor, vol. I of the Ancient 
laws of Ireland. Another version bas been published by D"" Pétrie, [Tara, 
pp. 71, ffi from MS. T. C. D. H. 3- 18. which in the earlier part close- 
ly resembles that which is hère given, though in other parts it con- 
forms more nearly to that printed in the Ancient Laws. A brief réfé- 
rence to the same events may be found in the Four Masters. A. D.438. 
As however the account hère given is certainly the oldest, and as it has 
preserved some curious words and facts which hâve disappeared from 
the later versions, I hâve thought that it might be interesting to the rea- 
ders of the Revue Celtique. Among the facts alluded to may be men- 
tioned the strange fate of the Druid, and the putting away by the Irish 
of their native superstitions in obédience to the dictâtes of Christianity. 

The later portion of the story, which relates the wars and death of 
Loegaire, has been aiready printed by D'' Pétrie in his « History and 
Antiquities of Tara. » This I did not discover^ until after I had made 
my own transcription and translation. I hâve however carefully compa- 



Irish Miscellanies. 163 

red his version, and in one or two points I hâve derived assistance 
from it. Very interesting hère are the traces of nature worship contained 
in Loegaire's oath and in the vengeance which overtook him for vio- 
lati.ng it : interesting too the spécimen hère given of those prophe- 
cies, so common in legendary history, 

« That palter with us in a double sensé; 

« That keep the word of promise to our ear, 

« And break it to our hope. » — 

While the description of the burial of Loegaire « in his armour with his 
face towards the South, fighting against the men of Leinster, for he was 
their enemy in his Hfe », can hardly fail to appeal vividly to the imagi- 
nation of those, who are familiar with the commanding situation of many 
of the ancient tumuli and dolmens, and who hâve realized in the pré- 
sence of those mighty structures the immense place which the chieftain 
must hâve filled in the thoughts and feelings of his followers. 

I transcribed and translated the présent taie afler reading it in lecture 
with Professer Rhys, whose eminence as a scholar is equalled by his 
patience as a teacher, and his kindness as a friend. 

To him therefore almost entirely is to be ascribed any correctness in 
the translation, and any interest in the philological portion of the notes. 
But on the oiher hand he is not to be held responsible for any mistakes 
which 1 may hâve made, either out of the abundance of my own igno- 
rance, or through misunderstanding of his instructions. 

Charles Plummer. 
Oxford, May 7 1883. 



COMTHOTH LOEGAIRI CO CRETIM 
7 a aided adfét in scel so. 

Bai comîhinol fer n-Erend hi Temraig m amsir Loegaire m\c Neill. Is de 
/mmorro bôi m comthinolsin occo iin ddla na creitmi. dcsid iaroin ôgi na 
cretmi la firu hErenà, 7 ropr'uicastar Patrâic soscela dôib, 7 rosàraiged 
Loegaire QOX\a drûdib hi fertaib 7 /;/ inirbailib, denudraib do ncoch dorôrd 



164 Irish Miscellanies. 

Patraic hi fiadnaisi fer n-Erenà; — conid iarom rochreii, 7 forusestar 
Loegairc 6g reir Patvdi\c. Ro[s\ Me dar\o m talam Loegaire drui tua bre- 
thir Patrâk, conid na chcnd chacait na huli coin îccait hi Temraig. As ro- 
chovigrad iarom Locgam formna flathi fer n-Erend do thiidecht m oenma- 
ginfrï hâenUiid n-imacallma im chorus ain bescna 7 a rcchtgai. 

Dochôs uadib co Paîràic, co tudchised don ddil. Allathe dino re tichtain 
do Paîraïc cucii immusnarlasatar fir hErend etorro monetir. Cest, or Loe- 
gaire f nu, cid as, andsa^ lib ropridchastar m clerech dûib? Ninsa. Cdin 
dilguda, or siaî. Ar ond ûair gebas cach daine céill for dilgud dô a neich 
dogéna diulc, nibia commus for foglaid desin, j gcnaid^ [ii8'>] cach fer 
araile, dr ni bà hccal leis a ait[h]ber fair. Cest dino, cid dogénaid frissin? 
or LocgTjàve. Cade do airlisiu immi? ol iaî. /ssed arric ino airle de, ol se, 
mas a chomarli libsi J. fovmthar a aicncd fessin ocaind immonni roforcan 
J. gontar ncch dia muinûr ar a bélaib. Mdd dialoga, bemitni for a breith. 
Mani loga immono, ni bemni forsind rechtsin. 

Rosudigcd dino a comarli Locgam 7 fer n-Ercnd, fer 5 sainredach do 
guin ind arad bol ar bélaib Patra.ic ama\ tisad isïn ddil. Dorigned iarom 
s a m laid. 

larsindi dino roblth in fer do muintir Patra\c ar a bélaib oc îairléim dô 
asa c[h]arput. Dorecacha Patraic doclmm nimi, ar ba hand bôi a socraiti. 
Lasin rogab cnth 7 talam-chumscugud môr insi h-Erend 7 a firu, 7 rold 
m slùag bôi isin ddil tar a cend, 7 rosgab cnth 7 ômun dofulachîa, 7 do- 
ronait mdrbtis mdirb. 

Lassin dino slechtais Loegaire co dutvachtach co formnu fer n-Erend do 
Patraic. Ainmne, ainmne, a Pdfraic, oldat fir h-Erend, ropndchais dilgud, 
tabair dilgud dûn. Tue iarom Patraic 6 g n-dilguda dôib. Gabthus iarom 
Loegaire ainmchaird'me Patraic andsin, .7 bennachais Patraic hé 7 a sll. 
Tabair tr a .1 oldat fir h-Erend f ri Patraic, comarli dùn immonnisea .i. im 
cangin dilgotha, cid dogénam immi. Ar m caingen forsa tairisfe ocainni 
innossa,for siat, is fair bias tùath 7 eclas. 7 dano, ol fir h-Erenà, recmait 
aies siidigud 7 ordugud cach rcchta lind, cid in ecmais na caingnisin. Adé- 
nam samlaid, ol Patraic, tasfenad cdch a ddn hi fiadnaisi fer n-Erend. Is 
andsin tra tarchomladcach des ddna m h-Er'md, cortasfen cdch a chérd 
fiad Patra\c 7 fiad firu h-Erend. Rocurit dano a forbonna andsin uadib, 
7 rocôraigit inatéchtu. 

Do Dubthach mac Ulugair dano ro herbad coccirt am brcth idrna benna- 



1. dolgi. 

2. gonfid. 

3. Nuadu Derg dalta Loegairi isse rosgo/?. 



Irisli Miscellanies. 165 

chad do Patraic, 7 lar scnad a gêna co tdnic rath in spirta naim fair. Conid 
hé ro îaisfen fdidecht 7 brethemnas 7 recht fer n-Erend olchéna hi fiadnaisi 
Paîraic. Nonbur airegda ro bâi ocond orduguds'm , Patraic 7 Bénen 7 Cair- 
nech eclais ./. tri epscoip. Loegaire mac Neill ri h-Erenà, 7 Ddiri ri Ulad, 
7 Corc mac Lugdcch ri Mumar\, na tn rig. Dubthach mac Ulugair, 7 Fergus 
[i iS^]fdi, 7 Rus mac Trkim siii berla Féni. Issed /ra drricht occo anàsin 
im ddla dilgotha j. in bibdu 7 m cintach na ch'maid, 7 logad da anmain 
J. aithrigi do lecun dâ, 7 cen logad dia churp J. bas dimmirt fair. Ro or- 
daigset dano fir h-Erenà a nemthiu andsin j. doc 7 salm do eclais. Geill 
do rigaib. Tre focU techt£ do fdcdaib. Aithgabdil do fennethdib. Ni tha- 
bairthe ira co tanic Pdtraic erlabra acht do îr'uir .i. fer cuvnocni cumnech, 
diambad éolfresneis 7 disneis 7 scélugud. Fer cerda /ri molad 7 dir. Bri- 
them /ri brithcmnas ar roscadaib -j fasaigib. thdnic Patraic /mmorro, /s 
fômammus atat nahlseo .i. do fir in berlai buain J. inna canoni nâimi. 
Soi Lôegairc tricha m-bliaàna iarsin irrigi h-Erend hi comling fri Patraic, 
7 bd do ré ir Patraic chena bôiseom. 

Luid iarom Loegaire slogad co Laigniu do chuincid na boromi foraib. Ro- 
thinolset Lagin, 7 doratsat cath dé, 7 maiti for Loegaire in cath. J. cath 
Atha Dura. Rogabad Loegaire sin chath, 7 dobretha ratha fri Laigniu j. 
grian 7 esca, usci 7 aer, Id 7 adaig, muir 7 tir, conna iarfad m m-boromi 
céin bad béo. Roleced ass iarom. Issed tra rotairgired do Loegairi, combad 
eter Erind 7 Albain fogebad a aidid, conid desin na deochaidsium muircho- 
blach riam. Luid tra Loegaire doridisi slogad mdr co Laigniu do saigid na 
boromi faraib. Ni thuc /mmorro a ratha di oid. ranic iarom Grellaig n-da 
Phil for tib Chassi im maig Liphi eter na dâ cnoc .i. Eriu 7 Albu an an- 
mand, atbath andsin ô gréin 7 gaith 7 ona rdthaib ar chena; ar ni 
Umthe tudecht tairsiu isind amsirsin. Conid desin asbert in fili : 

Atbath Loegaire mac Neill For tsb chassi, glas a tir, 
Duli Dé, adroegaid raith, Tucsat dalbdis forsin rig. 
In cath m Ath Dara déin Irragbad Loegaire mac Neill. 
Ndsadfir na n-dûla De Issed romarb Loegaire. 

Tucad dano corp Loegairi ânes iartain, 7 rohadnacht con armgasciud 
isin chlud imechtrach airther descertach rig ratha Loegairi hi Temraig hé, 
7 a aiged fo des for Laigniu oc cathugud friu, or ropô namasam na biu 
do Laignib. Bdsi dano rdith Loegairi tech Midchùarta in tansin, 7 is airi 
conaitechsam a adnacul and. 



i66 Irisfi Miscellanies. 

THE CONVERSION OF LOEGAIRE TO THE FAITH, 

and his death, this s tory relates. 

There was an assembly of the men of Erin in Tara, in the time of 
Loegaire Mac Neill. It was about this then that this assembly was held 
among them, viz about the matter of the faith. When the integrity of the 
faith settled among the men of Erin, and Patrick preached the Gospel to 
them, and Loegaire and his druids were vanquished by the mighty signs 
and wonders which Patrick did in the présence of the men of Erin; then 
Loegaire believed, and conceded to Patrick his full wish. 

The earth then swallowed up Loegaire the druid through the word 
of Patrick, so that on his head — ail thedogs that go toTara. Then were 
summoned by Loegaire the chief princes of the men of Erin to meet to- 
gether to deliberate about the settlement of their customs and of their 
législation. 

A message was sent from them to Patrick, that he should corne to 
the meeting. On the day then before Patrick's coming to them, the men 
of Erin deliberated upon it among themselves. What is it, said Loegaire 
to them, that you find most difficult in what the clerk preached to you? 
That is soon told. It is the rule of forgiveness, said they; for as soon as 
any one understands that there is forgiveness to him for any evil he 
may do, there will be no power over the reaver any more, and every man 
will kill his fellow, because he does not fear having to make it good. 
What then will you do about it.'' said Loegaire. What is thy counsel in 
the matter.'' said they. This is what my counsel has arrived at about it, 
said he, if it be your détermination : i. e. let his own nature be tested 
by us in regard to the matter which he taught : i. e. let some one of 
his following be killed before his face. If he forgives it, we will be under 
his decree; if he does not forgive however. we will not be under this 
law. So then the resolution of Loegaire and of the men of Erin was esta- 
blished, that a particular man should kill the chari'oteer who should be 
in the présence of Patrick, as he came into the assembly. [Gloss. marg. 
i. e. Nuadu the Red a foster-child of Loegaire was the man who killed 
him.] And thus it was donc. 

After this then a man of Patrick's following was killed in his présence, 
as he was leaping from his chariot. Patrick looked towards heaven, 
for it was there thaï his help was. Thereupon a great trembling and 
earth quake seized the isle of Erin, and its men, and threw the host 
which was in the assembly on their faces, and trembling and intolérable 



Irish Miscellanies. 167 

fear seized them, and they became as if they were dead, There- 
upon then Loegaire with the chiefs of the men of Erin knelt willingly 
to Patrick. « Hâve patience, hâve patience^ O Patrick, » said the men 
of Erin : « thou didst preach forgiveness, grant forgiveness to us. » 
Then Patrick gave fulness of forgiveness to them, Then Loegaire took 
soulfriendship to Patrick, and Patrick blessed him and his seed. Then 
said the men of Erin to Patrick, give us counsel about this thing; i. e. 
about the rule of forgiveness, what we are to do about it. For the rule 
upon which thou shalt stand with us now, said they, it is on that that 
tribe and church shall be j^based. J . And then said the men of Erin we want 
the settling and ordering of ail our laws, even apart from this rule. We 
will do thus, said Patrick. Let each man display his craft in the pré- 
sence of the men of Erin. Then was assembled every class of 
craftsman in Erin, and displayed their arts before Patrick, and before the 
men of Erin. They put away then their superstitions from them there, 
and arranged matters duly.To Dubthach Macculugairthen wasentrusted 
the revision of their judgements after Patrick had blessed him, and after 
his mouth had been signed[with the cross], sothatthe grâce of the Holy 
Spirit came upon him. So that it was he who showed forth the poetry, 
and judgement, and law of the men of Erin also in the présence of Pa- 
trick, Nine eminent men were [employed] in settling this. Patrick and 
Benen, and Cairnech on the part of the church : i. e. three bishops. 
Loegaire mac Neill king of Erin, and Dairi king of Ulster and Corc mac 
Lugdech king of Munster : the three kings. Dubthach Macculugair, and 
Fergus the poet, and Ross mac Tricim learned in the Fenian tongue. 
This then was what was corne to by them there in the matter of forgive- 
ness : i. e. the guilty and the criminal for his crime [to be forfeit], and 
forgiveness for his soûl : i. e. to leave repentance to him, but not to 
forgive his body : i. e. to inflict death upon him. The men of Erin then 
ordained their privilèges there : i. e. a bell and psalm to the church. Hos- 
tages to kings. Three rightful words to poets. Right of distraint 
to warriors. For before Patrick came, freedom of speech was not gran- 
ted except to three men : i. e. the man of capacity and memory to 
whom there should be witty answer, and narration, and story-telling; 
the artist for praise and satire; the judge for judgement (foun- 
ded) on commentaries and précédents. But when Patrick came, thèse 
became subject i. e. to the man of thé lasting tongue : i. e. 
of the sacred canons. Loegaire was thirty years after this in the 
kingship of Erin, in agreement with Patrick, and was at the willof Pa- 
trick in other respects. Loegaire afterwards went on a hosting to Lein- 



i68 Irish Miscellanies. 

-ster, to exact the Boru from them. The Leinster men assembled, and 
gave battle to him ; and Loegaire was defeated in battle, i. e. the battle of 
Ath Dara. Loegaire was captured in this battle, and pledges were given 
to the Leinster men; i. e. the sun and the moon, water and air, day and 
night, sea and land, that he would net demand the Boru during his life. 
Thereupon he was released. Now this had been foretold to Loegaire, 
that it would be between Erin and Alba that he would find his death : and 
hence he never went on a naval expédition. Loegaire then again went 
on a hosting to exact the Boru from them. He did not however bear his 
pledges in mind. When he came then to Grelach da Phil on the side of 
Casse in the plain of Liffey, between the two knocks which are called 
Erin and Alba, he died there of the sun and ofthe wind, and of the other 
pledges; for one durst not transgress them at that time. So that hence 
the poet said : Loegaire Mac Neill died on the side of Casse, green is 
the land. The éléments of God, which he invoked as a pledge, brought 
the fatal encounter on the king ; the battle at Ath Dara the Swift was 
that in which Loegaire Mac Neill was captured. The just sanction of 
the éléments of God, it is this which killed Loegaire. 

The body of Loegaire was then brought from the south and he was 
buried in his armour in the outmost grave to the south east of the royal 
palace of Loegaire in Tara this is , with his face looking south towards 
Leinster making war upon them, for he was an enemy to the Leinster 
men in his life. The Palace of Loegaire was at that time the house of 
Midchuaird, and it is for this reason that he requested to be buried 
there. 

NOTES, 

cona drudib.] For Patrick's contest with the Druids of Loegaire, v, 
Stokes, Thrce Homilies, pp. 24, fï. 

forusestar.] fosisiur literally to confess : for the meaning cf. Stokes, 
Three Homilies, p. 18. Dosgni Dichu aithrige 7 slectais i fiadnaise pa- 
traic co tarut a 6greir do. 

ro sluic, etc.] for this cf. Stokes, Thrce Hom., p. 20. The man is ap- 
parently conceived of as turned to stone^ with his head projecting from 
the ground. In Three Hom., p. 22, a druid is turned to dust and ashes. 

chacait.] cf. cacc excrementum. Ir. Glosscs, 1075. 

corus bescna icustomary law) is one of the divisions of the Sench. 
Mor., vol. III, p. 3. 

immusnarlasatar.] from immarlasar with infixed pronoun, cf. arle, ar- 
lasar. 



Irish Miscellanies. 169 

moncîir.] for immonetir « mutually ». The latter occurs Sench. Mor., 
ii, 280. cp. Z^ p. 614. 

génaid.] 3n<i sing. redupl. future fr. gonim, for *gegonaid, "^gegnaid. 
Itis glossed by gonfui, which is the 3"'^ sing. B. fut. of the same verb. 

aithbcr.] The facs. has aitbcr = W. adfcr restitution. 

mo airle.] The facs. has airsc. At first I had very little doubt that this 
was simply a scribal error for airle. Prof. Rhys has however suggested 
to me that it may be for saine, which occurs in îhe Milan Codex, f. 42*= 
(Ed. Ascoli, I, p. 14^'t as a gloss on ars. 

sainredach.] The facs. has sainrodach. The correction is due to 
M'' Whitley Stokes. For the word cf. W. ^-^d^-hanrcdawl. 

crith.] W. cryd : which means a shaking; an ague or fever; also a 
cradle. The English word cradle is in fact probably only a diminutive of 
cryd. For the earthquake, etc., cf. Three Hom., p. 22. 

doronait.] literally : « they were made ». For the form cp. Atkinson : 
Book of Leinsîcr. Préface, p. 57. Stokes : Togail Troi. p. xiii. Windisch 
in Kuhn 's Zeitschrift : xxvii. 1 58. 

ainmne.'] W. amynedd. Cf. anaim to remain. cp. Z~ pp. 1004-$. 

og n-dilguda.] The neuter of og is hère used as a substantive. Cf. 
Togail Troi 1650, og bar carat : the whole of your friends. 

ainmchairdine.] i. e. he took Patrick as his confessor. anmchara. soul- 
friend. /. e. confessor. cf. no fœmtis a n-amnchardine dô. Fis, Ad. Win- 
disch, Texte, p. 193. 

cid in ecmais.] h't. even in the absence of. 

tarchomlad, etc.] This seems like a réminiscence of Acts, 19, 19. The 
curious fact about « putting away the superstitions » is omitted in both 
the later versions. 

téchtu.] W. teithi. 

coceirt, etc.] /. e. the revision of their case law. Or, as it is in the 
longer version, Sench. M. i, p. 16. the revision of the judgements 
given by Brehons and Poets in accordance with the law of nature, by 
the standard of the written law of God. 

conid hé, etc.] because he was both chief poet; [ardfile) and chief 
Brehon of Ireland. 

Nonbiir, etc.] Hence the Book was called No-fis. i : fis nonbiir (The 
knowledge of nine persons . Sench. M._, i, p. 16. Cf. ib., p. 4. On ail 
thèse nine persons cf. the Préfaces to the first two volumes of the Sen- 
chus Mor. Pétrie in his work on Tara, pp. 69-71, has raised various 
chronological difficulties with référence to the alleged co-operation of 
thèse nine persons, which the Editors of the S. M. hâve attempted to 



lyo Irish Miscellanies. 

get over. For Bénen v. Thrce Hom., p. 20, and compare the curious 
story in the Martyrology of Donegal, p. 300, how xhal Earcnat, daughter 
of Daire, for venturing to love him was smitten with disease and died ; 
but was raised to life again by holy water sprinkled on her by Benen ; 
and afterwards contented herself with loving him spiritually. Cairnech 
may be the same name as the W. Carannog, in Llangarannog. On Dub 
îhach Maccu-lugair v. Rhys, Celtic Britain, pp. 73-4, from Stokes. Goi- 
delica (Ed. 2), pp. 86, 126. The name has generally been explained 
Mac-u-Lugair , it really is Maccu Lugair. Maccii a descendant. For Ross 
cf. Thrce Hom., p. 20. Ros, Dubthach.and Fergus, are called by O'Clery 
in his préface to the Book of Invasions « the sustainmg pillars of the 
History of Erin. » O'Curry, Ms. Mat., pp. 170, 555. 

berla Féni.] The fenian tongue : supposed to be the language in 
which the most ancient laws were couched. Cf. Sench. M., II, p. 52. 
Sometimes bcrla alone is used for bcrla féni. e. g. S. M., I, pp. 16, 42; 
III, 224, 544. Just as in modem Irish béarla means specifically the En- 
glish Language. According to S. M., IIî, 88, the four chief languages 
« prim-berlai » are Greek, Hebrew, Latin, et Goidelic. 

in cintach, etc.] This is the reguiar formula, cf. Cormac, Gloss. s. 
V. mogheime; Stokes, Three Glossaries,pp. 29, 30; and Stokes, Trans/. of 
Cormac, p. 112. Cf. also Peîrie's Tara, p. 219, from the Leabhar Ga- 
bhala : Aîiet breatha no coicerta ag riogaib Erenn go sin, « gach rop in 
a chionaid. « Thèse are the judgements which had been given by the 
kings of Erin hitherto, Every animal 1/. c. the animal which does the 
injury or trespass; not criminal as D'". Pétrie translates ' for its trespass. 

ncmthiu.] privilèges. This seems to be the pi. accusative of a deriva- 
tive noun from nemed a privileged or distinguished person. There is a 
law tract called Bretha Neimedh, i. e. the laws of such persons, vid. S. 
M., I, p. 113. This tract has not yet been published. Cf. nemthes gen. 
nemîhesa, dignity. O'Don., Suppl. 

fer cumocni.] This phrase occurs in S. M., I, 18, as fer comgne which 
is translated « Chronicler »; while in D' Petrie's version [Tara, p. 74^ 
it appears as /^r coigne which is rendered « chronologist ». cumocne \s 
for con-od-gne cp. écne for aith-gnc. 

eolfresneis.] seems to be a compound. 

ar roscadaib 7 fasaigih.] Thèse two words occur in S. M., I, p. 18, 
where they are translated as hère. Fasach occurs S. M., I, 228, where 
it is translated « maxim ». V. O'Don., Suppl., Diiil Rosgadhach, 
« the Commentary book » is the title of Cennfaela's Commentary on the 
laws quoted by Pétrie, Tara, pp. 41, 44. Cf. Cormac, Trans.,p. 144. 



Irish Miscellanies. 171 

bérlai buain.] Very possibly a mistake for « bcrlai bain », /. e. a the 
bright language » which is found as the description of Christianity in S. 
M.. I, 16, 18; III, 30. 

hi comling.] literally « jumping together. '> 

hoi Loegairc, etc.] At this point commences the portion of this taie 
printed and translated by C Pétrie, Tara, p. 169. 

boromi.] This was thetribute payable by the Leinstermen to the over- 
king of Tara. It was paid as it's name implies in cattle. On it's alleged 
origin vide O'Curry, Ms. Mat., pp. 181, 230; Manners and Customs, I> 
p. xxxiii. The attempts to enforce the payment of it were a fréquent 
cause of war. Thus we read that Lugaid son of Loegaire tried to exact 
it but was defeated at Mag n-Ailbi « airmit eolaig nar thabaig Lugaid in 
boroma acht oen [fjecht co heasbadach ». '< The learned state that Loe- 
gaire never exacted the Boru but once, [and that] imperfectly. » Pé- 
trie, Tara, pp. 86-7, from the Bock of Lecan. But Muirchertach, Lu- 
gaid's successor , defeated the Leinster men : cor thoboig cen eath in boroma 
in cén ro ba beo. « So that he raised the Boru without a battle as long 
as he lived «. Pétrie, pp. 48-9, aiso from the Book of Lecan, f. 306 r°, a. 

Ath Dara.] i. e. ford of the Oak. 

dobrctha ratha, eic] cf. the Book of Lecan, f. 296, in Pétrie, Tara, 
p. 34. (' no gob som tra ratha greni 7 esca 7 cach cumachtaich for nim 
7 for talmain... conaptais fri a c[h]loind sin co brath. » « He then exac- 
ted pledges, the sun, and the moon, and every power in heaven and 
earth... that they would never contend with his descendants. » D'' Pé- 
trie u. s.i gives a still more elaborate formula in verse from king Cor- 
mac's Psalter as quoted by O'Dunegan, of which I cite the first four 
iines as illustrating our passage. 

Aie ratha ro gob Tuathal, 

Tren fri tobach, 
Nem, talam, grian, esca idan, 

Muir, tir, torad. 

" Thèse are the pledges which Tuathal took, mighty at exacting; 
heaven, earth, sun, pure moon, sea, land, harvest. « 

atbath, etc.] On the death of Loegaire cp. also the Four Masters, s. 
a., 457, 458, A. D. 

ar ni laemthe, etc.] This in the reflexion of the Christian scribe with 
référence to the days when heathenism was still prévalent. 

adroegaid raiîh.] D^ Pétrie translates this </ whose guarantee he had 
violated. » 



172 Irish Miscellanies. 

dalbais.] « The doom of death « (Pétrie^ 

in ath.] The facs. has iniath. Correxit Stokes. 

nasad.] « Vengeance. » Pétrie, but it is rather sanction, and seems 
to be connected with the Latin nexus. honaib ncssaib igl. sanctionibus) 
occurs Milan Codex, f. 38^ (éd. Ascoli, I, p. 1241. 

rath Locgairi.] On the Rath of Loegaire v. Petrie's Tara, p. 137, 
where a description ofit and of Loegaire's burial is given from the Dinn- 
seanchus , which in many points resembles closely the description 
given hère. A poetical description ofit from Ms. T. C. D., H. 3, 3, is 
given, Tara, p. 146; cf. ih., pp. 168-170. Note also the excellent plans 
facing pp. 129, 152; the former representing the hill of Tara as it ac- 
tually was in 1837, the latter as it has been conjecturally restored by 
D'' Pétrie from ancient documents. 

tech Midchiiarta.] On this cf. Pétrie, Tara pp. 140, 184-212; and the 
curious plans ofitthere givenfrom the bookofLeinster^ Facs. p. 29.), and 
thebook of Lecan. We find it also called long na laech « house \lit : ship) 
of the heroes », ib., p. 184. And long nani-ban, i. e. « house of the 
women », ib., p. 140. Thèse probably refer to the two parts into v^'hich 
the house was divided. We find the same arrangement in the house of 
Bricriu LU., p. loo'', Windisch Texte, p. 2^7. « Leth in tige... do 
Conchobur co lâthaib..., 7 alleth n- aill do bantrocht. >. /. c. « One side 
of the house for C. and the heroes, and the other, for the women. » And 
we know that the house of Bricriu was modelled on the Tech Mid- 
chuarta, LU., 99^ ; Windisch, p. 254. « Sudigud Tige Midchuarta 
fair. » /. e. « the plan of the Tech Midchuarta was upon it. » 

isin clilud.] This is translated « rampart » by D'' Pétrie : and we hâve 
murclodh « ramparts », in Togail • Troi, 2113. The making of 
an earth-wall implies the digging of a ditch ; and that the two things are 
related, not only in fact, but also in language, is shown by the forms 
dikc and ditch in English, of which the first has been appropriated to the 
former, and the second to the latter aspect of the fact in question. The 
idea contained in clad or clod is possibly that of digging, and I hâve 
ventured to translate it grave, especially as the W. claddu means « to 
bury. » 



Irisli Miscellanies. 175 

ANECDOTA 

FROM THE STOWE MS. No 992. 

Last summer, I had an opportunity, through the kind permission of 
the Earl of Ashburnham, to make extracts from one of the most import- 
ant Irish Mss. of the Stowe collection, which was at that time deposited 
for sale in the British Muséum. This ms. which was formerly marked 
XXXVI, is now numbered 992. It has been described by O'Conor in his 
Bibliotheca Manuscripta Sîowensis, but neither exhaustively, nor cor- 
rectly. It is a vellum folio, containing 91 leaves, complète, with one 
or two exceptions, from beginning to end, and written by very good 
scribes, I should say, towards the end of the i4th century. The texts 
hère printed hâve never been published before in any form. 

COMPERT CONCHOBUIR. 

There exist two entirely différent versions of this taie, a shorter one 
preserved in the Yellow Book of Lecan and in T. CD., H. 3. 18, 
according to which Conchobur was the son of Cathbad, and a longer 
one which makes him the son of Fachtna Fathach. Of this latter version 
the most complète and elaborate copy I hâve seen is that printed hère 
from fo. 47 a. 2 — 48 a. i of our Ms. The copies in the Book of Leinster, 
in Egerton 1782, and anotherinthe Y ellow Book of Lecan (cf. Jubain- 
ville. Catalogue, p. 92) are in the main identical with it, but leave out 
two interesting poems. I add the principal variants from Eg. and Lee, 
passing over those of the LL. copy which will be in the hands of most 
readers of this Review. Of the poems contained in our text, the first is 
composed in the same mètre as five poems in the Comrac Firdiad (LL. 
81 b, Si b, 83 a, S] b) v\z. 6 a — 6 a — 6 a — ^ b — 6c — 6 c — 6c — 
5 b. There is a poem in the Cath Ruts na Rîg LL. p. 174 b, which has 
almost the same mètre, leaving out one of the 6 a lines. The rhymes a 
and c are dissyllabic, b is monosyllabic. As Mr Hennessy points out to 
me, there is in Hardiman's Irish Minstrelsy a poem on Seaghan O'Duibh- 
ir an Ghleanna^ the mètre of which bears a striking resemblance to that 
of thèse ancient poems. The second poem in our text has the following 



174 ^''"'^ Miscellanies . 

System :5a — <^b — <^c — 5 1, the rhyme b being monosyllabic ' . Hère 
again, the same mètre is employed in two poems in the Comrac Firdiad 
LL. 87 a and 88 a, and in the poem beginning A maccàin na ci LL. 
147 a. It is noteworthy that in the latter poem as well as in that of our 
text every new rann begins with the last line of the foregoing rann. 

Coimpert Concobuir in so. 

Boi ri for Ultaib ./. EocHm Salbuidhe mac Lôich. Breatha iarum ingen 
do sidhe A. Neas ingen Eochach Salbhuidhe 7 ro ghabsat da aide déc 
for altrum hi. Assa a hainm ar tus, uair ro bo soghnasach 7 ba hail- 
ghin oc a haltrum. Is i sin aimsir doluidh <araile feinnig assin leath 
5 deiscertach de Ultaib ar feinidhecht fo Eirinn 7 tri nonbuir a lin À. 
Caîhfad drai deghamra comainm in feinidha sin. Is amlaid boi dono 
co moireolus 7 draighecht 7 treinfeirdechî lais 7 bd dé Ultaibh a bhu- 
nndhas^ acht bd a n-easboi doib. CoDtarrla dono Cathbad i n-araile 
"'' diîhrub cona tri nonbaraib. Is ed tra dorala ann feinnig aile isin 

10 dithrub cetna cona tri nonbaraib aile. Feraid tra imairig a tosuch com- 
dar scitha 7 dogniad cora fa dheoigh, uair ro bo comthuitim doib mine 
derndais, ar ba coimlin doibk. Dothaet iarom Cathbad cona muintir 7 
in feinnid aile cona muintir co hUltaib con-marbsat dd oidi déac na 
hingine., ar batar uile i n-oentigh ocfleghugud 7 ni thérna nech as acht 

1 5 an ingen nama 7 ni feas cia doroine in argain. Teid in ingen co n-égaine 
moir lé dochum a hathar. Atbert in t-athair ni chaemnacair a dighail, 
air ni feas cia doroine in argain. Ba lonn dono in ingen 7 ba hogla 
imon sgel sin. Doluidh iar sin in ingen for feinidecht tri nonbuir a lin 
do dhighail a haidedh. Nos slaided 7 nos airceadh cocrich ar uair 

20 iarom. Assa a hainm gô sin anald, ar ba hailgen. Nihassa tra a hainm 
iar sin ar andsaîu a gaile 7 a gaiscid. Bd bés disi dono sgel feinnid do 
chuingidh ar gach n-aighidh ticedh dia docum, dûs in fesadh ainm in 
fir ro ort in argain. Fecht n-aen and dono bôi si i n-araile dithrubh co 
n-dernsat a muinter biadh doib. Teit si dono a haenur ambach co rô 

I . The mètre of the first rann seems corrupt ; one could reconstruct it by throwing 
out aigldh and so. 

1. Breth ingen do suidiu. Noss gabsat side da aiti dec for a haltromm Eg. btxthca in' 
gen dosaidhe. Ros gabad di aidi dec dia haltrom Lee. — 3 huairi ba sognasuch Fg. — 6 
Cathbdià drài a ainm sidiu. Sech ba feinnith ba druld Eg. — 8 cid tesrobai a threbad Lee. 

. 1 3 ortatuv da aite dec ina hingini Eg. — i s cia du duinib domuin ortt ind orccuin hi sin 

£g, — ib. co coini moir Eg. — 16 ogus ispertt-sim ni coemnugair ht de a n-digail, huair 
nat fuir cia rottnort hin n-orccuin Eg. — 17 ba lunn inn ingen iarum donni sin og\xs /or- 
rummaidi iarum co m-bui for feinnithecht Eg — 19 do diguil a haiti Eg. — ib. no oirgid 
gach crich Eg. no slaiged 7 no thuairged cach crich ar uair Lee. — 21 ar annseta a 
gaiscàA Eg. lasna tuatha ar andsatu Lee. — 22 in feissith in n-imniuth dotocoemnacair 
Eg. dus in fesad in t-immed dosneacmaing Lee. — 24 argniat Eg. airgniad Lee. 



Irish Miscellanies. 175 

25 îhsir in dilhrubh amail ba bes di cach dithrub l teighedh do siriud. 
Amail boi si and con-facaig in lochtobur câin alaind ar Idr in dithruib. 
Teit si iar sin isin lochthobur dia foiragadh 7 facbais a harm 7 a 
hédach for tir. Dotaet dono Cathbad do tsiriud in dithniibh cetna, co 
riacht in îobur ait i m-bai in ingen oc a fotragad. Cathbad tra tainic 

30 iîir in ingin 7 a hédach 7 a harm 7 nochtais Cathbad in claidheab os 
cind na hingeine. « Nom ain dono » 0/ in ingen. « Mo thri drinnrosc 
dam-sa » ol Cathbad. « Rod bia « 0/ in ingen. « Ar is cd ro cinded 
dam, inillius frim » ol Cathbad « ,/. sidh 7 côra do beth edraind 7 do 
beith do aenmhnai ocum cein nod mair. » « Fearr lium 'na mo marbad 

35 / n-eccmuis mh' arm duit » ar in ingen. Cumascait a n-eninadh cona 
muinnteraibh iar sin. Dotaet iarom Cathbad do senuair co hUltu 7 co 
hathair na hingine. Fearaid sidhe failti fria 7 dosbeir fearand doib .i. 
Raith Cathbaid [.i. la Cruithintuaith] i comfochraibh don abaind dia- 
nad ainm Concobur i Crich Rois. Do forbuir dono ittu romhor co Cath- 

40 bad i n-araile trat do aidhche. Teit dana Nés do cuingidh dighi dô 
sechnân in daine aile 7 ni fuair lind dighi dô. Doluidh iar sin do Con- 
cubur .i. don abainn 7 sithlais in uisci isin cuach tria chailli 7 beris 
do Chathbad iar sin. « Fursainter caindeald dan » ar Cathbad « co 
fegiim in uisci. » Is ann batar dd dhuirb isin uisci. Nochtais dono 

45 Cathbad in claidheb os cind na mna dia marbad. « Ib-siu fein dana » 
ar Cathbad « in duthracht sa rob ail leat do ôl damh-sa no bia-su 
marb mina eahha in uisci. » Ibidh iarum in bean a dha digh don uisci 
7 ibid duirb cacha dighi. Ro îoirrchedh in ben iar sin in fedh bis cach 
ben torrach 7 comad dona duirbaib ro toirrchidhthea in ben iar foirinn 

50 ann sin. Fachtna Fathach tra is é ba maclendan don ingin 7 is e do- 
roine in toirrcis sin fria dar cenn Cathba\à chaemdhrai. Luid dono 
Cathbad fecht n-aen ann do accalldaim in rig .i. Fachtna Fathai^ 
maie Rudraighe, co riachtatar co Madh n-Einis. Nos gab idhain in 
mnai for a fecht. « Mad dia m-beith at cumang, a ben, » ol Cathbad 

5 5 « in ghein fd fat bruindi gan a breith cô abhdrach, daigh ro budh ri 
Ulad no Erenn uili do mac 7 forbia a ainm fa Eirinn co brath, uair 
is a comainm in lae cétna geinfis in gein irrdairc ro leth a dû j a cu- 

30 iiÏT ocus a ftetach Eg. — ib. do nocht a claiJim n-di Eg. — 31 amuin in anmuin 
Eg. — ib. dar mu tri drinnruiscc dam so Eg. — 32 bes ro thacaîh dim .i. inilli frimm, ol 
se, ocns do chairdiusium ocus mu chuimitect gein ba beo. Rotmbia huili, oll si. Bid gusin 
argcairdius in fecht so, al in feinnith aili fria Kathbad Eg. bes ro togad inilli frim etc. 
cen nom beo i m-biu Lee. — 38 /a Cremthuinne Eg. — ib. ./. aub fil i Crich Rois Eg. — 
42 issin ruag hummac Eg. isin coch Lee. — 43 connfacumar dus in fuil mil issind uisqi 
Eg. in fil mila isir: n-usci Lee. — 44 dofuasuilgi Eg. — 4s ip-si th'ol [ol] eissium a 
n-duthrugà\s damso Eg. ib-seo tra, ol se, a n-dothargais dam-sa Lee. — 54 mad ro fceth 
do chumung Eg. — j 6 forbiad firu hErinn a ainm Eg. 



iy6 Irish Miscellanies. 

machta dar in domun .i. Isa Crist mac dé bithbi. « Doden-sa trath 
inni sin, « ar Neas « acht mina thi triam îaebh sechîair, ni targa 
60 conair aile co ti in feadh sin. » Is ann sin doluid Neas docum na léna 
boi im bord na habnnd dianadh ainm Conchobur. Nos fuirim larum 
for in lice cloichthi boi for bru na liabunn, conadh ann sin tangaîar 
guire na n-ighan cuicci. Conadh ann atbert Cathbad in riîhoiricc oc 
taircedal geine Conchobuir cond-ébert inni so sis : 

6j a A Neassa, atai a n-gabad, 

eirgidh neach red lamnadh, 

ni faghaidh do îalghud, 

alaind H do glace. 

A inghen Eaehâch Buidhe, 
70 na bi oc doghra, a dhuine, 

bud cend cet is cuire 

domuin e do mhac. 

Inann sen is solud 

do is do ri in domuin : 
■75 biaigh cach oc a molud 

co là bratha sisî. 

Inand adhaigh berthar, 

ag laeehaib ni lemthar, 

a n-geill nocha gebîhar 
80 seissim ocus Crist. 

A Muidh Inis bera 
ar in leicc 'san lena, 
bid irrdhairc a scela, 
bidh é so in ri raith. 
85 Bidh he seo eu Ulad, 

gebus gialla curudh, 
bidh adhbul in pudur 
a thoitim doclaith. 

Conchobur a ainm-sim 
90 gibe raib 'ga ghairmk-sim, 



60 in ed sin Eg. ~ 62 Fusrumui iarum for lice c/oichi ann ina suidiu in ûen issind 
tenu biuccfria hairgdig anair im-Muig hinis Eg. / Maig, nis fri Dun Lethglaisi aniar im- 
barach Aircdigi Lee. 



95 



Irisli Miscellanies. 177 

bid derga a airm-sim 
con feihfuih inor n-dr. 
And fogébha a aidLih, 
ac dighail dé dfwilidh , 
bidh kir slicht a cloidhim 
os kir g katrach Laiinh. 



Ni bd mac do Chathbad 
in fear alaind athlamh, 
ni lim-sa nacli carthair, 
!00 uair it rae rem léas. 

Bidh mac d' Fhachtna Fhathach, 
mar ro jidir Scathach, 
gébaidh geili co gnaîhach 
atuaigh is andeas. An Neas. 

105 h and sin dono rucc an ingen in gein loi fa bruindi .i. an ghein an 
irrdhairc 7 in mac tharrngartaigh ro leath dû fa Eirinn. 7 mair'id fos 
in kaccforsa ro geanair À.jri hAirgdhigh aniar. Is amlaidh iarum ro 
geanair in mac sin 7 duirb cecha lamha dô. Co tarrla druim îar ais 
dochum in t-srotha ^(cînad comainm Conchobur 7 dobreatha in sruth 

1 10 dar ais, conus taraigh Cathbad iar dain 7 dobretha ainm fair anmum 
in t-srotha .i. Conchobur mac Fachtna. Ro ghab Cathbad in mac ina 
ucht 7 ro boi oc buidhi uime 7 oc Jaisdine dô, cona ann itbert in laid : 

Mochean aigidh doriacht ann, 
atfiadatar daib, 
1 1 5 bidh he so in ruadh rathmur, 

macan Cathbaid caeim. 

Macan Cathbaid coeim 
ocus Neassa niia, 



96 In Ua Artacain's poem, beginning Fianna bâtar i n-Emain, 0/ which ihere is a copy 
in Laud 610, /o. 74 a. 2, wt read : 

Atbath mac Nessa in ri 
For tôeb letrach Lamraigi. 

In the LL. copy (p. 31 a) this verse is illegible. See 0' Curry MS. Mat. p. 64}. 

105 Is ann sin genuir Conchobur d' ada\g iarum. Ata ann sin ind lecc forso ro genuir 
Eg. — 108 duirb i cectur a da lam Eg. doirb ceachîar a da dorn. hit e no ibestar a 
mâthair i n-uisd Chonchobuir Lee. 

Rev. Celt. V/. 12 



178 Irish Miscellanies. 

lias dind brig na m-brat , 
120 mo mhac ocus m' hiia. 

Mo mac ocus m A' ua, 
maisi in domuin dian, 
bidh righ ratha Une, 
hidh file bidh fiai. 

125 Bidh file bidh fiai, 

bid cend laech tar lear, 
mu buidhén on bhrudh , 
mu cuilén, mu cean. Mo. chen. 

Rohailed in mac sin iarsin la Cathbad, cona[d] aire atbertha Con- 
1 30 chobur mac Cathba.\d fris. Gabak iarom Conchobur righi n-Ulad iar sin 
ar thochus a mâthar 7 a athar A. Fachtna Falhach mac Rudraighe ri 
Erenn a athair 7 is e dorigne Conchobur dar cenn Caîhbaià. Cona[d] 
tria nert a ghaile 7 a draighechîa in fir sin .i. Cathba'ii ro brised in 
cath irrdairc uathmur ar Oïlill 7 ar Mheidb Forgâirigh 7 Ilghdirigh oc 
1 3 5 tabairt tâna bô Cuailngi a coiccid Ulad. Finit. 

THE CONCEPTION OF CONCHOBUR. 

There was a king over Ulster, called Eochu Salbuide mac Loich. A 
daughter was born to him, called Ness, daughter of Eochu Salbuide, 
and twelve tutors took her in fostership. Assa was her name at first, 
for she was of good manners and gentle to educate. This was the time 
that a certain Fenian knight from thç southern part of Ulster went on a 
Fenian expédition through Erinn, with three times nine men. Cathbad, 
the illustrious druid, was the name of that knight. Thus was he, endowed 



130 Rigi in choigid Eg. — 132 Dongenisim dia chinn Kathbaid Eg. — a tochus a 
mathar ocus /n'a dan 7 fisidecht a athar 7 tria nert a gaili 7 a gaiscid fesin corbo ri 
amra Lee. — 133 mebu:d catkugad for Ailill 7 Me\dh Forgairig ocus llgairig oc tain bo 
Cuailngniu. ocus gabais Conchubur rigi h.Erinn iartaiti cotca b/iadna. Finit. Eg. Acht cheana 
ni hamlaid sin indisit aruili libair gen Chonchcbnir acht fon indasa. Bai Neasa ingen 
Echach Salbuidi ina rigsu gi amuig ar Emain ■] a righingena impi. Doluid in drai seca A. 
Cathbad drai, do Tiadraigi Maigi Inis do ut aili. Aspert inn ingen fris : Cid diamad 
maith i n-aimsir sa? [indorsa intosa H. 3. 18; ol si. Is maith do genum rig fri rigein, 
ol in drai. larmafocht an ingen in bo [im bai H. 3. iS) fir do. Asnai {isno H. 3. 18) 
in drai na dea {dar deo H. 3. 18; ba fir. Mac (0 Concobur H. 3. 18) dogenta isan uair 
sm, forbiad a ainm {a anmaim H. 3. 18; os (om. H. 3. 18; Erinn co brath fom. H. 3. 
!8). Do curetar l'focu/Vusfar H. 3. 18 iaium inn ingen ina dochom, uair nad [inna H. 3. 
xi) faca nach fearscal cheana i focus 'ind ocus H. 3. 18) di. Ba torrach iarum inni (inti 
H. 3. 18) Neas. Bai an gen {in gcin H. 3. iS) for [fo H. 5. 18.) n bru tri misa for 
teora bliadna. Oc fleid Uthair maie Forduib ba halacht. Lee. 



Irish Miscellanies. 179 

with great knowledge and druidical skill and bodily strength, and 
his origin was from Ulster^ though he was absent from there. Now, 
Cathbad came into a wilderness wiih his three times nine men. They 
then begin to fight, until they grow weary, and at last they make a co- 
venant, for they would ail hâve fallen together unless they made it, as 
they had equal numbers. Thereupon Cathbad with his people and 
the other Fenian knight with his people went into Ulster, and killed the 
twelve tutors of the maiden ; for they were ail in one house feasting. And 
none of them escaped but the maiden only, and it was not known who 
had wrought the slaughter. The maiden then went with great wailing to 
her father. The father said it was not possible to avenge her_, as it was 
not known who wrought the slaughter. Now the maiden was angry and 
wroth at this. She then went on a Fenian expédition with three times 
nine men to avenge her tutors. She destroyed and plundered every sin- 
gle district. Till then her name was Assa, for she was gentle. But 
Nihassa was her name after that, because of the greatness of her prow- 
ess and valour. It was her custom to ask news of Fenian knights from 
every stranger that she met, to see whether she would find out the 
name of the man that wrought the slaughter. Once upon a time, she was 
in a wilderness, and her people were preparing their food. Then she went 
forth alone on quest into the wilderness as she v^^-as wonttogoonquest in 
every wilderness that she came into. As she was there, she saw a clear 
beautiful spring in the midst of the wilderness. Thereupon she went 
into the spring to bathe, and left her weapon and her dress on the land. 
Now Cathbad came on quest to the same wilderness, and he reached 
the spring where the maiden was bathing. Cathbad then went between 
the maiden and her dress and her weapon, and he bared his sword over 
the head of the maiden. « Now spare me, « cried the maiden. « Grant 
my three requests, » said Cathbad. « Thou shalt hâve them » said the 
maiden. « For this I hâve determined, « said Cathbad « that thou must 
be under my protection, and there mustbe peace and covenant between 
us, and thou must be my only wife as long as thou livest. » « It is better 
for me than to be killed by thee, and my weapons gone, « said the mai- 
den. Then they and their people unité in one place. At a propitious hour 
Cathbad then proceeds to Ulster and to the father of the maiden who 
makes them weicome and gives them land, namely Raith Cathbaid in 
the country of the Picts, near the river called Conchobur in Crich Rois. 
Now, at a certain hour in the night, a prodigious thirst fell upon 
Cathbad. Then Ness went through the whole fort to seek a drink for 
him, but found no drink for him. She went to the river Conchobur and 



i8o Irisli Miscellanies. 

strained the water in the cup through her veil, and then brought it to 
Cathbad. « Let a light be kindled, » said Cathbad « that we may see 
the water. » Then there were iwo worms in the water. Cathhad bared 
his sword over the head of the woman with intent to kill her. « Drink 
thyself, then, « said Cathbad « what thou wouldst hâve me drink, or 
thou wilt be killed, if thou drink not the water. « Then the woman 
drinks of the water twice, and she drinks a worm at either draught. 
Thereupon the woman grew pregnant for as long a time as every wo- 
man is pregnant, and some say that it was by the worms that she was 
pregnant'. But Fachtna Fathach was the leman of the maiden, and he 
caused this pregnancy instead of Cathbad, the noble druid. Now Cath- 
bad on a time went to talk with the king Fachtna Fathach, the son of 
Rudraige, and they came to Mag Inis. The pangs of childbirth came upon 
the woman on her journey. « would it were be in thy power, « said 
Cathbad, « wife, not to bring forth the child that is in thy womb till 
to-morrow, for thy son would then be king of Ulster, or of ail Erinn, and 
his name will last in Erinn for ever, for it is ... of the same day that the 
illustrious child will be born whose glory and power has spread over the 
world, namely Jésus Christ, the son of God everlasting. » « I will do 
se, » said Ness. « If it do not come out through my side, it shall not 
corne out any other way until that time arrive. » Thereupon Ness went 
to the meadow that was on the bank of the river Conchobur. There she 
sat her down on a flagstone that was on the brink of the river. So there 
came the pangs of childbirth upon her. Then Cathbad spoke this poem 
prophesying the birth of Conchobur, and he said this hère below : 

« O Ness, thou art in péril. 

Let everyone rise at thy birth-giving, 

Not to soothe ihee. 

BeautifuI is the colour of thy hands, 

daiighter of Eochu Buide. 

Be not sorrowfui, O wife, 

A head of hundreds and of the hosts 

Of the world will he be. thy son. 

The same propitious hour 



I. In the Cophur na muccide LL. 240 h, this enpendering power is in the same way 
attributed to two worms [di dorhbi) that are swallowed by two cows, and thus beget the 
famous bull, ca.led the Dond Cualngi, and the cow called Findbennach Ai. Note the fém- 
inine gender of dorb. In LL. 329 a, the nom. sing. duirp and duirb occurs, which 
seems to be the accusalive used instead of the nominative. 



Irisli Miscellanies. i8i 



To him and to the king of the world. 

Everyone will praise him 

For ever to the day of judgment. 

The same night he will be born, 

Heroes will not defy him, 

As hostage hc will not be taken, 

He and Christ. 

In the piain of Inis thou wilt bear him, 
Upon the flagstone in the meadow. 
Glorious will be his story, 
He will be the king of grâce, 
He will be the hound of Ulster, 
Who will take pledges of knights. 
Awful will be the disgrâce 
When he falls 

Conchobur his name, 

Whoso will call him. 

His weapons will be red, 

He will excel in many routs. 

There he will find his death, 

In avenging the pitiabie god. 

Clear will be the track of his sword 

Over the slanting plain of Laim. 

He will be no son to Cathbad, 

The beautifui active man. 

Yet by me he is beloved 

Because ... usefui to me. 

He will be a son of Fachtna Fathach, 

As Scathach knows, 

He will often take hostages 

From the norlh and from the south >•. 



Then the maiden gave birth to the child that was in her womb, namely 
the glorious illustrious child and the promised son whose famé spread 
over Erinn, and the stone still remains on which he was born, to wit, 
to the west of Airgdig. Thus the boy was born, with a worm in 
either of his hands. Then he went head over heels towards the river 
Conchobur, and the river went over his back, until Cathbad seized him, 
and he was called after the name of the river^ namely Conchobur mac 



i82 Jrish Miscellanies. 

F'achtna. Cathbad took the boy in his bosom, and gave thanks for him 
and prophesied to him, so that it was then he uttered this song: 

« Welcome the stranger that has corne hère, 

As they hâve told you, 

He will be the gracious lord, 

The son of noble Cathbad. 

The son of noble Cathbad, 
And of Ness, the strong, 

Above 

My son and my grandson. 

My son and my grandson, 
The crnament of the worid. . . 
He will be a king of grâce. . . 
He wiil be a poet, he will be just. 

He will be a poet, he will be just, 

He will be the head of warriors over the sea, 

My beloved bird from the 

My kitten, my head. » 

The boy was then reared by Cathbad, so that therefore he was called 
Conchobur the son of Cathbad. Afterwards Conchobur assumed the 
kingship of Ulster in right of his moiher and his father, for Fachtna 
Fathach the son of Rudraige, the king of Erinn, was his father, and it 
is he that begat Conchobur in Cathbad's stead. And through the strength 
of the valour and of the druidical kno\vledge of that man Cathbad was 
the battle of Forgarach and Ilgarach gained upon Ailili and Medb at the 
cattlespoil of Cualnge from the province of Ulster. 



The two following texts, preserved on fo. 50 b., and fo. 84 b. 2 
respectively, relate two adventures of Cuchulaind. which I hâve not 
found mentioned anywhere else. The verses I leave untranslated, as 
they contain much dubious matter. 

Comracc Conckulaind re Senbecc hua n-Ebricc a Segais in so. 
Feacht n-aen dino do Choinculainn ' la taeb na Boine ina charput 7 
Laeg mac Rianngabra 'na farrad 7 des niadh nonbur uaso oc gain na 

1 Chonchulainn M S. 



Irish Miscellanies. 183 

n-iacli il-Lind Feig. Confacatar in fer m-becc i n-edach corcra 7 
luingin creduma foi fri iroisc na Boinne gan imram itir. Dobert Cùchu- 
5 laind for a bois cona luingin. « Dotrala ind » ar Cûchulaind. « h 
docha » ar se. « DohQV logh n-anacail .i. mo brat 7 mo leine 7 atat 
buada ko .i. at coimsi do cech duine itir becc 7 mor. Ni bait'ir, ni 
loiscùr cein beit imme. Ni raga urcra forro na ar inii imbd m-bia 7 
cech dath is maiîh ré neach bid forro. « « Acum atat ceana « ar Cùchu- 

10 laind. « Beir mo sciath 7 mo ghai 7 ni co n-gébtav cath no comlonn 
frit 7 nit gonfaidlithar do ghres gin bes in sciath ar do scdth. « « It 
lim uile, » ar Cûchulaind « atat acuil mo duirnn ». « Is îromda atai 
rim y> ar Scnbecc. « Ce raed sut acut? » ar Cûchulaind. « Timpan 
becc « ar Senbecc « 7 in sepainfidht'ir duit-si he « .'' « Maith Hum » ar 

I $ Cûchulaind. Atnaigh-sium a mher tharse co m-boi Cûchulaind oc sir- 
chui Idsin n-golltraighes . Rot sephain dono gentraighes co m-boi Cûchu- 
laind oc sirgaire. Ro seinn suantraighes co m-boi Cûchulaind on trath 
co celle ina suan 7 i sircodlad. Luidh Senbecc dia thigh 7 nom beiï a 
brdg a durnn Cuculaind. Is do sin dono ispert Aengus mac Muilduin 

20 maie Aedha mhaic Neild : 

Fuair //ua Eibricc forsin sruth 

itir sceoil ainscelu gugud 

Séphain Senbecc sal iar sruth 

do Coinculaind chostadhach. 
2j Ni hagh a seinm na suainchi 

Senbecc na seghsa siancha 

for bruinnib Bonne braiche 

do dhalta Scathchi sciathcha. 

Senbecc ua hEibric a Seghais 
jo is é ro sepaind a seinm. Finit. 



The combat of Cûchulaind with Senbecc, grandson of Ebrecc, from 

Segais. 

Once upon a time Cûchulaind was in his chariot on the bank of the 
Boyne, and Loeg, the son of Riangabar, with him. And he was perfor- 
ming the feat of the nine heroes over the river, killing the salmon of 
Lind Feic, when they savv a little man in a purple dress, and a small 
boat of bronze under him on the Boyne, without rowing at ail. Cû- 
chulaind took him on his hand together with his boat. « Thou art in it » 
said Cûchulaind. << The likelier then^ » said he <■< that I shall give a ransom. 



184 ^'■'^Z' Miscellanies. 

to wit, my cloaK. and my shirt, and they havetheir virtues, inthat, they 
fit any man, be he small or great. He is not drowned nor burnt, as long 
as they are on him. No decay cornes upon them,nor upon him on whom 
they are, and any colour you like will be on îhem. » « They are mine 
without that » said Cuchulaind. « Take my shield and my spear, and 
thou w ilt not be beaten in battle or combat , and thou wilt never be 
wounded as long as the shield is protecting thee. » « They are ail mine » 

said Cuchulaind. « They are of my fist. » « Thou art heavy upon 

me » said Senbecc. « What little thing is that with thee ? » asked Cu- 
chulaind. « A small harp », said Senbecc « and shall I play it to thee? » 
« I am pleased « said Cuchulaind. Then he van his fmgers overit, in such 
wise that Cuchulain kept shedding tears at the melancholy tune. Then 
he played the merry tune, and Cuchulaind kept laughing continually. 
He played ihe sleepy tune, and Cuchulaind was in sleep and contin- 
uous slumber from one hour to the other. Senbecc went home, and 



[Aithed Emere le Tair n-Glesta mac rig Lochlann.'] ' " 

Laid Cuchulaind laithi n-aen ann do foroni ar cnlaithib la taeb Tragha 
Balle im cenn t-Shlebe Breg 7 Laegh ina farradh ann 7 facbad Eimer in-Dan 
Delgan. Conud e sin in la tainic À. mac rig Lochlann A. Tuir Glesta 7 
tainic dochuaid do Dan Delgan, co jacaid Emir é 7 tue grad dichra do. 7 do- 
gluais leis cona- comail colmidechla. 7 do crechad Mag Murthemne 7 Crich 
Conaill 7 ferand Subaltaig maie Roig 7 rucsat ko a ^ crecha co cuan 7 do 
desetar a longa 7 rucsat a crecha co Manuind 7 co hindsib Gall 7 co Dun 
Monaig. Et rainic fis in sceoil sin co CoincuUind 7 tainic roime co hairm i 
m-bai inibrach 7 luid fein 7 Laeg co Dun Monaig 7 ro jocair comracc ar 
Tuir n-Glesta 7 ro [f]reagair mac rig Lochlann in comrag sin 7 ba brighmar 
in comrac do ferud eturrw^ and sin 7 ro marbad mac rig Find-Loehlann isin 
comracc sin 7 do toglad in dun la Coinculaind 7 tucad Emir ar culu^ dori- 
disi amal asbert na runna sa : 

A Emir, nirsam runa, 
dorinnis gnim n-ardula : 
imtechî uaim le Tuir n-Glesta 
is mer inimat sula. 



1 There is no heading in the MS. 

2 coa MS. 

3 1 MS. 

4 aturadh MS. 

5 culud MS. 



Irisli Misccllanies. 185 

In t-eathar bis ar in linn, 
is cuma leis cia ieit ind : 
as mar sin d' ethar na mna, 
cuma le cia nos mêla. 

Tancamar turiis dar lear 
co Dan Monaig na miled 
ocus ro marbsumar f fear 
acsin iceann, a Emir. A Emir. 

the elopement of emer with tuir glesta, son of the king of 

norway. 

Once upon a day Cuchulaind went to chase birds by the side of Traig 
Baile near the head of Slieve Breag, and Loeg was with him there, and 
Eroer was left in Dundalk. Now this was the day thaï the son of the 
king of Norway, called Tuir Glesta, came, and when he came, he went 
to Dundalk where Emer saw him and fell fervently in love with him. 
And she went with him, accompanied by her raaid in waiting. And 
the plain Murthemne was plundered, and Crich Conaill, and the land of 
Subaltach mac Roig, and they took their spoil with them to the harbour, 
and embarked in their ship. And they conveyed their plunder to the Isle 
of Man, and to the Isles of the foreigners, and to Anglesey. And the 

news reached Cuchulaind. And he went where , and he went him- 

self with Loeg to Anglesey, and challenged Tuir Glesta to combat. And 
the son of the king of Norway accepted fight, and mighty was the 
combat that was fought between them there. And the son of the king of 
Norway was killed in that fight, and the fort was ransacked by Cuchu- 
laind, and he took Emer back again, when he spoke thèse verses. 



The following poem which is ascribed to Oisin, son of Finn, is found 
on fo. 66 a, 2. It is composed in a very elaborate and fme mètre, the 
System of which \s: j a — -j b — 7c — 7 b, a and b being trisyllabic, 
and c monosyllabic. There is, besides, perfect correspondence between 
two syllables ofthe first and two of the second Wnejoiscit — coiscit,-lochar 
— sochur, aille — tdite, brùardn — tr'agan]., and between c and a word 
of the fourth line \trdig — bdid, trîaig — l'iair, bith — rith, chndim — 
Idr. Lastly there is allitération in almost every line. Mark also the en- 
tire absence of a cheville which usually disfigures even the shortest Irish 
poem. As to the contents ofthe poem, this seems to be the oldest com- 



i86 Irisli Miicdlanics. 

position extant, in which Oisin is introduced as an old man converted 
to christianity, complaining of the loss of his powers, and remembering 
the glory of the days of old. Indeed, in thèse four short ranns, the key- 
note is struck of ail those later socalled Ossianic compositions, which 
are known as Dialogues between Oisin and Patraic. 

I do not understand the fourth verse which I leave untranslated. 



OISIN MAC FIND CECINIT. 



Ro loiscit na lama sa, 
Ro choiscit na gnima sa : 
Docimaid tuili, tainic traig, 
Co ro baid na briga sa. 

5 Atlocliur don duilemain, 
Fuair sochur co sârmedair : 
Faîa mo Id l m-bethaid truaig, 
Ro bd uair co haillemail. 

Ropsam aille airechta, 
1 Fuair mna taide îabarta : 
Ni tlaith ata ic iriall don bitli, 
Ro scdig mo rith raharia. 

In bruaran becc brisisiu, 
Don îruagan traisc thisea : 
1 5 Mir ar cloich de mir ar clinaim, 
Mir ar in lar loiscîhsea. Ro. l. 



OISIN, THE SON OF" FIiMN, SANG. 

Withered are thèse arms^ — Quelled are thèse deeds : — The tide has 
corne, it has reached the shore, — And has drowned thèse powers. 

I offer thanks to the Creator, — He has found solace with great joy : — 
Long is my day in the sad life, — Once I was joyful. 

We were fair assemblies, — — I am not 

weak in departing from this world, — Gone is my sportive course. 

Kuno Meyer. 

Hamburg, January 1884. 



Irisli MiscelLuiics. 187 



ADDENDA 

TO M. DE JUBAINVILLE'S CATALOGUE DE LA LITTÉRATURE ÉPIQUE 
DE l'iRLANDE. 

The following addenda to this most valuable book I am enabled to 
give from my notes and extracts from several of the principal mss. of 
the libraries of great Britain and Ireland where they must somehow 
hâve escaped the notice of M. de Jubainville. 

P. 18. The Aided Conrôi is also found in the Bodleian codex Laud 
6io, f". 1 17 a. 2 — 1 17 b. I, though not under this heading. As this is 
an old version of this interesting taie, which has never been published 
except in Keating's History, I insert it hère '. 

Cid so thucait ar-ro marbsat Ulaid Coinrûi mzcDdre? Ni ansa. Hicinaid^ 
saraigthe Chonchiilaind im Blathnaiî inginMinn no PhuUlmaic Fiduig tucad 
a for bais fer Falga 7 im na ieora erca Inclinai no Echdai^ 7 im na tri 
firu ochaine j. eoin heca bitis for ôaib na m-bo j. inna n-erc in tan no 
thaltais isin coire, air ni thaltais cena ./. co m-beth a coire fiadaib 7 co 
m-betis an eoin for a n-âaib oc ciul doibh. Ar iss e in coire no gebed greim 
laig doib. Tricha haige lucliî in chaire sin 7 a Idn cacha tratha iss ed no 
bligthe huadib-seom. Unde Ciiciilâlnd cecinit^ : 

Ro bel chaire isin dûn : loeg na teora m-bô, 
Tricha aige inna crocs, nir bo luctlach do. 

Tatkigthis in coire sin (ba mellach in bag) 
Ni thcigtis huad atherrucli co farbaigtis lan. 

Bai mor n-oir is argait and (ba mcllach in frit h S) 
Dobiiir-sn in coire sin la ingin ind rig. 

Curoi ro rade fria mnai dia n-acca Ultii isin matain ac taidecht dochum 
a chatrach ciicai tre chiaich na m ait ne : « Ndchat siaaig sût! » « Nidat 
slaaig, )) ol in ben c act aimai bo. >> Unde Curai cecinit ^ ; 

1. The same story is told in the Dinnsenchus LL. 169 b s. v. Findglas. 

2. cinaig ms. 

3. Cf. Cormac's Glossary s. v. fir, and the Dinnsenchus LL- 160 b s. v. Adarca luchna. 

4. Thèse three rann's are part of the poem spoken by Càchulaind in the taie Siabur- 
charpat Conculaind LU. 1 14 b, and supply sonie good variants to that copy. 

5. Frilh .i. êdàilO'Cl. It occurs \n tht Serglige Conculaind 41 (Ir. T.) : ni pad\]h]rith 
lat-su ma lecun-sa. 

6. Compare the following verses spoken on a similar occasion in the Mesce Ulad, LL. 
265 a, and Edin. XL. p. j 5 .• 

Masat cita co n-dath elta ni himmirgi oencoin 

aîà bratt brec co n-dath banùir darlet ïm cacli n-ocnévn. 



i8S Irisii Miscellanies. 

f Malsat aimai is conJat aimai niJat aimai choclbo 
Atta fer bec btrtais faebra for muin chaca hoenbo. » 

Ro hasLich ianim cotlud fair-seom, co ro doirt si in tan sin blegon na 
n-erc isinglaissi. Ar iss e ' sein comarda dorât si do Choinculaind A. in tan 
bad oslaicthe in chathir 7 coidelad^ in fer no dortfed si blegon na n-erc issin 
glaisi. Dognith samlaid. Unde Finnglaissi uocat.i est. Dollotar iarum Ulaidj 
ro marbsat Coinrui inna ciiimriuch iarna chuimriuch dissi 7 ro loiscset in 
cathraig. Unde quidam uidens ait : 

« Coich in macan aslôi 
Hi to'ib chathrach Choimoi ? 
Mad i m-belhaid mie Dire, 
Ni loiscfcd ccni mâle. » 

samain co medôn erraig ro hast ind imguin Ultuy triar for leith a sluag 
foracbaiset. 

Then follow the Briathra Ferclierîne triana codlad, a poem which is, 
not as might be supposed, identical with the Amra Conroi. The begin- 
ning is : 

Atchiu da choin ac congail. 

There are 36 rann's ofit. It ends on the top of fo. 1 18'. 2, where it is 
foUowed by the verses : 

Curuï ro chan in so in la ro marbad : 

Hc amae fit gae ;:eir 
Osnad môr mérmaïc Neill : 
Muin ar mug, run do mnai, 
Mairg dogni cechtar n-ai 5. 

P. 2 1^ the Aided Derbforgaill has been omitted, yet it is found in LL. 
p. 125 a, though without a heading, which is supplied by another copy 
in the Stowe ms. 992, fo. 54 fc, i. 

P. 69, instead of Irgairig read Ilgdirig. This is a, to me, obscure 
désignation of the last great battle in the Tdin Bé Cùalnge, repeat- 
edly referred to as such in the LL., e. g. p. 91 fc ; Airm condricfaitis 
cethri olkhoicid hErenn Forgâirig 7 Ilgarig i cath Tdna Bô Cualgne feib ra 
tharngirset druidi fer n-liErenn. This same battle is thus referred to in the 



1. anaisse ms. 

2. condelad ms. 

3. The same sentiment is expressed in nearly the same words in the Scél.mucci Mie 
Dâthâ, Ir. T. p. 97, but is there ascribed to a certain Crimthand. Compare also LL. 

'74 b, 4 : 

ni innisfind i fail ban in scci bad âil dam do chleith. 



Irish Miscellanics. 189 

Comperl Conclwbuir (Stowe ms. 992, 48 a. i] : cona tria nert a galle 7 a 
dralghechta Infir sin A. Cathbaul, ro hriscd in caih Irrdalrc iiathmur ar 
Oilill 7 ar Mheidb Forgdlrlgh 7 llghairigh oc tabdlrt îdna bô Cuallngl a 
coiccid Ulad. 

P. 93, add the Compert Conlaicli, which forms an épisode in the 
Tochtnarc Etnere. 

P. 1 3 $, instead oî Fercuiibid Medbe read Ferchiiltred M. This taie is not 
lost, as M. de Jubainville supposes, but is found in Rawl. 512 fo. i a, 
2. O'Grady, in his ms. list of contents, prefixed to this codex, calls it 
« the Story of Queen Medb's three husbands. » 

P. 1 5 1 ,insteadof/mm(îrcor read Immathcor, as is the reading of the ms. 

Sotîie omissions seem to hâve been caused by the circumstance that 
several taies which are commonly known as épisodes in larger narra- 
tives, occasionally occur as separate pièces. Thus, the taie Echtra Mâcha 
which relates the origin of the name of Emain Mâcha is found separately 
in Laud 610, fo. 84 a, 2, corresponding to LL. 20 a iwhere it cornes 
under the head of Do flathlusalb fiErend, whilst it also forms an épisode 
in the Tochinarc Emere, Stowe ms. 992 fo. 81 a, 2. 

In the same way, the correspondence between Alexander the Great and 
Dindimus, the king of the Brahmans, is a separate pièce in Rawl. 512 
fo. 99 ^ - \oo b, w^hilst it forms part of the story of Alexander in the 
Lebar Brecc and in the Book of Ballymote. 

The Togall Dûlne Gelrg which is an épisode in the Tochinarc Felrbe LL. 
p. 2<^4 a, is found separately, though not under this, or any heading, in 
Egerton 1782 fo. 69 b-jo a. 

The Aided Finn is not lost. There are even two différent stories that 
bear this title. it occurs as an épisode in the Cath Finntrdga which in 
Rawl. 487 is headed : Cath Finntragha ann so sios .1. Olghe Finn le fianaibh 
Eirionn 7 bas Diiiri Duin rig an domhain moir. However, Finn does not 
actually die in this fight, but after having killed Ogarmach, the daughter 
of the king of Greece, he falls on his « cosair crô 7 ba marb he asa aithli 
acht ge do eirig aris » i. e. « he was dead, but that he rose again. » 
The title Aided Finn seems more properly to belong to a story which is 
found in Égerton 1782, fo. 24 b. 2, and Laud 610, fo. 121 b. i, and 
which has also been overlooked by M. de Jubainville. In the former ms. 
it is headed : Tesmholta Corbmaic ui Cuinn et aighed Finn maie Cumail 
sunn, whilst in the latter there is no heading. 

This taie, after a short account of the justice and splendour of Cor- 
mac's reign, which is illustrated by some « tesmolta «, begins to turn to 
Finn in this way (Laudl : Ra mor Ira a smacht-som 7 a cumachta [scil. 



190 Irish Miscellanies. 

Corimic] for ferait Erenn, air ni lamadh necli d" feraib Erenn beth fo di- 
tnaine acht mina beith a n-amsaine la Cormac. Is e iarum ba taisech teglaig 
7 amus 7 ba gilla con la Cormac .i. Finn mac Ciimaill. Air is i ccîhern is 
dech la ri Temra do grès a gilla con. It is then told how Finn in his old 
âge lived in Almain with his wife Smirgat, a daughter of Fothad Canand. 
She it was who, being a banfaid 7 banfisid, prophesied to her husband 
that he vvould die if he drank out of a horn. So Finn never drank out of 
a horn, but out of cups always. It so happened, however, that he was 
once in the place called Adarca luchna ' ithe Horns of luchna) and 
drank out of a well there ; and when he put his thumb under his wis- 
dom tooth he knew that his death was near. Then follows an account 
of the battle of Brea on the Boyne in which Finn is killed by Aiclech mac 
Duibrend, the grandson of Urgrend. « Is i sin iarum aigid Finn iar firinne 
in sencasa amal adfiadat na heolaig ». 

P. 205, There is a prose version of the Selg Sléibe na m-Ban Finn in 
Egerton, 1782, fo. 20 b, i. 

P. 227, it ought to hâve been menîioned that Rawl. $ 12 contains but 
a small fragment of the Tochmarc Emere, curiously enough just what is 
wanting in the LU. copy. The Stowe ms. 992 fo. 80 a. i — 84!^. 1 has a 
perfect and very good copy of the whole story which I hope to publish 
soon. 

In conclusion, I add a list of the taies found in the Stowe ms. 992 
which are not mentioned either by O'Conor. or in the catalogue of 1 849. 
Thùse marked with an asterisk I hâve never met with before. 
Aided Conchobuir fo. 541?, 2. 

* Aided na tri n- Aed fo. 54 /', i. 

A story which might be headed : * Aithcd Emere le Tuir n- Glesia 
mac ri g Lochlann fo. 84 t. 2 . 

Compert Conchobuir fo. 48 a, 2-48 b, 2. 

* Comracc Conculaind re Senbecc hua n-Ebricc fo. '^0 b, i . 

* Finghala chtainne Tanntail fo. ^6 b, 2. 

* Riss in mundtuirc dorindc Ulcan do Eismione .i. do seitcid Chaitim 
fo. 77 ^, I. The story of the famous necklace wrought by Vulcan, 
and presented by Cadmus to his bride Harmonia. 

*Sgél ingnadh for Mhaelosdan fo. <^o b, i. 

* Merugud /u/mx mie Lelrtis fo. 59 b, 2-61 a., 2. 

*Sgél in Mhinaduir fo. 6i a, 2. 

Togail Bruidne Dd Derga fo. 85 a, 1-89 b, fo. 91, and fo. 63 a, i. 

I. luchbaa Laud, luchbad Eg. 



Irish Miscellanics. 191 

* Tiumna Neill mie Echacli dia macaihh fo. 54 «, i. 
* Brinden Atha fo. 66 a, 1-66 a, 2. 

* Tucait jagbdla in fesa do Finn 7 marbad cuil duib fo. 66 a, 2. 
The Remscéla of the Tdin Bô Ci'ialnge which are thus enumerated on 

fo. 49 b, 2 : Do remscelaib na Tana .i. jaillsiugud Tdna Bô Cuailgni, do 
ghabaii in î-sidha, do caupur in da mucaid, do thain bô Reghamna, do 
coimpert Conculaind, do thain bô Dartada, do aislingthi Conchobiiir, do 
thain bô Flidhaisi, do tain bô Fraich, do fochonn loingsi Ferghusa, do ais- 
lingthi Aengusa [Aengha Ms.) mhic in Dagha, do feis tigi Beccjoltaigh, 
*don t-seirc ro char mac in Oicc Chaire hEabarbaithi, '^ do comairle Con- 

nacht ro ghab Medhbh liiidh 7 biadh di. 

Kuno Meyer. 
Hamburg, Dec. 1883. 

P.-S. — Since writing the above, I hâve, acting on a suggestion of 
Prof. Gaidoz in this Review, p. 114, paid a visit to Edinburgh and 
reexamined the Irish Mss. in the Advocates' Library. Reserving the 
pubhcation of a complète catalogue of this most important collection for 
some future occasion, I shall now only give some addenda and corri- 
genda to Prof. Gaidoz communications on p. 11?. 

XV. Togail Troi, 5$ folio pages, the most complète copy I know. 
XXXVIII. Aided Conculaind, Oilemain Concidaind 7 Aided Conlaich, 
Cath Maighe Mucruimhe. 

XL. Aided Conchobair, Aided Ailella 7 Conaill Cernaig, Aided Fer- 
gusa maie Roich, Aided Medba Cruachan, Aided Ceit maie Magach, Ai- 
ded Loegairi Buadaig, Aided Celtcair maie Uithechair, Geasa 7 ilberta 
no bidis for Coincidaind, Aided Guill maie Garbada 7 Aided Gairb Glinde 
Rige, Cennach ind Ruanada the only complète copy known to exist), 
Mesce Ulad mot Tochmarc Emere). 

XLV. Aided Conculaind, 12 quarto pages. 
XLVI. Cath Catharda, 7 leaves and a half. 

Leipzig, July 1884. 

K. M. 

VARIA. 

The existence of an Irish verb iuraim in the sensé of « facio », which 
hasbeen questionedby Dr Thurneysen Rev. Celt., VI. p. 96) is proved 
by the occurrence of the following middle-Irish forms, in addition to 
the gloss in the Book of Armagh iûrad « factum est. » 

3. sg. rel. ind. praes. act. mairg iuras in n-orgain sa! for Lomna. 
LU. 87 b, 57, and about twenty times more on the following pages. 



192 Irish Miscellanies. 

3 sg. imper, pass. iiirthar ind orgain. LU. 88 ^, 5. inrtar lat ind or- 
gain, ib., 21 . 

3. sg. praes. sec. pass. ro iiirtha mac secht m-bliadan di cech broîhair- 
niu. LL. 2^2 b. 

3 sg. b-fut. pass. mad mo chomarle dognethe and, ni iurfaithe ind or- 
gain. LU. 88 a, 42. 

On p. 504 of vol. V. of this Review Prof. Gaidoz, in criticising an 
essay by Sir S. Ferguson on the Legend of Daihi, has given it as his 
opinion ihat the geographical poem by Mac Cosse, LL. p. 135, is no- 
thing but some Latin treatise on geography put into Irish verse, and 
thattherefore it cannotbe regarded as representingthe geographical not- 
ions of the Irish people at that time. I am glad to be ab!e to substan- 
tiate this view of Prof. Gaidoz by drawing attention to the perfect 
harmony that manifestly exists both in plan and exécution between Mac 
Cosse's poem and the Chorographia of Mêla. The former opens with an 
introduction of four rann^s ^being written in the mètre calied Deibide) 
which correspond to Mêla I, 4-8 ;ed. Friche.. The five zones côiccressa] 
are described, it is stated that the northern temperate zone is by the 
Tyrrhene Sea divided into three parts which are named Euraip, Affraic 
is Asia. Then follow 29 rann's about Asia. Compare the verses : 

Asia ni terc thair a ti 
dar airthcr in mesiûigthi, 
bec nach rue Icth kna slait 
Eoraip is Affraic. 

with Mêla I, 9 : ipsa ingenti ac perpétua fronte versa ad orientem 
tantum ibi se in latitudinem effundit quantum Europe et Africa et quod 
inter ambas pelagus immissum est. Asia is on three sides surrounded by 
the océan; the river Tanais Danal' divides it in the west, as well as the 
Maeotis imuir Méoiî , and the Tyrrhene Sea, and so on. Then follow 
1 5 rann's on Africa, and 19 on Europe. It is clear^ however, from many 
particulars not to be found in Mêla that Mac Cosse must hâve had other 
sources. Pardus Adaim, Mag Sennair in-dernad in tor Nebrûaid, Felistina 
cusin glôir etc. are, of course, biblical allusions which occur with a 
wonderful sameness in every Irish poem where there is the least oppor- 
tunity of introducing them. But the etymologies given of Asia, Africa, 
and Europe, the mention of the Saracens, of Pentesyria, of Lugdunum, 
of Belgica, of the srnth Liguir the Loire .'') comingfrom the Alps together 
with the Rhine and Rhône, and many other particulars must be refer- 
red to other sources which 1 hâve not as yet been able to trace. 

Kuno Meyer. 



EARLY CELTIC HISTORY AND MYTHOLOGY 



INTRODUCTORY 

The récent works enumerated below, which will suggest the ma- 
terials for ihis paper, ail, in their way, deal with early Celtic history, 
with Celtic iiterature, old Celtic speech or tradition, with the accounts 
the Celtic races give of their own beginnings. Now thèse accounts, 
though sometimes accepted as history still, hâve in truth often nothing 
of the historical character about them beyond that they corne to usfrom 
ancient times. They are old cosmogonical taies, myths of the forces of 
nature, mythological legends attaching themselves to certain powerful 
tribes. If we speak hère of historical facts, or the historical study of 
language, we shall hâve to say much more of Celtic myths, for till they 
are better understood the history of the Celts cannot be written. 

The first of our works deals with interesting subjects, the Celtic 
bards and druids ; the origin of druidism ; the druids of Ireland in par- 
ticular, the old Irish judges, poets, storytellers ; the Irish epic mytho- 
logical Iiterature, etc. Unfortunately it consists almost entirely of cita- 
tions, now from classical authors, as Caesar, or Pliny, or Lucan, now 
from writers on Irish antiquities, as OCurry and ODonovan, or from 
such Irish MSS., or portions of MSS., as hâve been already translated. 



Introduction à l'Étude de la Littérature Celtique. Par H. D'Arbois de Jubainville, Pro- 
fesseur au Collège de France (Paris 1885). 

Études sur le Droit Celtique : le Senchus Mor. By the same {1881). 

Essai d'un Catalogue de la Littérature Épique de l'Irlande. By the saine 'Paris 1883). 

Le Cycle Mythologique Irlandais et la Mythologie Celtique. By the same (Paris 1884). 

The Book of Leinster éd. R. Atkinson, Professer etc. T. C. D. (Dublin 1880). 

On Irish Metric. By the same Dublin 1884). 

Origins of English History. By Charles Elton, etc. (London 1882). 

Celtic Britain. By J. Rhys, M. A., Professer of Celtic in the University of Oxford 
(London 1882). 

Gargantua dans les Traditions Populaires. Par Paul Sébillot (Paris 188}). 

Gaelic Proverbs. By Alexr. Nicolson (Edinburgh 1881). 

Celtic Scotland. By W. F. Skene. (Edinburgh 1876-1880). 

Rcv. dit. VI 13 



194 Karly Ccltic History and Mytlwlogy. 

Thèse références or authorities are thrown together in a useful form, 
and they hâve of course permanent interest ; but, far from being new, 
they are often very well-worn. The author thus announces (p. 35) the 
real subject of his book : 

... La langue, les mœurs et les institutions de l'Irlande ancienne, 
telles que sa plus vieille littérature nous les conserve, se rapprochent 
beaucoup de la langue, des mœurs et des institutions que nous trouvons 
chez les Celtes continentaux. Il n'est donc pas téméraire de chercher dans 
les plus anciens monuments de la littérature irlandaise la solution d'une 
partie des difficultés qu'a offertes jusqu'ici l'histoire des Celtes conti- 
nentaux. Tel sera le sujet de ce cours. Ce sont les origines mêmes de 
notre histoire nationale. 

As the Irish, apathetic, indolent, or ignorant as is their attitude 
towards their ancient native literature, hâve alone among the Celtic races 
a vast corpus of MS. relies thereof; alone the copions débris of a Celtic 
mythology, and an epic taie in very ancient language, full of curious 
détails of early manners, wherein the warriors fight from chariots, and 
paganism and druidism are everywhere présent ; we agrée that Ériu must, 
as Zeuss said, hâve the first place in such inquiries, — primum locum 
sibi vindicat primamque diligentiam ; — that the key to much of the 
Celtic past is in thèse Irish vellums. Thus M. D'A, de Jubainvillemight 
hâve pointed out that the word COMEDOVI, which alternâtes in ins- 
criptions with DOMINI, seemingly as a name for the Lares, must 
be explained by the Ir. coimdiu (dominus) ; that the MARS COCIDIVS, 
MARS CATVRIX of inscriptions answer to cocad, cath, battle ; that 
the PROXVMAE, PROXVMI, may reasonably be compared with the 
ancestral spirits, one's « own pepple », friends in the other world, 
of Irish superstition ; that APOLLO MAPONOS can be nothing but 
the Mac 'Oc, or Celtic child god; that the epithet (PoUux) VINTIVS, or 
VINTVS, of a nautical deity, may be the Irish Find; that the name — an 
historié name — BORVO, BORBO, BORMO, found associated with 
various hot springs, has its parallel in that of the « boiling Bearbha » 
or Barrow \Book of Rights 203 ') ; that the Gallic mallet-bearing Mer- 
cury or Dis Pater has an Irish analogue; that Usnech, the Irish cen- 
tral hill, has associations which recal the Gallic assembly at that sacred 
spot (locus consecratus among the Carnutes « quae regio totius Galliae 
média habelur. » An account, then, critical or expository, ofthis ancient 
literature would be as valuable as interesting ; but v^e look for the ori- 

I. Wdsh bcrw, boilmg, seething (Richards). Cf. the Eng. name Bolingbroke. 



Eiviy Ccltic History and Mythology. 195 

ginal labour of compétent men, new Irish texts, adéquate illustration ; 
not mère compilation, or what is much worse, old work reheated. 

In treating of the Celtic origines (19 etc.) M. D'A. would not seem 
to hâve had the advantage of Mr. Elton's learned book. The remarks of 
the former (Lit. celtique) on the Roman conquest of Gaul (36-37) ; on 
the assembly of the Galates (113); on the Aithech-Tuatha (276) ; on the 
knowiedge of Greek among early Irish monks, and the gênerai superio- 
rity of their learning to that which they found before them in Gaul ; on 
the severe yet cultivated Columbanus, — an Adonic ode by whom is 
printed hère, — are judicious, and the ninth chapter generally ,Les 
Écoles d'Irlande) highly interesting. We cannot ourselves see anything 
in drunemeton (i 1 3) but sacred place of the oaks, sacred oakgrove, Com- 
parisons betweenthe old Irish life and that of equally rude peoples would 
not be out of place. Thus the champion's bit (curat-mir, 301) is a fea- 
ture of Abyssinian banquets ; and the notion that blotches were raised 
by a poet's satire has, or had, South African analogies '. An aeir by 
Davydd ab Gwilym caused Rhys Meigen to fall a corpse on the floor : 
and rats were rhymed to death in Ireland by compositions of which 
we possess some modem spécimens ourselves. An Icelandic rhymer, 
Hallgrim Peterson, sang a fox to death. For the détails of the 
Irish chariot M. D'A. 's authority might be, not that he quotes, but 
Crowe's tract The Phantom Chariot of Cû-Chulaind; and as a spécimen 
of the old Irish muse he might hâve chosen, not the dull and some- 
times a little opaque verses on pp. 78-79, but either part, say, of 
Broccân's Hymn (Goidelica- 137] or Liban's melancholy lay « Beneath 
Lough Neagh an abode for me », in The Tragic End of Eochaid mac Mairedo, 
of which its editor spoke with just praise. Tochmarc Etaine is hardly 
« les Amours d'Etain » (1 57) ; nor is that epic taie which still lies dumb 
between the covers of the Book of Leinster the « Enlèvement du Taureau 
de Cùalngé », but the driving of the Kine of Cuailnge, — starry 
kine, or days, they probably are. Cf. the carrying off of Froech's 
cows, etc.; or of the three Earca luchna of Mog Nuadat, and the spilling 
of their milk into the stream (Senchus M6r, vol. I 64, dG, BL. 169 b.) 
— an old Milky Way legend. Side by side with corrections of ODono- 
van (284), OCurry (73), Crowe(75), we meet hère « Leabhar Breacc » — 
neither old Irish nor new ; « L. nah h Uidhre », or « h Uidhri » ; « Carnn- 
Conaill » ; « Cùalngé » passim for the name of that Irish Colchis ; 



I. Compare the Herero saying « Although they speak of us night and day a boil will 
not break out. » S. A. Folklore Journ. I Part 6. 



196 Early Celtic History and Mythology. 

« Donmall O'Neill » for Domnall '0 Néill (399) , « oir is-argait », « na-dâ 
cnoc (182) », « ag-na-geintibli » (why the hyphens ?), « d'oib », «d'à », 
for dôib, dô (illis, illi, 57). We hâve no liking for this work, and pass 
a number of misprints ; as where Mr. OLooney discourses on Polite 
Littérature, or Claudian's strong lines are quoted, Totum cum Scotus 
lernen Movit etc. (237) ; or the consulate of Ausonius is fixed as late 
as A. D. 759 (108). Thèse things disfigure a book which aims at acadé- 
mie exactitude ; and ^Yhich is, taken on the whole, a learned and res- 
pectable volume enough. 

We turn from thèse minutias to speak of those portions of the 
volumes referred to which deal with Celtic mythology. For the reasons 
we hâve given above, because of the intrinsic interest of the subject, and 
because what we hâve to offer is new, we shall hère hâve to speak more 
at large. 

First, however, it is our duty to remark that the volumes under 
review, like several others which hâve recently appeared, illustrate 
the practically stationary position of Celtic studies, in so far at least 
as relates to the literature of the Goidel. Really studied, that isolated 
and characteristic literature will throw light on many curions things, 
on the history of the Celts, on their ancient religious beliefs, on the 
origins of European romantic fiction. But we are not sure thatone single 
new Irish text has been translated since the death of Crowe, Now to 
neglect thèse things for such familiar stuff as the (Irish) Destruction of 
Troy (of which two éditions are or were promised to a world which 
could exist without either), to be reprinting with microscopic exactitude 
— Crossing f's and dotting /'s — what was aiready done by OCurry 
and others well enough for the use of the man who is in earnest about 
the study, to be issuing Irish texts without translation and without com- 
mentary, this is the veriest trifling in the name of learning, and the 
sooner it ends the better. 

The truth is that learned men hâve been long enough sucking 
the bone of pure Celtic philology to extract what marrow was to be 
gotten therefrom , and that if thèse studies are to advance they must get 
a différent treatment from the treatment now in fashion, which is more 
arid than the sands of the Libyan désert. OCurry is corrected in the 
books before us ; and it is easy to correct him. But OCurry at leasi broke 
new ground. Opinions will differ on thèse matters; but if, as critics, we 
are to offer our own it is this. Throw in one scale the Manuscript Ma- 
terials of Irish History or the Manners and Customs of the Ancient Irish 
(errors and ail) ; pile in the other ail the philological publications of the 



Early Celtic History and Myîhology. 197 

new and more exact school, excepting always Zeuss's great book, and 
perhaps the Wôrtcrbiich of his Leipzig disciple, — - and ail those learned 
productions will violently kick the beam. 

This is not meant to slight the value of grammatical or philological 
studies, or the sound and scholarly way in which the Celtic philology 
has latterly been treated, and a basis thus laid for exact gênerai his- 
torical inquiry. Nevertheless one great end of philological study is, we 
présume, to translate, and this is a duty our Celtic philologists rather 
décline. Of the Ainra Choluim Cille we read in the Goidelica of Mr. Stokes, 
« Old Irish scholarship is not yet sufficiently advanced to justify 
anyone in attempting to translate this wilfully obscure composition. » 
Crowe's answerto that was to translate the Amra out and out. So we 
hâve an édition of the Félire — based on a translation by Curry ; and 
a promised édition of the Caîh Finntrdgha, a modem version of which 
in English may be bought as a chapbook for a shilling or so. We hâve 
OCurry's labours, and even Keating, set forth with wearisome itération 
by M. D'Arbois ; and the more valuable Texte oi Professer Windisch also 
contain much old work done anew : probably we shall hâve ODonovan 
reëdited next. We are not aware of anything particularly new which 
is likely to appear at présent except the Bruden Dd Derga, a tract which 
has been, we think, something longer in the hands of Mr. Hennessy 
than the Achaians sat round the walls of Troy. 

I 

M. d'Arbois's book, Le Cycle Mythologique etc., which has appeared 
since most of the above was put in type, does contain some new 
efforts on this slippery ground, spéculations hère and there examined 
in the course of our own inquiry. If the foliowing explanations can be 
accepted, or partly accepted, they may throw lighti . on the old religious 
conceptions of the Celtic races generally : 2. on some points never yet 
explained in other mythologies : 3 . on the origin of European romance, 
and on the origin and interprétation of the mythological popular taie. 
As to the method, it should be, wherever possible, the method of 
history and comparison. Things unknown or dubious should be com- 
pared with things known. We hâve to remember that an explanation, 
if true, is not necessarily exclusively truc. The figures, never sharply de- 
fmed, are faded, the legends euhemerized or rationalized in Christian times; 
confused, intertangled, sometimes contradictory. Some of the myths as 
we now havethem we perhaps could never explain werenot popular tra- 



igS Early Celtic History and Mythology. 

dition at hand to supplément the circumstantial bardic chronicle. It is 
désirable too, like Grimm and Kuhn, to know this material at first hand. 
But inasmuch as those divine or semi-divine figures are, so far as is yet 
known, everywhere primarily but personifications of various powers or 
phenomena of nature, and as thèse are themselves constants in the midst 
of infinité variety and confusion of conception, it is often possible 
enough to explain the several features which make up the portrait of 
the Irish « little good god » (or Good-Hand) ; Culand's Hound ; the 
little shorn dog (Conân Maol] ; Lug Longhand, son of Three Hounds 
and master of ail arts ; the Child (Mac Oc) ; the Salmon of Knowledge, 
the Fish-man Find, Fintân ; Cormac Longarm, son of Art; the White- 
Cow (Boind, B6-fmd) ; Hound-of-the-Elbow (Cu-Righ) and his Bull; 
Servant-of-the-Hand or Fist, Mog-Lâimhe,Mog-Duirn, and many more. 
Irish mythology clearly had the same barbarous and childish beginnings 
as the mythologies of much more advanced peoples. A deal of it — as 
might be expected among shepherds and ploughmen — seems to be syste- 
matized star legend. What most struck the eye that would most sti- 
mulate the mythopœic fancy of a rude people — the Giant, the three 
stars of the Belt, the Wain; and in Celtic tradition thèse seem to be 
the centres of whole cycles of mythological legend. The living Irish 
names of the three stars lead us into the heart and throw significant 
light on the origin of thèse fables. 

Our remarks will contain certain inévitable répétitions ; and we shall 
be obliged ail through to write in positive terms because brevity will 
not permit of our qualifying them. 

1 . Viewed as one group the Belt stars of Orion are called in West- 
meath The Three Wandcring Brothers. The Greenlanders and Algonquin 
Indians hâve the same conception ; and it may be recognised in a 
legend preserved by Keating of the three Spanish sailors that first dis- 
covered Ireland '. We shall ourselves, further on, offer this legend in a 
form which is more archaic, and which seems clearly to connect it 
with the Belt. The Three Children in the boiler o' lead ~ : God put them 
up there to guide the sailors (AlsoWestmeath). Or the Sailors' Stars ; 
ths Leading Stars {ibidem). 

2. The figure is a measuring rod, or a rod of rule. The King's Rod 
(Slat-a'-Righ. Tyrone)' : or, an important name, The Merchant's Rod 



1. Keating c. j. 

2. Al. the fiery furnace. This conception has points of resemblance to oral versions of 
the Fate of the Children of Uisnech. 

}. We shall see thèse stars associated or identified with « The Three Kings of Cologne 



Early Celtic History and Mylliology. 199 

(Slat-a'-Cheannaidhe, Mayo, Donegal, etc.) ; or the Pedlar's Rod, or the 
Tailor's Yard-wand (as in England); or the Weaver's Yard ; or The Yard. 
Or in Leitrim this figure is The Lady's EU. 

This list of known historical conceptions (in Ireland) of the Beit may 
safeiy be extended by examination of the native legendary literature, 
popuiar taies, etc. There the same object recurs as the Beilt Buidhe 
(Yellow Belf) — often the object of a long search, etc. — or the Bâta 
Buidhe, the Yellow Staff of(0) Dubh-da and other magicians or giants. 
One of thèse, a certain « Donnell » [Doinnall'), keeps the magie staff 
u^t^^r/î/sé'/èoH' whileasleep.Or it is the Bachall Buidhe ; or a wonderfui 
Sword of Light, Glittering Swoord 0' the World, White Sword. Such 
was Cd-Chulaind's sword, which shone in the night like a candie 2. As 
thèse objects, sword, elbow-staff, belt, alternate in différent versions of 
the same taie it is fair to conclude that generally we hâve to deal with 
différent conceptions of the one thing. And if we fmd thèse same con- 
ceptions (belt, rod, slat, ell or elbow) even now associated with a striking 
figure in the sky, we may regard that as the object round which ga- 
thered thèse primitive fancies. In one taie of a fréquent type, « The 
Three Dogs » we find two wonderfui hears, a Big Bear and a Littie 
Bear. Thèse, and the magie Sword-and-Belt of the hero, make up the 
whole wonderfui or magical machinery, and we regard them as nothing 
but Ursa Major, Ursa Minor, and — the Belt again. 

We fmd this last object associated, to ail appearance, as a rod, wand 
or the like, with (0) Dubh-da, or Da-dubh, with a magician whose name 
we may venture to read as Domnall ;as in the Tochmarc Emere^, with 
the Ceannaidhe Fionn (or White Merchant) ; as a snvrd or spear, with 
Nuada, Lug, Cu-Chulaind, Mâcha, Oengus, Cormac; as a cliibwïih the 
Dagda and his daughter, Brigit ; as a belt with the Dagda, with Brigit, 
and with Cû-Chulaind. Other conceptions are a wheel or ring; a hammer, 
or anvil, or axe; a plank or table. 



(or Milan) ; « and in France the Delphin editor of Manilius calls them « très (steliae) 
in (Orionis) cingulo quas vulgus vocat les Trois Roys » (53). 

1. Domnall, Lat. Dovenaldus (\V. Dyfnwal; apparentjy from the word now meaning 
« world », seen in Dumnorix, etc., and flath, gniat, vLUos. (Cf. Rhys Lectures yj, 
407). This enchanter Domnall suggests « Righ-an-Domhnaigh », of whom we shall 
hear below as a sort of lord of the underworld,and Righ-an-Domhain (kingof the world) 
in the romances. Cf. the mythical Dyfnwal Moel or Moelmud, one of the Three Wise 
Kings (lolo 37); Ebher Donn, the King (I. Nenniusj4); and the » Three Dons 'Or Donns?) 
of the Bridge. » With the name « the King's Rod » cf. Bel the Lord, and Adonis (the 
Lord). 

2. OCurry M, and C. II 322. With thèse magie weapons cf. the famous sceptre 
spear of King Zeus, of King Hermès, of Agamemnon and other masters, which the 
Chaeroneans honoured above ail gods and fed every day. iPausanias Bceotica /\o]. 



200 Eiirly Celtic History and Mythology. 

Onewho has carefully examined the oldest legends of Ireland and Wales 
would probably admit that the moststriking features in thèse Celtic tra- 
ditions are i. th: extraordinary prominence of names derived from the 
Dog: Cii-Chulaind, Conchubhar, Maelgwn, Cynfael, Conân, Conall Cear- 
nach, Cû-roi'gh, Cuneglas, Cù-glas, Ber-chon (Spit-Dog), Cu-dinasc 
(Hound-let-loose), Cù-gan-mâthair (the motherless, as Cû-gan-ainm 
thenameless, Hound), Concancness (Hound-without-skinl. 2. Names and 
mythological legends relating to the Hand : Nua-da Siiverhand, Mog- 
Ldimhe (Servant-of-the-Hand), Mog-Duirn (Servant-of-the-Fist) ', Fuil- 
dergdôid (Bloodredhand), etc. 3. The récurrence of a flood legend, the 
bursting forth of a well, a lake, etc., and its conséquences. 4. The 
very numerous triads. The Hand, to take it first, was clearly an ancient 
national symboi. It occurs on the seal of ONeill ; and on Hiberno- 
Danish coins (London numismatists were recently at a loss to explain 
it) 2. Passing from the ONeills, it is a familiar English heraldic charge ; 
and — what is much to our purpose — it occurs sometimes on church 
Windows etc., as in the coat of the Astons, with thrce fingers. Several 
Irish families beside the ONeills allude to this hand in their mottoes or 
coats — especially the Ui Sùildhubhâin, among whom the Hand of 
OSullivan is an oath of some weight 5, and who account for it by a 
Three Brothers legend in which we fmd both the hand feature and a 
story of the Cyclops or Three-eyes cycle. We hâve again the « three 
wandering brothers » and Hand associated in the following legend, 
from the oral tradition of Donegal, professing to account for the Red 
Hand of ONeill. 

Three brothers long ago were the first men to corne to Ireland, Fergus, 
Navel (Imlicin), andWhiteknee(Glungeal).To beable to claim the newly 
discovered isle as having touched it first Fergus eut off his hand and 
threw itashore. We hear much of this hero again, Fergus or Froech, son 
of Arm (Roîgh), in connexion with the origines of the Tain Bô Chuai- 
Inge,— Fergus the King (F. Fâl), Fergus Phallus (F. Bot), or the Three 
Ferguses, or F. Ulad (Long-Elbow). Readers of Pétrie know that the 
stone on Tara Hill which that antiquary identifies with the King's Stone 



1. Mac Firbis understood the mythological name Mog-Ruith as Magus Rotae (I. 
Nenn. 265). 

2. Numismatic Society, December 1882. 

3 Croker has also remarked this, and he gives a Latin rhyme about the Manus Suli- 
vanis. The Neills had a legend that when in S. Peter's of Monte d'Oro seven years 
after his death fieret translatio excellentissinii domini Comitis Tir Eoghain e sépulcre 
Apostolorum inventae sunt ambae manus integrae. The margin adds « Manus G Nelli. » 
(Martyrology of Donegal xxxiii). 



Early Celtic History and Mythohgy. 201 

(Lia Fàil) is called Phallus Fergusii (B. Fhearghais) '. The name Fergus 
we shall see reason to explain as Bigfoot, and to class, — with 'Oengus, 
Gurgiist, Gorwst (« the swiftest raan of foot that ever existed, » lolo ^ 36), 
Argentocoxus (silver-foot ?), and many more — in the Oedipus cycle. 
The great Hand telieved among the Hidatsa Indians to corne down eut 
of the sky to steal infants appears in the Irish taies collected by ourselves. 
It is bitten off by a famous or enchanted dog, as in a Colonsay legend [The 
Whiîe Wife etc. Lond. 1865. « The Black Dog and the Monster Hand »), 
and as Tyr's hand by the Fenris \volf and the fmger of Hercules by the 
Nemaean Lion. This collocation or opposition of the Hand and the Dog 
reappears in the ancient division of Ireland into Conn's Half(theNorth) 
and Mog-Nuadat's Half (the South) : for Mog-Nuadat is but the Ser- 
vant-of-the-Hand — like Mog-Lâimhe, or Mog-Duirn — and there is 
reason to suspect that in efïect the other name is the Dog's (or wolf's) 
Half. The division was « Longarm Ridge » (Eiscir Righada), and that 
name also seems to belong to the cycle we are investigating, reminding 
us as it does of the « Lady's Eli » and the « Elbow cf Maui » (Orion's 
Belt). The Chasronean sceptre, a possible localization of the « King's 
Rod » (the Belt), was also found at a boundary (Paus. ix 40). 

The Hound and Hand, or Arm, again appear in the legend of Mog- 
Eime (Servant of the Haft), which has been published more than once, 
and which therefore need not occupy space hère : and in such names 
as Cu-roi'gh, Cù-helin, names which apparently mean Hound-of-the-Arm 
{righ, forearm, wrist), Hound-of-the-Elbow. The famous name Cû- 
Chulaind seems to be of the same class, for we take ils second part, 
Culand, Culann, to be Cû-uilinn (Hound-of-the-elbow = W. Cyhe- 
lin). Uilenn, or Uilinn, or Ulend, occurs by itself as the name of this 
smith or smith god, and it could be identical with Velint or Wayland. 
We may further compare Arganteilin (« Silver-elbow », supra I 538) ; 
and this with ARGENTOCOXUS (= ? arget-coss) « silver foot. ^ » 

The texts published by M. D'Arbois de Jubainville from the Book of 
Leinster (285) speak of the Three « De Danann », or De Domnand, 
or De Dana, sons of Bress son of Longelbow (Elada). They areexplicitly 
said to hâve been gods (BL. 1 1 b', and to havegiven name to Sliab-na- 

1. Confirmed to the présent writer on the hill itself, 26 October 1872. Cf. the names 
for Ireland and Britain, Fail-Inis, Inis-Fail, Fel-Ynys (lolo MSS 3). 

2. Argant-hael, Argant-louuen, Argant-monoc [ibid.] = silver-heel, s.-glove ? With 
Argant-moet cf. the I. mat = hand. We do not know if thèse Celtic compounds vvould 
even warrant a doubt whether the first g is radical in Gargantua, the significance of 
which seems still open to question. We claim, it is hardiv necessary to say, verv little 
weight for unsure spéculations of this kind. 



202 Early Celtic History and Mythology. 

trf-ndee « mountain of the three gods » [ibid. lo a). Thèse three 
wise brothers develope afterwards into three tribes, the magic-working 
Tuatha De Danann of many a legend. They hâve a connexion which 
cannot be mistaken with the west. They first landed in Crich-Corcu- 
Belgatan, which is Conmaicne-mara today ', coming to wrest Ériu 
from the Fir-Bolc (« Men of the bags » according to the old expia- 
nation) — a giant race connected, like themselves and like the Fomore, 
with the storm and the western waves, not impossibly an old embo- 
diment of the Winds \ The name De-Danann, De-Domnand, appears 
again in the Fir Domnann of western lorrus (Erris). It occurs too in 
Dumnonii or Damnonii_, the présent Devon, a district having on its 
east the shire « Somerset », Gwlad yr Haf, the summer country. Now, 
in English as in German place-names, Somer- Winter- mean 
« Eastern », « Western » ; and the district of the Dumnonii may mean 
the western, winterly district, and our Irish name hâve a cognate signi- 
fication. The middle élément [de, ded' was, as we hâve seen, understood 
« gods »5, and the T. D. D. made « Plèbes Deorum » (I. Nennius 44); 
but one thinks oi déad, diad (finis, Z^ 57), and of Fer-Diad (or F. 
Déad) « the great and valiant champion of the men of Domnand » 
(OCurry Fight of Fcrdiad 42 1^. The « Three De Danann » are 
called in the Leabhar Gabhala (B L. 10) « the three last » (in the 
genitive, in triir dedcnaig) though « the three lastnamed » could be 
the meaning hère. We do not affirm that a secure conclusion is sug- 
gested by ail this, but our own présent explanation would bs that one 
constant underlying the legends of the Tuatha De Danann is three stars. 
With this are seemingly coôrdinated conceptions of three western ends 
of the earth, perhaps the isles of the blest, and myths of time. 

It is curious to find three stars developing (by our view) into three 
tribes; We find however the notion]in Westmeath at this hour that the 
Seven Stars are the seven best familles were out long ago : God put 
them up there as a reward4. Keating says of the Tuatha De Danann, 



1. Cath Muighe Tuiridh mit. 

2. Cf., so far as the name goes, the VOLCAE,.or as the form sometimes occurs 
BOLGAE. 

3. Brian luchurba is luchair and 
Trî dee Tuathe De Danand 

(BL. II b.). 

4. In New Zealand the Pléiades are seven departed Maories whose left eyes only 
are visible (Nicholas's Voyage 1. ^1). This conception of the stars as eyes is found 
a. in Ireland, as is shown by certain humorous verses which we believe are from the 
hand of Gerald Griffin [Dublin and London Magazine 1825 p. 4^4)- The stars are hère 
said to be populariy believed to be the eyes of codfish. b. We find the notion in a 
Welsh triad ; lolo 89) where they are called « eyes of serenity. » 



Early Celtic History and Mythology. 20 j 

« what others say is that thereason why theyare called the De Danann 
« tribes (tuathal is because they were in three bodies (dronga) when co- 
« ming on this expédition to Ériu. » 

With the conception of the Très Fines Occidentales (if we may venture 
- if oniy provisionally - thus to read the name Tri Dedomnand), we 
may compare the old names for Ireland itself, Fiiincd and Crioch-na-b 
Fuineadach (from being, as Keating says, in the extremity, fuined, or 
end, western end, of the three parts of the world then known) ; the 
Venet-i (Guened, Vannes) of westernmost Gaul, Venedotia (Gwynedd)', 
Fanait in Northwestern Ireland (Ptolemy's Vennicnium ?). There are mo- 
dem legends from the very land ofthe Three De Domnand, lorrus Dom- 
nann, Erris, of the western land of youth, Inis-na-mBeô, etc. « the 
three kingdoms behind, that is beyond Ireland » (C. Otway Erris and 
Tyrawley Dublin 1841, 251-254). In Welsh tradition we meet the 
« three Islands adjacent » to the British Isles [Mabinogion : passim). 

In the western confines of Europe there were, as every one knows, 
three Gauls ; and we find them personified, as on a medal ot Galba. Cf. 
further the association {supra ii 248) with Vannes of the Three Kings ; 
and cf. the old Celtic name Tryphine, the Three Findemna, the « Three 
Bright Kings of the Island of Britain » etc. 

There is another famous triplicate figure connected with the west 
which must hâve relations to the foregoing conceptions. This is the 
giant Geryon, Geryoneus, of whom Servius says, Ideotrimembrisfingitur 
quia tribus insulis praefuit quae adiacent Hispaniae [Aen. vii 662). 
M. d'Arbois de Jubainville compares Geryon with Balor and his two 
brothers, « Gavida » and « Mac Samhthainn », and the carrying oflf of 
Geryon's cattle with the story of thecow, the Glas Goibhnenn, or Goibh- 
niu's Gray. With him, as with M. Bréal, « Héraclès est une personni- 
» fication du soleil, les vaches sont les rayons de cet astre. »... Balor is 
« une personnification de la nuit «, « dieu de la Foudre et de la Mort » 
(i 1 2) ; or even by a confusion « le dieu du jour. » Our own view is that 
Balor does indeed answer to Geryon, to the Cyclops, Triopas, and the 
modem Greek Trimmatos (three-eyes), for a reason stated below. The 
cattle are Manand^n's seven dying and revivescent swine ^, the pigs 
that are eaten and never destroyed in the Land of Youth, the boar- 
swine of Odysseus (360 in number. Odyss. xiv), the cows of Helios (in 



1. Mr. Rhys connects Veneti and Gwynedd, but reads the root differently, suggesting 
the A. S. ivine Ir. fine a sept. (Celtic Britain 307). 

2. M. d'Arbois de J. reprints a long legend about thèse from Mr. OGrady. 



204 l^arly Celtic History and Mythology. 

the threecorned island ofSicilyl, the herds of Aides, the horses killed 
and revived by Oengus, the children of Cronus swallowed and disgor- 
ged, the seven kids swallowed and disgorged by the wolf in a German 
and Irish story. 

They are mentioned in jocular allusion by an English poet : 

there sure did raine 
A cow or two from Charles his iVain^. 

We take the constants to be i . the seven stars of Ursa Major 2. the 
days of the week and year. Geryon we make a winter and time 
giant. Whether M. d'Arbois is right in Connecting his name with the 
TARVOS TRIGARANVS we do not undertake to say. That group we 
would identify with Taurus and the Belt stars of Orion, and compare 
with Greek gems whereon the three Charités (note the approximation 
in Sound) are shown standing on the BuU's head^. Compare the three- 
headed divinities in various Gallic sculptures. The tricephalous ter- 
mini are embodiments of time icf. Hermès Trikephalosi, three periods 
of the year, of human life etc. Egyptian sphinxes, with three heads, 
are thus explained by Macrobius [Sat. i 20). Other time myths are Hé- 
cate, Cerberus and the Chimaera. Vide infra 207. 

M. d'Arbois understands Tuatha De Danann as « gens du Dieu dont 
la mère s'appelait Dana » (144^, and he makes them « dieux du génie 
artistique et littéraire » [ibid.], « dieux de la vie, du jour et du soleil » 
(103), as opposed to the « Fomôré », « dieux de la mort, de la nuit et de 
l'orage » . He further remarks — rightly, as we think — a relation between 
the legends of Balor, the Cyclopes, and the Tuatha De Danann?, without 
apprehending what (according to ouf own view) is a common basis 
of the myths. Balor in the oral tradition of Donegal is sometimes a giant 
with three eyes ; the modem Greek représentative of the Cyclops (the 
Trimmatos) is sueh another; and in a bronze head of the Cyclops in the 
British Muséum this three-eyed conception seems plain enough too. It 
may be derived from Orion's Belt. Balor suggests the Cornish Bellerus-*; 
and M. d'Arbois refers to Belleros and Bellerophon. 



1. William Browne Works éd. Hazlitt. 

2. One of thèse gems, formerly in the Tassie collection, has been often engraved. The 
three Charités stand on the BuU's head ; the seven Pleiad stars are arranged along his 
back. Cf. Preller 3 I jyi n. 3. 

3. In thèse legends the giant Mac Samhthainn = Mac Samhna ? Samhuin is the first 
day of winter. 

4. Lycidas 160, Cichol the Fomorian may be the Cyclops. 



Early Celtic History and Mylhology. 205 

The King of the Tuatha Dé Danann is Nuada of the Silver Hand, iden- 
tified by Mr. Rhys with a Romano-British deity NODENS. The fight 
between the T. D. D. and Fir-Bolc, etc. seems to turn, in partat least, 
on the possession of the fruits of the earth. It is at the Calends of Winter, 
as the Welsh call Samhuin ; and the flean, slim ?) giant Sreng, who eut 
ofï the Hand, answers to the wolf in the Eddaic legend, « the swai- 
lower of the loaf of the heavens «. So Bress the Fomorian is a stingy 
king ; and the Fir-BoIc and « Danes » in taies in our own collection 
starve the Irish heroes. Mag Itha, whichoccurs in thèse Irish mythologi- 
cal legends and also in Norse tradition, could be « Wheat Plain ». Mag 
Tuirid, a no less famous battle plain, suggests mag tuirinn, which again 
would be « Wheat Plain ».We do notknow whether Nuada (gen. Nua- 
dat) is one name with Nodens ; but the Irish name belongs to a large 
class, Nua-da, Al-dai, Dag-da (or Dag-dae), In-dae ', Enda (= Oenda), 
Sir-lâmh, Buan-lâmh, Ol-lâmh Fodla, Oilell (= Ildân) Olum {= ? 01- 
lâmh), Al-dôid,etc. Thèse, or most of them, canonlybecompounded with 
dae,a. hand [dae .i, Idmh, OClery), and the better-known Idinh and dôld; 
and the sensés we take to be Stronghand {nua ; see R. s, v.), Great-hand, 
Good-hand, One-hand or Only-hand, Long or Constant-hand, Great- 
dividing-hand (fodail divisio, Z^ 874), Great-hand-of-many-arts, etc. 
Nuada is the Welsh Nudd, the father of little Gwyn ; and this last is 
the Irish Find or Manandân son of Aldôid (Great-hand). 

The Hand again is often met with in the old royal généalogies. Eogan 
M6r — or Mog-Nuadat, the Silverhand [the Lagenian lugaine M6r ?) — is 
the leading figure in the Munster Unes ^. His father's name, Oilell Olum, 
suggests Illan, Ilddn Ol-ldmh Great-Hand-of-Many-Arts (?), The name 
of the Northern province Uladf and that of the royal races Ddl-Riada, 
seem both to mean the clans of the Long-Arm (iile, or ulind, elbow, righ, 
wrist, forearm). In the east of the island the Lagenian kings — riograid 
Laighen cland Caithaoir — were from Cathair Môr of the Red Hand. Nor 
is the élément absent from Connacian tradition. 

The Médian Emperor dreamt his daughter 
Had — al! Asia under water. 
And that a vine sprung from her haunches 
O'erspread his empire with its branches — 



1. In Dut. Cycle Mythol. 14, where mac liidui is reiidered « fils de De ou Dieu. » 

2. a. This Eogan Môr, whom we suggest to be the same figure with the lugaine Môr 
of other généalogies, recals the legendary Owain son of Arthur of Britain. 

b. We take this Owain to be one and the same with the hero of the legend of Saint 
Patrick's Purgatory. This again reminds us of Oisin in Tlr-na-n'Og. 



2o6 Early Celtic History and Mytiiology. 

as the rough Butler has the Herodotean legend. Just such a dream had 
the Geirre6gin, mother of Cathal of the Red Hand, in Irish tradition a 
hero of the type of Triptolemus, of Sir JohnBarleycorn, of Cearbhall O 
Dâla', and « John Duvyer Esquire, » — corn and growth heroes. The 
dream incident hère suggests the birth of Orion ' ; and Cathal's birth is 
obstructed in a way which recals the birth of Hercules. 

In this place should be mentioned the inedited Irish taies of the Three 
Wise Brothers, al. KingSolomon and his Three Wise Servants (thieves); 
or the Three Wise Dogs, whose nest was in a tree. In an Odenwald 
story thèse éléments become The Little Tailor and his Three Dogs 
[V/olf Deutsche Haiismàrchen Gottingen 185 1), — recalling the common 
name for the Belt, the Tailor's Yard-wand — and in English rhymes, 
King Arthur and his three sons, or three serving-men -. 

Thèse conceptions bring us within the Thumbling cycle. The young- 
est of the Three Wise Brothers has the magie thumb, otherwise an attri- 
bute of Find, and of Conân (the little dogl.We meet the strong mid-fmger 
of the giant Goll or the Fer Ruadh (red man), the first madman in Ériu, 
As Isis feeds her son with her fmger we fmd a famous Irish « Hag of the 
Finger » — a legend however perhaps arising from a false popular 
etymology. 

If we are to recognise in the Irish hand with three fmgers Orion's 
Belt we may compare the unexplained myth of the three {al. five or ten) 
Dactyles, or Fingers, of which by some accounts Hercules was one. 
Another triad, the Hindu Trimurti, were born from a blister on Bha- 
vani's hand. We would suspect the same basis hère as for the notions of 
Siva's three eyes and trident — old childish fancies about the Belt. The 
Cape Dutchmen hâve a solemn oath- by the Three Kings of Cologne 
(always associated with the Belt) in making which they hold aloft 
the middle finger of the right hand. The Kings are sometimes shown 
making such a gesture in old représentations of the Adoration of the 
Magi. Boys in York may be seen playing a variation of « Bocca, Bocca, 
quot sunt hic? » in which they successively hold up three fmgers, 



1 . cf. the mediaeval riddle : 

Die mihi quod flumen soleat conscendere montes ; 
Hoc mihi si solvas Oe'^ipus alter eris, 
The story of Orion and his three fathers has again a paraliei in the génération of 
Lug a. by three dogs, whence his name Lugaid mac tri con, or b. by the Three White 
(or brighti Brethren, the Findemna. The three stars of Orion's Belt may be the détermi- 
nant in thèse legends. 

2. We are prepared to fmd a triplication of the figure of Solomon himself (Noël 
Dictionnaire de la Fable s. v. Gian i. e. the notion of Three Wise Kings). 



Eiviy Celtic History and Mythology. 207 

which bear very unbecoming names. Ormuzd marked with three fingers 
the time the world endure. The week is sometimes a « hand » 
[infra 217) ; the fingers days, and Thumbkin the hero of the family. 

There may not be any thing in the phrase « hand gods «, found 
in the heroic taies, but it suggests the red hand and three wande- 
ring brothers, and the Three De Danann. Again the « Arm of Nuada's 
Wife » [Righ Mnd Nuadat) ontheBoyneseemsamerelocalizationof « the 
Lady's Eli » (Leitrim) and « Maui's Elbow » (New Zealand], Thèse are 
living names for Orion's Belt; but the two Bears were « Rhea's Hands ï>. 
We meet the « gold and silver hands « of a witch in certain Irish lake 
Belt. The legends related by Otway. 

The triplications associated with the Belt of Orion (cf. the tripli- 
cate national symbols, shamrock, lilies_, etc., of Ireland, Wales, Mann, 
and France) may be related to two very ancient riddies, One is that 
of the Sphinx about the three âges of man. This notion of three âges 
is found in the Indian Trimurti ; and that triad, like Siva's three eyes, 
three-pointed spear, and « lotus footprint », we refer in part to the 
Sphinx is on other grounds Time. 

The second riddle is propounded by Damoetas tohisfellow shepherds 
in Virgil's third Eclogue : 

Die quibus in terris — et eris mihi magnus Apollo — 
Tris pateat caeli spatium non amplius ulnas . 

With thèse « three ells » in the heavens cf. our Leitrim name for the Belt, 
« the Lady's Eli ». 

We meet a magician called indifferently Dubh-da or Da-dubh (Black- 
Hand ; cf. Melampus) owner of the Yellow Rod, and connected, like Ma- 
nandân or Oengus or Marcach or the Dagda himself, with enchanted 
swine or horses which disappear when they come to the water — days, 
clouds, or streams. Compare again the classification of the Irish tribe on 
the basis of the Geil-fine. The word is understood as Hand-Family ; 
and at ail events there can be no mistaking the allusion of such fanciful 
names as Ingen-for-méraib, « Nail-on-fingers, » for the youngest branch. 
Lastly note how, as Hand and Dog divide 'Eriu between them (« Mog- 
Nuadat's Half » and the « Hound's Half ») so the same ideas appear 
to survive in the provincial names. Ulad is Long-Arm or-Elbow. 
The Connachta, like the Conmaicne, are the Dog-Tribes. We shall 
show reason for believing that the Laigne must mean the Whelp- 
Tribes (They are named e. g. with the Saithne, or Bitch-Tribe, in the 
legend of Cormac Galeng). The old Momonian name suggests Big- 



2o8 Earh Celtic H'nton and Mythology. 

Hand (mdand mdn. i. him : Cormac], for Lug is called indifferently Idmh- 
fada (Longhand) and Lug(aid) Maman '. 

Having said thus much, in sufficient détail to justify what must seem 
at firstabold induction, — and duly admitting thehazardous ciiaracter of 
such spéculations, where no man is safe but the critic who is ca- 
reful to offer nothing new — we suggest whether the wise Dagda, Dag- 
dae, and his three sons, Brigit and her three sons, tha Three De Domnand, 
or the three Brigits, Fergus and his two brothers, the Three Ferguses, 
Medb and her three sons (Fergus, Lugh the Whelp, and Conall), etc., 
are not différent old conceptions of which the Be!t and its three stars are 
the déterminant, tobecompared with the Wise Kingand his three servants, 
or the Three Wise Kings, or, again, the Tailor and his Three Dogs. 

ODonovan rendered the Dagda's name as « the great good fire ». 
M. d'Arbois de Jubainville makes it « good god » (« Dagdê = 'Dago- 
dêvosou bon dieu... le Zeus ou l'Ormazd de la mythologie irlandaise» (15). 
Our own view is that (as already said above) the unexplained élément 
in Dagda, Dagdae son of « Long-elbow » (El-ada), is the same élément 
found in Nua-da, Én-da, etc., a word [dae] \\hich is explained by Clery 
by Idmh (hand) and by ODavoren by righ (forearm) or guala ishoulder). 
Cf. the Strong Hand, Working Hand, adored under that name and 
image by the Mayas and other races of central America ^ 

This analogue of the Dagdae iCukulcan has not been explained ; 
and generally the things which are obscure in Celtic mythology 
belong to a class which await explanation elsewhere. Thus the Dagda 
and the Mac Oc are Cronus and young Zeus. Irish tradition asserts 
that the first, like Saturnus, was an earth god >. As Eochaid Ollathair 
lallfather he answers to Allfather Odin ; and ,as pointed out by our- 
selves some nine years agoi he answers to the Gallic Mercury or 
Dis Pater. He is identical with Lug Longhand, master of ail arts 4, 
\vhom again we believe to be one and the same with Loki. He is « the 
good man « iw^e hâve an inedited taie, « Goodman's House and 
Noman's Land ^ ; the little good hero 1 Dagân • Ruad Rofhesa (the 
exceeding-cunning red onei — suggesting Robin Goodfellow. In the 
untranslated Caîh Muighe Tuiridh, which M. d'Arbois does not quote, 
the Dagda is called Fer Benn man of the horns . He thus answers to 

I In the ancient romance The Story of Mac Datho's Swine : Lugaid Mumân mac 
Tri Con. 

2. Bancroft Native Races of the Pacific States III en. 

3. D'A. de J. Introduction à l'Étude de la Litt. Celt. 282. 

4. Udanach. With Sab-ildanach (Lug, Cu's father) cf. Sualtam (also Cu's falher), and 
lllan or Oilell. 



Eaiiy Celtic History and Mytlwlogy. 209 

Cernunnos; perhaps to Cornân the fool, that escaped the flood i==Fin- 
tân?i'; to Pan; to Epaphus ; to the horned Siegfrît, and his English 
form, Hycophrix, Hycothrifi, Tom Hickathrift ; to the horned Cù-Chu- 
laind iCù na hadhaircei^; to brute-eared kings like Labrad, Midas, and 
King Eselohr. In the Cath Muighe Tuiridh Dagda, like his daughter. 
« Brigit the great eater », makes a monstrous meal, and, like Cronus 
and Gargantua, disgorges it. Again he carries a swineherd's goad, and 
his pigs must be Mananddn's Circe's and Odysseus's swine, Dâ-Dubh's 
pigs -, Helios's oxen, Proteus's herd, Oengus's horses, Donoghoe's and 
Gerôid larla's white horses \supra IV 1961, Loki's goats, Achiileus's 
ants, Labrad's régiment of badgers-, Maelgwn's white dogs. 

II. 

It is not strange that the acute and learned men who hâve written 
on the myths of Cronus and Circe should hâve often gone very near 
the solution of them, without wholly clearing them up. Welcker rightly 
explains K.ronos as Time idie Zeit. G. G. I 274I; and he appears to 
recognise, with Heyne, in the swallowed children [ibid.\ as Preller in 
the eaten oxen of Helios, etc. (G. M. 3 I 316), the days. Preller has an 
unlucky etymology of Cronus, but he is otherwise, as always, judicious, 
and he points to a Maori parallel to the violent divorce of Heaven and 
Earth op. cit. I 461. Mr. Tylor cites several versions of the swallowing 
myth^ Maui, who ihe thinks) is « among the clearest and completest 
personifications of the sun », Jonas iwho, need we say, is ano- 
ther), Tom Thumb, and Little Red Riding-hood [E. History of Mankind 
1865, 356-338). Sir George Cox has at least a just comparison of the 
Cronus story with the Wolf and Seven Little Goats — the days of the 
week Grimm, K. und H. M. n" 5. Myth. Ar. Nations I 3581. Expia- 
nation seems to hâve gone no further than this : and we hâve to learn 
why Cronus is a hooded figure; why the stone was muffled up; the 
meaning of the sickle, the mutilation, the horse and dragon features, 
and the association with the number seven >. 

We will endeavour to answer thèse questions hère, because the myth 



1 . Fate of Eochaid Mac Maircdo éd. Crowe 98. 

2. Inedited taie. 

3. See the views of récent writers in the Academy, 1883-1884. Thèse views (which 
are delivered with much emphasîs) leave, so far as we can see, the myth of Cronus 
exactly where Preller, Welcker, and Heyne left it. However there is .<;ome négative criti- 

ism. 

Rcv. Cclt. VI. 14 



2 10 Early Ccltic History and Mythology. 

is of a type the most important ; because it admits of a fcll and 
satisfactory explanation ; because, above ail, to explain the myths of 
the Cronus and Circe cycle, and to clear up the relations of the 
Dagda pointed out above, will be to illustrate the chief features and deal 
with the chief difficulties of Celtic mythology. Thus « a Saint-Juliac », 
as at Delphi, we meet the mufflled stone, « un menhir ... un mètre de 
» haut est une dent que Gargantua se brisa en avalant trop précipitam- 
» ment une pierre emmaillottée qu'il croyait être un de ses enfants «'. 

The Hôdeken myth — the myth of a hooded, capped, or cloaked 
hero — - is common in Celtic countries. Dom Martin engraves an 
ancient Segusian medal where a little cloaked figure appears, just 
as in familiar représentations of Telesphorus -. In ancient Ireland 
we meet Cruimchend and his cloak, Cian \^^ Lugi and his caul, the 
cloaked Manandân lor little Find', and the Cailleach icucullata). In 
modem inedited Irish taies, the Thief of the Black Cap, Mâghnus Car- 
rach, the Paistin Cdl-carrach ipuerulus scabiosus) — who recals King 
Énda Cennselach ^foulheadi, — Red Riding-hood and her gold arm, 
etc. In France, Coiffette (= Mother Redcapl? and Perrault's Petit Cha- 
peron Rouge. The superstition of spécial luck attending a child with a 
caul (Coiffé) is found everywhere. 

The oxen, swine, or the like, « Manandân's magical swine which 
» reappeared as often as they were killed and eaten » are, as Mr Hen- 
nessy observes, everywhere in mediaeval and modem Irish romance 
[Supra, II 92), and everywhere in the much older traditions of the 
Celtic Hercules 4, Geryon, etc. The ancient tales^ the Tâin Bô Chuailnge, 
Tciin Bô Fraich, etc., clearly had a similar original basis. We meet 
the animais again as enchanted white cattle with red ears, and as the 
Breton and Norman Bœufs des Fées, « qui ne pouvaient travailler ni 
avant le lever du soleil ni après qu'il était couché s. » 

Our own view is that the above myths hâve been built upon, and 
hâve adjusted themselves to, a few leading constants, — the stars, 
especially Ursa Major and Orion ; light and darkness; time ; the year ; 
winter and summer ; the days, the shortest day. Thèse are often 



1. Sébillot Trad. H. Brtt. 1 16. The name of the giant has been explained « le 
dévorant » {supra I 139). Shakespeare speaks of a » Gargantua's mouth». Vide supra. 

2. Rel. des Gaulois II 23. 

3. « Coiffette est morte » (Sébillot op. cit. i }9) = « Great Pan is dsad ». Mer- 
hisines, figures of Mélusine made of pastry and sold at fairs, were also bien coiffées. 
Histoire de Mélusine, tirée des Chroniques de Poitou (Paris 1698). 

4. See them set forth by Preller (G. M'^ II 202 sqq.). 

5. Sébillot op. cit. I 120. Cf. Pryderi's pigs [Mabin.). 



Eaily Celtic History and Mytiiology. 211 

conceived of in savage and childish vvays, and the survivais of thèse 
wild conceptions are the things that perplex us in mythology. 

In offering an explanation of the hooded figures we cannot separate 
the myth from that of the child or dwarf god or hero. We must class 
together Maui the Baby ; the Mac Og child or little Find ; Manandân, 
Mongân iMy-little-Find ; the Mac Beg or Cû-Chulaind ; Conân Maol the 
little bare dog ; Lug the whelp ? = laogh ; little Gwyn ; Ogma = the 
youngest ? ,Ogmios ; Liber the child ; Wâinâmôinen ; Dagân ; Staffan 
iStephen'i and his foals; Lokiand hisgoats; Marcach Manandân and his 
horses ; Find or Conân sucking knowledge out of his thumb ; Brahma, 
little Mercurius, and Harpocrates in a like posture ; the little thief 
Hermès, the young thief Yehl, the Thief of the Black Cap ; Hôdeken, 
Friar Rush, the Cleric of the Goatskin Irish , the Cleric of the Rain 
I Breton , the Clerk of the Weather English , the monk Charos, the 
Neapolitan Monaciello, CoifTette, Telesphorus, Hakelbârend, the cloa- 
ked Hermès, the cloaked " Wormhead « ? Cruimchend , the cloaked 
Manandân, the Black Thief, etc.; True Thomas, the True Old Man of 
the Sea, Donn Firinne, Siegfrît', ihe truthful Hycophrix, Thomas 
Hickathrift -. the Scabbxpolled Child Pâistin Cùl-carrach , Mâghnus 
Carrach Magnus Scabbypoll : inedited Irish taies , Scabbypate modem 
Greek , le Petit Teigneux Corsican ; Ashypets — Caeculus-; Hermès^; 
Indra4; Rhodopis ; Askovitz ; Ashenclàs; the Cauld Lad, etc.; heroes 
and heroines of a shoe or footprintslory, Oedipus; lason, « the man with 
the one shoe *s; Fear-na-leathbr6ige man ofthe one shoe^ ; the Lu- 
prachân7; Helena^; Bertha Bigfoot; MélusinC; the bigfooted Find; 
Singlefoot 'Oengus ; the bigfooted Charlemagne; the Splayfoot Knight 



1 . From Sicker (segur, securus) sure ' 

2. So called from his bUnking eyes. Cf. Billy Blin 'Border Minstrelsy). 

3. CalUmachus Hymn to Artemis 69. 

4. Indra took the guise of a naked beggar bedaubed with ashes when he was stea- 
ling ihe sacrificial horse. This épisode is apparently the theft of the cow by Hermès, and 
that of the White Mare or the Steed 0' Eells by the Black Thief. Indra's car seems to be 
the Wain. Indra, again, recovering the oxen answers to Hermès. 

j. Apollodorus, I 9. 16 : aovo^âvoaXoç. Pindar Pyth. IV: [jLCivo/.or,'-;ç. 

6. Inedited taies. Fear-naleathbroige is an ogre or vampire of the same family with 
Barbe-Bleue and L'Orne a las Dens Roujos in the Agenais taie of M. Bladé. 

7. There is a traditional explanation of Luprachan, Leprachan, Lubrican, as man of 
the « one shoe ». « a pigmy sprite suppcsed to be always employed at making or 
» mending a single shoe, from leîth. one, or half a pair, brog, a shoe ». OReilly. The 
shoe figures in Luprachan stories very much as in the Cendrillon cycle, e.g. in Croker's 
Fairy Legends, « The Little Shoe ». This is essentially the same with Arndt's taie from 
Rugen, the Dwarf and the lost Class Shoe, Mtsrchen- I 197. Vide infra. 

8. Helen's shoe fell ofî when Paris was following her, and the place at Sparta was 
called -'j SavoatX'.ov (Ptolom. Hepliaest. IV). 

9. She left the print of her foot on the window-stone when Icaving Lusignan. 



2 I 2 Early Celtic History and Mylhology. 

iRidire-an-Spleadhai; Sâlfhada ; Sâlmhôr. Drivers of a car or nain, or 
men condemned to drive, or hunt, or wander for ever, Corbmac 
^WormchildPi Longelbow ^Ulfadal, Bryan the Carman', Cruimchend and 
his coach, « Saint Martin's Car n, « Jack and his Waggon », the Un- 
resting Waggoner, the Wild Huntsman, the Night Raven (the same), 
Sisyphus, Seân Tincéiridhe ', Jacky the Lantern ', Odysseus, the Wan- 
dering Jew. The figure is found also theriomorphic, as the Wandering 
Ox (Beugle Errant^, Night Ox ^Bagle Nozl, Veau Blanc, Bête Blanche, 
Ourse Blanche — which are associated with midnight. 

Lastly a niiscellaneous class lincluding the grain heroes Eulens- 
piegel, Pan, Priapus, the priapic « Jack » the baker's boy", Adonis 
Pygmaion, JohnBarleycorn,Peppercorn,Cock Robin, « the little Drean » 
^wren] « that lay in the cradie for seven years long « ', the smith's boy 
1= Kedalion'i. Aithirne, or Amargen -, or Cû-Chulaind. 

Our présent conclusions on some of thèse myths, the chief difficulties 
of mythology, would besummarized in the following generalizations. 

1 . The child or dwarf is la) the Thumbling star in the Wain ib) the 
young light or day, young week, year, or sun iC' the shortest day 
|S. Thomas, S. Stephen, S. Nicholas, Yule). 

2. The hero muffled in a cloak, hood, or cowl ; or half hidden in the 
ashes, is sometimes the same dim hardly discernible star. With this 
are coôrdinated conceptions of the dawning or contracting light, 
See examples infra, p. 252. 

5. The shoe in the extensive Cendrillon cycle seems an otherwise for- 
gotten conception of Ursa Major. It is further connected with time. 

4. The /mge/oo?ofOedipus, Find,TuirbhiBigfoot, SOLIMARA = Seach- 
rân Sâlfhada long heel'i and Sotal Sâlmhor (great heel^, Berta 
Bigfootetc. is the same as 13'. 

3. The myth or mythological popular taie is often the coordination in 
one séries of différent conceptions of the same phenomenon. 

6. The constants and déterminants are few : the differentiations without 
number. 

Proceeding to apply thèse propositions in détail we would class 
Cronus as a hooded god with like figures just enumerated; a classi- 
fication which implies that the Cronus myth partly relates to Ursa 
Major. Such a connexion is manifest in some of the figures we hâve 
grouped above. Wâinâmôinen is always said to dwell in this constel- 



I. Inedited taies. Char S. Martin and Jack and his Waggon are Ursa Major, 
j. Book of Lcinster 117 b. 



Eatiy Celtic History and Mytlwlogy. 213 

lation. Pan, deus Arcadiae, is the young bear, Arcas, son of Callisto, 
or Ursa Major. The Unresting Waggoner, Wild Huntsman, the nun 
Tutosel, the Night Raven, thèse are ail most distinctly identified in Ger- 
man tradition with the driver-star, « Jack Thumbling », of the restless 
midnight Wain, which is called, \ve are informed, in Buckinghamshire 
« Jack and his Waggon. « The Holstein version of the taie of Hans 
Dùmkt (which is told in Ireland of Crom Dubh; was published by Mùl- 
ienhoff Sagen Màrchen und Lieder Kiel 184^'. Hans was a serving man 
to Our Lord as Crom Dubh to Saint Patrick', and an illconducted one. 
« Darùber ward der liebe Gott endlich sobôse dass erihn auf die Deich- 
» sel des Himmelwagens setzte, \vo er jeden Abend zu sehen ist « 
(p. 560). MM. Kuhn and Schwartz [Norddeutsche Sagen. Leipzig, 1848) 
hâve equally clear accounts of the Dùmkewagen, Dùmekens Fuhrmann, 
Nachtrabe, etc. The legends are referred to by Grimm ; they are col- 
lected in English in Thorpe's Northern Mythology [London 1852: ; and 
they hâve been partly studied by M. Schenkl [Cermania 1863' and M. 
Gaston Paris Le Petit Poucet et lu Grande Ourse Paris 18751. 

We might show in the same way that the wain of Thomas Hickathrift 
is Thumbling's celestial Wain, « Jack and his Waggon » ; that Harpo- 
crates is the young year or weakling sun born in winter ; that the « little 
Wren », and " Tom Thumb », and « Staffan », are the shortest day 
S. Thomas, S. Stephen ; and that the notion of a thief carrying off 
oxen and reversing the tracks could come from the backward and for- 
ward movement of the \Vain,whichtheBiscayansin a story regard as two 
cows carried off by robbers, the owner, his family, and his dog the 
little stari being in pursuit '. The inedited Irish taie, Baa siar Ui Riagdin 
as baa aniar Ui Riagdin, « Regan's cows drivenj west and Regan's 
» cows east », has, we believe, the same ancient basis. 

We may point out in this place the forms in which the Thumbling 
myth is found in Celtic legend. Find is the best-known. M. d'Arbois de 
J., writing of a certain spell performed by Find, where, as usual, he put 
his thumb in his mouth, says « Pour exécuter ...teinm loida il fallait 
« mettre un pouce dans la bouche, poser un bâton » etc. {Introduction 
25 lU.. « Ce geste semble être un des éléments du rituel magique du 
teinm lôida [Ibid. 250 . This however is not the sensé of the legend. 
M. Liebrecht long ago pointed out that Find sucking his magical thumb 
is the same with Brahma or Vishnu sucking wisdom out of his thumb as 
he floats on the pipala leaf Gervasius von Tilbury i ^ô.Cf. Grimm D. M. 

I Le Folk-Lorc du Pays Basque. Par J. vinson (Paris 188}) 8-9. 



2 14 Early Celtic History and Mythology. 

li 451). There is a legend of the Saint Brandan cycle wherein a thumb- 
long man thus floats on a leaf (Grimm D. M. loc. cit. Engl. translation!. 

The magical thumb is again, in inedited taies, attributed to Conân. 
And sometimes we meet a « strong midfinger » in which ail the giant's 
strength lay. In France Perrault's story, le Petit Poucet, is without doubt 
an old Celtic taie ; and in Wales we meet « Eirchion the Thumb-war- 
rior » ilolo 3) ; Twm Gelwydd Teg (=: True Thomas, or Hickathrift. 
Ibid. 202) ; and Twm Sion Catti. See our remark supra 207. 

Cronus's sickle may be a conception of Ursa Major, or of the Belt, as 
thelatter is called by the Finns « Wâinâmôinen's Scythe»' and in Ger- 
many the « Three Mowers. » The Great Bear is as much like a sickle 
as a « dipper » iladle; the name for the constellation in the United 
States) 2. Gargantua's ladle, localized at Saint-Brieuc, Gahard, and 
elsewhere?, is the same thing; and the Dagda's ladle, big enough to 
allow a couple to lie down in the middle of it^, It is mentioned by 
Reginald Scot, and by the oldplaywright Middleton, in The Witch : 

Hccatc. Urchins,elves, hags. Satires, Pans, F'auns, silence. Kil-with-the-candies- 
tick, tritons, centaurs, dwarfs, imps, The Spoon, the Mare, the Man-i'the 
Oak, the Hell-Wain, the Fire-Drake, the Puckle... 

It is probably the proverbial « long spoon « of the Devil ; and it oc- 
curs in an English child's rhyme, with other celestial fancies : 

the Cat in the Tree (or the Cat and the Fiddie) 

The Cow jumped over the moon; 

The little Dog Rover he laughed at such sport, 

And the Dish s ran away with the Spoon 6. 

The « Spoon », « Hell-Wain », and « Fire-Drake » are the same 
[supra 212 (5I]. Cf. the Mecklenburg Frû Wâgen. 

The mutilation of Cronus reappears in the Egyptian Typhon-Osiris or 
Two Brothers taie ; in the Adonis cycle ; and we fmd it, or something 
very like it, in the story of the Dagda given below. Ursa Major is called 
by a name meaning the àspocjiâXXdç among the Chippeways [Mélusine II 
^2 . The mutilation story could arisefrom the blending ofthis conception 



1. Al. « sword ». Castren F. M. 320. 

2. VVebster's Dictionary s. v. dipper. 

3. Sébillot Gargantua dans les Traditions Populaires ç), 67, 186. 

4. Cath Muighe Tuiridh Harl. 5280, j6'>. 

5. « The Broken Dish » or « Dervish's Dish » is Corona Borealis (See Mr. Higgins's 
Arabie Star Names Leicester 1882 p. 22). Cf. the Mwys Artur, and Mwys Tudno. 

6. A Suffolk oral version. 



Early Celtic History and Mythology. 215 

and that of a sickle [supra 212 \y]: but it is also implied in the violent 
séparation of Uranus and Gaea, as in the Maori taie (Grey P. M. 4 
Schirren Wandersagen 41-42I. 

It occurs also in the Thumbling legends. The toe [pollex] of the Black 
Thief (= Hermes-Thumblingl is eut off by the giant '. The driver of the 
Bloody Coach {Blutkutsche] at Antwerp (one of the many forms of the 
Wain) kidnaps seven-year old children and cuts off their great toes^. Of 
Mùllenhoff's hero, Hans Dùmkt, it is expressly said thathe waspunished 
llopped short ?) for cutting chaff toc long 5. The Cailleach Bhéara lin an 
inedited tale\ the Manx Phynnodderee, and a Northamptonshire bogie 
are ail described, now as taken to task for cutting the grass too long, 
nowascroppingitdangerously close. This trait then has référence in cer- 
tain legends to the harvest; sometinies the cropping of the daylight may 
be meant. Thus a Greek poet has the expression 

When youthful reapers lop Demeter's limbs 

John Barleycorn, the ballad says, was « eut by the knee »; and to 
this cycle, whatever the origin, must belong thewounding ofOdysseus, 
of Tsui-Goabs, and many more, in the knee. The cutting off of the 
children's toes was c im August, als das Korn hoch stand ^. » The 
wound may also be a conception of the red dawn. 

The muffled stone, swallowed by Cronus and Gargantua, is Little Red 
Riding Hood or Rothkappchen swallowed by the Wolf (= Ursa Major), 
which swallows the seven kids [-^ the seven stars) in another version. 
Thumbling himself coôrdinates the conceptions : « Ich war in einem 
Mauseloch, in einer Kuh Bauch, und in eines Wolfes Wanst » (Grimm 
K. und H. M. 57I. Daumesdick is known to be « Hans Dùmkt «, the 
star 80 by ^ ; the « mouse « in this story, in the myths of Apollon 
Smintheus, Persephone, the horned god of the Saintes altar, the goat 
Pûca (who appears in inedited stories as a rat with long taill, the rat or 
mouse which carries Thumbling to the hunt andCendrillon to the bail 7, 



1. The Hibernian Taies (chapbook). 

2. See the legends given by Wolf from oral tradition, Niederldcndische Sagen (Leipzig 
1843I pp. 522-523. 

3. Ziir Warnung fur aile Knechte die den Heckerling zu lang schneiden (360). 

4. Plutarch De î-nde et Osiride c. 66. 

5. The dawn, according to some. Cf. « Whiteknee » supra 200. 

6. Wolf op. cit. p. (22. 

7. It seems more reasonable to regard this as an old traditional élément of the legend. 
Cf. the diminutive size of Cendrillon also implied, and the Danish Cendrillon, « The Girl 
in Mouseskin. » 



2i6 Early Ccliic History and Mythology. 

the rat associated with ihe legendary Saint Martin ifrom whom Ursa Major 
is called Char Saint Martini, and the mouse swallovved by the dog or 
horse Labrad in a legend preserved by Keating should ail relate to the 
same little star. Among the Karens, as with the Burmans and Hindus, 
the Great Bear is « the Eléphant », and a little star explained by a mis- 
take to be the pole-stari runs up it trunk '. In the Haute-Loire the 
little star (sometimes called Alcor) in Ursa Major is « un rat qui vient 
» mander les julhas ^leathersi du joug des bœufs 2. » An English rhyme 
points to a like conception 

The mouse ran up the dock, 

The ciock struck one (in the night), 
Down the mouse ran . 

So in the taie Der Wolf und die s'ieben jungen. Geislein the youngest 
creeps into the clockcase lin den Kasten der Wanduhrl. This very cons- 
tellation is used to tell the time of night by — how much before or after 
midnight — in Westmeath, etc., as in Schleswig the country-people 
observe Orion >. 

Thumbling in the « wolf « or « cow » is the little Conàn in the 
mountain called Corann's Swine iCéis Corainni • and Charles a {juo the 
Charleswaini in the Kyffhaûser, which bas its midnight sow also 4. And 
the sleeping warriors confined in Muc-ais, the « Swine's back « 
mountain, the Seven Sleepers and their Dog != Conân^, the heroes 
in the Wooden Horse (Greek) or Eléphant (Hindul, little Find and 
his seven heroes swallowed by the Red Ox (Damh Derg), seem al! con- 
ceptions of thestarry bear, «éléphant «, « swine «, « cow », « wolf», 
« dog », « horse », or the like, regarded, as among the Irish and the 
Finns, as the abode of dead heroes. Cf. Mac Mathgamhna, i.e., lite- 
rally, the bear's son, enchanted in the Giant's Stairs. This notion of the 
little hero (Alcori or the seven champions the stars a ovoî!;-/!! swallovved by 
a bear, cow, or swine, is modified in Cendrillon-Peau d'Ane in the skin 
of a bear (Italiani, ass (Frenchi, cat (Englishi, or swine ilndian and 
Russian'î. Cf. further Corbmac « son of the Bear » [mac Airt). 

The feature however in the Cronus myth which has the widest ana- 
logies, Celtic and other, is no doubt the swallowed children. We hâve 

1 . Mason Religion among the Karens. 

2. Mélusine 11 33. 

3. Mùllenhoff p. 360. 

4. It alternâtes in legends with Charlemagne's white horse — very much as Indra now 
bestrides a white horse, now an éléphant, sometimes (like Tom Thumb, Ccnan, and Her- 
cules) a pig. 



Early Celtic History and Mythology. 217 

seenthat Gargantua and the Dagda answer to Cronus in this feature. So 
in an inedited Westmeath tradition referred to below old Fionn 
(= Dagdal used to be making away with his children, and ordered the 
drowning of yoiing Fionn ■= Mac 'Og'. The Dagda, or old Fionn, and 
histhree sons in thèse stories ansvver to Cronus and the three Cronides. 
Cronus, again, must be a parallel myth to Moloch.Thechild-swallowing 
orchild-slaying myth reappears in the Odysseyalone in some half-dozen 
distinct forms, of which the most important is perhaps that of Circe, 
which \ve possess in ruder and more intelligible versions. 

Beyond the suggestion ' that Odysseus is a solar hero and Circe the 
moon (Preller G. M^. I, 5^5! nothing seems to hâve been done to 
explain thèse famous myths, The newest view is that advanced by a 
writer in iheSaturday Review xhat they are (as \ve understandhim) hardly 
myths in the ordinary sensé at ail, but merely or chiefly romantic 
stories, Circe being less of a goddess than an ordinary woman in love 
with a stranger visiting her island, and Odysseus's history a sailor's 
return, after the type of the Chinese story of Jên Kuei^. The same 
views appear to hâve been held by the latest English translators of the 
Odyssey ifourth édition, 1885 , who attempt no explanation of the 
myths. The first legend which, in our own view, throws light on 
the Circe story is related by Ovid [Met. xiv 320-4151. Ovid does 
not say that the enchanted swine which lured Picus to follow it was the 
enchantress Circe herself, but this is clearly implied. Partenopexof Blois 
and the legend of Count Baldwin of Flanders open with the same inci- 
dent, and in Irish inedited taies the Lady of the Northern Island leads 
the tiero such a chase in the form of a white doe with golden horns. 

Circe then is hère a swine, and in the Indian version Gerland, Alt- 
Griechische Màrchen in der Odyssée] she devours the beast-men. The Black 
Pig was an Irish magician who kept school. One of his scholars la dayl 
was missing every evening. In other legends we find the magician Ma- 
nandân and his seven pigs (the days of the week'. 

This story reappears in Dr. Faustus or « Dr. Hand » .? Cf. « Black- 
hand », Dâ-dubh, and his magie pigsl or the Devil, teaching school at 
Salamanca or elsewhere, and claiming the lastscholar to leave the class- 
room. This scholar idayi escapes, but leaves his shadow (nightl behind. 

1. Adopted by ^7. d'Arbois de Jubainville (204). a Le dieu solaire Odusseus ... Her- 
mès vainqueur est comme Lug le crépuscule, Argos comme Balar est la nuit, » etc. 

2. Stent The Jade Chapiet (London 1874). « The story of Odysseus is a romantic 
» myth », « one of the earliest novels of the race, » etc. « Circe represents the power 
of ail savage witches and medicine-men ». Her character is best « explained by the 
theory, souvent femme varie. [Sat. Rev. 10 November 188}.) 



2i8 Early Celtic History and Mythology. 

Thèse notions survive in the remarkable couniing-out rhymesused by 
boys in Scotland, rhymes which point, as Robert Chambers saw, to 
the idea of decimation, or the death of one man in the taie '. The expia- 
nation is confirmed by the name « Bloody Tom ». in the common 
Scotch game of this decimation class = ; and >-< Bloody Jack. « killing his 
wives in the Shrewsbury legend preserved by Radulphus de Diceto'. 
Thèse names point to the shortestand iongest day S. Thomas, S. John). 
Two other figures of this class aretheWelsh leuan Fawr, « Big John son 
ofthe Dewless », born on and personifying Saint John's Day dolo 
MSS. 88), and the Northamptonshire Jack o' the Lantern, o a great long 
fellow striding through the mist with a lantern », as \ve hâve found 
him described by natives of that county. 

Circe or the Black Pig is one and the same with the Pigfaced Lady, 
and Heanri Aimhréidh ONéill's swinefaced sister, on whose account so 
many suitors were hanged. Such a story is especially common in Holland. 
In one form of it the monster is born with a pig's head in conséquence 
of a beggar woman's curse on the mother. In another more significant 
variation that mother bore as many children as there are days in the 
year4. 

The sailors reappear in an inedited popular taie from Kerry turning 
on the killing of the black men inights and préservation of the white 
men days'' by an artificial arrangement of the crew by the captain's 
wife, who then counts out every ninth man. This is found as a sort of 
riddle in Ozanam's Mathematical and Philosophical Récréations 1694, 
English version', and elsewhere. With this class of notions must, we 
believe, be in some way connected the origin of cards and chequers. 
I . The « tree of the chequers « (a tavern sign is a conception of the 
year, itsdays and nights, such as sve fmd a in a riddle of Straparola's 
éd. Jannet II 285 ; ib'^ in the classical tree ofthe pied dreams. 2. In 
an Irish story Nugent the magician turned the ace of hearts into a hare 
and sent the other fifty-one cards as dogs in pursuit of it. 

There must be allusion to the weeks and days hère, and Celtic tra- 
dition is fuU of such conceptions. We hâve published supra IV 181- 185] 

1. Popular Rhymes 1870, 120 sqq. This throwing out of the tenth, or ninth, or 
seventh, is apparently related lo the death and renewal of the week (a) Cf. various 
popular rhymes respecting the death of « Sunday » or « Monday. » (b) The Russian 
Baba Jaga's 41 daughters, the 41 chambers in the house of the Greek Drakos (= Barbe- 
Bleue;, and the 40 robbers in the Ali Baba taie seem to be weeks of nine days (c) We 
shall find the same constant in the weekly transformation of the dragon- woman, Mélusine. 

2. Ibid. 

3. Barham has a well-known modem version. 

4. Wolf Piiederla:ndische Sagen p. 57. So viel Kinder als Tag' im Jahr. 



Early Celtic History and Mythology. 219 

sîories of the White Women, « The White Women's Mountain is atire ». 
Now in the Russian version of this the women are days, Mother Friday, 
Mother Wednesday (Ralston 200-20^1. Again, the words addressed 
to the sevenspotted ladybird [Coccinclla septempunctata) by children re- 
semble words occurring in the Russian and Irish taies (Ralston, ibid.]. 
Various conclusions are suggested hère. 

I . Must not the Mothers 1 Matres, Dominae, etc. > of the inscriptions be 
inoneaspectthese same « white women », « dames blanches », « dames 
noires », andthelike ', whom we fmd to be the days and nights, or the 
seven stars of Ursa Major considered in relation to the week ? 

Of course much more than this would hâve to be said about the Mo- 
thers. Sometimes they are Fates, MATRIBUS PARCIS; sometimes the 
collective soûls of men, trees, springs, etc. (Nymphae) ; or we hâve the 
notion of dead kindred [mndsidhe, PROXVMAE, spirits of one's people). 
Even hère we may suspect the influence of stellar notions in the Irish 
phrase seacht sinnsir, seven générations of ancestors. 

We meet again, as in India, the notion of the Mothers as démons, or 
divine women, who when upon earth died in childbirth. The ancient 
Mexicans deified ail such women, believing ihem, like the mnd fionna^ 
Dames Blanches, Dominae Nocturnae, etc., « to move through the air » 
by night, haunting their former dwellings, or the cross roads, spinning 
and weaving. Their images were « painted very white » -. Petronius 
mentions thèse « night-hags? »; and in Camden's time the Irish lamented 
the soul's departing c to thèse kinde of haggish women that appeare by 
night and in darknesse ». The German conceptions answer to the Cel- 
tic. Mûllenhoff has the Wittfruen (white women), who carried off un- 
christened children (579). The Weisse Frau, a German bean-sidhe, ap- 
pears before the death, the fatal day, of a Hohenzollern. In Bavaria we 
hear of the Schwarze Frau (a night, or the atra dies\ as at the death of 
Queen Theresa. Or we meet the dwarf « Jack Thursday » paying his 
addresses to a milkmaid at Depenau, who surprised him one morning 
singing and capering by a hedge4. The White Women (Witte Wijven) 

1 . The traditions will be found stated in D. Monnier Traditions Populaires Com- 
parées (Paris 18J4) 439-490. 

2. Bancroft III 362-365. 

3. Miramur nos, et pariter credimus, osculatique mensain rogamus noctiirnas ut suis 
se teneant dum redimus a coena [Satyr. Ixiv 1). The Arabians, murdering a female 
child, called it « carrying her to her motliers » (Sale). The expression suggests polygamy. 

4. Uns Margréit 
Dat nich wéit 
Dat ii< Hans 
Donnersdag héit. 

Mûllenhoff 578. 



220 Early Celtic History and Mylhology. 

of Friesland are malignant : the White Maidens (Witte Juffersi are 
friendly. Sometimes ^Grimm D. M. c. xxxii 9651 we meet black-and- 
white women ; and the Hohenzollern colours (argent and sable) must, we 
suspect, hâve something to do with some of thèse traditions. Heraldry 
often influences or is adopted by popular tradition. 

This close connexion betvveen the days and the Good People appears 
again in an Anglesea story given by Howells 1 1 18 . It was a prolific 
mother who, ashamed of the great number of her children (the dayS', 
hid half of them ^the nights?) when Our Lord was passing. They could 
never be found since, and from them are the Tylwyth Teg. Cf. the 
English rhyme of the old woman 

. . . who Jived [like Hermès] in a shoe, 
She had so many children, etc. 

In the Schleswig version of the above story the children were five 
fair and five illfavoured iMùllenhofï 279. Vide sup. 217). In the 
Danish version half were clean-faced ibright), half dirty idark. Thiele 
II 175]. The hand conception should be noticed hère. 
2 . Cf. the Breton Korrigan Korrigwen Korreg Korred and the Welsh 
Ceridwen with g^vraig wen (white woman) g^vr gwyn 1 white mani '. 
Cf. Béfmn (white woman). As possible instances of the multiplication 
of a stellar conception cf. the Luprachâns, the Centaurs and Cy- 
clopes. 
5. The familiar story, Di-lun di-meurs di-merc'her ^Souvestre Foyer Bre- 
ton, « les Korils de Plaudren »; Croker Fairy Legends, « The Legend 
of Knockgrafton »1 is based on the conception of the seven stars in 
Ursa Major as the days of the week, and the little star as a dwarf or 
hunchback. 

The robbers, in the Arabian story, who enter and corne out of a 
rock cave at the words « Open Sésame » seem to be the days of the 
week let out of their dark prison. In the Spanish version of « Lundi 
Mardi Mercredi » the names of the hunchbacks Pepito and Cyrillo' 
may be significant. the feasts of Saint Joseph (19 Marchi and Saint 
Cyril of Jérusalem 118 Marchj falling at the vernal equinox. In the 
Picard version the dwarf is « Thomas » (Carnoy, 25). In the good Cor- 
sican variation of « Open Sésame » the robbers are seven, and the hero 



I. M. Sébi'lot (is8) mentions a spectre seen at Saint-Brieuc-des-lffs, la Guenne. 
Cf. the Welsh dames blanches, the « ladies n'en » (Howells Cambrian Popular Supersti- 
tions Tipton 183 1). Korr m korrigan etc. is explained as « dwarf. » 



Early Celtic History and Mytiiology. 221 

is « Stevanu » ; /'. e. again the shortest day'. They reappear ai in 
Grimm's Fiïrchten lernen no. 4 in the seven men hanging on the 
gallows-tree at midnight; b in the story of Myrene Serv. Aen. iii 23). 

As implied abcve thèse explanations are confirmed by an examination 
of the other mythological bases of the Odyssey, where this notion of the 
deaih of the days returns again and again. Whenthe sailors were eating 
the oxen of the sun they were / kilh'ng time -> or « knocking « days 
« on the head », as weary labourers say yet. So the fruit of the tree of 
the sun - conferred length of days on those that ate of it ; and \ve find 
Hercules bringing the golden apples as well as the day oxen. As we 
hâve seen, thèse 350 oxen Odys. xii 129-130) are Odysseus's 360 
boar-swine ibid. xiv 20 ; and the herds of Proteus; of the Cyclops like 
Triopas a three-eyed giant of the Orion type, Orion's Belt being the 
probable déterminant^ ; and of Circe. 

The name of Circe it is not our business hère to discuss, but in the 
Elack Pig story as in the Circe taie the transformation is eflfected by the 
stroke of a magie rod. This then may give Circe her name, the enchan- 
tress of the wand xs:/.:'; . Itis perhaps Orion's Belt, Slat-a'-Cheannaidhe. 
Circe's isle (Aiaîr, 5 has Celtic parallels infra . 

Some English scholars, unable to make anything of Odysseus, the 
Daktyloi, the Kuklops, Oidipous-^, regard thèse as non-Hellenic, and 
say we must look for non-Hellenic explanations of the names, and of the 
myth of Heraklês, etc. In so far however as we hâve to mention 
thèse myths hère, for necessary comparison with the myths of our own 
Celtic race, we would take the names for what they hâve always been 
taken to mean, the grievous or grieving, troubled hateful one ood-- 
no-j.oL: ; the Fingers; Roundeye, or Eye-in-round ; Swollenfoot. Odys- 
seus is I . one and the same with his father, the crafty Sisyphus, and 
his son, Pan. Now Pan is Arcas, the little star in Ursa Major, a little 
horned god because his mother was Callisto, the starry goat, doe, or 
bear. Sisyphus is the same as the Unresting Waggoner, the Wild 



1. Ortoli Contes Populaires de Vile de Corse (Paris 1883) 13 7- 14 8. Another version 
from Picardy (» Jean-Marie porte, ouvre-toi n), Carnoy, « la Caverne des Sept Vo- 
leurs» (273-283). The skin ofthe cow in this version belongs to the Peau d'Ane - Catskin 
cycle. 

2. Mentioned in the aileged Alexandri Magni ad Aristotelem epistola de admirabilibus 
Indiae. 

3. Lamentation Isle, the land ofthe sad ghosts ? Cf. Aen. vi 426. 

4. Thus a writer already quoted. « Such names as Kuklops, Palaimon, Daktyloi, 
» Korybantes ... belonging to another language ... Greek explanations of such names 
n as Odysseus and Œdipus are quite as absurd as the various readings of English 
» seamen » {Sat. Rev. 30 June 1883.) 



2 22 Early Celtic History and Mythology. 

Huntsman, the Wandering Jew; and thèse, as \ve shall see ir.ore 
plainly when \ve hâve to consider the Celtic analogous figures in 
détail, are the same Thumbling star. 2. The return of Odysseus in mid- 
wintcr, as some think ; Hahn 405 seems to be the return ofthe shortest 
day (with us Thumbling's day, Saint Thomas , and the return of unwel- 
come winter. The little wren, which is hunted at the shortest day in 
several Celtic countries, was clearly sometimesan embodiment a ofthe 
shortest day b of winter: WinîerkonïnjK is one of its names. Sometimes 
there is the contradictory conception of the newborn year, or young 
sun'. The return of the husband from the other world is indeed a com- 
mon Irish popular taie, but the basis of ihat taie seems to be the very 
same as the basis of the Odyssey. Thus the reiurned îrish husband 
houses with the pigs, being excluded from his own house. Odysseus 
takes up with the swineherd. And this swineherd about his feet was 
fitting shoes, cutting a good ox hide : 

a-jTÔç 8' aa-^t -ô^i.'jra-i loi; àçâciTXî TTSoiXa 
râavwv ossaa îoîtov liJ^çoÉç. 
(xiv 2^-24'. So the Wandering Jew, w^ho, like the swineherd, is the 
same personage with the wandering Odysseus, is a shoemaker. Many 
myths imply, as we shall see below, an old conception of Ursa Major as 
a shoe, which the little Thumbling or Hôdeken star is working at (the 
Odyssean swineherd ; Wandering Jew ; Luprachan , or hid in Hermès' ; 
or leaves behind iCendrillon, Helenaj. 

The slaughter of Penelope's suitors, another myth ofthe death ofthe 
days, is the slaughter of the suitors of ONeill's swinefaced sister ; the 
sailors devoured by the swine-Circe ; the scholars eaten by the Black 
Pig. 

The Odyssey is an elaborate composition of dubious âge in which 
hère and there a secondary and didactic sensé seems to be attached to 
éléments which originally never had it. 

Per varios casus, per tôt discrimina rerum 
Tendimus in Latium, sedes ubi fata quietas 
Ostendunt. 

This secondary sensé comes outatleast distinctly in the related legends, 
the Wandering Je.v, Sintram, Misery ; and figures and names taken up 
by later poets and romancers, as the White Tyrant, the White Pilgrim, 
Pilgrim Sorrow, the White Merchant, etc. 

I . Sometimes again it is a thief of fire, etc. Vide infra. 



Early Ccllic History and Mytholo^y. 22] 

So Pénélope spinning has a plain counterpart in the widow spinning 
the flax to make her absent son's vestments unaware that he is deadj in 
the inedited Meath slory, « The Flax of the People that never had 
» Trouble. « In Italian and other versions this becomes the shirt of the 
man that never knev^^ trouble. In Moore's ballad « The Highborn 
Ladye » the woman who repuises so many suitors is at last claimed by 
bridegroom Death : so that we hâve the returning figure nov/ Winter 
or the shortest day ; now Misfortune ; now Death. Originally there can 
hâve been no allegory, and, we believe, no invention : only a taie of 
which the éléments and the ouilines were prescribed in various natural 
phenomena. 

The return of Odysseus has a Welsh parallelin thelate story of Einion 
ap Gwalchmai(folo MSS. $87-591). Likethe Grecianhero he cornes back 
as a beggarman ; and the hengar^s ffon wen (white staff 1 figuring in the 
story suggests Orion's Belt. So « the track of hoofs of marvellous and 
» monstrous size as if journeyingtowards the north » points to the nor- 
thern Wain and its oxen. The harp which only Einion can play answers 
to the bow which only Odysseus can draw '. We might multiply confir- 
mations of thèse interprétations. In Irish fairy taies the Good People and 
witches fly through the air by night « to the North Pôle «, and the hero 
of such a story accompanies them on a plough (the celestial PloughK The 
Dutch Odysseus, Reginald of Falkenberg, must « ever journey towards 
» the north » till he fmds no more earth on which to tread -. Odysseus 
was to wander till his oar should be mistaken for a winnowing fan : hère 
he was to fix it in the earth [Odys. xi 129I. Gargantua, in Flévenon, 
« au retour de ses voyages, piqua sa canne auprès du château en disant, 
« Tant que le monde sera monde elle y resterai » The corresponding 
Irish figures we take to be Partolanus [infra] and the White Merchant 
(Ceannaidhe Fionn). Cf. « the Merchant's Rod » (Orion's Belt). 
« White )) must refer i. to the light 2. to the sno.v, as « White 
Brigit » means snowy Brigit. At ail events we take Odysseus, Oedipus 4, 
and Gargantua to be, from one side, Winter. » Il cracha sur la terre », 



1. It may be noted that the Lapps called the Great Bear the bow of their Orion, 
(Castren F. M. 520.) Such a conception throws light ou the Apollon niyth, which 
on other groiinds is connected with the seven stars. Angharad's hoofs in the Welsh story 
seem to hâve the saine meaning as Pan's horns and Midas's ears. They point to the 
blending of theriomorphic and anthropomorphic conceptions of the same thing, Ursa 
Major, Callisto. 

2. Wolf iV. S. pp. 209-212. 

}. Sébillot Tradd. H. Drei. I 16. 
4. So Preller G. m:^ ii 343. 



224 ^'^''b Celtic History and Mythology. 

says one legend given by M. Sébillot, « et aussitôt elle se couvrit de 
neige « ^851. 

Pénélope with her loom suggests the spinning Bertha, — lo tiempo 
che Berta filava', — and the spinning Reine Pédauque. The older 
figures are theriomorphic. Pan is a goat; Lycaon, Apollon Lyceius, 
and Leto wolves ; Condn, Cù-Chulaind, Conn Cedcathach, hounds ; 
Arthur, Odin, Yehl, Cû-Chulaind lin some legends, ravens ; Picus a 
woodpecker; Cernunnos and Dagda horned. The Saturday Review, noti- 
cing facts of this class, compares various savage animal or totem legends. 
This comparison however, though it cannot be neglected, doesnotbring 
us much nearer to the common explanation of the traditions of modem 
savages and the equally savage myths of the Greeks, the Celts, the an- 
cient Egyptians, etc. The vie*v suggested to ourselves by the présent 
évidence is that to explain a large proportion of thèse animal myths 
we must look to the skies. Lucian says, for example, that the animais 
which played such an extraordinary part in the religion of Egypt were 
stellar animais. So the shewolf Leto, the mother of the immortal twins, 
Day and Night, Sun and Moon, Apollon and Artemis, — exactiyasthe 
Roman shewolf suckles the same pair under the names of Romulus and 
Remus, — we make that image of the course of time, Ursa Major and 
her seven stars — the Wolf and seven kids of the popular taie. And the 
« Mouse « Apollon^ — or « Wolf « Apollon ^^acvOsû;, Auxstoç), — 
Apollon associated with the number seven, — seem myths of the same 
base, to be explained with the « mouse running up the clock « or the 
mouse gna .ving the traces of the Wain in fancies yet lingering among 
the peasantry of England and France 2. 

If Pénélope is Berte as Crans Pies, with whom she has been com- 
pared?, then we are reminded of Bertha's large-footed son, Charle- 
magne 4. Now it is a fact that this hero's name is found at this hour atta- 
ched to Ursa Major, or Charles's Wain, 

Again, Pénélope by one story is mother of the goat Pan ; and it is 
net clear but the Iwo names are connected. Pan is the little star in 
Ursa Major, the calf or child of the brute-woman, Callisto. So ail the 
analogies of the Pénélope story imply that, like ONeilPs sister, and 
Circe, she should be a half swine, half goat, or the hke : and we may 



1. Basile Pentamerone I 9. 

2. Mèlusine II 33. 

3. Cox Mythology of the Aryan Nations I 317. « The story of Bertha Largefoot, 
which simply reflects the myth of Cinderella, Pénélope, » etc. 

4. Turpin so describes him. 



Early Celtic Hislory and Mythology. 225 

compare her with the spinning cow and spinning sow of modem Euro- 
pean tradition. The former occurs in popular taies, several of which are 
referred to by M. De Gubernatis, who makes the covv the moon (Z. M. 
I 2$oi. The spinning sow (the earth, according to M. Monnier) is sculp- 
tured on varions French cathedral fronts, and is perhaps one animal 
with the piping cat sculptured on the cross at Clonmacnoise, and men- 
tioned in the English rhyme, and the Indian flute-playing (swine) Circe. 

If space permitted we could show that many such ecclesiastical sculp- 
tures are astronomical, as the Sagittarius at Cashel, and various figures 
at Clonmacnoise and Glendalough. The zodiac was sculptured at 
Amiens, and occurs on at least one old English church porch 

The Truie qui file then, which is found at Paris (in 1466), at Lyons, 
Chartres, Dijon, and Léon, may very weli be some astronomical figure. 
We suggest that it is Ursa Major, the same with the Eléphant dndia, 
Burma, etc. ; the Great Dog (ancient Scandinavial ; the Dog of Typhon 
(ancient Egypt' ; the Reindeer (Greenlanders and Koriacs) ; the Lon 
Buidlie lyellow elk ?i of inedited Irish taies ; the Wolf Lycaon (another 
form of the Arcadian Bear) ; the Iron Swine on Oriental sphères ; ail 
the Great Bear. What it spins is day and and night, light and darkness, 
time ; and we would identify it with the Roman shewolf [« the porco 
that nourished the two little emperors », the modem Romans say). This 
wolf, or swine, or goat with seven kids, is the mother of the seven days ; 
or the mother of the two brothers, Day and Night. We find the Romu- 
ius and Remus legend (doubtless with some allusion to the name Rémi] 
sculptured on the gâte at Reims^ side by side with the history of Leda 
and her twins lagain Day and Night 1, and the labours of the twelve 
months. Hère also in 1837 was discovered a remarkable altar, repre- 
senting a god with eight-branched horns ; and some such pagan con- 
ception must hâve originated the Cervus Remensis^ which we hâve to 
speak of further on, and which again we shall see reason to refer to 
Ursa Major. 

The shewolf of Rome, the Irish and Welsh Black Swine, the boar of 
Gaul and Cornwall, reappears, again as we think in association with 
time, in the white sow and her thirty white young ithe days of the 
month) in the Alban legend '. 



I. Litoreis ingens inventa sub ilicibus sus 

Triginta capituin fctus enixa iacebit, 

Alba solo recubans, albi circum ubera nati. 
Aen. iii 390-^92. The white sow was said to be Alba, the thirty young ones the thirty 
years of Ascanius's reign. Preiler regarded her, in one aspect perhaps rightly, as 

Rev. Cclt. VI 15 



226 Early Celtic History and Mythology. 

In the romance of Merlin \ve meet the same animal as Caesar's wife, 
who has twelve young gallants (months) by lier in disguise. Her hus- 
band sees her in a dream as a çrowned sow with twelve young lions '. 
Gervase of Tilbury tells a story of a sow and her litter followed into 
the other world through the hole of Bech by William Peverell iLeibnitz, 
I 975 1. Or it is a sow belonging to the other world, with a litter of 
eleven. It disappears, leaving behind ten halfcrowns and one pig [A Plea- 
sant Treatise of Witches etc. London 1673 P- 62). In Gernian tradition 
we meet the same animal, which is missing at noon or midnight, and 
betakes herself into the Kyflfhaùser, and other localizations of that enchan- 
ted band legend which we hâve referred to the midnight Wain. 

In Ireland it is a « great fat cow followed by seven milk-white hei- 
fers « which comes at midnight out of Loch Guirr (Croker I 335), and 
out of each of the numerouslakes called Loch Bô Finne ^lake of the white 
cow). « The horns of this cow are said to be so long that when the 
water is low the tips of them may be plainly seen above it « [ibid. 3 361. 
Of the Derby Ram it is sung 

The horns that grew on his head, sir, 
They were so wondrous high 
As l've been plainly told, sir, 
They reached up to the sky. 

« To the sky », we believe, belongs his Swedish brother, also the 
thème of the husbandman's staves, the terrible ram who shows himself 
[every seven years] in the Getaberg in Scania ^Thorpe II 97). For the 
sow and her bainhhs we meet a sheep and lambs, especially in the le- 
gend of « The Cave of the Gray [al. blackl Sheep, Uaimh na Caorach 
Glaise, near Mitchelstown, which wë possess in inedited forms. To the 
same family belong the Ctior^ niinhe, Manandân's sheep ^, which are the 
same as Manandân's horses or swine, and apparently the sheep which 
are drowned by Panurge in a well-known story 5. 

« unverkennbar ein Sinnbild dieser Stadt mit ihren dreissig Colonieen » {R. M. xi 6.) 
For the swine or wolf tliere is often a bovine conception ; and wliite bulls only were 
anciently offered on tlie Alban mount. 

1. Une grande truye qui avoyt sur le dos la soye si grande que elle luy trainnoyt de 
tous costez jusquez a terre, et plus de une toyse de long et avoyt ycelle truye entre 
ses deux oreilles au sommet de sa teste ung cercle d'or fin en manière d'une couronne 
{Apud Schmidt Mderchen des Straparola Berlin 1817, 336). MM. Liebrecht and Benfey 
mention certain Oriental relations of the story {Orient und Occident 1861, 341-354). 
With this crowned sow cf. the crowned or jewel-bearing hog, toad, and dragon infra. 

2. Todd Description of the Book of Fermoy 37. Us possessors would render a service to 
Celtic students hy issuing a facsimile of this. Todd rightly dwells on its value in mytho- 
logical legend. 

3. Folengo [Merlinus Coccaius XII); Pantagruel IV 8. Rabelais himself remarks the 



Early Celtic History and Mythology. 22 

The above explanations then suggest that the killing of the horses by 
Oengus and Mider [Fate of E. mac Mdiredo) ; the killing and resuscitation 
of Manandân's seven swine \Cormacs Brandi éd. OGradyi ; the slaying 
the oxen of the sun ; probably also the slaughter of the birds by the 
Raven or Hound iCù-Chulaind ; are ail the death of the days. 

The myth reappears in the Black Swine n. Ursa Major 2. Time 
3. Night' devouring his scholars; the sow Circe eating the sailors; the 
swine-woman Ni Néill slaying the suitors, and the slaughter i. of the 
suitors of Odysseus's wife 2. of the 360 swine of Odysseus. Thèse are 
only a few of the myths based on this important constant. 

« Bloody Jack « murdering his wives, — the Scotch « Bloody Tom », 
— is Barbe-Bleue. This explanation is confirmed by a variation (Barbe- 
Rougei given by M. Sébillot where the wives are seven in number and 
the slaughter is to be completed on the Sunday. Why does the eighth 
wife send off her little dog with a letter in his ear to her brothers ^. and 
who are thèse brothers, Perrault's « deux Cavaliers... les frères de la 
femme, l'un dragon et l'autre mousquetaire »i who come thundering up, 
just in the nick, to the gâtes of the castle ? 1 . The Seven Sleepers and 
their Dog we make, not, with M. Maury, a Christian allegory ', but the 
seven stars and the Httle Alcor. The Basques regard this last as a dog 
also; and it is the Irish Condn-Thumbling, " the little bare hound. » 
Now, from some childish fancy, this « dog » is associated with letter- 
carrying. Kratim or Kitmir or Katmiri glided in after his masters, and 
was allowed to remain in Heaven. <' Kratim, par quel moyen te trou- 
ves-tu en paradis.? Je ne t'y ai point amené; aussi ne veux-je pas t'en 
chasser; mais afin que tu ne sois pas ici sans patronage, non plus que 
tes maîtres, tu présideras sur les lettres missives, et auras soin qu'on ne 
vole pas la valise des messagers, pendant qu'ils dorment '> Chardin 
Voyages Amsterdam 171 1 II 501 . 2. The brothers are the same as the 
white horsemen, Castor and Polydeukes, and the white horses which 
follow the White Cov\% Bôind, flying with the little mac ôg, Find, on her 
back-, — a myth of the eternal chase of day and night^ by which 
Preller rightly explains the Dioskuroi. We shall meet this same chase 



Greek analogy : « en pareille forme que les moutons de Polyphemus le borgne Cydope, 
etc. » The sheep coming out from the Land of Youth (Tir-na-n'Og) — the days is'uing 
from the womb of time — suggest Juvenal's Vervecum patria (10, 50). 

1 . On reconnaîtra aisément que la résurrection mystérieuse des sept martyrs de Dèce 
n'est autre que celle qui attend le juste au réveil de la mort, après le sommeil du tom- 
beau, représenté figurativement par la caverne du mont Célion, image du Colgotha. 
Maury Légendes Pieuses 63. 

2. Inedited taie. Mr. Campbell has the same incident. 



228 Early Celtic History and Myihology. 

below in examining the myth of Diarmaid and Grâinne. The white 
horses, mentioned often already, are again the horses of Picus ' ; the 
foals of Staffan (Stephen, the Swedish and Finnish Thumbling^ ; the 
horses of Marcach^; of Seân Beârnach -; of the Russian Baba Jaga = 
I . seven stars 2. seven days. 

Anolher Irish Barbe-Bleue is Fear-na-Leathbr6ige-. This name, « man 
of the one shoe », identifies him with lason, whose fated enmity to 
Pelias the Theban poet sings \Pythia IV 129-1 54) : 

^IIXOî Bi o( "xpuosv 
Iluxtvw u.àvT£'j;ji.a Oujaw... 
Tov ij-ovoxc-ziTriOa TîâvTtoç 
'Ev çiuXajca (jy^^i[J.z^i ;j.£yiXa. 

We may compare thèse with the hero of another English rhyme, 

my son John 

Went to bed with his breeches on, 
One slipper ofF and one slipper en, etc.; 

and with the one-shoed or single-footed personages in the cycle, Cen- 
drillon-Singlefoot ^Oengus -Oedipus, sprung, as we hâve sugges- 
ted, from a conception of Ursa Major as a great foot, foot-print, leg, or 
shoe, out of which proceed the seven days of the week. 

We meet the myth again in the taie of the Sultan who slaughtered a 
newly-wed bride every twenty-four hours ; and in Pausanias's story of 
the wervv'olf ghost in Temessa who demanded the exposure of a virgin 
every year till the bold Euthymus overcame him. 

This taie has a parallel in an inedited Cork tradition of very archaic 
form. A sort of vampire was destroying the virgins of the country, and 
the young women were fast disappearing A widow's daughter goes to 
the spot, an old church, where watch was to be kept. A tall white 
woman driving a cow enters, and instructs the giri how to behave in 
order to save her life. When the dead man comes up from below the 
hearth-stone the girl conciliâtes him, and ofîers to serve seven years for 
him in the other world. She is afterwards seven years in Hell, suffering 
cruel torment, except on Sundays. Released when her time is out she 
brings away with her, as her « wages «, ail the soûls that can hold on 
by her garment. Several holy personages meet her, and ask the soûls 



1. Picus equum domitor [Atn. vii 189) ; utilium bello studiosus equorum (Ov. Met. 
xiv 321). 

2. Inedited taies. 



Early Celtic History and Mytbology. 229 

of her, but she will not give them up : that was n't ihe way she got 
them. At last Righ-an-Domhnaigh Sunday's Kingi makes the like de- 
mand, and to him she hands over the soûls, tobe carried offto Heaven, 
in considération of the relief she had had in Hell upon his day. 

We do not undertake to say who the woman of the cow is the 
Blessed Virgin, according to the narrator a personification, possibly, 
of Ursa Major, like Boind and lo : but the restofthe storyis, wethink, 
about the days, the week, the sun and moon. The slaying of the virgins 
is the death of the days. The woman rising with the soûls is the moon, 
which, the natives of New Britain say, carries up at the full the soûls 
of the dead ; you may tell by her size the weight she bears. « Sunday's 
King » is Sunday, or the sun, v.hich again, in Mexican belief, is asso- 
ciated with the ascent of the spirits. <( They painted this démon Miquitlan- 
tecotli near the sun ; for in the same way as they helieved that the one 
conducted soûls to heaven, so they supposed that "the other carried them 
to hell. ■>■> Bancroft III 396). His hands were stretched to seize such 
soûls as escaped from the hold of the sun. The « seven years « is a trait 
derived in this case, as in the Odin legend, etc., from the seven stars, 
or the seven days of the week. 

The many « wives >■> of Oedipus should belong like his " herds » to 
this cycle. To it again may be referred the slaughter of the maids at 
Temair by Dunlaing ; and some stories of the Turgesius type; and Apol- 
lon and Artemis, sun and moon, slaying Niobe's twelve children '. 

A more unusual form of the myth is '( The Mulberry Tree the year : 
cf. the Bile-tenidh' a story in which a woman is fated to hâve as many 
iovers as there are leaves on the tree. Fulfilling her destiny she pulls 
off a leaf for each new suitor met. In the end she marries her own 
son 2 — as in the Oedipus taie. The coming round of the shortest or 
Thumbling day may be at the bottom of this. 

One instance may be cited hère which would properlybe classed with 
the Celtic myths of the serpent. It occurs in a ballad of Saint George 
(Roxburgh Ballads I 479) : 

Thus did the Dragon every day 

A maiden of the town devour 

Till ail the Maids were worn away, etc. 



1. This explanation of the Niobe mylh has occurred to others, e. g. Schwenck. 

2. Inedited. See this tree conception of the year supra 218. Cf. Thorpe II 242, and 
note the « black and white chess-board » feature . Cf. also the magpie and five white 
young ones ithe week; in the wonderful Ditmarschen tree (Muellenhoff, p. 380). 



2 30 Early Celtic Historx and Mythology. 

The story of the Pied Piper, which occurs in Ireland as well as in 
Germany, belongs to the days cycle. The Piper is the piping Circe, the 
Piping Cat, and the Cat which devoured the year (« The cat hasn't 
eaten the year yet »'. The children and the rats are the days. The piper 
is pied — black and white — in allusion to light and darkness. So the 
magical moly, in the Circe taie, is an « herb with a black root and 
white blossom » \L. and Scott. Grimm, who does not explain the 
White Women myth, mentions instances where they are half black and 
half white D. M. English transi. III 965. Sornetimes they are a sort of 
mermaids — half fish, half woman [ibid.]. Compare the fish-man, 
Fintân, and the fish-man, Vatea, who is Noonday. Philostratus States 
thatthe dreams were represented in black and white dress. 

The destruction of the rats by the Pied Piper suggests Saint Patrick 
and the reptiles, a taie which looks like a christianized version of a story 
once told of Crom Dubh. 

Conversely Bishop Hatto (Hôdeken ?~i and the rats suggests Actaeon 
devoured by the dog-days Welcker G. G. I 205^. Cf. Maelgwn and his 
pack of white hounds; the hound-king Conn iwinter ?i slain by the 
fifty maids ^Keatingl ; or again « Hécate 's Meal » days of the month^. 

The traditions of the Bôrumha Laighen, the ruinons kine-tribute 
exacted from Leinster, seem mixed up with this myth of the slaying of 
the sun's oxen. The dog Labrad .or Loegaire^, who is one hero of the 
taie, may be Ursa Major — sornetimes the Thumbling star in that 
constellation ; sornetimes again an impersonification of Winter. He is 
slain « by the Sun and the Wind. « According to other accounts, the 
tribute was exacted by King Whitesnow Finn-sneachta ; and he is de- 
ceived, as in the dragon legends to'be examined further on, by Saint 
Moling by a play of words. The king meant to put ofîf the kine-driving 
till Monday, the beginning of the week Avhich shows we hâve to do 
with a mythofthe days'i. The saint meant the Monday of Doom iKeatingK 
King Finneachta = Conn. Both hâve a canine nature in some versions, 
for Finneachta alternâtes with the dog-king Labrad. Finneachta means 
« white snow «, and Connsneachta, the snow sent by Conn, was the 
bardic etymology of Connachta Keating c. y. Cf. the Magh Mucroimhe 
and Oengus Ilmucach legends IV. MM. 3790 . 

One of the oldest and best known épisodes in popular taies is that 
wherein a giant's or ogre's three daughters come as bird-women to bathe 
in a lake, where one of them is captured by the hero. Perhaps hère again 
we hâve to do with conceptions of the days, weeks, etc. Thus the 
bird-women or mermaid fays bathe, in a Greek story Hahn 1 y, in the 



Early Cellic History and Mythology. 231 

forbidden fortieth ;forty-first) chamber ofthe house of the Drakos = Blue- 
beard. This number 41 points, as we hâve suggested, to the weeks 
of an old year (41 X 9 =365 -{-4)- Bluebeard is the monster who 
devours the days and the daylight [supra, p. 227). Again, the Donegal 
lakes called Loch-na-mban-fionn hâve this name (as a beggarman one 
day assured us) from the white women, mnd fionna (i. e. days) seen ba- 
thing therein. Thèse mna fionna, Dominae Albae, whoareoftenthe Good 
People, corne into houses at night to spin [supra IV 181-185) ; and 
they accomplish an astonishingtaskagainst time — being themselves time 
personified. Thus one of them cries « M y day is short and my name it is 
« Trip-and-go « — Pit-a-pat, a name alluding to the ceaseless pro- 
cession of the days, one following quick on the heels of the other. Or 
thèse spinners still more plainly reveal their nature in their names, Mo- 
ther Wednesday, Mother Friday, Jack Thursday, etc. The conception 
of the Good People as days appears yet again in the formula which we 
hâve heard only a few years back in Westmeath seriously used as a 
charm against their power, « This day is Tuesday « (or thelike),or « This 
is a good day : They don't hear us. » Cf. the « black spirits and white 
spirits « ; the huesta antigua, Sluagh Sidhc etc. 

It is said sometimes of the father of the bird-women that his house 
had neither door nor window. This means that it was the dark house of 
the winter giant ; and we may perhaps compare the Russian Baba Jaga 
as a falcon breaking church Windows (Ralston, Russian Folk-Taies). It 
is a common thing to hear in Irish popular tradition of houses [e. g. the 
Knight of Glynn'S' « with as many Windows as thereare days in the 
year. » 

We might trace thèse constants, — light, darkness, the days and 
weeks — in a large number of other myths. The « seven Maines », 
Medb's seven sons, are the seven days ofthe week [sechîmaine] . 

The conception of Brigit as fair on one side of her face and ugly on 
the other ; Hermès half black, half white, like the Pied Piper ; the 
giantess who leads Fionn and the Fianta a chase in Gleann-an-Sm6il in 
the shape of a hornless doe. « whiter her side than swan on a pool, the 
» other side the colour of the coal » [Transs. Oss. Socy. VI 76, 82] ; the 
Little Chieftainess of the Zulus, Mkosazana, apparently an écho myth, 
and ordinarily a mère voice, but sometimes visible as an animal large as 
a polecat, striped black and white, — or reeds and végétation on one 
side, on the other a human form ; the black ox and white ox offered 
yearly by the Thessalians on Achilleus's tomb ; the One-Two of Ute le- 
gends (Smithsonian Report: Washington, 1881, p. 49) ; the Half-Man 



2J2 Early Celîic History and Mytlwlogy 

of inedited Irish taies, of Welsh tradition lolo mss. 1641, of modem 
Greek. and of Arabian legends Lane Thousand and One Nights note to 
Introduction"' — ail thèse are Light-Darkness myths. 

Obatla, King of Whiteness, a principal deity of the Egbas, who 
worship him in white garments Burton, Abeokiita and the Cameroon 
MounUlins ; Find (the Whitei ; the Welsh Gwr gwyn 1 white man : 
lolo 177) — thèse are myths of the Light. Find in his fish-man form 
answers to Vatea, and Vatea is « Noon-day. » Cf. Dagon. 

Hère may be mentioned the giant Hok-Bras, contracting and elon- 
gating himself like a télescope ; and the Long Black Hand lâmh- 
fhada-dhubh' a spectral shape which does the same. The explanation 
must be the lengthening and contracting day light. Is the « hand » 
Orion's Belt, or the Bear, Rhea's Hand, or an image of a five-day week? 
Cf. the myth of Lug Longhand lâmhfada , who, as we shall see, seems 
to be one and the same with the little dog, Conân ^vvho like Find has 
the magical thumb , and the Mac Beg or child, Cu-Chulaind, the little 
star in Ursa Major. The name Hok-Bras, if whoUy Celtic, suggests 
Bress, or Eochaid Bress, the famous Fomorian hero [C. M. TuirX Lug 
is a sort of Irish Briareus, Herakles Daktulos, or Cukulcan. 

III. 

The reader will probably be disposed to admit that the devoured 
children, slain horses, devoured swine, or the like, in the above myths 
hâve been shown to be the days ; but he may still think that the iden- 
tity of the swine in the Circe and Black Pig cycle with Ursa Major is 
more contestable. The point is important, and hère we may add a few 
further remarks. The swine figures in various Celtic mythological 
legends besides those already quoted. It was a national symbol in Gaul. 
The Twrch Trwyth has been taken by Welsh writers for an image of 
Wales itself. Ireland is Banba and Miicinis — names which mean swine 
- island ; and it rose above the waves in the shape of a huge swine 
when the Clanna-Miled were sailing to its shores. 

This swine myth involves others, which would be cleared up with it. 
The boar is found as a Cornish symbol, and Arthur is <.< Boar of Corn- 
w-all ». The life of Diarmaid depended on the boar's life as in the case 
of the totems of some savages : and, like Arthur, he is plainly either 
identical with the mythica! animal or intimately associated in some 
way with it. Darby == Diarmaid is a living name for a little pig. The 
Gauls had their Mercurius the Swine, MERCVRIVS MOCCVS ,upon 



Early Celtic History and Myîliology. 233 

whom M. d'Arbois de Jubainville throws no lightl. The Irish Mercurius 
is Find, Fintân, Mananddn my-little-Findl, or Oengus; he is called 
« Singlefoot the Swineherd « (or ofthe many swine, o/muctic/;, ilmucach], 
and his « pigs «, or sheep, or horses, we hâve heard of above. Mar- 
cach (another forrn of Manandân) and his horses suggest the inscription 
of Craon, MARTI MVLIONI, and the bronze horses inscribed Deo Sego- 
morti and to a god (?) Rudiobus '. 

Again, for the swine we find the dragon in Welsh and Breton tra- 
dition : where the legends in other respects coincide it is reasonable to 
conclude that thèse subjects of the same predicate are the same thing. 
For the magie wooden horse, in the romance of Cleomades and Clare- 
mond, we fmd in other versions a corkwood dragon. 

The Twrch Trwyth with silver bristles^ is Frey's golden-bristled 
boar ; the black cat making silver ? ; the ass producing gold4; the black 
dog V barking silver » ?; the ram with golden fleece : explain one of 
the conceptions and ail will be explained. 

M. de Gubernatis, like other vvriters of the same school of interpré- 
tation, makes the golden fleece a sun myth : and as it « became gold 
» only when, on its arrivai in Colchis, it was sacrificed and suspended 
» upon an oak-tree the cloud-ram becomes golden only in the mor- 
)) ning and evening sky »'\ We may approach the explanation from 
many sides; and one is suggested by a modem Arcadian Ursa Major 
myth reported by M. Polites [Mélusine 5 june since our own con- 
clusions were arrived at, and strongly confirming them. We had 
corne to the independent conclusion that the golden fleece and the 
ass's (or bear's, or pig's) skin of Peau d'Ane were the same thing ; 
that this heroine is the little star in the Bear ; that the Irish Pan, the 
Cleric of the Goatskin, is a maie Peau d'Ane; and that with this cons- 
tellation were connected, though it was not wholly clear why, the 
myths of the flaying of Marsyas and the nailing his skin to a tree, the 
flaying of the piper in a singular inedited story from the King's County), 
the flaying of Conàn Maol, etc. M. Polites writes : 

« Dans le temps jadis le ciel touchait à la terre ; il était de verre ; il 
» était mou en maint endroit. Une fois les hommes y ont cloué une 



1. Supra IV 1 3. 

2. Mabinogicn 1877 p. 2(3. 

3. SébiUot : various stories. 

4. E. g. in the Midas story. 

5. Thorpe N. M. II 183. 

6. Z. M. I 429. 



2 54 £■(1''/}' Cellic History and Mythology. 

» peau d'ours, et les clous sont devenus des étoiles, et la queue de 
» l'ours est jusqu'à nos jours visible au ciel. » In another fragment : 
« Une princesse est changée en ourse à cause d'une malédiction ; on a 
» cloué sa peau au ciel » ' . 

We had regarded the Italian versions of Peau d'Ane, where the skin is 
a bear's, as the key to the others, pointing, as the name LlOrza, VOrse, 
does, to Ursa Major ; but M. Polites, who seems to suspect some such 
connexion, mentions that the ordinary Greek form of this taie > 'ApxouSiTca) 
is also « Bearskin >'. 

This then is the golden fleece or skin nailed to the tree ; and by con- 
séquence the ram is Ursa Major. We hâve to say the same of the swine 
or cat in the Celtic legends, the dog, etc. 

Diarmaid and the boar are a sort of compound figure answering to 
Adonis and the boar, Frey and the boar, Tom Thumb and the pig ; 
the boarshaped Indra; Conân-Thumbling in the swine mountain, Céis 
Corainn ; Hermès carrying the ram i/.f.'.ocpo:o;\ Hercules carrying the 
Erymanthian boar ; Picus and the boar Circe ; the Wild Huntsman 
and the boar; the Centaur with Eros on his back. Now Tom Thumb is 
at this hour identified ^as Hans Dûmkt, etc.1 with a little star in Ursa 
Major; and Ursa Major is Indra's « éléphant » or « swine »-. Adonis 
Pygmaion is again Thumbling ; and Tom Thumb's pig, Adonis's boar, 
the boar of Erymanthus, are the same, — Ursa Major. This explanation 
of the boar in the Adonis story and that of Erymanthus was remembered 
inancient Greece, as Dupuis shows 5. Preller4 regards the Erymanthian 
boar as a personification of a mountain stream. 

The famous boar of Calydon sent by Artemis, as was also the boar 
which killed Adonis the same writer makes a personification of the 
forces injurious to the crops, and he classes it with the winged swine 
[or horse] which is found on the money of various Greek states, and 
the destructive swine of Clazomenae mentioned by ^lian [N.A. 12, 
58'. Professor Percy Gardner explains the Samian winged boar as a 
solar emblem <. His reviewer can only suggest yElian's boar just refer- 

1 . The reader will note 

[a) that the glass slipper is referrible to the glassy firmament of the Greek myth ; 

[b) the heaven touching the earth, as in the Cronus myth ; 

[c) the connexion between the bearskin in this Arcadian taie and the wolfskin in the 
Bear of Orange or Mac Tire Fionn (White Wolf) story. 

2. See the names collected, Mèlusine II n° 2. 

3. Origine des Cultes. We hâve not however succeeded in verifying ail his ré- 
férences. 

4. G. M* H 194 : « Ohne Zweifel der erymanthische Eber jener Bergstrom selbstist, 
» der wie eine wilde Bestie des Waîdes aus dem Gebirge hervorbricht », etc. 

5. Samos and Samian Coins. 



Early Celtic History and Mythology. 2J5 

red to'. Professer Sayce makes the winged horse (which must be the 
same animal) a Hittite emblem — of what, he does not décide. Adonis, 
like most other Syrian gods, he makes the sun 2. M. De Guber- 
natis, examining the Apâlâ story and its analogies, where for Peau 
d'Ane's ass's skin \ve find a pig's skin or pigskin cloak, makes the 
heroine the aurora ; and observes of the boar that he « is generally de- 
moniacal », that the Hindu boar gods owed this form « to equivocation 
in language «, that « the head of the mythical hog is luminous »; and 
that this Indian Peau d'Ane-Circe isa « lucid myth«5. To Sir George 
Cox the boar's bite in the Adonis story is both « the penetrating powers 
of sunlight »4 and « the thorn of winter «s. 

To ourselves the boar of Erymanthus, a mountain on the northern 
bounds of Arcadia, seems to be the northern « bear >■> i^Callisto, Arcas, 
Pan^ or « wolf » (Lycaon^, which is found in the most ancient Arca- 
dian traditions and which is the subject of myths in Arcadia today. 
However, this conclusion can, as already said, be approached from 
many sides. The chase of the Calydonian boar is the chase of the Black 
Pig or Twrch Trwyth. Nowthis race is found in other remarkable forms 
in popular traditions^ some of which account for the origin of the first 

pig- 

As Vatea made the sea-pig or porpoise of his fat. so, in an inedited 
story, Saint Martin eut off some of his excessive fat and hid it under a 
tub. The women, ever too curious, disturbed itbeforethe year was out, 
the Saint cursed it, and out leaped the first pig. Or it was méat the 
heretics set before him on a Friday. When the cover was raised out 
leaped a rat, Martin cast his glove after it, the glove turned into a 
cat as it flew, and cat and rat hâve been racing each other ever since. 
Or it was the poisoned dog las explained), the Cû Nimhe, which was 
set before Saint Patrick. Hère too we hâve a race, — the dog with 
the silver foot, the black swine, the cat that nothing could kill. As in 
the Greek story of the Teumessian fox^ the equal race is ended by the 
beasts being turned into stone. To vouch the truth of the Irish history 
we hâve been shown the Black Swine's Hollow, Lag-na-Muice-Duibhe, 
the Cat's Lake, etc._, near Baile-na-Galloglach or Milford in Donegal. A 



1. Saîurday Review 7 July 1883. 

2. The Gods 0/ Canacm, Contemporary Review, September 1883. The death of Tam- 
muz-Adonis is « the death of the Sungod, slain by the boar's tusk of winter » (393). 

3. Z. M. II 2-16. 

4. M. A. N. II 172. 

5. Op. cit. 1 66 ; II 113. 

6. Fox and dog in this legend are the corn-blight and Sirius, according to Preller, II 148. 



2j6 Early Ccltic History and Myîhology. 

like legend no doubt was told at Gleann-na-Céad-Muice, « the Valley of 
the First Pig » •^Transs. Oss. Socy. VI 142V 

In the Netherlands this story reappears as IVaruin die Juden kein 
Schweinefleisch essen. The Jews hid one of their number under a tub, 
and to mock. Our Lord bade him tell what was there. He said « it is a 
svvine «; and when the tub was raised out rushed a pig. We suspect 
the sequel should identify this swine with the Wandering Jew '. 

The Irish Black Pigisnow often the embodied Mischief, and we meet 
the same in a Chinese story of, we suspect, Indian origin, given by 
M. Stanislas Julien 2. A king bought Misfortune in the shape of a sow 
which devoured needles. Steel was disappearing in the kingdom, and 
at last the beast was to be put to death. No weapon would wound 
it ; no fire could consume it ; and when it was red-hot it leaped out, 
and made ofï, setting fire to the country. This pig probably does not 
radically differ from the national dragon. 

This unlucky swine, again, is Mac Datho's Pig, subject of an ancient 
Irish romance having relations to those of the Golden Fleece and the 
Tdin Bô Chuailnge. The fiery swine appears in a Dutch story told, not 
w-ithout simplicity and grâce, by Wolf, Die Nonne mit der San 5. Or for 
the nun on her glowing sow_, we find a maid riding on a goat, or ass, 
which appears at midnight or at noon 4. This is the same figure with 
Frey on his boar, Aphrodite on the goat Epitragia , and the like. 

We may further compare the first appearance of Indra's éléphant ^or 
pig, or white horse'i at the churning of the océan. 

The reader will probably admit a certain family likeness in thèse 
myths : so that the explanation of one or two should suit ail. Now it is, 
as we hâve seen, a priori probable that the Erymanthian boar, an Ar- 
cadian myth, is of the same family with the Arcadian myths of Ursa 
Major : and as a matter of fact we fmd it so explained s. 

Again Saint Martin, in the story cited, produces this « first pig. » 
We need hère only ofïer two proofs of the connexion of this saint in po- 
pular tradition with Ursa Major. 1. It is « Saint Martin's Wain » [Char 
Saint Martim. 2. A farmer was ploughing near Martinmas, and he was 
irritated by the perpétuai rain. He cried out 



1. Wolf Niederlandische Sagen n° 579. 

2. [.es Avadânas 1 9. 

5. Niederlandische Sagen n° 239. 

4. Wolf Deutsche Sagen n" 209 Die Jungfrau auf der Ziege. 

5. Dupuis Origine de Tous les Cultes 1 405, 406; Il 2, 57; III 363 : 111 2, 76. 



Early Celtic History and Mythology. 2^7 

A Mhartain bhrén, gan aoth na ceart, 
'0 rinne tû do mhùn déan do chac. 
Martine foetide absque iustitia 
Pulcre cuir, minxeris ventrem exonéra. 

At thèse irreverent words himself his plough and his team of six horses 
were lifted up and flung into a well \al. lakei near, Tohar na Seisrighe 
(well of the team ofsix. This inedited story islocalized in various places. 
It is found in another form as the legend of Trian and his chariot and 
horses taken into Loch Tréna ; and the seven harpers of Loch Crotta 
Cliach. There is every reason to thinkthatit is a story aboutthecelestial 
Plough and its seven stars, and that the ploughman who insulted Saint 
Martin is the impious Ewige Fuhrmann or Nachtrabe of German tra- 
dition supra 2 1 ^ Kuhn u. Schwartz pp. 199-200^. 

The iron-devouring swine of the Chinese story is the iron swine which 
is found for Ursa Major on Eastern sphères described by Kircher. The 
nun with the sow is the littlehooded, veiled, or obscure star, the cloaked 
Hermès, the Thief of the Black Cap, the Cleric [cucullatusi ofthe Goats- 
kin, etc. 

Thèse simple éléments are arranged in various ways. The bird Ficus 
[=■ Alcori and Circe [= Ursa Major'i answer to the raven Arthur and 
Arthur as a boar ; to the Night Raven, or the nun Tutosel, or the raven 
Odin, and the Wild Huntsman's boar '. 

Lastly the celestial sovk', goat, or the like, appears at midnight or mid- 
day because il is another image of the midnight Wain. In a Spanish 
ballad for the boar Circe and Ficus we hâve the white doe and 
Lancelot : 

Two hours before the dawn doth pass 

That milk-white-footed deer ; 
Seven lions and their dam, alas, 

With that strange beast appear. 
Dead on the ground seven counts are found, 

And many knights also, etc^. 

Lancelot and this midnight white doe answer to the little Find, the 
Mac 'Og, and his mother Béind, the white cow. Lancelot and hisisland 



1. cf. the English child's rhymes of the tailor's sow and the carrion crow. Mrs. Va- 
lentine's édition, nos. cxcviii, cxcix. 

2. The translation in the Foreign Quarterly Review 1829, p. 99. The text in Depping 
(London 1825) Il 362. Observe the niimber seven, derived, as would seem from the 
seven stars. 



2?B Early Celtic History and Mytliohgy. 

againsuggest the liille Ridire-an-Oileâin-Tuaidh ^knight of the northern 
islandi of a long inedited romance obtained from oral tradition, Inis Bô 
Finne tthe Isle of the White Co v), and tlie island of Circe and Calypso. 
Modem Irish riddles mention such an animal : 



In Moungan's Park there walks a deer, 
Silver horns and golden ear , 

Neither fish flesh fealher or bone 

In Moungan's Park he walks alone. 



Behind my heel, behind my house, 

There is a gray mare and her coït ; 
The King of England and ail his men 

Wouldn't turn that gray mare's taie about. 

3. 
A white mare in the lake 
That her foot never wets 
Though she journey as far as Roscarbery. {Translated). 

Moungan's Park ^the park of Mongân ?) is the sky. The mare and foal 
are sometimesnot explained at ail, sometimes said to be the moon and a 
star near it ; but riddles are older than the ansvvers, and the real déter- 
minant may be Ursa Major and its little star. 

We may then conclude that, in accordance with our generalization, 
supra p. 212 16K this great diversity.of images has one basis, that the 
constant and déterminant are the figure in the sky known as the Great 
Bear. This implies many équations. The Truie qui file was a tavern sign 
at Lyons. The flying pig may yet be often seen floating over shops in 
London. The Charleswain was an Ênglish sign '. 

The Truie qui file is again the « learned pig « of English fairs, The 
Truie qui file was shown by an unfortunate mountebank in Paris in 1466, 
a sow which he had taught to sit up and hold a spindle. The civil au- 
thorities burned both man and beast for magie ^. The swine of the 
Westmeath story mentioned in our note [supra IV 272) is the w sow of 



1. Grimm D. M. II 725 (English transln. 

2. Collin de Plancy Dicî. Injcrnal. 



Early Celtic History and Mythology. 239 

knowledge » : and is nol the same animal's name recognisable in Dûn- 
na-muice-criona, Tobar-na-iniilce-criona, in Gahvay ' ? 

The flying swine of Clazomenae and flying horse of las Professer 
Sayce thinksl the ancient Hittites hâve another counterpart in the flying 
wooden horse, already mentioned, of the romance Cleomades and Cla- 
remond and of the Thousand and One Nights, Cervantes's Clavileno Ali- 
gero, and Chaucer's wondrous horse of brass. The wooden horse of the 
romance was made by King Crompart, Croppart « for the love of 
)) kynge Morardigas daughter. » Thèse seem to be old Celtic names, 
the latter perhaps Muirchertach. Crompart ;cf. Corbmac', a little hump- 
back, may be compared with the Black Thief on the Steed 0' Bells 
and the Gadaidhe Gobnata on the white mare. The animal is the white 
horse of Charlemagne ifrom whom the « Charleswain ») ; of the Wild 
Huntsman == the driver-star 1 , causing his death at last, like Diarmaid's 
boar ; of Ashenclâs, « sooty Nicholas « (= Thumbling, S. Thomas's 
Day, and Staffan, S. Stephen). We fmd in German tradition this white 
horse, Spanish horse, Hel-horse, coming round at Christmas or the 
Twelfths, just when the Plough is carried round, or when « Mother 
Wain » ^Frû Wâgen\ or the Wild Huntsman, or Frû Wôd [cf. Woden 
and Wade) makes the circuit. Thèse are ail the same thing, such perso- 
nifications as « Hellwain » in Middleton's play. The flying wooden 
horse is the fatal Trojan horse. Cf. Woden with woodie .the gallowsl. 

IV. 

The romance above referred to has other suggestive relations. When 
the princess Claremond is carried off by the magie steed she leaves 
behind her glove = the footprint, glass or gold shoe of the Cendrillon- 
Oidipous-Oengus cycle, occurring hère by mère coordination [Supra 
p. 212 (^1]. With the magie wooden horse are named a wondrous horn 
and the gold hen and chickens. Magic horns figure often in Celtic 
legend, e. g. that which is to waken the sleeping Arthur, and that 
whosedreadful blast scared the echoes of Roncesvalles. Now i. Arthur 
and his band are the Seven Sleepers in Ursa Major. 2. The Little 
Bear is called Bocina <= buccinai in Spain -, and we fmd the starname 
« The Horn » in Scotland. Gawain Douglas translates Virgil's lines 
[Aen. III 516-5 17I, 



1. Criona means both « old » and « wise », « sage », etc. 

2. Don Quixote I. Cited in Mélusine II 31. 



240 Early Celtic History and Mythology. 

Arcturum pluviasque Hyadas geminosque Triones 
Armatumque auro circumspicit Oriona, 
by Arthuris liouse and Hyades betaikning rane, 

Watlingestrete, thc Home, and the Cliarlewane. 

2. The Hen and Chickens is an old image, generally identified with 
the Pléiades '. The days are sometimes « chickens. » 

Again the wooden horse transporting the lady through the air is the 
« wooden bouk » (Westmeathl or « wooden top y> or the Hke which 
carries Cendrillon-Catskin. Her coach cornes for her at midnight, because 
it is the midnight Wain. In a King's County version the roagic vehicle 
is a shoe — another conception of Ursa Major. In the Russian taies the 
Baba Jaga rides in a mortar — apparently such a corn-mortar as Red 
Indians use - or used — and it may be the same thing with the Casserole 
[Mélusine I 53). If so we should hâve some light on the myths of Picus, 
whom we compare with the « Night Raven », or Thumbling star in 
the Wain, and his father, the Pounder, Pilumnus. 

In the Squier's Taie the brass horse was set in motion by tirling a 
pin in his ear. King Crompart had to torne a pynne that stode on his 
horse's breast ; and Claremond says « You will find my cure in the hor- 
se's ear' ^>. This is the situation in the popular taie where the giant's 
daughter turns herself, like Mâcha and Demeter, into a mare, carrying 
her lover on her back and bidding him look in her ear for what to 
throw behind, etc. A pin is found sticking in the hide of the Red Bull 
of Norroway , associated in the story with his transformation . Again, this pin 
in the magie animal's head suggeststhe jewelin Moloch's head, the lumi- 
nous gem in the Pan-Fish, Pan's star, Diarmaid's mark or star, the 
toad, hog, serpent or dragon with a jewel in his head. The aerial ride 
on the v.ocden horse is that of Helle on the ram ; of the man who fol- 
lowed the Good People on a calf or on a plough [= the Plough, Ursa 
Major' ; of the hero or heroine in the story which is called in Ireland 
The Bolan Bân and The Little Brown Bail, in Scotland The Black Bull of 
Norroway. Rashie-Coat (Anglo-Irish tradition of Limerick, etc.) or Cun- 
ning-Coaî (Roscommon^ or Catskin [Anglo-Irish tradition of Westmeath) 
is but an épisode of this story. M. Kôhler, in his useful study of 



1. Beyer in Selden De Dis Syris 300. 

2. J. T. Irving Indian Sketches (London, 1835) II 85. 

3. See tlie account of the romance given by Keightley Taies and Popular Fic- 
tions 68. A French version, Avantures de Clamadès et de Clarmonde, tirées de l'Espa- 
gnol par Madame L. G, D. R. (Paris 1733), is before us, in which for the Wooden 
Horse we find a cork dragon, dragon de liège. 



Early Celtic History and Myîhology. 241 

Rasliin-Coatie supra III ^o' observes that in Scottish versions « le 
» conte de Cendrillon est mêlé à un autre qui ressemble à celui de Peau 
» d'Ane. » It is the same story, and Peau d'Ane's Irish counterpart is 
Goatskin Giolla-an-croicinn-gabhair who is more than half a goat. We 
will offer some observations which should confirm the explanations given 
above, and should sho a- that mythology survives in and may be explai- 
ned by thèse popular taies. Thus the horse form of Cronus, Mâcha, 
Demeter, could be derived from an equine conception of Ursa Major ; and 
the leading incident of the Tâin Bô Chuailnge is contained in the story 
which we hâve to attempt to interpret. This in its complète form is as 
folio ws. 

A king's child is set by the stepmother to tend the cattle. The child's 
own mother comes in the shape of a white bull-calf bolân bân , red 
calf bolân ruadh , a little brown bull, a black sheep, a grey ram, a 
blue bull Norway , in ordinary Anglo-Irish tradition comes as a bull, 
which feeds the child out of its ear, or out of one of its horns. In the 
German version of this épisode we fmd a goat, and we are reminded 
of the goat Amalthaea nourishing the young Zeus and the little Diony- 
sus. and the horn of plenty which is common in classical and in Gallo- 
Roman art. 

Three-eyes spied on the bull, and the Queen had resolved to kill it, 
as it came home, the last of the cattle. in the evening. The cattle are 
successively slaughtered till only the bull is left. It bids the child mount, 
and they take to flight. This situation again is the flight of the White 
Cow, Bôind, with the little Find, the Mac Og, on her back; the race of 
the cow, lo, tormented by the fly; the Ènglish Dun Cow runningmad ; 
Hermès carrying oflf the Cow; the Black Thief on the Steed 0' Bells,the 
Centaur carrying the wife of Hercules; or Eros. Or the animal is killed. 
Its bones are collected, and it revives, only lame. Or a tree with gold 
apples grows up out of its buried entrails. 

In the Serbian version the cow spins, like our French sow above. 

The fugitive bull brings his rider to a king's court castle, and in one 
version (Tipperary they go through the golden wood, the silver wood, 
and the wood of brass ; and out of each of thèse issues a bull to en- 
counter the bull which carries the king's son. The third kills him or 
hen. 

Otherwise he has to fight only one bull, the redoubtable Tarbh-Con- 

righ Cû-righ's bull ; or to fight the Devil. He falls in the fight, after 

bidding the boy make a magical belt out of his hide Cork . In the Nor- 

wegian version his bones supply three wonderful suits, in which the 

Rev. Celf. VI 16 



242 Eiirly Celiic Hisiory and Mythology. 

heroine goes to church. In a singular Breton version given by M. Luzel 
two gold shoes are found near the cow's heart. 

PYom this point begins the Magic Shoe story proper. The narrative 
foilows two types, according to the sex of the principal character. 

1 . The king's son takes service ; herds cattle ; conquers three giants, 
whose long rich pasture had tempted the kine to trespass upon it. A 
dragon clainis a maiden every seventh day or year, and it has corne to 
the turn of the king's daughter. The young champion conquers in a three 
day's fight. He leaves his shoe behind, and is recognised by it. 

2. The king's daughter enters service, and is put to work among the 
ashes Mâghnus Mac ONeill would never stir from the mother's fire for 
twenty-one years. When he got up at last he shook out of himselfat the 
door — as in a Russian taie — twenty-one barrels of ashes. Another Ashypet 
is Potachân-na-luaithre, also maie, and a comic character . 

Or she fled naked out of the house from her master's violence, esca- 
ping, she was so small. through the hole in the wall through which the 
waste water was let ofF. From her subséquent dress she was called 
Jenny with the Red Petticoat. 

Or she made herself a suit of rushes : hence Rushycoat a suit of 
seaweed in another version . Or wore a catskin ; a bearskin ; an ass's 
skin; a pigskin, etc. 

She is a great harp-player, as ail king's daughters were in Ireland 
in those days, and is overheard by the king's son, her young master, 
beguiling her loneliness. He foilows her at last so close from church 
on Christmas Day that she loses a shoe, and by this she is recognised. 
ït is of glass because one of Catskin's three wonderful suits was a suit 
of glass. The shoe of glass is found in several versions '. 

Or, going along brooding on her forlorn case, Rushycoat met God. 
He bade her goto a certain tree, whence come a wooden bouk - and 
splendid attire. She is carried to the daiice upon the wooden bouk. The 
Italian heroine has a bearskin, and a like wooden vehicle. 

In Perrault's story a rat draws Cendrillon's coach, and the coach 
cornes for her at midnight. The heroine is sometimes hidden under a 
cauldron or keeve. She is known by her little foot; but Sir George Cox 
points out with truth that we find the very opposite in the history of 
Bertha Bigfoot, who is identified by the large foot. The coach occurs 

1. cf. Keightley F. M. 175, 19J, the shoeful of money ibid. i-^G^ and the magie 
shoe-plough turriing up ducats, 195. 

2. Bouk is apparently an English provincial word yet occurring, and found in bucket. 
Or is buck the wjrd hère ? 



Early Celtic History and Mytiiology. 243 

again in the taie of M^îghnus Carrach ^IV!agnus Scabiosicepsi where an 
old woman drives up at midnight, and getting out, resuscitates the slain 
by a touch of her whip. Maghnus kicked her head up into the rainbow, 
which accounts for the diverse colours of that phenomenon. The coach 
of Crimthend, or Cruimchend (= Pendragon), was also celebrated, and 
we shall hâve to consider that figure with Crom Dubh, the Black Worm, 
and other Celtic dragon myths. 

The battle of the bulls reappears in the Tdin-Bô- Cliuailnge, where the 
white western bull, the Findbennach, is vanquished by the eastern bull, 
the Donn Cuailnge ; and in the contention of the red English bull and 
the black bull of the Gaedhil (Campbell Ixx'. It is again the fight of the 
red and white dragons (cruim derg ocus cruim gel', where the white 
worm is also vanquished, in Nennius's legend '. 

Closely related to the story given in outline above is another of the 
Cupid and Psyché type, where a woman has to travel in search of her 
lost husband, ithe White Wolf, Mac Tire Fionn<; a husband to follow a 
wife to the other world (Orpheus and Eurydice - P^nd and Grâinne) ; 
a mother to seek her lost child iDemeter and Persephone). The person 
lost is bewitched into the form by night of a bear, a wolf, a bird, a 
white dog with three legs. The search lasts seven years. We shall hâve 
to examine some of the myths of this type when writingof Diarmaid and 
Grâinne. At présent we would see hère again stellar constants, often 
underlying myths which at last came to be understood in a différent 
sensé. Thus, Demeter searching for her daughter was certainly unders- 
tood by the Greeks — the names partly show it ^ as a myth of the 
earth and the grain. Demeter and Grâinne certainly, and Perseplione pro- 
bably, mean severally « Mother Earth », « grain », « sown grain. » 
But thèse names, which are later than the myths^ do not explain the 
conception of the race, pursuit, etc. That conception is found in a very 
simple and rude form in the Dutch legends of the Travelling Mother (Die 
Fahrende Mutter) or « Barende Brouwe ». This mother or lying-in 
woman carried about unrestingly in a whirlwind seems another form 
of the unresting huntsman, or ploughman, or waggoner, — myths 
which we know with certainly to be based on the movements of the 
nocturnal Wain As then we deduçe the equine nature of Demeter 
(and Cronus, and their offspring the Centaur) from a conception of 
Ursa Major as a horse, so Demeter following her daughter should be 
the « white mare » and her « coït » ; the white cow (Bôind) and the 

I. See the Irish fragment, Rook of the Dun facs. 3. 



244 fi^r/v Celtic History and MMhology. 

boy, the Mac 'Og ; the Wandering Mother or « Lying-in Woman » and 
her infanl ; the cow lo and the fly. To the examples of this conception 
of Ursa Major and its little star which we bave cited above we will 
hère only add one other. This is the hog with golden bristles which 
Brock the dwarf forged out of a pigskin, Loki tormenting him mean 
-while in the form of a gadfly. The swine, by our view, would be 
Ursa Major ; Loki, or Lug, or Conân Thumbling who stings the 
Lochlannaigh in a certain legend, rlying in the air without wings the 
little Thumbling star. 

Reverting to the popular taie, our explanations would be as follow. 
The child on the bull, etc., is Ursa Major and its little star. The notions 
of ^( Three-eyes >■', the three suits, the three legs of the white dog Ursa 
Major, the magie belt, come from the three stars of the Belt of Orion. 

The little white bull-calf Bolân Bân is one with the white cow, Bô 
Find, or Boind. This may or may not hâve something to do, as Pro- 
fessor Rhys and others think, with the Sanskrit Govinda, but it seems 
hardly necessary to go so far for an explanation. i . TheBook of Leinster 
fol. 191a of Professor Atkinson's facsimile explains Béind by Bô Find, 
and this obviously closely corresponds to Ptotemy's f^ouo'j.voa. 

Boand a hainm - coinl câin - 
Otâ in sid co fairgc frai g. 
Memur lim ani diatà, 
Uiscc mnd maie Labrada .... 
Nô Boand, bô acus find, 
Do chomruc na da riglind, 
In tuisce a Sléib Guaire gic 
Acus sruth na sidisc. 

Boand its name (fair quean was she) 

Forth from the sid to the angry sea ; 

Weli know I the name whence sprung, 

Water of wife of Labrad's son ... 

Or Boand, to wit, the « cow » and « white », 

From where the two king-floods unité, 

The water from Slîabh Guaire clear 

And of this sid we treat of hère. 

The rhymer means that Bà, the Cow, was the mother stream. The 
Finnabhainn, which il is said to meet, seems to be the Blackwater. 
Sid is a haunted hill. Sid Nechîdin is the place meant . 

2. The legend of the well and Bôind is only another form of that of 
the calf leaping out of the well whence rose Loch Gamhna. « White 



Early Celiic History and Mythology. 245 

Cow Isle », '< White Cow Lake » (Loch, Inis B6 Finnei, are localized 
in many parts of Ireland. The river-name mustbelong tothe same class. 
The various rivers called " of the White » (cow, are analogies. 
5. Dunboyne ^near Dublin; ' shouid be D'in Bôinne, white cow fort, and 
would not this throw light on the adjacent local name, the Black 
Bull - ? 4. In the Dindsenchas Temrach we find Tipra-Bô-Finne, well of 
the white cow, at Tara. What name can this be but the « Tipperboyne » 
of the Inquisition taken at Kilmainham on the 25 september, 1618? If 
[Tipra-] Bô-Finne has thUs passed into \Tipper-] Boy ne the river name 
« Boyne » shouid also mean river of thei « white cow >->. 

The biill which carries the young hero would thus be Diarmaid's, or 
Frey's, or Adonis's boar, the northern or winter sign, Ursa Major. His 
enemy is the bull of Cù-righ, Hound-of-the-arm {righ, fore arm). A like 
formation seems to be Cû-Chulaind, = Cû- Cu-uilinn or Cû- Con-Uilinn ? 
ihound of Hound-of-the-elbowl, a name already alluded to. This expia- 
nation of Culand is confirmed by the parallel form Uilinn, and by the 
Norse Velint, which shouid be the same name. The« elbow >-> or « arm » 
is Orion's Belt !« the Lady's Eli «, « the Elbow of Maui «), and this bull 
is the neighbouring Taurus. The victorious advance ofthe DonnCuailnge 
is the return of summer, as described by the Roman poet : 

When with his golden horns in fui! career 

The Bull beats down the barriers of the year, 

And Argo and the Dog forsake the northern sphère?. 

The white bull or dragon means the wintry or snowy season ; there 
may be allusion to the moon. Cf. the lion and unicorn. 

Thé cow or goat which dies and cornes to life again, but lame, is Ursa 
Major and its seven stars as an image of the renewal of the week. Dr. 
Tylor, in an able and suggestive book, would explain Vulcan's lameness 
as referring to the uncertain movements ofthe fire ,E. H. M. ?$8i, but 
M. De Gubernatis was more probably right in seeing in this the notion 
of one foot4.To ourselves the trait hère seems to be due to coordination 
[supra p. 212 i5)J, ofthe conceptions « cow « and « foot •> or footprint. 

The cattle, coming home one by one, or pastured, as in other taies, 
on the rank meads of the other world, are Geryon's and Helios's herds^, 



1. Doonboine, one of « the cheefe towns in Meeth d in Stanihurst's time. 

2. We do not know why the Bandon Orangemen, who keep up the tradition of the 
Boyne, glory in the name « black bulls ». 

3. Georg. I 217-218. 

4. Z. M. I 255. Cf. Grimm D. M. I 280 (Eng. translation). 



246 Early Celtic History and Mythology. 

the days. The dragon devouring a maid every week another form of 
the Mélusine conception means time devouring the seven days. We 
shall see other relations when examining the Celtic serpent cycle. 



It would be easy to cite confirmations of our suggestion that the shoe, 
^ootprint, etc., must sometimes be Ursa Major. We can only find space 
for a few. The shoe, great foot, or the like, isassociated with figures 
whom we can distinctly connect with the Wain. In an unpublished 
King's County story it becomes a wain itself, to carry the hero. In 
Perrault's Petit Poucet we find the added notion of seven the seven- 
league boots . Saint Thomas's Footprint, which the Spaniards found 
in both worlds, is the footprint of Hans Dûmkt, the little star in 
the Wain. Hermès in his shoe cradle is a modification of the same 
notion. The footprint is again Saint Martin's', and the Wain is Char 
Saint Martin. This great foot is attributed to Charlemagne, from whom 
the constellation is called the Charleswain ; and his name in the form Ma- 
ghnusl seems to hâve penetrated into the Celtic legends of the same cycle. 
Thèse explanations do not accord with those of Dr. Tylor, who would 
trace the legends of gigantic footprints to markings in rocks E. H. M. 116^. 

There is however a coincidence between the versions of the Thum- 
bling story in this teature of the shoe or footprint which cannot be acci- 
dentai. Not only does the little Hermès ;= Thumbling' house in a shoe 
cradle but his mother is « fairsandalled Maia « iHomeric hymn . 

Saint Thomas's Footprint is in many spots, from Ceylon to Brazil. 
That the feature had been attracted into the popular legend of Saint 
Thomas of Canterbury we may surmise from the sneer of the learned 
Erasmus in his Colloquia [Peregrinatio , where he introduces a pilgrim 
who returning from Canterbury is shown « Saint Thomas's Shoe » at 
a place a short distance from the town : c Ubi porrigeretur calceus, ro- 
gabat quid sibi vellet. Ait, calceum esse S. Thomae », etc. 

In Russia for Saint Thomas we meet Saint George. « Saint George's 
>■> Dog )s the wolf cf. the Gaelic Giolla Mhdrtain, the fox' is Ursa 
Major. The magie wolfskin which kills a man Ralston R.F. T. 3451 
is the same thing. Saint George and his wolf, or dragon, or wolfs- 
kin^ is Diarmaid and his boar ; Frey and his boar ; Hercules on the 

I . Ogerus praefatus castruin erexit in loco qui Passus S. Martini dicitur iuxta Horion 
propter reverentiam vestigiorum eiusdem sancti adhuc apparentium. Chronider cire. 1505 
cited by Barrois Ogier de Danemarche (Paris 1842) xiv. 



Early Celtic History and Mytiiology. 247 

boar [Mus. Florent. I xxxix y; Conân and Tom Thumb and Eulen 
spiegel Avith the pig ; Peau d'Ane and the ass's skin : Arkouditsa and 
the bearskin ; Whittington and Ivan Catson (Ralston ihid. 72 1 and 
Rannou with his cal — a beast of size so enormous that at last they had 
to fasten him to a rock with an iron chain 1 See M . Le Men's legend 
supra I 41 7I. Saint George and « a certain Gypsy who had a wife and 
« seven children « [R. F. T. 3461, and the dragon v which daily de- 
« voured a maiden » 13471 are myths of Ursa Major, its seven stars, 
and the days of the week. Saint George asleep, in the dragon adventure, 
and afterwards recognised by a shoe [which is the ordinary form], 
is a story told of many heroes [supra 242I, especially of Cù-Chulaind 
[Leabhar na hUidhre 126I. Now Cû-Chulaind, the Mac Beg, or Child, is 
Thumbling. Lastly, Saint George's golden stirrup, to be left in pledge 
wi?h the Gypsy 13461, is again Thumbling's shoe. This Russian 
Saint George legend seems a coordination of such conceptions of 
Ursa Major as « wolf «, « ^volfskin » (cf. supra 233), « dragon », 
« shoe ». a « Gypsy », or thief, and his famiiy of seven, the « seven 
sleepers. » 

The Chippewa Thumbling, the little Monedo, in a story related by 
Schoolcraft ipart iii'i, is swallowed by the great fish, which also swal- 
lows an old mocassin, thrown in, on the advice of the crafty Monedo, 
by his sister. The shoe, fish, and Monedo are drawn ashore together. 

The Japanese Thumbling, Issum-bo, hides in a shoe when he goes to 
wait on the prince in Kiyoto iLangegg Japanische Thee-Geschichten 
Wien 1884, p. 37I. See also the Bushman Mantis stories. 

The Samoan Cronus, Tiitii, when he pushed up the heavens from 
the earth, left his huge footprints in a rock (Turner Nineteen years in 
Polynesia London 1861, p. 245]. Now we hâve shown ground for 
Connecting the Cronus myth — the myth of the rending apart of heaven 
and earth — with Ursa Major. We hâve seen that in modem Arcadian 
tradition such a connexion is still to be found [supra 233I. 

In ail the above cases the « shoe » or « footprint » is more or less 
plainly associated with Thumbling ; and Thumbling must be Jack Thum- 
bling, Hans Dùmkt, Jack of the Waggon or starry Wain. There are 
other myths where the connexion is not quite so obvious. 

The Argo we take to be the Barca de David and Navicula Pétri, i. e. 
Ursa Major; and her steersman, lason, « the man with the one shoe », 
is the little Hermès (the Thumbling or Alcor star) in the same « shoe », 
and Fear-na-leathbrôige imanofone shoe. The dwarfish Luprachân's 
name was similarly explained (Leathbrôgân), and he and his shoe, at 



248 Early Ccltic History and Mythology. 

least, belong to this cycle, as well as the dwarf and his lost iglassi shoe 
in a story from the isle of Rugen Arndt^ II 197). 

Again, Fear-na-leathbrôige is Barbe-Bleue, or Barbe-Rouge, and the 
seven vvives [supra 2271 are 1. the seven stars, 2. the seven d^ys. 
\Ve find the shoe déterminant in the incident of the curious wife 
betrayed by the blood on her slipper (Campbell xli . 

Helen, as we hâve seen, is another one-shoed heroine. Hère it is not 
our business to examine fully her composite myth, which weshallhave 
to speak of again in another place, but two features must belong, in our 
judgment, to Ursa Major. One is this shoe incident itself. Another is the 
taie of Helen going round the Wooden Horse imitating the voices of the 
Grecian women. The Wooden Horse is Ursa Major. The counterfeiting 
voice of Helen, as of Robin Goodfellow, is the écho. Echo was another 
name of Helen, and her spouse was Pan, /. e. Arcas, again a myth of 
the small star in Ursa Major. The reader Avill see that we produce no 
positive évidence of the conception of Ursa Major as a shoe, only what 
seem to be strong grounds for such an induction. Again, « the lotus 
footprint of Siva « on Adam's Peak suggests to ourse! ves myths of ano- 
ther constellation, the three stars of Orion's Belt. 

Footprints in rocks are y et shown. as we can testify, on various 
inauguration hills in Ireland (^. g. in Donegali ; and Camden mentions 

what he calls « that barbarous élection in the open aire upon an 

» high hill » Avhereat OCahan » performeth this honourable service 
)) forsooth, as to fling a shooe over the head of the elected ONeal. » 
Elsewhere « Straightwayes Shan being chosen, proclaimed and inau- 
» gured ONeal by an old shooe cast over his head « ;Holland's Cam- 
den. 16^6, 1 14, 120). This ceremony- may be compared with the older 
mode of inauguration in « Kenel Cunil « recorded by Giraldus <Top. 
Hibern. xxv), in which the white mare, the king going on ail fours, and 
the broth lapped in horse fashion, imply a tradition i which indeed is ex- 
pressed again in the Labrad Lorc legend that the royal race were des- 
cended from a white mare, just as Siamese superstitions suggest a des- 
cent of their kings from a white éléphant. Once again the conclusions 
converge. Is not this white éléphant the starry Eléphant of the Karens, 
Burmans, Hindus [and Siamese ?], i. e. Ursa Major ï Mason . In Cinel- 
Conaill itself, at the rock of Doon, the inauguration place of the 
ODonnels, the ancient lords of that territory, we found in 1874 most 
vivid traditions of the horse-king or dog-king Labrad, who, iike Midas 
and Lycaon, seems on distinct grounds to be the Arcadian celestial bear, 
wolf, or goat Callisto, Lycaon, Arcas, Pan . 



Early Celtic History and Myilwlogy. 249 

The same shoe constant seems recognisable in the v crooked foot- 
print « of New Zealand origines ' ; perhaps in Robinson Crusoe's mys- 
terious footmark. Sometimes it is a giant's single foot, or huge leg, 
as in Seachrân Sàlfhada ilongheel), Sotal Sâlmiidr igreat heeli, SOLI- 
MARA (the same?), Tuirbhi Traigh-mhar (great foot). In South Africa 
we meet a hugefooted old woman grinding varicoloured cattle (days 
and nights ?) out of her toe ; or the beautiful onefooted god of the Baro- 
iing Bechuanas. With the mythological names Argetlâmh (silver hand), 
Arganteihn isilver elbow, siipra I 338) we would compare ARGENTO- 
COXVS, which seems to mean « silver-foot », Fergus (great foot) 2, 
Oengus (one foot, single foot, excelling foot), silverfooted Thetis. 

Oengiis, *oencos, is one of the names of Manandân or Find, of 
whom we hâve the proverb, « Long in the head as was Fionn in the 
feet ». The little Find is sometimes the little star in Ursa Major, a 
parallel to Wâinâmôinen. The boring of Oengus's foot, in a well- 
known legend found in K.eating, is the boring of the feet of his Greek 
counterpart, « Swellfoot ", Oidipous. The same thing is told of the 
« Fawn «, Oisi'n, a sort of Irish Arcas, or Pan, Nvho is again the 
little star by <^, his brute mother being, like Callisto, Ursa Major 
itself. 

The animal déterminant and the shoe déterminant are combined in a 
curious way in the popular taies, etc., of this cycle. Peau-d'Ane-Cen- 
drillon and her shoe is one familiar instance. A simple form of this story 
is Basile's « The Shebear « [Ll Orza'. The transformed maiden is 
simply Callisto, Ursa Major = the Brown Bear of Orange, the Bull of 
Norroway, the Mac Tire Fionn, and other heroes who wear the shape of 
a man by day and a bear, or wolf, or bird, by night. The prince, follo- 
wing his charmer close, fmds in her place a she-bear, a situation re- 
curring in the Irish taie of the Cat and the Brogues = (radically) 
Perrault's Chat Botté. The children in the house ask their father 
for shoes. The cat horrifies the household by asking for a pair of 
brogues for him too. Somewhat as in the case of his twin-brother, 
the Black Pig, the whole country turns out to chase the devil cat; the 
huntsmen track him or her into a cot in an island in a lonely bog, and 
there fmd a witch instead of the animal. Thisendingis found in another 



1. Grey Polynesian Mythology 217. 

2. Fer- in Fergus = ver in vernemeton, Ausonius's « fanum ingens, » the second 
élément meaning u sicred place » etc. We suggest that the second part of Fergus and 
'Oengus is cos foot. Cf. Gorwst (= Curgust. lolo 336. Rhys Lectures- 394). « The 
swiftest man of foot that ever existed. » 



2^0 Early Celtic History and Mythology. 

old and familiar Irish taie, but instead of a cat we there find a hare. 
In a Danish version iThorpe II 191' « there ;instead of the hare sat an 
)) ugly old beldam by the chimney, with only one shoe on. » 

The cat speaking answers to the dog in an Australian legend, with 
Breton analogies, given by Mr. Brough Smyth. The fishing had been 
successful, and « the women said Yacka-torn very good . One of the 
(( dogs belonging to the Avomen sang out Yacka-torn also. Then they 
« were ail made into Wallung a rocki « \Aborigines of Victoria I 479^. 

Our explanation of thèse things would be that the bear, swine, cat, 
and hare cf. the American hare and rabbit myths' are severally Ursa 
Major. The shoe seems the same thing. The cat's or dingo's voice is the 
écho, localized, as we shali find in Irish and Welsh legend, in a talking 
rock. The taies hâve grown out of coordination [sapra 212 [^'\]. 

Lastly cf. i . the « boot of gold » and « golden leg « occurring in 
popular taies 2. the fancy that the Good People leave money in a shoe. 
The golden leg incident occurs in an inedited variation of the Little Red 
Riding hood story-a story, that is, cf the cycle of the hooded or 
Thumbling star. Compare also the coin sticking to the measure in the 
Ali Baba or Sept Voleurs story. The measure ought to be a shoe, and 
M. Kôhler perhaps could quote such a version. (Cf. Keightley F. M. 236). 

The shoe or foot (like the handl seems often a myth of time, the 
week etc. It could thus symbolyze length of days. 

V. 

The Ashypet feature we hâve suggested may come from a conception 
of the Thumbling star as a spark half-hid amongashes, or the like. This 
conception we fmd associated with Hermès, Indra, Caeculus, Nitocris 
or Rhodopis Herodotus II 100', and with many well-known heroes 
and heroines of the Cendrillon set of stories. A daron explanation is 
also possible. We proceed to show how the trait is found associated 
Avith the shoriest day. 

There are several good Scottish versions of Cendrillon, in Chambers's 

work,inthisReviewi5tipraIII ^6<^-^^6y\, -inàmlheFolklore Journal M2Tch, 

1 884I . In thèse the story of the short or Thumbling heroine is adjusted to 

•Thumbling's (ThomasV , Stephen's, or Nicholas's day, the winter solstice : 

Ilka peat gar anither burn. 

An ilka spit gar anither turn, 

An ilka pot gar anither p!ay 

Till 1 come frac the kirk on gudc Yule day. 



Early Celtic history and Myîhology. 251 

This connexion is apparent in the name and ash-bag of Ashendàs isooty 
Nicholasl in German tradition. His white horse, goat, or bear Tiiorpe 
III 146', again suggests Ursa Major. The Swedish Tomtc Thumbling , 
a sort of Luprachân, receives his gift on Christmas morning'. The 
Russian Saint Nicholas covers himself with mud in freeing ihe moujik's 
wain. 

The shoe conception is found associated with the shortest day, as in 
the Danish legend of Herr Erland Guldsko, where the dwarf ioses his 
gold shoe on Christmas Eve Thorpe II 241^. The shoe, ashes and days {?) 
features occur in the Nitocris story Her. ii 100, ^1. V. H. xiii 33I. 

The return of the littie Adonis was in the twelfth month 2 ; and the 
Egyptian Harpocrates was connected, as the young winter sun, with 
the winter solstice : ut parvulus videatur hiemali soistitio qualem 
Aegyptii proferunt ex adyto die certa, quod tune brevissimo die veluti 
parvus et infans videatur 5, \Ve find the same constant in contradictory 
conceptions. « The littie Drean wren that lay in the cradie for seven 
« years long » is a conqueror of the \vestern winter giant of Westport 
land : but the littie bird is also himself the (^ Winterking » and « Snow- 
king », and his death is the death of Avinter. We cannot make thèse 
things consistent, but we can détermine with fair certainty the constants 
whence the myths hâve arisen and diverged. Thèse seem to be the small 
star in Ursa Major, the shortest day, the young year, sun, or light. 

The littie wren is from one point of view a Celtic embodiment of the 
shortest day. Another figure connected with the winter solstice is Fer- 
rabo, whose image in Saint Stephen's church at Lyons long enjoyed 
a superstitious honour. Paradin has the following référence to it, from 
an unnamed correspondent, a Président of Parliament, in his Histoire 
de Lyon : 

Me disoit mon père qu'à Sainct-Estienne, soubs l'église Saint-Jean et au coing 
de la chapelle de la Croix, au bas, naguères estoit une image antique de pierre, 
demi-forgettée, assez bien faicte, que Ion appeloit communément Fcrrabo. Et me 
disoit se souvenir qu'aucuns citoyens furent intitulez que, certain jour de l'an- 
née, assavoir la veille Sainct Estienne, ils venoyent de nuict en chemise rétro- 
grade adorer la dicte image et luy offrir des chandelles. Quoy faict, ils avoyent 



1. Thorpe (from Afzelius Svenska Fdkets Sago-H<efder) II 93. Cf. the Danish 
legend [ibid. 240-241) vvhere a dwarf leaves his gold shoi behind on Christmas 
Eve, and Arndt's story already referred to supra. 

2. Theocritus Adoniazusae. See Selden De Thammuz, who compares Egyptian myths. 
]. Macrobius Sat. 1 18. 



2 52 Early Celtic History and Mythology. 

certaine espérance de prospérer en biens toute celle année. La dicte image por- 
toit plusieurs biens, comme agneau, couchon, poules, bouteille, fruicts et plu- 
sieurs autres choses. 

Popular tradition had identified Ferrabo Nvith « Staffan » or Thumbling 
^Saint Thomas . 

« Jenny with the Red Petticoat », Caeculus Vulcan's son etc., sug- 
gest^re. Again Thumbling, Tommy, is sometimes of an especially erotic 
type, or the notion of a harvest hero is prédominant. Adonis is of the 
former class, and Adonis's issue, that vénérable divinity whom the good 
people of Lampsacus turned out of their city for a sufficient reason'. 
We find the dawn in savage myth as a red cloak. 

The rush suit = the cloak etc. of Hermès, Telesphorus and Hô- 
deken ?) is found in hagiological legend. The young Ciarân, a sort of 
wild boy, had this satyr's vesture. Was there an old conception of the 
Bear stars as rushes; as, apparently, of Orion's Belt .? Cf. the heroine's 
skill on the harp, for an Irish harper wears a suit made of beaten rushes 
as late as the last century -. Diancecht's daughter wears a cloak made 
out of 565 herbs (= days . Patrick blessed the rushes days ? , and 
made them light; but the dog Labrad scorched their tops. 

The rat or mouse which figures in the Cendrillon and Tom Thumb 
stories may very well be an old essential trait. We hâve suggested above 
that the mouse running </ up the clock « in the English rhyme is the 
little star in the night Wain. This star is conceived of as a rat gnawing 
the traces, or a mouse giiding up the trunk of the « éléphant « = the 
Bear in countries so widely separated as France and Burmah>. Cf. fur- 
ther Apollon Smintheus; the rat in legendsof Saint Martin; the rat on the 
altar of Saintes, in association with à horned god of plenty ; the Pdca 
appearing in rat form ; and Arndt's taie Die Siehen Màuse. They dance 
every night from twelve till one. 

We cannot hère examine the Mac Tire Fionn white wolf or Madra 
Bân Bacach lame white dog story, a Celtic version ofCupid and Psyché, 
but may point out one or two more obvious considérations, i. This 
lame white dog seems a figure of winter. His three legs, we think, 
are due to the influence of Orion's Belt on mythopœic fancy. He must 



1. Pulsus est de Lampsaco civitate propter vir. memb. .-nagnitudineni . Postea in nu- 
merum deorum receptus etc. (Bode Mythogr. I 126). 

2. Walker, as cited by Patrie. We hâve not found the original passage. Représen- 
tations of pipers wearing hoods or Phrygian bonnets occur in ancient art. 

}. Mélusine 11 32 (a), 33 (g). The little star is confounded with the pole-star. 



Early Celtic History and Mythology. 25:; 

be the Threefooted Dog of Norroway of Scottish tradition. Cf. the 
Wild Huntsman's three-legged horse, etc. 

2. An early form of this story derived, it is said, from theold English 
Apuleius' occurs in George Peele's Old Wives Taie, >vhere the old man 
has the form of a bear by night and a man by day. 

^. With this steilar cycle are connected the werwolf and berserkr 
stories. 

4. A large family of nocturnal goblins seem referrible to this same 
celestial origin — so far at least as regards the form of the conception 
— the Nightmare or Drâk, the Mare, the Bitch-daughter, the Marte, 
the Murraue, the Bœuf Moreau, Mourioche, « Morrough », thenight-ox 
i^Bugle-Noz or Beugle-Errant', the Ourse Blanche; and, as \ve think, 
Cronus's offspring, the Centaur. Ourse Blanche = Grande Ourse. 

It is necessary lo guard against exclusive interprétations. The Black 
Swine's Bed, etc., sho\vn in various places, suggests the wallowing of 
the earth pig making the hills and valleys according to the belief of New 
Britain. We hâve explained Sisyphus (a reduplication of sophos) as one 
and the same with Odysseus, Pan, Odin, etc., the littlestar wandering, 
or ploughing, or the like, restlessly to and fro in the Wain. But that the 
rolling of the stone could express the ascent of the sun is shown by 
the Highland saying, 

Mar chlach a dol an aghaidh bruthaich feasgar righinn Earraich ; 

Mar chlach a ruith le gleann feasgar fann Fogh(iTih)air. 

Like a stone going up hill is the long Spring evening ; 

Like a stone running down glen is the soft Autumn evening ' . 

We shall see also that myths of Ursa Major hâve passed over into 
lunar andtelluric sensés, Bôind, Mâcha, Demeter, etc. 

We might multiply confirmations of our steilar interprétations. The 
Fawn [Oisini to pass into Ti'r-na-n 'Og crosses the Milk Stream -. The 
Mac Beg, Cû-Chulaind, makes his way into the fastness of the bull-giant, 
Cu-rîgh a sort of Minotaur, Taurusl by the milk stream 5. A Wexford 
Fir-Bolg story makes the Slaney run with white cow's milk4. Or we 
find ashes instead of the milk s. Or the three cows, the Erca luchnai, 
were carried ofï by Cû-righ, with their « Calf », or by another con- 



1. Nicolson 388. 

2. Inedited taie. 

3. Book of Leinster 169 b. Keating. 

4. Kennedy L, F. 304-307. 

5. Ibid. 



2 54 Elarly Celtic Hisiory and Mythology. 

ception the v cauldron » for their milk. The milk was spilled into the 
White Stream iFindglaiseï by Blâthnait to betray Cû-ri'gh; or the taie 
was connected with White Cow river, the Bôind '. Ail thèse are myths 
of the Milky Way. The « cows •< are those of the Wain, and the Calf or 
Cauldron is the little star, Alcor. Sometimes the four stars a ;3 y o are 
regarded as forming a saucepan, \veil, the bowl of a ladle, etc. — as 
we shall see below. In the Iroquois conception the small star is a pot in 
which the hunters mean to cook the Bear -. Compare the cauldron or 
keeve under which Cendrillon or Bearskin hides. 

We believe that the river character of Adonis, Marsyas, and Achilleus 
is a trait derived from the Milky or Mealy Way. Saint Martin they say 
in Limericki was ground in a mill in another account was eut up 
and eaten in the form of an ox, like Dionysus . « Tommy « = Thum- 
bling is Bread ; and this little hero is « buried beneath two marble 
stones 3 » ; or giants threaten to « grind his bones » to rnake their bread. 
So it is sung of Sir John Barleycorn, 

They wasted cer a scorching flame 
The marrow of his bones, 

But a miller used him worst of ?11, 

For he crushed him tween two siones4 

This hero we shall meet in female form as Caor-na-hEôrna barleycorn^, 
Grâinne grain , Etan ith, W. yd, corn — Celtic analogues of Persephone. 
Adonis or Thammuz ground, as a grain god, into meal, is thrown 
into a river. Adonis was, we haveseen, identified with the Thumbling 
star in Ursa Major ,= Char Saint Martin , and we find Thumbling 
associated with the Milky Way in other legends. There is at least good 
reason to think that we must see a myth of the Milky Way in the mar- 
king of the path by Petit Poucet with « petits cailloux blancs «, or 
crumbs of bread which the birds pick up ; and the throwing of ashes 
in Mr. Theal's Kaffir story of The Bird that Made Milk^ The runaway 
children and pursuing cannibal in the same collection are Day and 
Night, with the devouring Cronus-like monster in pursuit ; we shall 
meet them again as Diarmaid and Grâinne ; and in an inedited Irish 



1. Senchus Mor I 64, 66. 

2. Lafitau Mœurs des Sauvages Amériquains 11 238. 

3. « Or grinded grain betwixt two inarbles turn », Dryden Georg. 1 267. 

4. Burns. The analogj with the Adonis-Tammuz myth has been remarked by Professer 
Liebrecht, Zur Volkskunde 259. 

j. Thcal Kaffir Folk-Lore (London 1882}. The Saturday Rcview, seemingly much 
puzzled by thèse taies, asks « Can Mr. Theal not ascertain whether there has been any 
direct borrowing from taies imported by Scotch résidents » (10 June 1882). 



Early Ccltic History and Mytiiology. 2^^ 

taie we hâve the same subject, only that the monster fas in many time 
mythsl is a serpent, ollphiast. Two other myths may be named hère, 
one at least of which we would refer to the Milky Way. Medea, as 
shefled with Jason, tore up the body of her brother Absyrtus, and scat- 
tered the limbs behind her to stop her father's pursuit. The hero was 
turned into the river Absyrtus. When Tom Hickathrift iThumbling) 
was set upon by one-and-twenty ruffians in armour he also hacked and 
hewed to such purpose that the ground ^vas strewed with the severed 
limbs. 

The Milky Way again must be the constant in the le'gend of the 
milkmaid Odras |the pale or whitel, daughter of Whitestern ^Odor- 
natânl son of Ashes ^Luadre^, ^vhom the Môrrigan turned into astream. 

Odras unde nominatur ? Ninsa. Odras ingen Odornatanmaic Luadre, isi ba 
bligliôir do Bulchet bûi in coire féile. Ar ni tucad a chori do thenid, ociis ni 
bui aidche cen féoil. Ocus ise ro ait Eiihni Thaebfota ingin Cathair Mdir. 
Luid dan in Môrrigan a Cruachain co tue tarb Liathmuine lea corodart boin 
dia bûaib ./. Slemuin a hainm. Taraill lea Fraech a 'Oireinn. Ro gelt and. 
Unde Druim Fraech Slcmna. Luid Odras ocus a gilla lea in diaid na bô .i. 
Gada a ainin. Co toracht in gilla i Cuil Gada ocus luid Odras do shaigid 
Side Cruachan. Do fuit cotlud fuirri in Daire Thalguda ocus tic in Môrrigan 
chucu, ocus do cechain brichtu furri. Conderna lind usci di Odrais. Isi ind 
aband sin fri Sliab Bodbgnai aniar. Unde Odras. 

Odras, whence is it named ? Not difficult, Odras daughter of Odar- 
natan son of Luaithre, 'tis she was milkmaid to Buichet, who was the 
« Cauldron of Hospitality «, for his cauldron used not to be taken off 
the fire, and there was never a night without méat in it. And it is he 
that brought up Eithne Longside, daughter of Cathâir Mér. The Môr- 
rigan went then from Cruachan and took the bull Liathmuine with her, 
and he consorted with a cow of her lOdras'si cows, Slemuin her name. 
Fraech met with her ^the cow) in 'Oirenn. She grazed there. Whence 
« Druim Fraech Siemna. » Odras went after the cow, and her herdboy 
with her^, Gada fun his name. The boy came as far as Cuil Gada and 
Odras went towards Sîd Cruachain. Sleep fell upon her in Daire Thal- 
guda, and the Môrrigan comes to her and chanted spells upon her, so 
that she made a stream of water of Odras. She is that river to the 
eastward of Sliabh Bodbgnai. Whence Odras iBL. i68 ai. 

If we turn to Irish hagiological legend, the old tradition' of Saint 
Patrick and his companions transformed into eight deer, Benen being 

I. TripartiU Life pt. I. 



2^6 Early Cellic Hislory and Mytlwlogy. 

the fasvn == Oisi'nl is only another form of the Seven Sleepers and 
their Dog; the Seven Heroes of the Fi'an land Conâni enchanted; the 
Seven Harpers sleeping in Loch-na-Cruitearadh ■. It is the taie of Trian 
and his chariot borne into Loch Tréna 2, and the impious ploughman 
who insulied Saint Martin thrown, \vith his team of six, into Tobar-na- 
Seisrighe — anold star taleattracted into the tradition of the saints' lives. 

VI 

The traditions of Wales again wear an astronomical character, and 
hâve Irish paraliels. The sîory of the Seven Bishops or Seven Saints, 
localized in many places, is a taie of the Seven Stars. Maelgwn, Modred 
'^madradh, a dogl, Conân Maol, the Madra Maol, and perhaps Conn 
and Labrad, must (m mythi be one figure. 

Mr. Rhys will not décide whether the « great mythical hero to whom 
« they hâve given the name of Arthur » \op. cit. 231), « was from the 
» first a purely imaginary character..., or had some foundation in the 
11 facts of a long-forgotten history ». Now 1. the type of Arthur is not 
very obscure. Hebelongs, in the chief legend associated with his name, 
to the family of naturegods or giants, as Odin, asleep or enchained for 
a time. Hence, ^Yhen the bonds of ^vinter relax, the flos regum will 
corne back, as many other such heroes are to appear again at the last : 
« luxta Merlini vaticinium Arcturus dubium habet exitum, quia utrum 
» vivat aut mortuus fuerit, nemini certum est. « When Nature rea- 
wakens in the spring 

Arthur 0' Bower has broken his bands 
And he's corne roarin' ower the lands; 

and we hâve Arthur's Chase, Odin's Hunt, the Dionysiac march of retur- 
ning summer and its train. Such at least is one explanation.2, Arthur's 
attributes seem to be mostly stellar. « Arthur's Chair « or « Seat » is to 
be compared with the numerous Irish hill-tops called Suidhe-Finn, the 
Welsh summits associated with Gwyn ap Nudd, or that which bears the 
name of the giant stargazer IdrisJ; with Oisfn's Seat in Tipperary, and 
the stone chairs where, as in several other cases, Saint Patrick alter- 
nâtes with Find or Oisi'n 4. « Arthur's Table « (Bwrdd Arturl, a great 



1. Colgan Actt. SS. S. Ciaran (p. 460). 

2. Trip. Lifept. III. 

3. Cf. Suidhe Odhrain. But the Welsh name may not be old. 

4. OHanlon /. Saints 17 March. The suspension of this work is greatly to be re- 
gretted. We trust it is only temporary. 



Early Celiic Hisiory and Myîhology. 257 

flat-topped rock in Redw harf Bay, and the moat with the same name 
which we remember to hâve seen near Eamont Bridge, recal the Bord- 
on-Fhian, a ^vhite conspicuous rock whereat Fionn and bis giants held 
carouse on the hill of Cathai'r-Conrigh Cûrigh's stone fort in Kerry. 
Now Cij-n'gh and his Bull seem to be nothing but Orion or part of that 
constellation and Taurus ; and Cathai'r-Conrigh is of the same class with 
such Welsh names for constellations as Caer Gwydion the Milky Wayi, 
Llys Don ;Cassiopeial, Llys Cynvelyn. Cf. the Manx Bhow-Ghorree 1 Milky 
Way. Cregeen s. v. bhow) = « Cû-n'gh's Bow » ? « Arthur's Oven », 
which we also find localized, recals the Fulacht-na-Môrrigna ; the kit- 
chen of King Cormac Longarm on Temair ; the Dagda and his two as- 
sistants cooking in the Bruden-Dâ-Derga. We hear of a Polynesian 
death-goddess cooking the dead in the other world. We suspect that 
certain Irish oral taies of our own. as of a little naked man, or man~ 
ass, baking a cake on a hilltop by the heat of the sun, and a ma- 
gician watching a joint of méat, contain conceptions older than much 
which the bardic genealogist committed to vellum in tracts like that 
just referred to. <> Arthur's Lyre >■> Telyn A.' is Lyra. His mantle of 
invisibility is the cloak of Hermès, Hôdeken, Odin etc. « Arthur's 
Dagger rt may again be stellar ^the Belt?). Hermès sometimes wears 
a dagger. Arthur has a treacherous wife, whom we would equate 
with Findabair '< bright-brow «, Crowe , Medb's daughter, and 
Froech's love, a figure answering to Ariadne, Blâthnait, Helen etc. 
and recurring in a string of stories where the husband, or captor, is 
a winter giant or ogre, as the Crochaire Césta, whose unwelcome 
return was always foretokened by three showers of hail. There are 
three Gwenhwyfars, as three Brigits, three Ferguses, etc. ^. Arthur's 
name suggests Ir. art a beari, Arcturus and Ursa Major : and we submit 
whether his son " Urien p, one ofthe Three White Lords al. oneof the 
« Three Blessed Kings <> of the Island of Britain, with his magie staff, the 
ffon vraith ' , — or his three ravens, — is not Orion with his mace or sword ; 
Llew, another son, or Lleon Gawr lolo MSS. 36,412 — « in whose'i 
time a scorching heat occurred » and who burned up the herbage of the Isle 
of Britain Tr. xxiv: — the sign Léo, associated in Greek myths with the 
ardours of summer; and « Arianrhod >, which Mr. Rhys regards as a 
non -Celtic name and attemps to connect with Mog Roith etc. }V. Phi- 

I . cf. the ffon wen {supra). That Urien is a dasîical name is again rendered probable 
by its occurrence in the legend of Melucina, whose name must be Latin (Mater Lucina r). 
Urian in modem Gérman tradition is the Devil ; and it is at least a coincidence that 
Heywood, in his Merlin, says that Orion was idenlified with Lucifer (c. xxv). 

Rev. Cclt. VI .17 



258 Early Celtic History and Mythology. 

lology^ 426^, Ariadne's round or Crown, a well-known name for that 
constellation lagain the Corona Borealisi which Arianrhod désignâtes. 
There were various legends about it iCreuzer % 4, 1 1 3-1 14' ; and it is 
ihe possible original of the Irish Bârr-Bruinn, the splendeurs of which 
irradiated Cruachân cave or the well therein ^OCurry M. and C. lil 
199-202-. In the same way, if space allowed it, we could, we think, 
sho^^• a plausible case for the view that when Taliesin said his « original 
» country is the région of the summer stars » he was more explicit 
and literal than the Welsh bards usually are, and that we hâve simply 
star allusions in the références to Lucifer; to Gwyn's or Taliesin's 
knowledge of « the names of the stars from north to south « ; « the 
» Galaxy « ; « the Court of Don » iCassiopeia' ; to the birth of « my 
» Lord in the manger of the ass » ,over which the star stoppedi ; 
to « Lleon » iLeo ? ; « it is not known whether my body is flesh or 
fish » (cf. the Fish-Man, Fintâni \Mabinogion 482-484. Stephens L. C. 
185-187I '. This last amphibious conception must again relate to light- 
darkness, day-night. To what we hâve said above on this point we will 
hère only add another illustration. An unpublished Irish local legend 
represents the dragon of Scattery Ireland — a serpent wilh his taii 
in his mouth, which encircled the whole isle of Inis-Cathaigh when 
Senân and his monks went thither — as feeding after his banishment on 
a trout and a half-trout everyday. Although such legends sometimes are 
told 10 account for curious facts in nature e. g. the Russian taie of the 
half-eaten sole, Ralston 530I yet hère comparison suggests that the dra- 
gon is time [Sdecuhiiw ; and as the golden apples, maids, cows of the Sun, 
the gentlewomen killed by Bluebeard, by the Drakos, or the Crochaire 
Césta, are ail the days, so the trout and half-trout, the dragon's daily 
meal, should be a rude conception of a day and a night, just as the 
Polynesians explain their fishgod Vatea to be Day, noon - day. 

In the following section of this essay we will consider the Celtic 
myths, Gallic, Irish, and Welsh, of the worm or dragon. The most im- 
portant is perhaps that Crom Dubh, Crom Cruach, Cenn Cruaich, who 
is stated in the old Lives of Saint Patrick and in modem Irish tradition 
lo hâve been worshipped by the pagan Irish as a god. M. A. de J. 
explains Crom Cruach as « Courbe sanglante « and « Croissant ensan- 
>■> glanté ■! 107, 3S61 ; OCurry as « Bloody Maggot. « Our own evi- 



I . cf. further, in this curious pièce, the triplkations, the three springs in the neck of 
the strange beast with the heavy paws, and Moses's three rods from Jordan's water (492), 
fancies of which Oiion's Belt may be the base. 



Early Celtic History and Mythology. 259 

dence, collected in our latest studies, will suggest that OCurry was in 
the main right. Croin \\e understand as y the Worm ». Croin Cruach is 
« Crom of ricks » ; Cenn Cruaich is not « la Tête sanglante » but 
« Head of the rick « the Kynn-Crog of the Mabinogion 229^. Crom 
was apparently honoured at Patrick's Rick Cruach Phâtraic' ; and 
Cruachân Chroim Crom's little rick , an unidentified mountain, is perhaps 
the same. Cf. Pryf Du Mahin. 106 . and Crom na Cairge Tr. Ois. Soc. 
VI \\6\. 



INDEX 



Ali Baba taie 218, 220 Day-Night = twins of Ro- Ogmius-Ogma-Mac Oc 211 
ApoUo Maponos = MacOc 194 man shewolf 224 Pénélope = spinning sow 224 

Arcas-Pan-Oisin 221, 249 — — = twins of she- Pendragon-Cruimchend 245 
Arthur 2 5 6-2 j 8 wolf Leto 224 Pied Piper 230 = Circe ibid. 

Arianrhod = Ariadne's Crown — — = Diarmaid and Plough, ride on 223 

258 Grainne 228 Proxumi = Daine Sidhe 194 

Argo = Ursa Major 147 ElbowofMaui Orion'sBelt 207 Raven gods 212 

Ashypet — Ashenclas 239, Eli, Lady's (the Be'.t) 199 Righ Mna Xuadat 207 

250 Etan-ldun 254 Riddle of Sph'nx 207 

Barbe-Bleue 227 Gwenhwyfar = Findabair 257 — of Virgil 207 

BloodyTom, B. Jack. 218 Grainne — Persephone 243 Rhymes 214, 216, 220, 226, 

Cat, Booted 249 Whitting Hand, Orion's Belt 206 image 228,256 

ton's 247 of week 207, 217, 232. U. Schwarze Frau 219 

Cendrillon 241 sqq. Major 207 Seven Sleepers 227 

Ceridwen 226 Hatt0 230 — Saints 2 j6 

Circe — Swineface — Black Hecate's Meal 239 Shoe myths 246 sqq. 

Pig. 217 Helena 211, 248 Sisyphus 221, 253 

Comedovi 194 Hickatrift-True Thomas 211 Sphinx-Chimaera 204, 207 

Cow resusciiated 245 Hodeken-Telespho:us 21 1 Stafran,Stevanu 21 3,221,228 

Cu-righ and his buU 245 Horse, Wooden 216,239 Swine, flying 239 

Cu-Chulaind 24c Hunchback and Fairies 220 Tarvos Trigaranus 204 

Cleric in goatskin = Pan lason 228 Thumbling 213 sqq. 

211, 233 Indra 211, 216 Thief of Black Cap 211 

Crom Dubh 213, 259 Jewel of Moloch, of dragon Tuatha De Danann 202 
Cronus-Gargantua 209 sqq. etc. 226, 240. Triplicate symbols, shamrock 

Chequers = days and nights Knee wounded 215 etc. 206-207 

218 Labrad-Lycaon 230, 248 Truie qui file 225 

Centaur 241, 253 Lug = vitulus 208 Urien = Orion? 2 $7 

Cydops— Trimmatos - Balor — =f: Loki ? 208 Velint = Uilinn? 24J 

203 Luprachan 247 Wandering Jew 222 

Dactyles — stars or days 206 Mac Oc-M. Beg-Maui 211 White gods 232 

Dagda 205, 208 Maines, Seven = week 231 — Merchant 222-225 

Days = Sun's oxen, Manan- Milky Way 253 — Lady 219 

dan's swine, white wom.en Odysseus 221 sqq. — Alban sow 22 j 

etc. 204, 209, 216-232 Oedipus-Oengus223, 228,249 Wren 222 



David Fitzgerald. 



MÉLANGES 



NOTE SUR LE NOM DE LA VILLE D'EVAUX 



M. Mowat reproduisant dans le Bulletin monumental ' l'inscription de 
la patère d'Evaux (Creuse , d'après la lecture de M. Florian Vallentin = 

VIMPVRO- FIRMI 
LIB IVAV 

V- S- L- M 

fait remarquer que ce nom d'IVAV « rappelle immédiatement le nom 
d'une ancienne ville du Norique, aujourd'hui Salzburg, qui se présente 
dans les textes sous les diverses formes ablatives plus ou moins con- 
tractées, IVAO 5, IVAVO 4, IVVAO S, et dont la forme la plus complète 
est IVVAVO 6. » 

Puis, passant à la forme moderne du nom d'Evaux, il ajoute, « comme 
conséquence de cette particularité intéressante l'identité du nom antique 
de Salzburg et d'Evaux', la àénom'mzùon Euaunensis vicus ei non pagus, 
comme il le dit à la suite de M. Vallentin' donnée au territoire d'Evaux 
par des manuscrits de Grégoire de Tours paraît devoir être corrigée en 
Euauuensis, conformément à l'orthographe de l'ethnique luuauuenses, 
soit IVVAVENSES, qui se lit dans une inscription du Norique/. C'est, 



1. Tome XLVili, p. 262, 1882. 

2. Bull, épigr., tome V, p. 40 et 129, 1881. M. Bosvieux avait donné en 1854 cette 
lecture de M. Mérimée : VIMEVRO. KIRMI, etc., Bull. Soc. arch. du Limousin, tome Vj 
p. 261, et M. Fillioux, VIM lus) CVRO ou PVRO, etc., Mém. Soc. arch. de la Creuse, 
t. IV, p. 204, 1873. Ces détails bibliographiques sont à ajouter à ceux donnés par 
M. Vallentin. 

3. C. I. L., III, 4461. 

4. Table Peuting. 

5. C. 1. L., III, 5746. 

6. Ibid., 5j66. 

7. C. /. L., III, 5J89. 



Mélanges. 261 

du reste, poursuit-il, « ce qui est confirmé par les règles de la formation 
française des noms de lieux ; Evaux ne peut provenir d'un prétendu 
Evaiinum, parce que ce dernier aurait produit Evon, comme Orolaiinam 
Arlon, comme Catalaunis Châlons. comme Icauna Yonne. « 

M. A. Longnon, de son côté, dans sa Géographie de la Gaule au 
VI' siècle ', dit qu' « on peut s'étonner que le nom moderne d'Kvaunum 
ne soit pas Evon plutôt qu'Evaux. » 

Grégoire de Tours n'est pas le seul auteur qui donne le mot Evaunum. 
Ce nom se lit sur une monnaie mérovingienne que les numismatistes 
s'accordent à attribuer à Evaux -. Dans l'acte de donation de Chantelle à 
Evaux, en 956, nous trouvons Ëvaunensis C£nobii > ; dans une autre charte 
de donation de Boson, abbé laïque de Moutier-Rozeille et d'Evaux, de 
945 , monasieriorum Rosulensiset Evanensis 4 ; au xi*^ siècle, /Ecclesia Aevau- 
nensis et Umbertus Lafola Evauni 5 ; en 1 120-1 1 36, Humbertus pr<£positus 
Ewaunensis ecclesia ^ ; en 1 1 74, Bernardus prspositus Ëvaunensis et ca~ 
nonicorum Evaunensium~\ en 1 179^, canonicus ëvaunensis ^ ;en 1 198, Hugo 
de Walle prapositus ëvaunensis^ ; même année, prxpositum evaunensein '°, 
Puis, dans des chartes de 1 197, 1 198, 1 199 du Cartulaire de Eonlieu, 
sextarios vaunenses ' ' . 

A dater du xiii" siècle, le nom change dans ce cartulaire comme dans 
les autres documents : 1202, ad mensuram evaonensem '•- ; 1 204, Stephanus 
prepositus evaonensis^^; 1209, Nicolaus prepositus evahonensis^^; 12 mai 
1224, Joannes evaonensis ecclesie prapositus m ; 1267, apud Evahonium '^ ; 



1. Longnon, p. 466. 

2. A. de Barthélémy, Liste des noms d'hommes gravés sur les monnaies de Np. mer ., 
Bibl. de l'Ecole des Chartes, 18S1, p. 295. 

3. Charte orig. aux archives du Puy-de-Dôme. Le Gallia christiana nova, tome II, 
Instrum., col. 6, à tort de corriger ëvaunensis en evahonensis. Je dois à l'obligeance de 
M. G. Rouchon, archiviste de ce département, un fac-similé de cette charte qui ne laisse 
aucun doute sur la véritable lecture. 

4. Baluze, Hist. Tutel., col. 368. Il y a certainement une faute de copiste pour le 
nom d'Evaux comme pour celui de Moutier-Rozeille. On doit lire Rosolensis et Ëvau- 
nensis dans l'original. 

5. Chazaud, Etude sur la Chron. des Sires de Bourbon, preuves, p. xxxii. 

6. Chazaud, Fragm. du Cart. de la Chapelle. Aude, p. 90. 

7.. Cart. de Bonlieu, Bibl. nat.. tome 135 des Cartiilaires, fol. 87. 

8. Ibid., fol. 157. 

9. Ibid., fol. 71. 

10. Lettre de Gui comte d'Auvergne, à Innocent III, Gall. Christ., t. II, Instrum., 
col. 274. 

11. Cart. de Bonlieu, fol. 187. 

12. Ibid., fol. 176. 

13. Archives de la Creuse, fonds de Bonlieu, carton VII, orig. parch. 

14. Testament de Guillaume comte d'Auvergne, Gall. Christ., t. II, Instr., col. 200. 

15. Généal. de la Rocheaymon, suite à VHist. des grands Off. de la couronne (par 
l'abbé Jacques d'Estrées), page 39. A là page 206, la même pièce porte la date 122$. 

16. Olim., t. I", part. II, p. 685. 



202 Mélanges. 

mèmeannée ., prepositus monasterii Evahonensis ' ; i lyG, prepositus tnonasîerii 
Evahonensis ^ ; 27 juillet 1285, abbatiam evahonensern > ; 1352, Ludovicus 
de Tineria prepositiis ecclesie evahonensis, ubi Evalionhim ■^ ; 1385, Eu- 
vahons. Le papier et Registre des enfans baptizés en l'église Notre- 
Dame de Envahô..., 1546-16 13, donne comme on le voit Envahon^. 
Les registres suivants conservent ce nom d'Evahon jusqu'en 1655, où le 
mot Evaux paraît pour la première fois. En 1657, Evaux alterne avec 
Evahon. En 1658, le premier devient dominant. Le registre commençant 
en 1671 porte en tête le mot Evaux, qui se continue jusqu'à nos jours. 
Les terriers de 1723 à 1726 que j'ai pu consulter écrivent constamment 
Evaux. Le relevé des pièces contenues dans les 30 layettes du Chartrier 
du monastère, commencé en 1723, ne donne qu'une fois le mot Evahon, 
partout ailleurs il écrit Evaux. 

Le grand nombre de textes antérieurs au xiii° siècle que je viens de 
citer, et qu'il aurait été facile d'augmenter, montre que le nom primitif 
de la ville d'Evaux était bien Evaunum. Il n'y a donc pas lieu de corriger 
ce mot ainsi que le propose M. .Mowat, mais seulement de rechercher 
comment le mot Evaunum a donné Evaux en français. 

En provençal, la diphtongue an se conserve telle qu'elle est en latin ; 
voilà la règle. Et d'après le témoignage des anciens textes et du patois 
actuel, cette diphtongaison de au se produit jusqu'en Limousin, dans la 
Marche et le nord de l'Auvergne, etc. Evaux appartient à cette région 
nord de la langue provençale, son nom actuel venant d'Ivaunum ou 
Evaunum n'a donc rien que de très régulier. Les noms cités par M. Mowat 
(qui tous appartiennent à la région du Nord et ont remplacé au par 0! ont 
dû d'abord être orthographiés par : ainsi Orolaunum, Orolônum, 
Arlon, etc. Cette substitution de l'o àia place de la diphtongue au est 
fréquente dans certains manuscrits et dans quelques inscriptions, comme 
l'a montré M. Schuchardt dans son Traité du vocalisme vulgaire du latin. 

La substitution d'un E à l'I de la première syllabe est également par- 
faitement régulière. I protonique bref donne constamment E en français. 
Le I d'IVAV était bref. 



1, Ibid., t. !'■'', part. II, p. 699. 

2. Ibid., t. II, p. 86. 

5. Journal de voyage de Simon de Beaulieu, arch. de Bourges, Baluze, Miscel., 
t. IV, p. 276. 

4. Archives du Puy-de-Dôme d'après les notes de M. Bosvieux conservées aux archives 
de la Haute-Vienne. 

5. Charte de confirmation des franchises et coutumes de la ville d'Evaux Duval, Ctiart. 
comm. du dép. de la Creuse, p. 115. 

6. Archives comm. d'Evaux. 



Mélanges. 263 

Le X final de la graphique actuelle, qui du reste semble d'adjonction 
relativement moderne, me paraît être le produit d'une fausse étymologie 
rapportant ce mot à la forme ablative du pluriel. La preuve en est dans 
le nom d'un village des environs d'Evaux : Envaux, in vallibus', où lex 
final est probablement le produit de la terminaison bus, et remplace une 
s qui a dû se trouver là dans le principe. C'est au xvi^ siècle que paraît 
remonter cette forme savante, qui se manifeste d'abord dans le mot 
Envahon, forme qui, dans le nom actuel, amenait forcément le x final. 

Quant à la forme Eraon, ce n'est qu'une forme irrégulière dont je n'ai 
pu découvrir la trace -. 

Les textes que j'ai cités plus haut montrent que jusqu'au commen- 
cement du xiii*= siècle le nom de la ville d'Evaux fut Evaunum, Evau, 
que de cette époque jusqu'au milieu du xvii% on lui substitua celui de 
Evaonum, Evaon, et qu'enfin depuis 1671 on est revenu au nom antique 
Evau. 

Ces changements dans la forme ou, s'il était possible d'ajouter foi aux 
singulières affirmations de l'abbé de Longuerue et de la Martinière 5, 
dans la graphique du nom d'Evaux, coïncident avec des faits historiques 
qui doivent en donner la solution. 

A la fin du xii"^ siècle, vers 1 180 d'après Baluze, le Combrailles au- 
quel appartenait Evaux entra dans la maison d'Auvergne parle mariage 
de Pétronille de Chambon, héritière de cette seigneurie, avec un comte 
de cette province dont elle suivit dès lors les diverses vicissitudes. Ses 
charges administratives passèrent presque aussitôt aux mains d'hommes 
étrangers au pays. C'est donc dans les dialectes parlés dans les posses- 
sions des nouveaux seigneurs d'Evaux qu'il faudrait rechercher la cause 
de l'altération irrégulière du nom de cette ville. Malheureusement l'ou- 
vrage qui aurait pu me guider dans cette recherche n'existe pas encore 4. 

Le retourau nom primitif s'explique tout naturellement. Au xyii*^ siècle, 



1. Commune de Sannat, village situé dans la vallée de la Méouze, affluent de droite 
de la Tardes. 

2. Il y a certainement lieu de tenir compte dans la formation du nom moderne 
d'Evaux de l'origine celtique de ce nom. Le n° du mois d'août iS8i delà Revue celtique 
(p. 118, note i) contient la note suivante : « du nom du Dieu Ivavos (cf. Lacavo deo, 
Orelli, 2018,^ vient le nom local Ivavono-n, et par contraction Ivaunon, en latin Ivaunum, 
d'où le nom moderne Evaux. » Je laisse aux celtisants le soin d'éclaircir cette partie de 
la question. 

3. Abbé de Longuerue, Descrip. hist. et géogr. de la France^ '722, p. 138 : La prin- 
cipale ville du pays est Evaon, qu'on prononce communément Evau. La Martinière, Dict., 
1730: Le chef-lieu du Combrailles fut ensuite Evaon, qu'on prononce Evau ou Evaux. 
Ces deux auteurs se sont certainement appuyés sur un renseignement inexact. A l'époque 
oïl ils écrivaient, la forme « Evaux » était la seule en usage dans la contrée. 

4. Cf. Thomas, Rapport sur une mission philologique dans le dép. de la Creuse, p. 10, 



264 Mélanges. 

une bourgeoisie puissante s'était formée dans cette ville, et les registres 
paroissiaux nous montrent que toute l'administration locale était entre 
ses mains. Avec elle reparaît le nom antique qui était resté le seul en 
usage parmi les autochthones, et bientôt ce nom est le seul qu'ils ins- 
ciivent dans les pièces officielles. 

Comme preuve de la conservation des anciens noms de lieux, je puis 
citer ce qui se passe pour le chef-lieu du département de la Creuse. Jus- 
qu'au wr siècle, les actes officiels portent Garactum et Caret. A cette 
époque on commence à écrire Guéret. Mais le mot Caret est encore le 
seul que connaissent les paysans des environs et celui dont se servent 
entre eux les artisans de cette ville. 

Jean de Cessac. 



EXTRACTS FROM THE FRANCISCAN LIBER HYMNORUM. 

This beautiful twelfth-century manuscript, formerly in St. Isidore's, 
Rome, and now in the Franciscan monastery, Merchants Quay, Dublin, 
has been well described by prof. Zimmer, in his Keltische Studien, ss. I. 
13-16. He omits, however, to mention that the poem beginning/l^fnu- 
neminar noeb-Patraic ^published from the Trinity Collège Liber Hym- 
norum in Goidelica, p. 1321 occurs in p. 38 of the Franciscan codex 
and that in p. 44 of the same ms. occur the verses Epscoip Sanctan sancta 
sruîhib, etc. Which also hâve been published from the T.-C. Liber Hym- 
norum in Goidelica, p. 148. 

Prof. Zimmer prints two of the préfaces to the hymns in the Fran- 
ciscan manuscript ; but with so many inaccuracies as to render it dési- 
rable, in the interests of philology, to publish thèse préfaces as they 
really stand in the codex. 

Préface to Benedicite opéra omnia. 
Très pueri ' in fornace ignis ardentis hoc canticum fecerunt. In campo vero 
Sennar factiii est et in campo Diram specialiter. In amseir 5 immorro [ms. 
y] Nabcodonozor'^ doronad. Diasoerad immorro [ms. v"] arthenid^ doron- 
sdt hé^. Arnaràdairset autem indeilb norda doronai Nabcodonozor^ is aire 
rorldithe.x 7 in jornacem. Deus tamen illos cantando hoc canticvm de fornace 
liberanit. Annanias^, Azarias, Misael ananmand ebraide. Sedrac, Misac, 
Abdinago ananmand callacda. 

1. persain, Zimmer. — 2. Om. Z. — 3. amser, Z. — 4. Nabcodonocrous. Z. — 
5. arthened, Z. — 6. he, Z, — 7. roslaithea. Z. —8. Annamas, Z. 



Mélanges. 26 j 

Translation of the Irish. 

Now in the time of Nebuchadnezzar it was made. To save themselves 
from fire they made it. For that they adored not the golden image which 
N. made therefore were they cast infornaceni. Deus tamen, etc. Anna- 
nias, etc., their Hébreu names. Sedrac^, etc., their Chaldee names. 

The most interesting form hère is rorlaithea for ro-ro-ldithea, the 5*^ 
pi. prêt. pass. of Idaini with the verbal prefix doubled. 

Préface to Quicumque viilt. 

Senad Nece doronai inniris cathoilc. Oc\is tri epscoip dib namma dorônai 
hi ' À. Eusebius et Dionissius et nomen tertii nescimus. Acht aîberar co- 
nidhé - insenad uile doronai arishé - roserdarcaig ? . In Necea vero urbe do- 
ronad. Ocus in Bethinla ata incathirsin .1. cennadach inAssia bicc. Ar di- 
chor eirse'^ Airr /mmcrro s doronad^ arised'^ rothucside con;dm6 Pater 
quam Filius 7 conidmô Filius quant Spiritus [sanctus]. Rothinolad thra^ in- 
senod ./. cet nepscoip déc artricétaib ic Constantin ce Necea ^ ocus forem- 
thetar aforudslegud arasiilbaire corofuaslig Dia. Exiens^ enim de coitu vt 
purgaret uenîrem suum ei contigit ut omnia uiscera cum stercore foras e[x]irent 
ut ludae atque Agitofel contigit. 

Translation. 

The synod of Nicea made the Catholic faith. And only three bishops 
of them made it, namely Eusebius and Dionysius and the name of the 
third \ve know not. But it is said that the whole synod made it, for 
this made it conspicuous. In the city Nicea it was made. And that city 
stands in Bithynia, that is, a district in Asia Minor. Now for expelling 
Arius' heresy it was made, for he deliAered that the Father is greater 
than the Son and that the Son is greater than the Holy Ghost. So the 
synod was convened, namely 318 bishops, by Constantine unto Nicea, 
and they were unable to overcome him ^ Arius) because of his éloquence, 
until God overcame him. Exiens, etc. 

The last three words of the creed are " unus est Christus «, not 
« unus et Christus «, as Prof. Zimmer gives them. 

Besides thèse préfaces. Prof. Zimmer prints in his Glossae Hibernicae, 
p. 277 a portion of a note on the left margin of p. 36 of the same ms. 
In the codex this portion stands as follows : 



1. doronai hi, Z. — 2. -he, Z. — 3. rosbdarchaig (bd zweifelhaft). Z. — 4. eirr, Z. 
— j. immurgu, Z. — 6. arished, Z. — 7. thra, Z. — 8. Neceo, Z. — 9. Exien, Z. 



266 Mélanges. 

Maraid ' slicht- a choss beos forsincloich. Ocus asbert uictorfns^ « ismi- 
thigduit «, olse, « dul darmuir dofoglaim, arisduit rochind Dia coroptu bas- 
forcetlaid dolucht nahindsesa 5 iartain » ./. « niregsa «, ol Patraïc, acsi di- 
ceret^... co... domino meo « eirgsiu », arintahgel, « 7 s iarfaig dô, » 
Dochuaid /ra Pa/raic ocus roiarfaig dô, acht ni fuair deonugud acht mado- 
berad^ bruthi oir bad cutrumma riacend dô. Asbtn Patrsàc fris « darmo- 
debroth., istu[d]laing^ Dici sen 9 mad ail do : genus iuramenîi sen la Patrak 
acsi diceret darmo Dia braîha. Luid Paîraic forculu coa muccna isindithrub 
doridise ocus adfet do Victor omnia uerba domini sui. Asbert intangel fris 
lensu intorc ut ocus îochelaid '° brnth ' ' noir asintalmam ocus beirsiu lat é '- 
dotigernu. Et sic factum est. 

Translation. 

... the trace of his the angel Victor's' feet remains still on the stone. 
And Victor said to him « It is timefor thee «, saith he, « togo over sea 
to learn ; for it is for thee that God hath determined that thou shalt be 
teacher of the folk of this island. » « I will not go », saith Patrick, as if 
he would say i« I will not go till I obtain consenti from my master. » 
« Go », saith the angel, « and ask him. » So Patrick went and asked 
him, but he obtained not consent unless he should give him ;the master 
a mass of gold equal to his head. Patrick said tohim « By my God's 
doom, God is able to doi that if it is pleasi'ng to Him. » That was a 
kind of oath which Patrick had, as if he would say « by my God of 
doom ! » Patrick went back again to his swine in the wilderness and re- 
lated to Victor ail his master's words. Said the angel to him, « follow 
yonder boar, and he will dig out of the earth a mass of gold, and take 
thou it with thee to thy lord. » And so" was it done. 

The famous oath mo-de-broth 1= 0. W. muin diiiu braut, Cormac^ is 
always rendered as if de [= W. duia) were an accusative and broth 
i= W. braut) a genitive. The converse is the case. 

Whitley Stores. 

October, 1883. 



I. marais, Z. — 2. slict, Z. — i. fri patraicc, Z. — 2. ..., Z. — 5. herendse, Z. 
— 4. d...l, 7.-5. Cm. Z. — 6. -adh, Z. — 7. ruth, Z. — 8. tualang, Z. — 9. dia- 
sen, Z. — 10. docheUid, Z. — 11. ba rr], Z. — 12. late, Z. 



Mélanges. 267 



MYTHOLOGICAL NOTES 



XIII. — MAGONIA. 

In the ninth centiiry Agobard, bishop of Lyons, wrole as follows : 

Plerosque autem vidimus et audivimus tanta dementia obrutos, tanta 
stultitia aliénâtes, ut credant et dicant, quandam esseregionem quae di- 
citur Magonia, ex qua naves veniant in nubibus, in quibus fruges quae 
grandinibus decidunt et tempestatibus pereunt, vehantur in eandem re- 
gionem, ipsis videlicet nautis aëreis dantibus pretia tempestariis [the 
weathermakers whose spells hâve called the airship], et accipientibus 
frumenta vel ceteras fruges. 

Jacob Grimm, Deutsche Mythologie-, p. 605, asks : « Welches mythische 
land steckt aber in Magonia ? » and suggests a connection with the Latin 
magus, a loan from [j-y-yo? and this, again, from the Old Persian. One 
must be modest in attempting to ansvver a question which puzzled aman 
like Grimm ; but as Agobard probably wroteat LyonS; we should look to 
Gaul rather than to Italy, Greece or Persia for a solution of the pro- 
blem, and Gaul supplies in two forms, Magonnus^ Mogonnus, the name 
from which « Magonia » is obviously derived. « Magomis « is stated in 
the Book of Armagh (aMS. ofthe beginning oflhe ninth century) fo. 9 a. 
2, to hâve been one ofthe four names borne by S. Patrick^ and is there 
glossed by « clarus. « In the later Tripartite Life and the Franciscan 
Liber Hymnoruni this name is speit Magonius and saidto hâve been con- 
ferred on the saint while a student under S. Germanus of Altissio- 
dorum (Auxerrel. It seems, therefore to hâve been a GauHsh name. The 
Old Welsh form Maun, found in Nennius, § 41 (« nomen quod est Pa- 
tricius sumsit, quia prius Maun vocabatur ») has regularly lost intervo- 
calic g and shews that « Magonus » is a corruption of Magounus, for the 
u in Maun represents a Gaulish ou, as in bud « Victoria », Gaulish boudi, 
tut « people, >■> Gaulish touta, nid (now rhudd) « red » Gaul. roudos, uchel 
high Gaulish ouxellos G. C.^ 54, qq. 

Mogounus occurs, in association with Apollo and Grannos, on an ins- 
cription in De Wal, p. 86 : Apollini Granno Mogouno, and Siegfried 
compared it with Scr. magharan a common name for Indra, « der Gott 

1. See Revue Celtique, t. II, p. 197. 



268 Mélanges. 

des Lichthimmels » ^Grassmann^. He also compared Ma/awv, which 
may stand for Ma/-i/"cov. The Zend magavan is also cognate. 

The answer, ihen, or rather the guess, that I would venture to give 
in reply to Grimm's question is that Magonia stands for Magounia, and 
is probably the région ruled by a Gaulish sky-god Magounos or Mo- 
gounos, who may possibly hâve resembled, in some respects, Indra and, 
in others, Apollo. 

XIV. — THE HRUNGNIR-SAGA. 

When Thor fought the stouthearted giant Hrungnir, Thor's hammer 
(the thunder-stone) and Hrungni's weapon Hein (hone] met in mid-air. 
Heinbroke and the fragments, together with those of Hrungnir's stone- 
brainpan, fell on the field called Stone-garth iSee Corpus Poeticuni Bo- 
réale, vol. I, pp. 109, 110, 119, 186, 22,vol. II, pp. 16, 17, and 
Snorri 108, 109, cited by Grimm, Deutsche Mythologie^ 500. 

Hère we seem to hâve one ofmany instances in which either the Scan- 
dinavian skalds and sagamen hâve borrowed incidents from the Irish 
mythographers and romancers, or the converse has taken place. Com- 
pare the following passage from The Cattlespoil oj Cùalnge^ Lebor na 
hUidre, p. 71'' of the fac-similé: 

Comlond Munremair ocus Cox\roi inso. 
A mbdtdr in tslôig and trath nôna conaccatar [ni]. Docurethar in lia 
forru anair ocus a chéli aniar aracend, condrecat isind aer. Nothuititis et\r 
dunad Fergusa ocus dûnad nAileWo ocus dunad nErand. Roboth ocondreib 
sin ocus ocond dbairt on tràth co a]raile. Ocus robdtâr in tsludig inna ses- 
[s]eom ocus a scéith for a cennaib dia sderad /or barnib na dock, combo 
Lin am-mag dina lecaib.ls dé ata Mag Clochair. Ecmaic /mmorro iss e Ciï- 
rui mac Dairi dorigni insin. Dodeochaid do chobair a muntiri ocus bol hi 
Coîail forcind Munrema[i]r maie Gerrcind. Doluid sidé oEmain Mâcha do 
chobair Concu/ainn co mbôi inArd Rôich. Rofitir Cârôi ni bol fer fulaing 
Munremair isin tslôg. Ité dlduo dorigensat ind abairt sin etorro a ndis. 

This lis thé\ combat of Munremar and Cùrôi. 
When thehosts were biding there at the hour of noon, they saw so- 
mewhat. The battle- stone is shot over them from the east and its fel- 
low from the west against it. They the stones meet in the air. They 
used to fall between Fergus' camp and AililPs camp and Era's camp, 
yThe heroes were at that feat and exploit from the one hour to the 
other, and the hosts were upstanding, with their shields on their heads to 



Bibliographie. 269 

save them from the multitudes (?) of the stones, so that the field becatne 
full of the flags. Hence is (the name) Mag Clochair « Field of Stones. » 
Now it came to pass thatit was Cùrôison of Dairewho wroughtthat. He 
came to help his people and he was in Cotail (?) before Munremar son of 
Gerrcenn (« Thickneck son of Shorthead »). The latter came from Emain 
Mâcha to help Cûchulainn and abode in Ard R6ich. Cur6i knew that 
there was no one in the host (of Ailill and Medb) who could withstand 
Munremar. So they two performed that exploit between them. « 

The rare word barnib^ doubtfully rendered « multitudes », seems the 
dat. pi. of * bairn = Corn, bern (gl. acervus), Bret. bern, and cognate 
with Skr. gana « multitude » (from. *garna), Gr. yàpyocpa. The nom. 
pi. bairne occurs in the ms. H 2, 17, p. 170% the ace. pi. bdirne, ibid., 
p. 161K 

Whitley Stokes. 

j Jan. 1884. 



BIBLIOGRAPHIE. 



Les celtistes seront heureux d'apprendre que M. G. Paris a entrepris dans 
la Romanla une série ^'Études sur les Romans de la Table-Ronde qui porteront enfin 
la lumière dans cette selva oscura. Il a déjà publié deux articles sur Lanceiot du 
Lac (t. X, p. 445-496, et t. XIII, p. 459-534) dans lesquels il reconstitue la 
forme ancienne de la légende et détermine en quelles mains elle a successivement 
passé. M. P. en explique l'origine avec autant de pénétration que de vraisem- 
blance: « le conte breton que Chrétien de Troyes a connu sous une forme très 
altérée avait un fond mythologique ; il racontait à l'origine l'enlèvement d'une 
reine par le Dieu des morts et sa délivrance par son époux. Par la suite des 
temps, on avait identifié l'époux avec Arthur, et la reine enlevée avec Guan- 
humar sa femme. Plus tard encore, le Dieu des morts reçut le nom de Maelwas, 
et, confondu sans doute avec un personnage historique, perdit en grande partie 
son caractère surnaturel ; mais la trace de l'ancienne conception persista dans 
le nom d' « Ile de verre » et de « pays dont nul ne retourne » donné à son 
royaume, et dans la description du « pont de l'Epée » qu'il faut franchir pour y 
pénétrer. — Un poème anglo-normand perdu recueillit le conte à peu près à 
cet état, mais il fit accomplir la délivrance de la reine par Lanceiot et non par 
Arthur, relégué sur le second plan... « 

Aux exemples celtiques du « pont des âmes » cités par M. P., p. 509, il 
faut ajouter celui de la Vision d'Adamnan, conservé dans plusieurs mss., dont le 



270 Bibliographie. 

plus ancien date de la fin du xi^ siècle : dans la vision irlandaise comme dans le 
Zend-Avesta, le pont est au-dessus de l'enfer, et ceux qui sont destinés à la 
damnation tombent au passage : « Donc quand l'ange gardien eut montré à 
l'âme d'Adamnân ces visions du royaume du ciel et les premières aventures de 
chaque âme après sa sortie du corps, il la prit ensuite avec lui pour visiter 
l'enfer qui est en bas avec la multitude de ses peines et ses tortures et ses 
souffrances. Voici la première terre à laquelle il arriva ; une terre noire, brûlée, 
nue, desséchée, sans supplice aucun. Au delà^ une vallée pleine de feu. Une 
vaste flamme en sort de tous côtés. Il est noir au fond, rouge au centre et en 
haut. Il y a là huit monstres dont les yeux sont comme des masses ardentes. 
Il y a un grand pont par-dessus cette vallée et il s'étend d'une rive à l'autre. 
Elevé au milieu, il s'abaisse à ses deux extrémités. Trois troupes essaient de le 
passer, et toutes ne le passent pas. Pour l'une le pont est large d'un bout à 
l'autre, et ils passent en sûreté, sans crainte et sans peur, par-dessus la vallée 
de feu. Pour une autre troupe qui s'y dirige, le pont est étroit au commen- 
cement, mais il devient large à la fin, de sorte qu'ils traversent la vallée après 
de grands dangers. Mais pour la dernière troupe le pont est large au début, 
étroit, bien étroit à la fin, de sorte qu'au milieu du pont ils tombent dans la 
périlleuse vallée dans la gueule des huit monstres enflammés qui font de la 
vallée leur demeure. » Le pieux écrivain continue en expliquant quelles sont ces 
trois troupes, et en disant que ceux dont les bonnes et les mauvaises actions se 
compensent restent de l'autre côté du pont, dans la terre sans lumière. Elles y res- 
teront jusqu'au jugement dernier, par manière de pénitence. C'est le purgatoire ' . 

A l'occasion de la charrette, p. 514, nous sommes étonné que M. P. n'ait 
pas cité le Char du Trépas (Karrik annAnkoii) des légendes bretonnes. Cf. Luzel, 
Légendes chrétiennes., \\, 355, et Rcv. Celt., III, 385. C'est la » Voilure de la 
Mort » d'un conte corse (Ortoli, Co/i^ci pop. de la Corse, p. 234). 

A propos de Bath, appelé Bade dans les anciens poèmes français, notons que 
son nom gallois est aujourd'hui Caerbaddon, c'est-à-dire « la ville de Baddon ». 
Il est à peine utile de remarquer que le nom de Logres est le nom gallois de 
l'Angleterre, Lloegr. D'où peut venir le nom de Gorre ^ C'est dans le poème 
de Chrétien le nom du royaume dont Bade est la capitale. 

H. G. 

University of Edinburgh, Celtic Chair. Inaugural address, by Donald M.\ckinnon 
M.- A. 36 p. in-8. Edinburg, Mac Lachlan and Stewart, 1883. 

La chaire celtique de l'Université d'Edimbourg, due à l'initiative et à la pro- 
pagande de M. Blackie, est définitivement créée et occupée par M. D. Mackinnon 
dont nous recevons la leçon d'ouverture. Cette leçon est consacrée à des géné- 
ralités sur les Celtes et sur les Highlanders, comme c'était le cas dans la cir- 
constance. D'après l'acte de fondation, le professeur est chargé d'un double 
enseignement : 1" faire un cours de philologie celtique ; 2° enseigner, dans une 

I. Windisch : \nsche Texte, p. 184-6. — Wh. Stokes : Fis Adamnâin, p. 14-15 et 
p. }i. 



Bibliographie. 271 

sorte de classe, l'usage et l'élégance [ihc uses and grâces) du gaélique écossais 
aux étudiants de bonne volonté qui comptent passer leur vie dans le Highlands 
comme ministres de la religion, hommes de loi, médecins ou propriétaires. 

VAciUicmy rapporte (17 novembre 1883, p. 335) que deux jours avant l'ou- 
verture du cours de M. Mackinnon, ses amis lui avaient donné un « dîner de 
compliment » dans lequel ils lui avaient présenté une somme d'argent pour 
acheter des livres relatifs à son enseignement ; ils lui avaient en même temps 
offert un bracelet d'or pour sa femme. H. G. 

Monnaies gauloises au type du cavalier, par M. a. de Barthélémy 
(extrait de la Revue numismatique). 12 p. in-8. 

Conclut que ces monnaies ont dû être frappées au plus tard vers le milieu du 
lie siècle avant l'ère chrétienne, date extrême. M. de B. donne à ce propos des 
détails archéologiques sur les mœurs militaires des Gaulois (guerriers com- 
battant sur des biges, têtes coupées) qui sont intéressants par la correspondance 
avec les mœurs similaires des anciens Irlandais. H. G. 

Etude sur les monnaies gauloises découvertes à Jersey en 1875, 

par M. Anatole de Barthélémy (extrait de la Revue numismatique). 26 p. in 8 et 2 pi. 

M. de B a déjà donné ici (t. III, p. 249) les légendes monétaires nouvelles 
connues par cette découverte. Ce nouveau travail est surtout numismatique : 
M. de B. y traite la question de la diffusion et de l'imitation des Philippes ma- 
cédoniens, et s'occupe de l'emblème de la lyre sur les monnaies gauloises. Les 
monnaies reproduites dans les planches de ce travail sont curieuses, malgré leur 
grossièreté, par les figures qu'elles portent. H. G. 

Restes du culte des Divinités topiques dans la Charente, par 

A.-F. Lièvre. 36 p. in-8. Angoulême, Chasseignac, 1883. 

Notice intéressante et écrite avec goût, sur des usages locaux et des noms de 
lieux consacrés par la tradition dans le département de la Charente. Nous pen- 
sons comme l'auteur que ces débris du culte populaire sont antérieurs au chris- 
tianisme. H. G 

Roman Britain bythe Rev. H. M. Scarth, m. a., etc. London, Society for Pro- 
moting Christian Knowledge, xv-2;^9 p. in-12 [1883]. — Prix: 2 s. 6 d. (3 fr. 15). 
Ce volume fait partie de l'excellente collection fondée par la Société pour la 
propagation des connaissances chrétiennes, collection qui forme une Bibliothèque 
de résumés historiques où chaque volume est demandé à l'écrivain le plus com- 
pétent. Le livre de M. Scarth est un bon résumé de la conquête de l'Ile par les 
Romains, de leurs guerres avec les indigènes, de l'histoire de leur établissement, 
de leurs villes et de leurs villas et de leur civilisation. On regrette l'absence de 
gravures, surtout pour illustrer le chapitre XVIII. Le volume est accompagné 
d'une carte : nous sommes étonné d'y voir les Gaëls distingués des « Hiber- 
nians. » D'autre part il y avait des rapprochements à faire avec l'Irlande à 
propos des chariots de guerre (p. 1 1 et 89) et des coraclcs (p. 18 et 187). 

H. G. 



NÉCROLOGIE 



L'éminent historien, le travailleur infatigable, que la France vient de perdre, 
M. Henri Martin (1810-1883), n'était pas un philologue, mais il portait un 
grand intérêt aux études celtiques, Il y avait été initié par Jean Reynaud ; c'est 
dire que, siirpc salus Dniidum^ il croyait trouver chez les anciens Celtes une sa- 
gesse primitive et une sorte de révélation primordiale dont la critique moderne 
a dissipé l'illusion. C'est sous l'influence de ces théories, ou pour mieux dire 
de ces croyances, que des Gaulois M. Martin avait passé aux Néo-Celtes, et 
sans avoir le loisir de se consacrer aux études néo-celtiques, il en avait, un des 
premiers en France, entrevu l'importance et la portée. C'est un mérite que ne 
doit pas lui méconnaître la critique la plus sévère à l'égard de ses théories. 

M. Henri Martin a traité des choses celtiques dans le t. I<"" de son Histoire de 
France — et sur cet ouvrage on peut voir les critiques contenues dans Quelques 
observations sur les six premiers volumes (4^ édition) de M. Henri Martin, par 
M. H. d'Arbois de Jubainville. Paris, Durand, 1857 ■ — et dans un certain 
nombre d'articles de revues qu'il a réunis en volume sous ce titre : Etudes 
d'Archéologie celtique. Paris, Didier, 1872. — Nous en avons rendu compte 
dans la Revue Celtique, t. I, p. 464. — M. H. M. avait aussi publié un drame 
en vers intitulé : Vercingétorix. 

La Société d'Emulation des Côtes-du-Nord est cruellement éprouvée : voici 
que peu après M. Geslin de Bourgogne elle perd un autre de ses membres les 
plus actifs, M. Gaultier du Mottay. Nous reproduisons la notice nécrologique 
publiée par le Polybiblion : 

« M. Joachim Gaultier du Mottay, né à Nantes, en 1810, mortàPlérin, 
près de Saint-Brieuc (Côtes-du-Nord), le i 1 novembre 1885, était président de 
la Société archéologique et historique des Côtes-du-Nord, membre de l'Asso- 
ciation bretonne, de la Société des bibliophiles bretons et d'un grand nombre 
de sociétés savantes. M. Gaultier du Mottay a publié un assez grand nombre de 
notices estimées sur des paroisses du département dans V Annuaire des Côtes-du- 
Nord ; on lui doit aussi des travaux considérables : Recherches sur les voies ro- 
maines ; Géographie historique des Côtes-du-Nord ; Essai d'hagiographie et d'ico- 
nographie bretonnes ,• Répertoire archéologique des Côtes-du-Nord, dont la première 
partie, seule, a paru. C'était à la fois un archéologue et un historien ; il laisse 
une collection numismatique bretonne formée avec un soin tout particulier. » 

H. G. 

I. Voici en quels termes M. d'Arbois de Jubainville (p. 36) résumait son jugement sur 
le néo-druidisine de M. Henri Martin : « Si ce n'était que nous ne vivons plus dans ces 
temps mythologiques où l'on parlait encore des prodiges de la magicienne Médée, nous 
pourrions dire qu'en voulant rendre au vieux celticisme la vie nouvelle d'Eson, c'était le 
sort de Pélias que M. Henri Martin lui préparait. « 

Le gérant: F. VIEWEG. 
Chartres. — Imprimerie Durand. 



ON THE METRE RINNARD 



AND THE CALENDAR OF OENGUS AS ILLUSTRATING 



THE IRISH VERBAL ACCENT 



Rinnard is the mètre in which the Calendar of Oengus and other an- 
cient Irish poems are composed, and ils beau'cy is so great tiiat it was 
imitated by the 0!d-Norse court-poets. Some of its characteristics hâve 
already been set forth in this review. For instance, according to the 
Irish préface to the Calendar, each line of the quatrains into which a 
poem in rinnard is divided must hâve six sylL.bles. The second and fourth 
lines must hâve a final double assonance. Each line must end in a dis- 
syllable, except u hère the last word is a verb or a foreign proper name. 
There must also be in each stanza at least two accented syliables be- 
ginning with a vowel or vviih t'..e same consonant : and there is another 
rule of which the preface-writer does not seem to hâve been aware, na- 
mely, that in each line there must be at least two accented syliables, of 
which one must be the penult. 

There are three kinds of rinnard, namely rinnard of two arda lother- 
wise called réid-rinnard, « smooth «, or « easy « rinnard i, rinnard of 
three ard.i, and rinnard of four arda. When I edited the Calendar of 
Oengus I was ignorant of the true meaningoî ard, and stupidly rendered 
the word by « allitération. » 

Professer Atkinson, in his récent lecture on Irish Metric, p. lo, 
seems to hold that ard means " an assonating final word », and that, e. 

Rev.Celt.Wl. 18 



274 ^'^ ''"' ""^^''^ Rinnard and ih.c Calcndar of Oeiigus as illustrating 

g. rinnard tri n-drd means rinnard with three such words in each stanza 
and rinnard cétliri n-drd means rinnard with four final assonating words. 
In support of this theory he quotes from the Calendar the quatrain for 
January i : 

Re-sil ddlacli dôine 

Vôidcd in-ri rémain : \ « The tree arda », says 

lûid fo-récht, drd éraW, ' professor Atkinson, « for- 

Crist i-cdllainn énair, ) ming comh-arda « ; 

andobviously thinks that the three arda, to exemplify which this quatrain 
iscited in the Irish préface, are the three words romanised. Hecunningly 
abstains from quoting the second of the quatrains given in the same 
préface as examples of rinnard with four arda. It would at once hâve 
upset his theory. For the final words of this stanza are, aine, ôige, mile, 
tiôige. Now ard does not mean « an assonating final word ». It means 
« an assonance », that is, « the agreement of a pair of assonating 
words « ; and in the above stanza, the three pairs are, first, rémain, 
énair: second, érail, énair; and, third, the internai assonance doine, 
îôided. The line /// and mor n-drd n-dille, Fél. ep. 83, should be rendered 
« there are therein many delightful assonances», and the compound noun 
rinn-ard means a mètre in which certain of the line-endings (rinni) are 
pairs of assonating words. 

Let us now examine the other quatrain cited in the Irish préface as an 
example of rinnard with three -assonances : 

Fldnd téndalach Témrach, 
téndr'i Fôtla ferai nn : 
ôthâ a n-dll co-Mùinim ' 
is-st a-chldnd dogégainn. 

(« Fland the fiery one of Tara, strong king of Fotla's land, i. e. Ire- 
land ; from the Rock unto Muinim his is the clan I should choose. ») 

Hère the three pairs are, first, the enà-assonance ferainn, [do-\gegainn^ 
secondly, the end-assonance Temrach, ferainn a assonating with in- 
fected a), and, thirdly, the internai assonance ail, chland. So in the Fe- 
lire, prol. 17-20, we hâve first, the normal nelaib, dtraib, secondly, 
rigraid, nëbib (I assonating with ë) artà,xh\rd\yjigdaib,d:raib. And in the 
prologue 55-56, we hâve, first, the normal gdile. Maire, secondly, ûile, 



I. Ail the Mss. hère glve the meaningless domuinim. dommuinim. Where t!ie Rock and 
Muinim (Muinem ?) are I do not know. 



the Irish verbal ùcceni. iyj 

ngdile linfected o assonateswith infected ai, and, thirdly, bùide, Maire. So 
in the next quatrain : i" gûin-som, mdr-soin infected o assonates with 
uninfected a , 2" ôrt-som, gûin-som .0 assonates with infected , 5" gâir- 
som, mâr-som ^infected a assonating with uninfected a\. So in 93-96 : 
1° rôglach, -rôdbad, 2" domain, rôglach, 3" ôrdan, -rôdbad. So in the 
next stanza : 1° d'ibach, s'bach, 2" mdnach, dûbacli, y'rôrath, s'ibacii. 
So in the examples given of rinnard of two assonances : first 

Diarmait mdilh mdcc Cérbaill, 
cen-àige, ccn-ldice : 
n~i-r6clôini ' mérlecli 
a-érlech, a-thrdite. 

!« Diarmait the good son of Cerball, without fear, without weakness : 
no robber ever surpassed r" his siaughtering, his swiftness »). 

Hère the two arda are, first, the end-assonance laice, ihraite, and, 
secondly, the internai assonance merlech, erlech. 

The other example of this easy kind of rinnard is 

For-cdllainn mis Maria 

n it-m arda i ^ fria n -g ': ide : 

Sénân, Môinen, Moisi, 

DdbJd Cille Mûine ,Félire, March i). 

I" On the kalends of the month of March — not haughty at praying to 
them, — are Sena'n, Môinen, Moses, and David of Cell Muine ') . 

Hère the two arda are, first, the end-assonance g(//t^e, Mûine, and, se- 
condly, the internai assonance Maria, mdrdai. So in the Félire, June 1 5, 
we hâve, first, the end-assonance firbail, mirbail, and, secondly, the 
end-assonance gérait, firbail c assonating with 7 . So in the prologue, 
105-108: I" ilach, nînacli, 2" rigain, ilach. 

Now for the examples of rinnard with four assonances : 

'Aed ôrdnigthe 'Obaig 
for-fldi;k Bdnba bldidig 5 ; 
côich is-férr imm-fôlaid 4 
indd Ëchtoir 'Ailig? 

(« Aed the dignified of Liss Obaig, over Banba's famous realm, i. e. 



1. Mss. -cluini. 

2. Ail the MSS. \\3vt mordai. But cf. ro-mariha ^ro\. i\G. 

3. MSS. bkdig, bleidhig, blidig. 

4. MSS. fdlûig. falaid, jhal'oid. Hère there is an allitération between [j)olaid, Echtolr 
and Ailig. 



276 On thc mètre Rinnard and the Calendar oj Oengus as illiistrating 

Ireland ; who is better as regards wealth îhan the Hector of Ailech ? «) 
Hère the four pairs are, first, the end-assonance hldidig, dilig, se- 

condly, the end-assonance ôbaig, jôlaid, thirdly, the end-assonance 

ôbaig, blaidig ;o assonating with infected a, and infected a assonating 

with i] and, fourthly, the end-assonance /o/a/^, ^^ilig- 

The other example of this kind of rinnard cited by the writer of the 

Irish préface Is 

Ldssar gréne aine, 
dpstal Erenn cige, 
Patrie cornet mile, 
rop-ditiu ar-trôige ^ iFélire, March 17I 

(« A flame of the glorious sun, the apostle of virginal Ireland, let Pa- 
trick, préservation of thousands, b^a safeguard of our misery ! »; 

Hère the four pairs are, first, the end-assonance 6ige, troige, secondly, 
the internai assonance lassar, opsîal, thirdly, the internai assonance 
grene, mile (^ assonating with 7 and, fourthly, the internai assonance 
mile, ditiu -. 

It will hâve been observed that ail the stanzas above quoted comply 
with one of the rules regulating in rinnard j double and triple assonances, 
viz. the first syllable of each set of assonating syllables miist bear the acute 
accents 

Thus, every noun ^including the infinitive or verbal noun, and the 
participas or verbal adjectives) has the acute accent on its first syllable. 
We find, accordingly, guide, M ine : érail, énair ; and ldssar, dpctal. So 
every imperative lexcept where a pronoun is infixedl has the acute ac- 
cent on the first syllable. VVe find, accordingly, t.ided [n let him go »'-, 
dôine. So every independent compound verb has the acute accent on its 



1 . Another stanza in a différent mètre is cited. I know not vvhy, in the Irish préface 
to the Calendar. Correctly spelt, it runs as foUows ; 

Toided rémuinn sligid soethraig 

co-soeraib sil Goidil gairg 

cosinn-oigtcch n oibind n-èthrach 

rogab jîne Echdack Aird. 
(il Let him go before us on a toilsome road wi'h the nobles of fierce Goidel's seed, i. 
e. the Irish, unto the delighiful ethereal guesthouse which Fchaid Ard's tribe has taken »). 
Hère there is an end-assonance, g^irg, aird, and iwo internai double assonances, soe- 
thraig, soadb and n ethrjch, Echdach. 

2. Another example of thi: kind o^ rinnard is in the prologue, 8i -84, where we bave: 
1° juilib, suid b ; z sro'aib, fuilib ; V' iolaib, suidib ; 4- dnmain. tolaib. 

3 When of two assonating woids one is a monosyiUb e and the other a dissyllable or 
trisyllable, one of the assonating syllables has the acute accent and the other the grave 
{nebenton), but a toneless, can never assonate with a tonic, syllable. 



tlie Irish verbal accent. 277 

second élément. We fmd, accordingly, do-gégainn (« I would choose »!, 
jérainn. 

Thèse are instances of double rhymes. In the case of triple rhymes 
examples may be found not only in Fiacc's hymn, 11. 1 3, 14, 47, 48, 
but also in almost every stanza of the poems numbered CLIIl-CLXII in 
thc Saltair na Rann, Oxford, 1885. Thus : téinntide, géinî'uie: s'haigfii, 
béccaiefit : ingine, n-indl'uie, tlmmarta, inganta. After a négative particle 
a compound verb has the acule accent on ils first élément. VVe find, ac- 
cordingly ^Saltair, 8053, 8035I tinscanat a dépendent forml rhyming 
with nï-imscarat. As before said, in an independent compound verb the 
accent is on the second élément. VVefmd, accordingly, rom-sôerasa, do- 
rôegasa, 8175. 

It will also hâve been observed that the stanzas above quoted comply 
with the chief rule as to allitération, viz. that the alliterating letters 
must begin syllables having the acute accent. Thus mdith, mdcc, mis, 
Maria, mdrdai : téndalach, Témrach, ténd'l : Fôtla, jérainn: ddlach, 
dôine : rt, rémain: Crist, c.illainn: 'Aed ôrdnigthe 'Obaig: Bdnba, bldidig: 
Echîoir, Ailig: aine, dpstal, 'Erenn, ôige: ditiu,_diar: and (in the 
stanza quoted p. 276, note) sligid, sôeîhraig, sôeraib : G5idil, gdirg: 
éigtech, n-ôibind, n-éthrach. 

The last instance shews, as Professor Atkinson has aiready remarked, 
that eclipsed letters may alliteraie with non-eclipsed letters. So ail aspi- 
rated letters except / may alh'terate with non-aspirated letters. Thus in 
the Calendar, conic, choimdiu, Prol. 5, 6. In rosônnta fiad-slogaib, Prol. 
3 3, i. e. ro-iônnta fiad-ilôgaib, the aspirated s must be regarded as an 
alliterating leiter. The conclusions are obvious, viz. that the laws of 
allitération were established at a period of the language when eclipsis 
and aspiration, except of v \f\, did not exist, when, e. g. an Irishman 
said secten-éci, mii-tôuta for sechtn-éich, mo-thûath, and that the Irish 
must hâve made alliterative poetry a considérable time before the eighth 
century, the period to which iputting aside the ogam-inscriptions) their 
oldest linguistic monuments belong '. 



I . Before leaving thèse stanzas it ir.ay be we'.l to note some of the interesting words 
which they contain. 

toided, imptrat. sg. 3, of do-étliaim : the simple verb èthaim a 1 go » is in Win- 

disch's Woerterbuch. 
téndalach a deriv. from tendal « firebrand », also in his Woerterbuch, 
do gégainri, Ttdu'pWcattd 2dy p'-esent 0^ do-gu « choose », root gus. 
aige u fear », cognate with the verb agur « I fear ». 
blaidig, dat. sg. f. of bladach « famous », deriv. oïblad « faine ». 



278 On the mètre Rinnard and the Calendav of Oengiis as illiistrating 

Having thus got some ideas as to the characteristics oi rinnard and 
the meaning of the word, I hâve now to shevv how well the chief poem 
in this mètre illustrâtes the theory of verbal accentuation for which we 
are indebted to Profs. Thurneysen and Zimmer. 

But, first, I must observe that this theory requires to be corrected and 
modified in five respects. 

1" As a gênera! rule there is no doubt that Prof. Thurneysen is right 
in saying that simple verbs hâve the acute accent on the first syllable. But 
there is an important exception of Mrhich he is probably aware ', but as 
to which he has not expressed himself clearly. When a simple verb is 
preceded by a combination of ro with one of the following conjunctions 
and particles : ar, arna, arnacli, arnacon, cani, conna, connachon, con, 
nacha, tncon .nochd' , nad, ni, ô, the acute accent shifts to the ro, and 
each syllable of the verb has only a grave accent [nebenton). 
Thus to quote a few of many exemples : 
aridi'ôghus [=1 ar-id-ro-gabus) Fél. prol. 18. 
arnardscra (= arna-rô-scàra) , Stowe Missal 27. 
arnardgbad [^= arna-ro-gabad] Togail Troi, 404. 
arnachrôllca [=^ arnach-rô-slika-j Wb. 14^^. 

folaici, ace. sg, of fola, a fem. dental stem. The same word occurs in tlie Félire, 
April 10 : 

ar-Crist coem îar-folaid. 
((( for Ch.ist dear beyond treasure » : compare line G6 of the épilogue: la-Crist coem 
tarn-dili « with Christ dear beyond dearness ». 

sligid, locative sg. of slige m road » properly « cutting «, a fem. stem in t. Thèse t- 

stems are the weak fornis of the participial «r-stems, and sligid may be com- 

pared with Skr. locatives like juhvati. 

Another example of the locative sg. of this declension seems to occur in Lebar Brecc, 

p. 53a: amal-doratad récht tall arthus ténid ,is-amlaid-sin tanic indiu in-Spirut Noeb 

jOrsna liapstalu in-déilb théngad ténntige (leg. téntide) « as the Law was given there (i. 

e. on Sinai) at first in fire, so came today the Holy Ghost on the apostles in the shape 

of fiery longues ». Hère ténid, if not a scribal error for / teiiid, is the locative sg. of 

têne. 

oigtech « guesthouse », a contraction of oigcth-tech. where oigeth is the stem ofoigi, 

oegi « a guest )>. 
éthrach a deriv. from éthiar, borrowed from aeiher, a'.OrJo. 

1. For he says {Rev. Celtique, VI. ijo, note 3) u II n'y a pas de différence entre les 
particules verbales ro et no et les autres prépositions. » But this note is on compound, 
as distinguished f.om simple, verbs. It would be a strong ihing to say that every simple 
verb becomes a compound verb whenever the particle ro is prefixed to it, that caraim, 
for instance, is a simple verb in the présent and a compound verb in the ss-preterite ro- 
charus. As to the particle no 'better nu), it is an adverb, not a préposition. It is always 
toneless, and therefore drops its vowel when compounded with the prep. co. It is in form 
exactly the toneless Creek vu. And it is used, like the cognate vOv, not only of the im- 
médiate présent, but of the past and of the future (see Gr. C. pp. 415, 416, 417. 483). 
In such a phrase as 0; oi vu Xaoi Ovi^azov we hâve, from the Irish point of view, a 
tmesis of vj-Ov^axov, just as in sg. no-m choimmdiu coimà we hâve a tmesis of no-mm 
coima. 

2. Other examples oUon-ro will be found in the Gr. Celt. pp. 440-442, con-ra-l <.( ut 



the Irlsli verbal accent. 279 

canirdlsid [= cani-rô-Lisidj Wb. 12". 

Dnârùchretesi {=zconnâ-rû-c.) VVb. 17^ connârôthallai, Saltair 7168. 

connarelic [=connl-ré-l£ic), Tog. Troi, 935. 

cona[r6]scrad « ut non separaret », Wb. 21''. 

conrochra \= con-rô-càra , Wb. 6. 

conrùidiur \eg. conrôidiar [=: con-rù-radiiir Fél. prol. 277. 

corrâibdithe = con-rû-baditije Corm. B. s. v. Prull, 

cordlsatar \= con-rô-lâsatar) Saltair 560 j. gorélic 6965. 

diarôdail, Saltair 7157. 

diarôhiccad, ibid. 7648. 

n.xcharochhit [=z nacha-rô-cèlat ? Wb. I9'\ 

nachanrélic (^ nachan-ré-lic) Saltair 40^4. 

nachareilic (== nacha-ré-lic\ Saltair 4787. 

inriî nadrôilgisid [= nad-rà-legsidi Ml. 17''. 

nachrômar 1= nach-rô-mar\ Fél. Prol. 155. 

nadrôeglaind \=z nad-rû-gèglaind LL. 59'' a. 

nadrâchrad [= nad-rô-carad\ Fél. Ep. 478. 

nadrélic [== nad-ré-lèici Saltair 2761. 

nJrôilgius [:= ni-rù-iëgus Sg. 148 a 10. 

nirolsat (= ril-rô-làsaî) Ml. 16'' n/>^//c Saltair 7115. 

nochosràla [■= nicos-rô-la) Saltair 41 10. 

on'ifitir (= d-riî-f.] Tir. 14. 
Thèse are simple verbs , but the rule applies also to compound 
verbs, e. g. : 

condatrôdbsat {= con-dat-rô dibesat, from dobénim, Ir. Texte, 
p. 214, 1. 25. 
In Middle-Irish, as Thurneysen has already remarked Revue Cel- 
tique, VI, 1 58I the ro often remains toneless, and its vowel may con- 
sequently be dropt, even where in the older language it had the acute 
accent. Thus, we hâve conna-r'-chôicled, conna-r'-chûnguam, nocha-r'-bô, 
nocho-r'-bâ, conâ-r-laic, co-r'-chinnset, Saltair 6047, dia-r'-Lîid, 7145, 
dia-r'-hôrt 7544, dia-r'-chôisc 761 5. 

The shifting of the accent found in Old-Irish after arnaro, etc., also 
takes place when the verb is preceded by a suffixed relative plus ro : 
For example : 

immarôerad [= iminaii-rô-ferad , Fél. prol. 206. 



adeam », con-ro-gba « ut sumat » {gaba] = coragbû, Saltair, 13 11, con-ro-gbaid « ut 
sumatis » [gabaid), con-ro-gbat « ut sumant » (gabat). In con-ru-failnither Wb. i a the 
vowel of the verbal partide shews that it bears the acute accent. 



2 8o On ihe mètre Rinnard and the Culendar of Oengus as illustraîing 

forsarôbae {z= jorsanrô-bae' Tur. 60, forsaràba Fél. Ep. 502. 
irrùfolinastar [■= in-, isn-, insan- rôf.\ Wb. i}^. 
diarbu Tur. 22, seems a scribal error for diarôbu : cf. diarobe 
Sg. 197 b. 

20 Compound verbs hâve the acute accent on the first élément, not 
only after the pronouns, conjunctions and particles mentioned in this 
behalf by Prof. Thurneysen and Prof. Zimmer, but also after the indefinite 
pronoun cechan, cacha m « quicunque », the conjunctions cid, cidco, 
feib, ô, ore [iiare) and the négative particle cëinco = cëin~ni-co\. Exam- 
ples are : 

After cech.i, cacha, cacha^n' : cecha-dérnai LU. gloss to Brocc. h. 41 
[cf. cacha-ôrr Sg. \2^), cecha-tôrchair tô-ro-c Tog. Troi 2237, 2241, 
cachan-dfnat [dé-gn.U Saltair 4167, cacha-tâmled de [tô-meled} LU. cited 
by Windisch, Ir. Gr. p. 119. 

After cid: cid thicc tii-icc rit^ ? cid-âirmertar lih airimbrim Eg. 95 
cited Goid il. 87 note. 

After citiro n) ; cidco-ùsad t':-icc Ir. Texte, p. 265, 1. 15. 

After feib: feib-thâllad tù-allad , Ir. Texte 296, 1. çj. feib-técait, Tog. 
Tr. 514. Saltair 5488. feib thôr^aib, Saltair 5847. 

After 0: ô-cô;nteit.vrestiss con taet.ir r.),\ng. Solil. gl. 59: ho-éscumlad, 
ess-con-l.\ Ml. 1 ^^ ô-thùciis[s]a, Ir. Texte, p. 102, I. 9, ô-thdrnic tâ-ro- 
dnic LU. Windisch Ir. Gr. 120. ô-thdnic tù-ânic Tog. Tr. 182^, 1829. 
ô-tUiid :=: d-t'.luid, the dépendent form of do-lliiid\ Fél. prol. 178. [ô 
adcùaid, Wb. 21, seems a grammatical error for ô éicid]. 

After ore, Uare : hôre-nd te [=^ n-téte, tii-ëte Wb. 1 r', h:lar[e]-dssoith 
leg. dssoid, ad-s'idim'', Fiacc h. 58. 

After cëinco, cëinco n^ : cenco-d'ntar- [dé-cntar , Ir. Texte, p. 2 5 5, 1. 30, 
cëinco-t'said (ti-lccsaid' ibid., 1. 17. cëncot'.sam, ibid., p. 225, 1. 28. 
cencon-dérna \dé-ro-gna LL. cited Goid. 180. cenco-téclaimthea tu-aith- 
con-mal.' Tog. Tr. 507. cencotûirmide, Tog. Tr. 2246, 2256 t'-rlm\ 

5" In the case of compound verbs the follo'.ving compound prépo- 
sitions are, for the purpose of accentuation, deemed to be simple : ara, 
cita cet.i , essa esse, asse, assa , cenini i= cenmo-ei - , iarnii ■= ivarmo- 
ei , imini ^= amhi-eï , remi, sechmi, tarmo-ei ;= tarn-pi ,tremi trimi, for 
=. fo-ro , fort =^for-tu , friss = friih-tii , and ocu = ud-cu . 

4" A-injunctives and S-injunctives of compound verbs, when used as 
imperatives the verbal vocatives , hâve the acute accent on the first 

1. 1 omitted to note the re.''erence. 

2. Hère, and in the other prépositions! préfixes ending in /, we hâve a trace of an 
old-Celtic préposition ei ^=^ iT:\. 



the Irish verbal accent. 281 

syllable, unless a personal pronoun isinfixed. Thus de-bntth nom Chôimm- 
diu côema, imay the Lord protect me from Doom Sg. where côema 
is = * cum-ema, the reduplicated â-injunctive sg. 5, of conémim. So 
cômeir, Fél. Aug. 2 b, an s-conjunctive, sg. 5, kom conargim, and tdir, 
Tirech. 1 1, from doâircim. 

5° The acute accent may be placed optionally on the first syllable of 
a compound verb, not only when it expresses the relative without the 
aid of pronoun or conjunciion, but aiso whenever it does not stand in 
ils normal place, viz. at the head of the sentence. Thus : tJat'm H renn 
tâirrhaniais « Ireland's tribes were prophesying », Fiacc, h. 19. Linus 
arîhûs triana-rdth tôrogart dinm De Athar (Énos, first, through His 
grâce, called on God the Father's name Saltair 2242, 19, Némruai 
sein... t'argaib a gleo, ib. 2698, dorùm:dt Isâac iarsdin ins ire, 
tûargaib a-di-bim, aîrdig, is-roddil a-bénnachtain ihen Isaac ate the food, 
lifts up his two hands, arises, and distributed his blessing^ ib. 2911, 
where it follows its subject : in-cdth féchta iin-Béthron... dsso'.îh in-gfian 
fri-Gdbon lin the battle fought at Beth-horon the sun rested overa- 
gainst Gibeon'', Fiacc h. 11. 58, 59. Ni ed iarmafoich-som « non hoc 
quaerit ipse », Sg. 198'', where it follows its object. 

if thèse corrections and modifications be accepted, we may, perhaps, 
codify the rules of verbal accentuation as follows : 

1 . Every verb. except verbs substantive and certain verbs meaning 
« inquit », has an acute accent. The syllable on which this accent 
rests is called the tonic syllable. When the verb consists of more sylla- 
bles than one it has also a grave accent on each of the posttonic sylla- 
bles. The syllable next after the tonic has the lowest tone. The syllable, 
if any, preceding the tonic. is toneless. 

2. Independent simple verbs consisting of two or more syllables hâve 
the acute accent on the first syllable. 

Denominatives, though compounded with prépositions ', are <■< simple 
verbs « within the meaning of this rule. 

3. Imperatives, and conjunctives used as imperatives, hâve the acute 
accent on the first syllable, unless a personal pronoun is infixed. 

4. Compound verbs hâve the acute accent on the second élément, 
unless the verb comes under rule 3, or is preceded by one of the fol- 
lowing : 

\a] the relative suffixed to a préposition. 

1^^ the conjunciions ara n, con, dian,feib, ô^ôre Uare . 

I. e. g. ad-bartaigim, com-ecnigim, co-tlaim. dixnigur {— do-aicsenigur^, ér-darc- 
aigim, ér-birigim, ér-mitnigim, étar-cnaigiur. 



282 On the melre Rinnard and ihe Calendar of Ocngiis as illustrating 

[d] the négative partiales arna, arnacli, arnad, cënco, ceni, connâ, 
connach, coni, mani, na, nach, nad, ni. 

[e] the interrogative particles ind [inn, in\ innâ, cani. 
[p the indefinite pronoun cecha, cacha, cacha[n\ 

In such cases the acute accent rests on the first élément of the verb, 

The verbal particles ro and do v^hen infixed are « éléments » within 

the meaning of this rule ; but an infixed pronoun is noi an élément. 

And the compound prépositions mentioned supra p. 280 are treated as 

if they were simple. * 

5. When a verb, whether simple or compound, is preceded immedia- 
tely by a suffixed pronoun plus the particle ro or by one of the following 
compound particles : 

arna-ro ind-ro [in-ro] 

arnach-ro nacha-ro 

cani-ro nâ-ro 

cona-ro nâd-ro 

con-ro nicon-ro nocho-ro) 

ni-ro, 
each syllable of the verb lias the grave accent, and the acute accent is 
placed on the ro. 

When a verb follows one of the words mentioned in this rule and in 
rule 4, it is said to be « dépendent « and « in dependence «. When it 
does not follow any of such words it is said to be « indépendant ' » and 
« in independence. » 

6. The acute accent may be optionally placed on the first élément of 
an independent compound verb 

(a) when the verb does not stand at the head of its sentence ; or 

[b] when it expresses the relative without the aid of a pronoun or 
conjunction. 

In case [b't if the initial is a consonant it is generally aspirated -. 

7. In the case of the verb substantive : 



1. For « dépendent » and « dependence » Prof. Zimnier uses the words « enclitisch » 
and « endisis ». But surely an enclitic verb has no accent, either on the first or any 
other syllable. The only enclitic verbs in Irisli are certain forins of the verb substantive, 
and for them the expression should be kept. For « independent » and « independence » 
Zimmer uses the words « orthotonieite » and « ortliotonesis ». But -.0 ôoOo'tovov, rj:0o- 
-rovoûrxcvov mean a word with fu!l accent as opposcd to to iyx/tx'.zdv. As between the 
Irish << independent » and « dépendent » verbs there is no such opposition. 

2. For example, thécmongat Sg. 2 a 10, thucad 41 a 7, 4; b. 19, thornther 59 b 18, 
thcste [tii-ess-te) 114 b, ckontarchomraic Kl. <,! a M O^^ë- c/wm- .'), chondaigi, Cod. 
Boern. , choniallfas, B of Deir. In tocmg « which he steps », Stowe Missal 30, the aspi- 
ration is omitted. 



îhe Irisli verbal accent. 285 

{a) the foregoing rules apply to ail forms belonging tothe roots ben, 

Lat. [g'ven, Gr. fiav in |:ai'v(o, Skr. gam), biv Skr. jlv, Lai. 

[gylvo], bu Skr. bhïi, Gr. ou, Lat. fu\ ta Skr. 5//î5, Lat. sta, 

Gr. cT-rr,) and val Lat. l'a/é'o when not used as mère copulas. 

(^1 Ail forms belonging to the root es Skr. as- and ail independent 

forms belonging to the roots ba Skr. gâ and i are proclitics. 
(c\ ail other forms are enclitics. 
(^i ar, bar, for, or, ol inquit are proclitics. 
Thèse are the rules which, after carefuUy going through the published 
glosses, the old hymns, the Calendarof Oengus, and ihe Saltair na Rann, 
appear to me to prevail. Now let us see how they are illustrated and con- 
firmed by the Calendar. 

Let me hère repeat the rule as to penultimate syllables. The penulti- 
mate syllable of every Une, of a stanza in rinnard, must hâve the acute accent. 
Thus, in the stanza first above quoted, dôine, rémain, érail, énair, the 
endings of the four lines, are ail accented on the penult. Thèse endings 
happen to be nouns ; but the rule is the same when the ending is a verb, 
Thus in the second stanza above quoted the fourth line ends in do-gé- 
gainn. Hère we find agreement between the rule as to penultimate syl- 
lables and the rules as to verbal accentuation see rule 4 supra'. It may 
be well to illustrate this agreement a little more by citing ail the instances 
of verbal line-endings which the Calendar contains. They are asfoUows: 
Prologue: jor-n-ôsna 51, no-môlur 1 5, ar-id-rô-gbus 18, im-rârdus 20^ 
rodas-ôrt-som 57, las-r-ôrta 65, ro-dos-crôchsat 73, ce-ro-crôchad Sy, do- 
rôsat ç)i , as-r-yarcht 93, do-rô-dbad 96, ro-môrad 103, ro-rigad 104, 
nad-célam i .54, ro-srétha 158, ni-chélam 142, dian-prômam 143,(^0- 
béram 144, at-chissiii 150, hi-t.iimne, i-tdam 157, 161, sdigte 162, ro- 
pr[a\idchai 164, forôrbairt >«. quod crevit «i, bérthair 175, ro-scdich-e 
177, 195, ci aî-côis 182, dorônaid 186, rogdbtha 209, dian-médar 
(« si id putem » 219, romùchtha 233, ropLtgtha 2J4, rorigtha 23$, ro- 
mdrtha 256, not-gâidiu 26 <^, dorônsa 26S), im-bisiu 274, con-rûidiur 277, 
dochùc.tar 2-jC), ce ni-clùinter 282, nos-tûirfem 289, co sâiche 298, 3 18. 

January. ron-gl'a ^, rorddisc). as-rûna r-indid \:^:asrindidrûna] i 2, ro-n- 

bia I ],consddu 2],do-dot-fdrci [=-fôr-acci, Thurneysen , 26, rorddius 2C). 

February. rofher 4, rondn-dle « thou shouldstbeseech him))\ roringed 

14, roclandad 14, no-rddi, nodn-dli 18, ni-célar 20, ron-snJidea 27,, 

adidn-gialla ' 2], làmmais 27, iarraid 29. 



I For n'th-sidri-gijlla. The full form of the infixed pron id'n\ is sidn ace ?g of 
side Gr. Celt.;. It occurs witli ihe s preserved when the firbt prep. is ad. Thus assi- 



284 On the mètre Rinnard and the Calendar of Oengiis as ilbstrating 

March. bias i^, ron-sndidea 14, 28, rorimed iS, atcâri 2$, dorôchair 
26, ron-s:'na 28, ron-m5ra 28. 

April. hréuls 4, na-dibdai 9, ron5einad 1 1, clin-déchoid, câin-déochaid 
1 5, don-r-éma 15,0 don-anic 14, i'e^^/i 23, cia-thcised 27, dor-rimi ?o. 

May. imme-r-dnic 2, cain-déochaid 4, cota-rûicset 8, -rocârsat S, fo- 
trûicset 8, don-ascnai 12, rorigad 18, fortn:d£ >, fortn-iad£ 31. 

June. m^ji fod-l'ga, ma folugai, da folugj 6, doda-fârnaic |« qui eos 
invênit », doforicim] 10, mani-chùala 1 5, ardon-sela 23, ron-féthiss 24, 
ros-tâurus^, -tùirius, -tùrus ^rhymes with Paulus) 26. 

July. nodn-dH ç),ha-ma-t'luid [= maith-tùliiid] 12, non-dHem 14, ^c/if 
con-élis \6,manid-lréscai 19, dia-ldmmais 2^,noda-cdnîais, no-chdntais 10. 

August. n-dilme 5, ron-féthis 7, ddntar 9, na-d-cclar 1 1, nad-dithbi 12, 
ro-dôîha 24, rorigad 25, cdme/r 26. 

September. dor-rimi 5, c.mci/r 1 1 , /ii/rme 17, ron-sndda 20, rogenair 24. 

October. immrddem i\, don-fôrmaig 18, ron-scera 19, dian-f sser 24, 
don-dscnai 25, atafiaim iphonetic iox ad-da fiadaim\ mss. ataîiam, do- 
thiem, ataniam — the assonating word is /<ai>, gen. sg. of the dissyllabic 
/ar, urkelt. /5aro5 « strong » = ispo';, the i of which is long in Alcman's 
tspo'iwvot and often in Homer in the ending of hexameters (e. g. csp'v 
•^aap) . 

November. ma immrôrdaiss 13, dorôchair 17. 

December. atrôeris (= ad-d-râ-reris, redupl. s. conj. sg. 2 of adriugi 
16, imme-rddi 20, nad-ldbrai'^ ;= W. llafarodd\ 22, s/ec/!?a 23, tion/î- 
e'cra/, donn-écna 29, 

Epilogue, nad-rdnic \-j , a-con-rùalai 25, ce robdige 27, not-guidiu 37, 
fomm-rûirmius-i i« I hâve laid me down «, fuirmim), do-ruirmius 40, 41, 
féraim 49, nochdraim ^0, ro-dnlc 53, cos-tiagat 58, ron-mérat 59, «/- 
giallat 60, cotamrôitiur \Cot-dam-r-ôither, \/av\ 69, roférsam 73, noti-/ gt?/ 
81, nid-célam 86, adrimem S6, dorigne 89, domm-dinic 93, fod-rûair 97, 
^m jôirglem, dian-abram 98, forûasna, bodùasna [= fo-d-fûasna'^ 102, 



droilliset (= ad-sidn-ro-illiset], ûsidciamni (= adsidn-cianini'), ûsidgrénnat (= ad sidn- 
grènnat'. In the same way the full form of the infixed relative occurs with the J pre- 
served in am^j/ asinchobra '= ad sind ckobra from adcûbraim\. It is iherefo e needless 
to assume the existence of an asroillim, asc'm.asgrennim, ascobraim Rev. Celt.,Vl,\ 56, 157. 

1. Rhymes with Petronellac. The -(7^ of the Irish verb is net a poetical license : it is 
found |written a;) also in the simplex amal-en 'mon-iadai sas (like a bird round which 
a trap closes; Saltair 4725. This licence shews that in prehistoric Irish the <3_)'a- verbs 
ended in a diphthongal -^2/7, in the ^d sg. près, indic. act., suhjoined form. 

2. As iîur is one of the accented forms of the sound air, we may safely assume that 
the indépendant form of the dépendent taurim, turim is tu-airini. 

3. Cf. ).a pïj'jaa;. 

4. The infixed pronounnm =z mb =^ urkelt. mibi seems, like lat. tibi, sibi, an old ins- 
trumental. 



tlic Irish verbal accent. 285 

conid-càcert, conidn- àicert 105, roscrûtus 109, nod-gfba 1 14, aîbcla 1 16, 
na-TOtùirmed \ 22, do-cùibded 124, ma do-rûirminn 128, nod-gàba 17^, 
arid-léga 178, nod-gcba 180, hi-cànar 187, adfiadam 214, no-géssed 21 j, 
ni-prômfat 219, do-râirmius 229, cdnm£ 242, rorigad 26^, rocrdite.adôd- 
part ijeg. adôparf 269, côngaib 279, t/c75 « qui vivel », « qui erit »' 
289, ad-rôithach ^00, 301, not-câru 311, not-gûidiu, 313, dorimu 317, 
nod-gûidiu 337, no-râidiu 358, aram-bdigiu ^60, forsa-tôrchair 361, jr- 
dom-tàaisi ]y4, fodom-glùaisi 376, ron-gàdsa 421, an-géstae 4^2, 433, 
ro/2c'etij(i 4^8, ro5oera<i 440, docùissin 443,^7:2 îiasU 4-0, atomdidm£ 
[addom-didmae, from adddmim, end. dtmaim 494, dorignis 506, «0:2- 
aî7/u 5^9, imm-rôrdus 564. 

It will be seen that the accentuation of thèse forms agrées entirely 
with the rules laid down by Thurneysen, and differs from those laid 
down by Zimmer only as regards independent simple verbs. But hère, 
as we shall see, Zimmer is wrong. 

So much as to the assonances and line-endings of rinnard. Now as to 
the allitération. The rule that alliterating letters must begin syllables 
having the acute accent agrées perfectly with the rules as to verbal ac- 
centuation. The examples of this agreement which are found in the Ca- 
lendar will now be set down. There is not a single instance of dis- 
crepancy. 

I. INDEPENDENT SIMPLE VERBS 

Sràiglithe, séol calad, irlasna-sûrnu, Pro\. 4-^, 44. — séntai cach-slûag 
sûbach, Prol. 100. — mdraid Ard môr Mdcha, Prol. 168. — genti bib- 
daid bérlhïir, Prol. 175. — ce ihùirlir a-îhr ta, Prol. 230. — madgënair 
o-Mdiri, mdirid, Prol. 251, 252. — a-rlire, a-ri rimther flaithe, Prol. 
285, 286. — slûindfemme... sôerchoindle, Prol. 287, 288. — com-baini 
biait, Prol. 307, 308. — l lessa do-ldithib it-lébrânaib Lrib, Prol. 309, 
3 10. — lilessai iar-linib col-léir, Prol. 311, 312, — ailmc itge, Jan. 10. 
— co-Crist cécliaing, Jan. 25. — côica ar-chit mdrtir mârtra môrsus ' do- 



1. morais-us, where the -us is a suffi.xed pronoun. The second syllable having only a 
grave accent the vowel was ejected Many other such forms are quoted in the Gr. Cel- 
ïica, p. 1088, e. g. béithium = berith -f- um, géibthi =^ gétith — - (, berthi ~ berith 
-'- i, bérthe — berith — e. suiglhe = sug'th —- e, ûiltius ^= ailith. -\~ us, marb- 
thus= marbaith — us. So common r lative forms such as bért-e « qui ferunt » = bé- 
rat-e. So leksi, Ml. fGoid , p 29) = léuis -^ /, loidsi oUsi. gabsi, berrsi in Tir — foi 
dis -+- i, ailis ;', gûbais-i, berraisi. I rof Zimmer must hâve overlooked thèse for.ms or 
he would not hâve put forward his theory tliat simple verbs in orthotonesis e. g. berid) 
hâve the acute accent oa the second sy.hble. his argument that if e. g., guidid was ac- 
cented on the first syllable we should hâve had guit is not convincing, for such con- 



286 On the metic Rinnard and the Caknâar of Ocngus as illustrating 

rus, Jan. 30. — bénait com-brig... bdrr, Jan. 31. — môrait callainn febrai 
fros màrtir mdr ngiëdend, Keb. i. — immon-epscop Sémplex sléchta prlm- 
slôg, Feb. 12. — ar-Christ chais, Feb. 23. — Senân Inse Cdthaig cra- 
chais ecrait, March 8. — ar-Crist crachais côlaind, March 12. — fri- 
Crist cdrsat sanais, March 15. — céchaing dim, March 20. — Scire cdin 
car trëdan, March 24. ■ — Cirillus cdin cimbid cesaiss roi rindi, Ap. 26. 

— do-Crisî cdnaid cdchain, R , Ap. 26. — lôtar Idiîhe litha, May 5. — 
cdrsat Crist, May 7. — rath in-Spirta séchtai sénaich, May 1 ij. — Beccân 
cdrais figle i-Clùain-aird, May 26. — bérî co-Crist clëir mbùada, Jun. 2. 

— mdrtra Marciâni môrsus (= marais -j- us ilar mbiiada, June 5. — 
Bdsilla in-bàadach brélha iîainn, June 11. — céchaing ûainn Mac-nisse 
cdid Clùana, June 13. — cdrais Crist, June 15. — Mdire môras Mdtha, 
July 1. — gdbais bliaid gél gldine, July 6. — fri-Crist cdrais tëri, July 9. 

— slôiged... sndidsiim snaidsiunni, July 18. — croch Heli mdrtir murais 
relicc, July 21. — co-Crist céchaing saithe, iuly 23. — in-Achud cdin 
cldntar, Aug. 9. — nidc Creseni Mi'rnôc = mo-Erncc mérais Fladat fai- 
renn, Aug. 18. — in-grlan Inse Médcoit môlmai, Aug. 31. — dgait a- 
maccâin imm-Ultân 'Aird Breccâin. Sep. 4. — mor lith linass cr'icha, 
Sep. 9. — lith linass crkha, créthass lônga, Sep. 9. — rdthatar ir-riched, 
Sep_ ,g. — sndidsiunn (sndidsium) in sdb slùagach, Sep. 21. — dil Mar- 
celliim n-épscop con-didbli a-brlga, Oct. 4. — lécsit luth con-aini, Oct. 8. 

— Riagiiil rdith ar-rtimsin, Oct. 16. — géguuu gn'im as-uaisliu, Ocl. 25. 

— sérnait co-slûag aithre, Oct. 31. — sacrait sdmain sianaig, Nov. i . — 
la-lith linas tïïatha, Nov. 8. — do-Crist cdchain figil i-cûrchân, Dec. 8. 

— grîan gôires mlli, Dec. 26. — ecen chdrcra crachais slUag, Dec. 30. — 
luchîfrisfdilteféraim. Ep. 49. — is-sdlm slôindes môrnert, Ep. 15$. — 
sndidfid-i in-slùagsa, Ep. 160. — c^ch-n.eb bôi, fil, bias, Ep. 289. — 
nliall dus ccch-macc 1ère, Ep. 349> 3^o- — «^-^ ^^^^^^ brétha, Ep. 416.— 
lat-nocbu tdn tiastae, Ep. 470. — at-bdth in-cech-hhcnu, Ep. 3 18. — ad- 
slûindiua-sirecht. Ep. 332. — ad-sL'indiu a-spirtu, Ep. 333. — ar-cech- 
îlc.fris-ôirg, Ep. 443, 444. 

Enclitic forms of verb substantives 

do-Crist claptar cli, Ep. 14. — milid ro-dos-crôchsat, ccbtar bailc 
am-brcssa, Prol. 73;, 74. — daptar aille... meic Deicc... nad-chdram, 
Prol. 133. 

tractions occur only in the case of trisyilables ^nd quadrisyllables, adfet, e. g. from ûd- 
Jeded. His appeal to the « vers-ictus » of Fiacc's hymn is still less satisfactory, fer there 
is no ictus in Old-lrish verse, whatever there may be in Archbishop Mac Hale's imitations 
of Moore's Mélodies and Pope's Homer. The syllables were merely counted. 



tlic Irisli verbal accent. 287 

III. IMPERATIVES AND CONJUNCTIVES USED AS IMPERATIVES 

\a] Simple verbs 

càin Tigernach crédai ar-Crist ceclim-bâis bruis, Ap. 4. — ■ féith lat pais.. . 
Firnii fôrtrën miiinler, Aug. 9. — dlôm diis ar-fichit, Sep. i?. — fcil 
épscoip disneid for-ôen Uni, Oct. 14. — slûind Elair... Miiirdebair niind 
sénaid, Nov. 3. — Cl'mint ociis Côlmân, célebair a fëli, Nov. 14. — 
Dichuill, Moel Rûain râiie, rôpat faille frimsa, Dec. 18. — chante mo- 
chnéit, Ep. ^14. — cli'iinte... a-Crist, Ep. 425, 426. 
[b] Compound verbs 

dttaig itge Tîamdai, Aug. 22. — cotam-rôcbat '= coî-dom-rô-ud-gahat] 
com-rig rimther fJaithe, Ep. 45, 46. — re-notlaicc, ârd érgniiiss, dsneid 
init corgaiss, Nov. 1 5, R. 

[c] ' S- conjunctive 
bUaid paiss Quinti... dia-chélebrad cômeir, Aug. 26. 

II. ÏNDEPENDENT COMPOUND VERBS 

aî-slûindi cecli-sénad, Prol. 110. — classa... imm-Clfiaran ci' at-chôïs, 
Prol. 182. — broc AilUnne... at-bdth lia-slog bdgach, Prol. 189, 190. — 
do-chûatar chi'icut, Prol. 279, 280. — hi-fuil Crist trea-cùrpu do-c6em~ 
nachtar, Jan. 4. — do-bréth, brigach n-Tialann, sJl bùadach béch., Feb. 1 5. 
■ — la-c:'sad sloig.-. for-cénnat, Feb. 28. — crôchad ocus-cômpert... at- 
côri, March 2^. — do-béir barr îre-bithu, March 51. — loichet épscoip 
'Ibair as-ôrt ccnn cecli éris, Ap. 23. — for-cénnat cléir nAprcil., Ap. 30. — 
la-fl'il Petair déochain drébraing [= de jrebraingt martra, A p. 27. — ar- 
dlig dùinn a-cetal, June i. — Môel Fùain ad-réth r'iched, July 7. — slimg 
Iirl fortn-1ada drd dge, July 31. — at-éocham na-ùaga do-dirset arn-dâla, 
Sep. 20. — ar-slig Ancrist in-mll slisgcl shiagach, Sep. 29. — Séptimbir 
iar-sdithib aî-sdigtis ar-séthir, Sep. 50. — Eleuther in-martir ad-miiinter 
a-féli, Oct. 2. — rop-côbair dùnn Ausier as-cômarî, Oct. 19. — do-bért 
béndachtmbùada, Nov. 2. — ad-réïth riclied rùnach, Nov. 6. — do-béir 
bdrr no-hâgii. Nov. 50. — con-écmaingscni durain, Ep. 7. — fort-gillini 



I . Hère Quinti alliterates with chelebrad and comeir. The foUowing is a list of the 
alliterating letters and lettergroups. i. al! initial vowels and diphthongs. 2. b. bl, br. 
3. c, c«, cl, cr, qu. 4. (i, dl, dr. (. /, p/i, //, fr, phi, phr. 6 g,gn, gl, gr. 7. /. /. 8. m, 
r;/, mr. 9. n, n. 10. p, pi, pi. n. r, r. 12. s, sn, si, sr. \}, se, scr. 14, st, str. i^. sp, 
spr. 16. t, tii, tl, tr. 



288 On ilie mètre Rinnard and the Calendar of Oengus as illustrating 

cen-gûa, Ep. 167. — is-fôitlsiugud fértai do-fôrmaig cech m-bordgal, Ep. 
205, 206. — na-fértai ad-fiadam, Ep. 214. — for-cénda câin-gêbend, 
Ep. 282. 

IV. DEPENDENT VERBS 

■ a^ Simple verbs after ro, and no 

Ro-sélgatar rdiu nad-sôreid, Prol. 29, 50. — ro-sônnta fiad-slôgaib, 
Prol. 33. — ro-ringthe co-rinnib. Prol. 37. — ro-l6iscthe for-lùach 
tet\h]ib lànnaib, Prol. 39, 40. — ce ro-crôch.ui ar-Côimdiu, Prol. 89, 
90. — ro-mLchad, môr îirbaid, miad Ldcgairi^ Prol. 169, 170, — ro- 
bio-sa... isin-bith-flaiîh bùadaig, Prol. 271. 272. — ro-béo-sa 
isin-flaith im-bisiu, Prol. 273, 274. — hi-rôi Valentîni Marcellus ro- 
ringed, Feb. 14. — fer ro-scrib cain scela, May 6. — ma ro-séllaib 
séimle, July 4. — epscop rûamach r-ûc suas saithe, Aug. 6. — ro-chis 
Mammes... i-crôich cdlaid, Aug. 17. — ro-ch ss môr Dioscorus ar-Crist 
cing as-fer du, Aug. 20. — ro-sréth sci'l... co-sdl srùamach, Aug. 25. — 
ro-ir Issu nasal, Sep. 23. — croch.,. ind-epscoip las-r-6rt slùag, Oct. 22. 

— rofess and nad-r-dnic ardrlched ind-rigsa, Ep. 17, 18. — nach-âinim 
ro-anic, Ep. ^3. — ro-'cfa as-ûaisliu, Ep. 55. — in-grafand ro-férsam 
fldtha Crisî is-colba, Ep. 73, 74. — drong sacart ro-crdite do-Crisl ccsta 
crùiche, Ep. 269, 270. — ro-b iarsinm-bdigse, Ep. 315. — ro-gddsa 
mo-g'ide, Ep. 412. — ro-ére-siui.ile guide, Ep. 427, 428. — rechtCrist 
neoch no-cluintais, July 30. — cLir ' Augustin... dech no-chdrtais trëdan, 
Nov. 16. — cosin-cÂch no-chdraim, Ep. 50. — ron-sôera rcn-snddea ... 
ron-s na, March 25. — ron-sndda in-sluagach, May 10. — it-gldna, nis- 
gégnetar tola, May 19. — ron-snadea .. sôinmech s.îithe, May 28. — ron- 
sceru, ron-sn.ùde si.aj, Snssi, Oct. 19. — ron-sn'de sluag Victoir, Dec. 17. 

— romm-din ilge T.nlae, Ithamaisc nad-labrai, Dec. 22. — romm-sn.iidet 
mo-srûithe, Ep. 47. — rosm-bî béndasht Isu, Ep. 56. — cit- suide nod- 
l'ègat ata-léthn.i llnde, Ep. 82. — manod-téchtaid de^eirc cona-tûirinï téchtai, 
Ep. 389. 

(b after the relative pronoun. 

in guide ron-gddsa, Ep. 421. 

[c] after the suffixed relative 

in-hith trùag i-tdam [hi-tdimne , Prol. 1 57. — na-tire i-t:,am hi-îdimne\ 

I. This noun of multitude is perhaps borrowed from. Lat. ptœ. 



the Irish verbal accent. 289 

Prol. 161, — [a[s]-scéiih sccl a-annaig^ Feb. 16. — in-lâ (leg. al-lâ) 
forsm-bt bisex, Feb. 29. — don-bithflaith im-bithbl les, June 9. — imma- 
slécht slùag sôbail, .lune 16. — imma-lûid Un catha, Aug. 25. — T'igféil 
Brénaind Blroir frisin-brûchtai 1er lêbend, Nov. 29. — do-cdch-phurt i- 
cdnar ernaigthe cti cred.1l, Ep. 187, 188. — ar-ecnairc in-rlgsajrisn-dgar 
in-nïïallsa, Ep. 406. 

(d) after the suffixed relative + ro 

imma-rôerad rûdrad, Prol. 206. — at-rôithech in-rigraid forsa-rdba 
iarair', Ep. 501, 302. 

(e) after conjunctions -|- ro 

a-Isu conrùidiur 1= con-râ-râidiur) do-rigrad do-rélad, Prol. 277. — 
conom-rdi-b cach-solad ar-molad dot-rlgraid, Prol. 11, 12. — condom-râi-b 
iî-rigiu nacli-nJ, Ep. 359. 

(/j after infixed personal pronouns 

rom-bérthar bàaid 1ère, Prol. 5. — milid rodos-crôchsat cébtar bailcam- 
bressa, Prol. 73, 74. — dian-pràinam (=:diann-p. in-prôlach, Prol. 143, 
144.- — nos-mâlamar ménicc, Jan. 17. — Mellan inse ûaisle... nodn- 
âliy Feb. 7. 

(gl Simple and compound verbs after négative particles 

ni-mâir Becc mâcc Eogain, Prol. 203. — noeb na-ddmair digna, Feb. 9. 
a-chtsad ni-célar, Feb. 20. — dfcheng dtoda na-dlig diarn-dûain dîgna, 
March 7. — treo nad-dithbe, drfig tola, Ap. 15. — fêil fir nad-chdr côrp- 
lën, Crônan, June 22. — asa-clâ nad-chélar, Aug. 11. — la-crôich 
Adriônis co-cU'ir nad-chdr dichmairc, Aug. 16. — asa-clû nad-célam, Ep. 
86. — ni'fôigbe félire bas-certii, Ep. 147, 148. 

(h) after négative particles -|- ro 
ni-rdthgab, reim calad, Prol. 107. 

V, COMPOUND VERBS WITH INFIXATION 

[a] infixed ro 

dom-rôrbai... rilh rordith in-slogsa, Prol. 25, 28 [tu-jor-bd). — imm^ 
rôrdus in-rigraid, Prol. 21. — ind-rigrad imm-rôrdus, Ep. 564. — do- 

5. iar-air, v "^r. also in àocVJa-. (/.-joo; àp.) àp-vjaa-., etc. 

/^«v. a/^ VI 19 



290 On the mètre Rinnard and the Calcndar of Oengus as illustrating 

rônsa do-rêirsiu, Prol. 269 [do-gnlu\ — Crist-as-rùna r-indid, Jan. 12 
[ess-ind-jid). — do-n-rôgra dond-r'tg f laith, Dec. 14 [tu-gar. — in- 
rigrad do-rûirmius, ol is-loimm de-rôniuir, Ep. 41. — la-duthracht do- 
rignius, do-nôebaib do-rdtus, Ep. 111-112 [tu-rô-dad^. — ind-rigrad do- 
rûirmius, Ep. 229 [to-rlm'K — at-rôithech {= ad-rîi-îethech, ]/tec] in-ri- 
graid forsa-rdba iarair, Ep. 301, 302. 

(b) infixed personal pronouns 
dot-iccfa... acht con-éîis, July 16 [tu-icc]. — imma-cùrîis aingil hi-càr- 
craib cia theised, Ap. 27 [imm-cur\ — fos-fùair fôrîren toga, Nov. 7 
[fo-fû-ar). — itge ind-nôib Tomâis aîn-éocham ' [addn-], Dec. 21 [ad- 
tec). — macc-Lônain donn-écmaicc in-âdaig re-notlaic, Dec. 24 [tu-aith- 
cum-acc). — dos-r1memar rémain, Ep. 6. — ron-sért sérc, Ep. 11. 

[c) infixed relative pronoun 
la-Breccbuaid dor-rimi do-rôgrad... Eolang, Sep. 5. 

VI. OPTIONAL ENCLISIS 

breo nad-dithbe, drfig tola, Ap. 15. — tdricc em fri-îôscai, July 19 ,/u- 
air-icc). — Côlum-cille côngaib con-drongaib, Ep. 279. 

Having thus stated the lawsof Irish verbal accent and justified il hope) 
the modifications which I hâve ventured to make in the results attained 
by Thurneysen and Zimmer. I shall now shew that, except as regards inde- 
pendent simple verbs, ail thèse laws are nothing but corollaries to one 
gênerai proposition, the due to which has been given by Zimmer himself 
in the first part of his Keltische Studien, p. ^6 : 

« Dem Irischen — wie den Keltischen Sprachen ùberhaupt — ist 
nâmlich die Erscheinung eigen, dass bestimmte Wôrter im Zusam- 
menhang der Rede sich beeinflussen und, wie die Silben im Wort, so 
eine hôhere Einheit finden in einem Complex. den Windisch Paul und 
Braune, Beitr. IV, 204 passend « grammatische Formel « nennt. Dièse 
Formeln ijunctiones ZE. 1771 werden ZE. 177 ff. iWindisch 1. 1. 205) 
besprochen ; es sind Substantiv mit vorangestelltem Artikel, Possessiv 
pronomen, Zahlwort, Prâposition, mit nachfolgendem abhàngigem Ge- 
nitiv, Adjectiv, Demonstrativpartikel ; Verbalform mit vorangehender 
Verbalpartikel, Prâposition, pronominalem Object - pronomen infixum), 

1. Mss. atneocham. The writer seems to hâve supposed that the verb, without the 
infixed pronoun, was ad-eocham. 

2. This maymislead. The infixed pronouns are toneless and were therefore not counted 
as separate parts or éléments of the complex or unity in which they are found. 



ihe Irisli verbal accent. 291 

Relativpronomen ', mit naclifolgendem pronominalem Object und Sub- 
ject. Innerhalb dieser Einheiten - gelten in eïner Reihe von Punkten 
dieselben Lautgesetze wie innerhalb des Wortes ; sie wurden offenbar 
durcli einen gemeinsanien Accent zusaminengehalten und finden sich in den 
âlteren und besseren mittelirischen Handschriften zusammengeschrieben ' . » 

We shall now see that, except as regards independent simple verbs, 
ail the laws of Irish verbal accent flow ultimately from the statement 
which I hâve italicised, namely, that the éléments of a unity are heli to- 
getlier by a common accent. On this is founded the gênerai proposition 
above referred to. It may be thus expressed : 

Every independent word has one and only one, acute accent. Every 
unity has one common acute accent. 

Explanation. — An « unity » means a junction of : 

[a] a substantive with a preceding article, pronoun, pronomina 
adjective, numéral, verb substantive, copulative or disjunctive 
particle, préposition, conjunction or interjection ; 

[b] an adjective, participle, pronoun, numéral, or adverb with a 
preceding verb substantive ; 

[c] a pronoun with a preceding article or préposition; 

[d] a substantive with a following dépendent genitive, adjective, 
participle, pronoun, or démonstrative particle ; 

[e] a pronoun with a following dépendent pronoun or démonstrative 
particle ; 

(/) an adverb with a following pronoun or démonstrative particle; 
(g) a verbal form with a preceding verbal particle, préposition, 
relative pronoun iwhethersimple or suffixedi, verbal particle^ pré- 
position, conjunction, négative or interrogative particle 1 with or 
without ro ; 
(h) a verbal form with a following nominal object, pronominal 
object, pronominal subject, pronominal suffixes. 
The parts of an « unity » which bave an independent accent 4 are 
called « éléments » 

i . The simple relative pronoun, being toneless, does not, for the purposes of accen- 
tuating the complex, or unity, count as an élément. W. S. 

2. Die wesentlich kùnstlichen Sandhigesetze des Sanskrit smd nicht zu vergleichen. 

3. Wo in den alten Glossenhandschriften abgewichen wird liegt es fast immer am 
mangelnden Raum. 'The statement that the éléments of a complex are writtn together re- 
quires some modification. Dépendent genitives or adjectives are not written together with 
the substantives on which they oepend. W. S.] 

4. The following toneless conjunctions never form part of an unity which embodies 
a verb: acht, amal, ce, ci, c:a, cein, cesu, cela, co (= coth), deig, fobith, intan, lase, 
ma, mad. mat, massu, meit, noch, resiu, sech. The simple relative and the infixed pro- 
nouns, being toneless, never form separate parts, or « éléments », of a unity. W. S. 



292 On the mètre Rinnard and thc Calendar of Oengus as illustrating 

When a unity embodies a noun ' without a verb the common accent 
is on the first or only syllable of the noun. When a unity embodies a 
verb, the common accent is on the second or only élément of the verb. 

Exception 1 . Imperatives ^ and injunctives used as imperatives hâve the 
accent on the first élément, unless a pronoun is infixed. 

Exception 2. In case of the verb substantive, forms belonging to the 
root es, and independent forms belonging to the roots ba, i and val, are 
proclitics. Dépendent forms belonging to the roots ba, bu, i, ta and val 
are enclines. 

It is needlessto illustrate this proposition as regards cases [a] to (/l. 
Let me give some illustrations of cases ^g) and Ji' . They are almost al 
taken either from the Grammatica Celtica or from the former part of this 
paper. I shall separate the éléments by hyphens. 

1 . With preceding verbal particle : ro-chrôchsat, as-rû-burt, ar-rû- 
dergestar, for-rô-chon-gart, asrrracht (= ess-ru-ess-recht\ imrimgabsat 
[= imm-rô-imm-g\, jorâcab [==■ fo-rô-aiîh-g\, remi-ri-er-ciwil, irimirô- 
thorndiussa {= trimi-rô-do-fo-rendius-sa'' , im/ôrUng (= imm-fô-ro-ling), 
intindarscan {= ind-dô-ind-fo-ro-scan, inlinscanainv, no-bérid, no-châi- 
rigur, amal nonduh-càirim-se, nudam-chrôcha. 

2. With preceding préposition or prépositions : ad-glâdur, ad-béir, as- 
biur, fort-gillim,fortn4adaeFe\., do-lâigim-se, do-fôr-maig, dordtus [=do- 
rô-dadus], ad-rimi-siu, fordub-céchna, at-bdil-side, con-icimm, co fardiim- 
thesid-se, co atom-sndssar : conôscaigesiu [= con-ud-sc), j6sna[^=con- 
ôd-sena), con-éitgid [= con-dith-tigid), dirôscai, phonetic for dirôscaig 
(= di-ra-scaig, ],/sec],do-gnia-sa, ar-d-chrinini ?, fodcanim [= jo-aith-c), 
con-dir-leicther, do-dur-chanim, conditecht [= con-dith-techt) , for-côim- 
nocuir [= for-câm-nenocuir, cf. Lai. -nanc-iscor}, ad-côm-altar, for-côn- 
grim, etir-di-bnet [yben, bhen , do-étar-cuireîhar, ar-f à-imam, dc-fu-air- 
citis, do-fôr-mgat {i/mag],im-fré-sna (phonetic for imm-fréth-sna] , imm-im- 
gabaim*, do-ind-naich : dundam-rôi-mnifc-se M\. 32 d. 5, atdirbir [aitli- 
dô-air-b), fo-ind-ar-lid, du-dr-chom-raicset, doécmoised (= do-dith-com- 
aingsed], do-im-di-bnim []/ben], astôascther [zz es-dô-jo-aith-sechther ?)'i . 



1 . This indudes infinitives (verbal nouns) and participles (verbal adjectives). 

2. The verbal vocatives. 

3. The prep. a in this verb may be (etymologically) identical with the Greek augment. 

4. For the duplication of the prep. cf. sv-iv-incv, //. H 626. 

j. 1 do not know of any Irish verb compounded with more than four prépositions, 
the maximum number in Welsh, G. G. 908. True, Ebel, G. G. 889, quotes comaterchomla{g\. 
apud se ponat recordans, eleemosynam) as an instance of composition with five, com-ad- 
do-air-com. But the true analysis of this gloss in obviously co (« ut ») materchomla 
(« bene coUigat »}, which is a compound of térchomla (= tu-er-chom-la) with the adj. 
mad. maith. Compare mad-genair Fel. Prol. 251, mad-bocht, Br. h. 29, maitulaid. 



tlie Irish verbal accent. 295 

With preceding, ad aith (« re- « « rursus ))'i : ad-gênsa, huan-àiih- 
gnintar an don-aith-chuiredar '. 

With preceding relative pronoun and its compounds : a-tdirchet 
t— san-îû-air-chet) , a-tdirbir (= waî -\- tù-air-bir], dian-dccomalîar, hi~ 
tairchet Stowe Missal 20, foran-id-parat, frisan-érbrath (-és-ro-b), aran- 
déntar (-di-gntar), trisa-tôscigther, Stowe Missal 52, tresam-bî, lasam-bé, 
eterar-r6-b£, forsa-fôr-con-galr, tarsa-tâchuinher [do-chuirther] 

With preceding relative conjunclions : aran-épertar, aran-dérnaid, ara- 
fô-emi Sto'we Missal 79, con-épred. dian-dcomaltar . 

With preceding relative conjunctions plus ro : con-rô-chra, con-rôi- 
gsei. 

With preceding négative particle : ni-chùm-cam-ni, ni cùmscichther 
(con-ud-scaichthen, ni-thdbur [tu-a-biur-] ni-côn-cho-scram, main-ba (« si 
non sim «1, na-déni |« qui non facit )>), nadid-chrétiy acht nathn-diccess^ 
Stowe Missal, 21, intan nâdm-bé : ninâd-îôdoichfet,naichh-déirsed,nachid- 
fréthgab, nicon-chéchraî., nicon-chlôor , nicon-fil, nicon-chôscram, nicon- 
chôimnucuir , arnâ-erbarthar, arna-décha, arna-tdrmasca, Stowe Missal 26. 
With preceding négative particle plus ro : nl-râ-chùmscigther-sôn. 
With interrogative particle : inn-dci Z dans in-di'iccatn ? ihere d is an 
eclipsed t\, in-tôceb? [tu-ud-gêb) LL. 19 a. 2, cani-dccai? (gl. nonne 
videsi Ml. 25'' innadn-dccai ? 

With the conjunctions, see above, pp. 278, 279, 280. 
With following nominal or pronominal object : tôgluaset-chombairt, 
Berne ^i'', conôsciget-chenel, co cdrad-chaingnima,nl-r6is-chluim, and five 
other examples in G. C. 182, diôiprid-chlch. With following nominal 
subject: an nuda-côinart-chlaideb (cum eum cecîdit gladius) Ml. 36"^, 
ashérr-chial profertur sensus: Sg. I46^ 

In conclusion, I will state the orthographie rules to which this investi- 
gation points^ and which should [I venture to say) govern editors of 



mad-tulaid, ma-tulaid, Fél. July 12, mad-tulad LU. 114 , ma-lodmar, LL. 45 a, ma- 
tudchatar, cited by VVindisch Ir. Texte, p. 618, as an instance of apocope [ma for imma) 
is, I think, one of thèse compounds. No independent verb not a denominativc can begin 
wnh com, the accented form of con. The verb comalnaim stands for * con pâlnaim. 

1. There appear to hâve been two particles meaning « re- » « rursus » one ad, ur- 
kelt. atâ, the other aith = urkelt. até^ both (it wi!l be observed) with the accent on the 
last syllable. Hence when this prefix précèdes c, g, or b t\\t contracion into éc, ép never 
takes place. Compare (in addition to huan-aith-gnintar (from ad-gensa) and an-don-aith- 
chuiredar. aith-gnc, do-r-ad chuir » redemit •>, and the subst. taidchricc = tu-àith- 
chricc, and the verb aith-be (jèmeat). But the ordinary prepositional prefix aith = Skr. 
ati was accented on the first syllable, and hence in the case of this prefix, the con- 
tractions in question regularly occur. 

2. The préposition a hère occurs also in ar-a-chuiliu, Patr. h. and in ar-a-chela and 
in .six other forms cited Gr. Ce'.t. 880. It is etymologically identical with the Gr. augment 
in à).-'j = «-a5sÀ-:o (Curtius), commonly weakened into into i. 



294 On the mette Rinnard and tlie Calcndar of Oengus as illusîrating 

Irish texts. I hâve not forgotten that, in every sensible System of spelling, 
the scientific must, to some extent, yield to the practical and tradi- 
tional. 

1. Words not éléments of a unity should be printed separately, 
although, in the mss., from carelessness, ignorance, or a wish to save 
parchment, they may be written together. 

2. The éléments of a unity should be joined by hyphens, although in 
the MSS., from carelessness or ignorance, they may be written sepa- 
rately. 

Exceptions : 

{a) nouns and pronouns foUowing verbs ; 
[b] adjectives preceding or following nouns ; 

[b] adjectives preceding verbs; 

(c) prépositions preceding verbal fcrms and not compounded with 
pronouns. 

3. Aspirated / and s, marks of length and piincta delentia, when 
omitted, should be supplied. For c, t, p we should print ch, th, ph when 
those tenues are aspirated. An apostrophe should be used to dénote the 
elision of the vowel of the prépositions de and to, and the loss of the 
initial of the prep. imm. 

4. For ce, gg =c, and tt, dd = t, and pp, bb = p, we should print, 
respectively, c, t, p. Conversely, where c = gg, t^ dd \as in atrôilUset 
for ad-d-rôilliseV and p=:bb, we should print, respectively, gg, dd, bb. We 
should also print m ^not b or u for aspirated m, and b not/, ph or u for 
aspirated b. For b in such words as barn-, marb, tarb, delbwe should print 
V. For/ = vf le. g. not-mairfder, Saltair 64961 we should print vf. For 
c = ce [e. g. brec, menic\ t = tt (e. g. slaf, g = gg, d ^= dd e. g. 
fiadrongaib for fiad-drongaib), b = bb or vb le. g. forbU for for-v-bîa, 
Saltair'i, m = mm e. g. dochum., drvim\ and s =z ss le. g. fés, anais, 
ainis\, we should print, respectively, ce, tt, gg, dd, bb, mm, and ss. For 
nns (as in innsib), Ht as in m-cheilltis- , rdd as in orddari., we should 
print, respectively, ns, ït, rd. We should also print d for th e. g. assoid 
forthe<7«o/7/zof îheMSS.l and except in the endings of the ^d sg.' th for 
d, where etymologysorequires. Especially^^ should be printed for the as- 
piratedl g and g for the (aspirated' d, of Middle Irish mss., where this 
change isrequiredby etymology. The distinction between the infected â, 
ô and the diphthongs ai, oi might be shewn by using a dotless / for the 
infected letters. Thus, we should continue to print âid, nôib, but we 
might henceforvvard print Liime, môir iwiihout dots on the /;. 



tlie Irish verbal accent. 295 

5. Verse though written as prose in the mss. should be printed with 
proper line-division. 

The following édition of Fiacc's hymn will shew the application of 
most of thèse orthographie rules. To exemplify still further the rules of 
accentuation I hâve placed the aciite accent in the proper places, using 
the horizontal stroketo mark the long vowels. The poemas now printed 
may be compared with the same poem as edited, according to Prof. 
Windisch's System, in his Irische Texte^ pp. 11-16, and according to 
Prof. Zimmer's system, in his Keltische Studien, II, pp. 163-166. 

1 . Gtnair Pdtraic in-Néinthur: iss-éd adfcî hi-scelaib : 

mdccân sêmhliadan deac intan dobréthfo-déraib. 

2. Sùcat a-dinm [c]hilubrad^, céd a-âthair ba-fissJ, 

Macc-'Alpuirn mâicc'Otide, hdue déochain Odissl^. 

3 . Béi së-bitadna i-fôgnam : mdisse doine nls-tomlad : 

batar-ile Côthraige célhartrebe dia-fôgnad^. 

4. Asbért Victor fri-on1a[i]d MU con-tessed'^ for-tônna : 

forri'iim^ a-chôis forsind-lficc, mdraitlh] a-ess, nJ-brônna. 

5. Dafdid tar-Elpa n-i'iili ^ De mair ! ba-dmra rétha, 

conid-fdrcaib la-Gérman, andéss in-déissciurt Létha. 

6. In-insib mdra Tôrrian âiniss^ innib adrimi: 

Lëgaiss cânoin la-Gérrjian, iss-éd adfiadat Uni. 

7. Dochummn-Hérenn dod-fé[d]lis dingil Dé i-fhhissi: 

ménicc ad-chithe' i-fîssib dosn-iccfed a[f]rithissi^. 

8. Ropo-chôbair dond-Htrinn tichtu P[h]dtraic9 forôchled: 

roclôs cian son a-gdrma mdccraide caille Fôchled. 

9. Gâdtar '° co-tissad in-nôeb, aran-immthised léthu, 

ara-tinntarrad d-chlôen tuatha Htrenn do-bétliu. 
10, Tuatha Hérenn tdirchantais dosn-iccfed siîh[f]laith nue, 



1. hitubrad, L. H.Fr. [cf. hetoir for chetoir, G. I.70] itubrad LN.,T.C. D., chitubrad 
« quod coUatum est » is the prêt. pass. sg. 3 of citbiur with the aspiration of the initial 
so common where a verb expresses the relative. 

2. An exception in the case of a foreign name to the rule that the accent shall be on 
the first syllable. 

3. Perhaps we should read -toir.lcd, -fogned. 

4. milcontessed, LH. Fr. Mil stands for Milcon gen. sg. of Miliuc. 

j. siss. forruib, forruim is a contraction oî fo-ra-rim, près, indic. indep. forimim, dep. 
fuirmim. 

6. « He sent him over the whole of Albion » ms. dofaid tarelpa uili. 

7. 3d sg. 2dy près. pass. of adciu : the -e blends with the following ('. 

8. MSS. arithissi. But cf. tocing afrithisi, Stowe Missal 30. We thus get an allité- 
ration witii -fcdtis, fithisù. fissih. 

9. Phatraic alliterates with Fochled in the following Une. So in v. Il Phatraic allitç- 
rates with -firad,faitsine ani flatha. 

10. MSS. gadalar, which is hypçrnjetrical. 



296 On the metrc Rinnard and the Calendar of Oengns as illiistrating 

mtraid co-dé ' a-iartaige, bed-fâss tir Tcmrach tiie. 

1 1 . A-drùid fri-Loegaire tichta Phdtraic ni-céiltiss : 

rofirad ind-[f]ditsLne inna-fldtha asbéirtiss. 

12. Ba-ltir Patraic com-bébai, ba-sdb indarba cléene : 

iss-éd tâargaib 2 a-fébai 3 suas desech ^-tréba dôine. 

1 3. 'Yininuin ocus-abcolips, natrl-céicat nos-cdnad, 

pridchad, bditsed, arniged, de-môlad De n'i-dnad. 

14. Niconn-gébad ùacht s'ine do-féiss didchl il-linnib : 

for-nim conséna a-rîge : prldchaiss f ri-dé in-dinnib. 

15. I-Sldn îûaith Bénna Bâirchi nJs-gdibed tdrt na-lia[d]^, 

cdnaid dt'salm cecfm-didclii, do-rig dingel fogniad. 

16. Fôaid for-léicc lùimm iarum ocus-cùilclie fliacli imhi: 

ba-côirthe a-frithadart, nl-léicc a-clwrp i-timmi ^. 

17. Pridchad sôscîle do-c[h]dch, dognîth môrfertui il-létlm^ 

iccaid làscu la-trûscu, mâirv dos-fiuscad do-béthu9. 

18. Patraic pridchaiss do-Scôttaib, rachTss môr s[d]etli il-léthu, 

immi con-tissat do-brdth in-cach doss-ûc do-bétha. 

19. Mdicc 'Ebir, mdicc 'Eremon, lôttar ùili la-Cissel: 

foS'r6laic[ii] intdrmchosal isin-mérchuthe n-issel. 

20. Conda-tdnic ^° int-dpstal : dofdid^^ gitli '^ gdithe dine: 

pridchaiss tri-fichte[a] blïadan crôich Crist do-thûathaib Fine. 

2 1 . For-tûaith crenn bai témel: tùatha adôrtaiss side : 

nl-créitsset in-fîrdcaclit inna-Trin[d]ôite ftre. 

22. In-'Ard Mdchefil-r'ige ; iss-cian doreracht 'Emain : 

iss-céll mor Dûn Léthglaisse : nimm-dil ced-dithrub Téinair. 



1. « To the day (of judgment). » 

2. Optionally in the dépendent forni as expressing the relative, or, perhaps, like 
tairchantais, v. lo, as not standing at the head of the sentence. 

3. MS. aeua. 

4. Mss. de sech : I take de sech to be a double préposition like Lat. indu, Eng. 
in-to^ etc. 

5. This correction seems necessary, as, in Irish, a syllable ending with a consonant 
cannol properly rhyme with a syllable ending with a vowel. 

6. Dat. of timme from * tepmia, \'"tep. 

7. The -u forms a crasis with /. 

8. léthu dat. sg. of kthe « breadth », « wideness » : il-léthu « far and wide ». 

9. lit. « mortui, eos suscitîbat ad vitain •: cf. niaisse doine nis-tomlad, v. 3, 
na-tri coicat, nos-canad v. 1 3 : in-cach dos-uc do bethu v. 18. In Prof. Zimmer's note 
on V. 17, for « lugairi ruatae » read Lugair Iruatae, and for • MoJfer » read Niodfer. 

10. Sic the Franciscan ms. the T. C. D. Liber Hymn. has Conda-thanic, wrongly, be- 
cause (notwithstanding Ebel's assertion) the infi.xed a, da of the ^à plural do not aspirate. 

1 1. Hère and in v. 24. 

12. Cf- 'foÎTo;, it this be an instance of ;> for y. 



the Insh verbal accent. 1<^1 

2^. Pdtraic diam-bdi il-lôbrai adcôbrai ' dul do-Mdchi : 
do[l]luid dingel ara-chénn for-set im-méddn Idthi. 

24. Dojdid^ fodéss co-Vlctor, ba-he arid-rdlasstar : 

Idssaiss in-mùine im-bài, assin-téin'i adglàdasstar ^ . 

25. Assbért: « 'Ordan do-Mdchi.^ do-C[h]rist d[t]tlaigthe bùide : 

dochumm-nime moss ^-réga, rordtha dâitt du-gûide. » 

26. « 'Ymmon dor-rôega it-biu bid-lûrech diten do-chdch : 

immi'it illdhhiu in-méssa régat fir Hcrenn do-brdth. )> 

27. 'Anaiss Tdssacli dia-css intdn dobért cômman dô 

assbért mossn-iccfed Pdtraic ^, briathar Tdssaig rû-r-bu-gô. 

28. Sdmaigess crtch fri-didchi arna-cdi[th]tea léss ôccai 

co-cénn blîadne bdi sôillse, ba-hé sithlaithe fôtta'H . 

29. In-c[h]dth féchtae^ in-Béthron fri-tùahh Cdnnan la-mdcc Nûinn 

dssoid') in-grian fri-Gabon, iss-éd adfît '° littridùinn. 

30. 'Uair[e] dssoid la-hEssu in-grîan fri-bdss inna-clôen, 

c'iasu-thrébrech , ba-hâissi[u] sôillse fri-héitsecht na-nôeb. 

51. Clérich Herenn dollôtar d'[f]diri Pdtraic ass-cech-sét : 

son in-c[h]étail foss-rôlaich con-tûil cdch ùadib for-set. 

52. 'Anim Pdtraic fria-chôrp, iss-iar-sdethaib roscdrad : 

dingil Dé Icétuidchi arid-fétis^^ cen-dnad. 

33. Intdn conn-ûalai Pdtraic adélla[i] co-Pdtraic n-dile : 

iss-mdlle '^ conn-ùcabssat dochummn-'Issu mdicc Maire. 

34. Pdtraic cen-dirde n-ûabair, ba môr do-mdith roménair : 

béith^}^ in-géilliuss mdicc Maire, ba-sén gôire in-genair. 

Whitley Stokes. 

1. Mss. illobra adcobra. 

2. -faid is cognate with Lat. vado. 

3. dat. sg. of ten, a not rare fem. ^z-stem. See Windisch's Wœrterbuch, 817. 

4. The only triple rhyme in this poem. 

5. Moss = Lat. mox. 

6. « He said that P. would soon (mox) go », as Prof. Zimmer riglitly observes. 

7. Ms. fotai, but the correction is necessary, as a syllable ending with a single con- 
sonant cannot rhyme with a syllable ending with a double consonant. 

8. Prêt. part, passive oï fichim. 

9. A dépendent form optionally used hère as it does not stand at the head of the 
sentence. 

10. Sic the Fr. ms. It is contracted from adfiadat, jd pi. près, indic. act. of adfiadaim. 

1 1 . We should perhaps read arid fedtis, from arfedim. 

12 Mûlle \s for immalle {* imb-an-leth, ambi san létos). Compounds with ('mb often 
lose the first syllable, because, as Prof. Zimmer has seen, this préposition was in primeval 
Ceitic accented ou its second syllable, like àv.o;', abhi. So we hâve dardoen • Thurs- 
day " (etar-da-oen • belween two fasts, jejunia) • because in primeval Ct\X\c entar, like 
Skr. anîur, was accented on the last syllable. 

i^. The absolute form of the 3d sg. 2dy près, of the verb subst. v'^ba. Socanaid, 
line }o, foaid (v/^svap), 1. 31 and iccûid 1. 34. So the leduplicated cachnaiih, Saltair na 
Rann 2674. Hère, according to Prof. VVindisch, we hâve the primary middle ending -té. 



298 On Irish Metric. 

On Irish Metric, An inaugural Lecture on Celtic Philology, delivered March 11 th., 
1884, in Trinity Collège, Dublin, by Robert Atkinson, M. A., etc. Dublin, 1884, 
32 p. in-8. 

Dans cette brochure, M. A. s'est occupé des lois de la métrique de ce qu'on 
pourrait appeler les temps classiques de la littérature irlandaise et il en présente 
un résumé. Un écrivain plus compétent que nous critique ci-dessous le: théories 
de M. A. ; aussi de la notice que nous avions écrite avant de recevoir la com- 
munication de M. Stokes, nous ne laissons subsister que deux observations. 

Comment donc M. A. a-t-il pu négliger entièrement le point de vue histo- 
rique.? Il parle comme si ces lois, si sévères et si minutieuses, avaient existé de 
tout temps, et n'avaient pour ainsi dire pas eu de commencement. Il nous reste 
pourtant des poésies, profanes et chrétiennes, qui n'entrent pas dans ces caté- 
gories, parce qu'elles appartiennent à une métrique plus rapprochée de la nature, 
plus simple, plus spontanée et plus libre. La métrique que nous décrit M. A. 
est celle de la seconde époque de la poésie irlandaise ; elle est le résultat d'une 
codification qui a imposé des règles d'une étroitesse e.xtrême à ce qui était au- 
paravant l'inspiration rythmée. — Ce n'est pas le lieu de développer ces idées, 
et, du reste, nous n'en aurions pas le loisir en ce moment; nous les indiquons 
pour montrer dans quel sens, à notre avis, doit être dirigée l'étude de la mé- 
trique irlandaise. 

Avant d'être imprimée, cette brochure a été une leçon faite à l'Université de 
Dublin : aussi est-on péniblement surpris du ton polémique qui y règne. Il nous 
semblait que l'enseignement d'Université devait avoir un caractère objectif et im- 
personnel, et que c'est surtout là où l'on parle seul que la polémique de person- 
nalités doit être évitée. Mais il s'agit de l'Irlande et des c sas de Irlanda ! Le 
clan des Irlandistes devient de plus en plus un camp d'Agramant. Il nous 
semble que personne n'y gagne et que tout le monde y perd ; car il est difficile 
de sortir de la mêlée sans quelque horion. 

H. G. 



In an article on the mètre Rinnard and the Calendar of Oengus, as 
illustrating the Irish verbal accent, I hâve ventured to correct a mistake, 
as to the meaning of the word ard, wliich Professor Atkinson has com- 
mitted in the lecture under notice. I fear that he will not like me to 
point out some more of his errors. But he has in this lecture attacked 
almost every Celtic scholar, living or dead ', and he must now take the 



I. Thus he writes of Zeuss and Ebel, p. 18. « It was hardly surprising that Zeuss 
shouid not hâve understood thoje meîrical principles... But Ebel is just as incorrect. » 

Of prof. Windisch, p. 9 : « Windisch in his Irische Texte p. 158, has reprinted the text 
of an old poem from LL. in which he shews a total inisconception of this law of Irish 
allitération. » 



On Irish Metric. 299 

conséquences. He is professer of Sanskrit and Comparative Philology in 
Trinity Collège, Dublin : he has dotted the r/-vo\vel on his brazen door- 
plate ; and he condescends to flattery such as « the Irish genius de- 
lighted in elaborate codification » (p. 4) « those wonderful fragments yet 
extantof the Brehon laws », and « 1 believe Irish verse to hâve been 
about the most perfectly harmonious combination of sound that the 
vi'orld has ever known » (p. 4) — so that, according to Prof. Atkinson, 
in the East, Kâlidâsa and Jayadeva, in the West, Homer, Vergil, Dante, 
Hugo, Calderon, Tennyson and Heine must hereafter, as regards 
harmony, hide their diminished heads beside the Irish nu?/2-makers. 
For thèse reasons Professor Atkinson enjoys a local réputation as 
a linguist. But of such réputations one may say, as the little boy in 
Punch said of the balloon, if you prick them they will go squash. 
Let us begin with the Professor's Greek. At p. 30, he writes 
c xw^EÙco does not mean to go, but if anything rather to stay. » There 
is no such word as « xw^suw ». I hoped at fnst that it was a misprint 
for x(o/£Û(o ; but then there is the difficulty that xw/euto does not mean 
to « stay », but to //// or raise. Again, he asks in the same page « Who 
knows anything of the Gr. « xÀaoào) / brandish .? » Well, most people 
do, who possess a Greek lexicon. The word in question occurs in Lid- 
dell and Scott éd. 1845I with the meaning / shake, a meaning which, 
in connection with a sword iclaideb' , does not seem very far distant from 
thatof / brandish. See also Fick's Wœrterbuch der indogerm. Sprachen, 
ii. 55, 268. Then this curious professor of comparative philology 
speaks of a a supposed root Kl, to go. » The existence of the root in 
question is as well established as that of any root can be icf. Gr. xûo, 
Lat. cieo, Cornish ke « go thou », etc., etc.). But now let us turn to his 
Irish. At p. 20 he cites from the reprint of O'Curry's text of the Faîe of 
the Children of Ler — « a text », says Prof. Atkinson, with his usual 



of 0'Donovan,p. 14. « But that O'Donovan should hâve carefiilly translatée! O'MoIIoy, 
in 184$, and subsequently (1862) forgotten the rules he himself had laid down, is an 
assertion which will hardly be credited until it is tried. » 

Of O'Curry, p. 14: » The whole stanza [as edited by O'C], in fact, is a striking 
example of the perfectly inconceivable ncglect of the plainest laws of Irish mètre. » 

OfO'Beirne Crowe, p. 17: « His own éditions exhibit to démonstration the usual ne- 
gleci of the fundamenial principles, » « the editor's extraordinary confusion. » 

Of Mr Hennessy, p. 17 : « Mr Hennessy has edited the stanza withnearly every fault 
that could be committeJ. » 

Finally, p. 18, he writes » If, then, Zeuss, Ebel, WinJisch, on the one hand, and 
O'Curry, Crowe, O'Donovan, Hennessy, Stokes, etc., on the other » [I omit a com- 
pliment which, to me at least, is more distasteful than Prof. Atkinson's abuse; « hâve one 
and ail gone astray in this matter, it cannot but be désirable that this repioach should 
be removed. » 



500 On Irish Mctric. 

modération and exactness « in which the metrical laws are ruthlessly 
broken at every turn « — the following quatrain : 

Ba h-iad ar g-cuilceadha cuanna 
Tonna sdile searbh ruadha 
lonar g-ceathrar caomh cloinne Lir 
Gan oidhche dhuinn d'à easbhuidh. 

Of this verse he then writes in impressive italics : « everything is wrong 
in /'?, mètre, syllables, terniination, allitération, assonance; — in fact. eve- 
rything that constitutes Irish verse ! » And then he gives the following as 
an emended copy with translation : 

biait ar colcaida[\] cuana [!] our pleasant bed-clothes shall be 
tonna sdile serbruada the bitter-stormy sea-waves 

in ar[\]cethrur côem clainne in our fair quaternion of a family ' 
cen aidche[V\ dian esbaide[\] without a night of their absence [the 

[waves 

Hence we may infer that the Professor thinks (and, presumably, tea- 
ches) first, that the verb subst. ba cannot go with a plural subject, se- 
condly, that blaith a monosyll. in 0. Ir. : thirdly, that vcolcaida» is the 
nom. pi. of the t-stem cuilche or the i-stem colcaid, fourthly , that cuanna (with 
nn] should be cuana, fifthly, that aidche is the ace. sg. of thefem.iâ-stem 
aidche, sixthly, that esbaide is the dat. sg. of the fem. i-stem esbaid and 
may rhyme with clainne, seventhly, that the combination of the prep. in 
(rather ind] with the possessive pronoun of the ist pi. is in ar, eighthly, 
that infected a cannot rhyme with ï gnd, ninthly, that an Irish quatrain 
cannot consist of nine-syllabled, alternating with seven-syllabled, lines. 
To the readers of this Review I need hardly say that he is wrong on 
each of thèse points. O'Curry had not a scientific training; but he was 
a man of remarkable genius and of great learning in his own line. He 
certainly knew infmitely more Irish than Prof. Atkinson knows or ever 
will know The quatrain ^as may therefore be expected) really requires 
very little emendation. In Old-Irish spelling it would run as foUows : 



I. He adds the following poetic version: 
« oar bed shall be 
on the rough sait sea, 
four of us, ail of us, there toss we 
with never a night of lest. » 

It is sad that the Board of Trinity Collège should ha^'e wasted their money in printing 
such doggrel. 



On liish Metric. jûi 

Bud'iat ar-cuilchcda cuanna, 
tonna sdile serbruada, 
innar-cethrur côimcidainne Lir, 
cen-aidchi duinn dia-esbaid '. 

Bud-iat means « they will be » : the singular goes hère with a plural 
subject, as often in the case of ihe preteriie ba : ihus ba-dinuiaig dib 
slôig môra mdc n-Israel, Saltair na Rann $519, ba-hùamnaig irlamnaig 
dia-trdig coin-bdlar uili inéendâil, ibid., 5619, and hundreds of other 
instances : bud erit L. B. cited O'Don, gr. 442 : côimchlainne Lir (Ler's 
dear children: is a gen. sg. governed by the dat. cethrur. 

I hâve not yet done with Professer Atkinson. At p. 4 he attacks me 
for giving in the glossary to my édition of the Félire the word côir as a 
dissyllable, and says : « I believe that to be altogether impossible under 
any circumstances, and hold that any line apparently containing coir as 
a dissyllable is wrong and needing emendation. « Prof. Atkinson may 
believe and hold what he likes : he must forgive me for saying that 
it is of no importance to any one save himself and his pupils, if he has 
any. Certainly his belief will not alter the facts of the case, which are, 
first, that côir is a dissyllable in Old-Irish, though in Middle and Modem 
Irish it has, like some other words, been contracted into a monosyllable, 
and, secondly, that lines of Old and Early Middle Irish verse, which 
contain coir as a dissyllable, do not, for that reason, require emendation. 
The correct Old-lrish spelling of the word is côair, which occurs in 
Ml. 48''8, or cooir, which occurs twice in the heptasyllabic lines of Sal- 
tair na Rann : 

I loi Dlaar-tôoir, dérbait mail, God our leader 1? , lords assurefus), 
rodélb cech-côoir cômlâin. formed every just, perfect one. 

80$ I uamun bratha bithfêle fear of the Doom of eternal right 

cia dognéimmis, ba-côoir. though we should feel lit. make), it 

[were just. 

So in the hexasyllabic lines of the Félire, of which we hâve in Dublin 



1 . 1 hâve used hyphens to separate the éléments of five of the complexes which occur 
in this stanza. What a « comple.K » is, Prof. Atkinson \vill fincl stated (though not quite 
completely or accurateiy) in the first part of Zimmer"s Keltische Studien, p. 56. Had he 
read and understood this statement he would hâve been saved from writing the rubbish 
contained in his note on p. 5, as to the junctions in Irish mss. It is true, of course, that 
there is nothing to be gained by editing Iwent tolhehouse oftheman as three words. But 
to give such an instance only shews that Prof. Atkinson is not aware how totaily the 
conditions of Celtic, differ from those of Teutonic, orthography. 



302 On Irish Metric. 

and Oxford only latish Middle-Irish mss. '^ the word is spelt côir ; but ail 
three codices ^Rawl. B. 505, Laud 610 and Lebar Brecc agrée in ma- 
king it still a dissyllable. Thus at Oct. 26, where it ends the line and is, 
therefore, recomarc : 

inmain céthrar coir, loveable are' the just four persons. 

Again in the épilogue, 11. 4^ 1-4^6 : 

ro[r]éresiu doib grant Thou to them 

mad-côir an-géstai. if what they shall ask be just. 

Mad-côir an-gésta[i] If what they shall ask be just, 

ari conic tdlmain King who rulest earth, 

rosôera a-curpa save thou their bodies, 

ronoeba an-dnmain ! sanctify their soûls ! 

Hereitwill be observed that there isan internai assonance betweencd/r, 
better côoir, and déib, hener dôaib, which also is a dissyllable; as \ve see 
from the prologue, lines 17-20 : 

Guidiu itge dcaib I pray a prayer to them : [it, 

romm-din aridrôgbus may it guard me for I hâve besung 

câin pàpul col-Ugdath, the fair people with beauty, 

in-rigrad immrôrdus. theking-folk whom I hâve mentioned! 

Co-oir, better côair, « fitting «, « meet », « just >■>, appears to be a com- 
pound ofthe prep. Cô ^ /tar-i like xaTi:a:u:, xaTy-yatoç, xaTaoî/p, xa- 
xàOso; and many other adjectives , and air is a derivative of the root ar, 
v^'hich \ve hâve also in Gr. àpapiaxco / fit iogcther, ipaptôv, àpasoTto;. 
Prof. Atkinson will probably call this an « etymological pun » p. :50 . 
He is quite welcome to do so. 

But now we must turn to mètre, allitération and rhyme, the spécial 
subjects of this lecture. To the substance of his remarks on the number 
of syllables in each line I hâve nothing to object, though the form of the 
introductory remark « by far the largest proportion of Editors do not 
seem to hâve known how to count the syllables in a line of Irish verse ! » 
might possibly be rendered less offensive. So when p. 6) referring to 
my « astounding » remark on the Fêlire-quatrain for Sep. 28 « where 
A [Lebar Brecc] interpolâtes the préposition im, to the ruin of the 
mètre », he says : v It would appear, therefoie, that he had no con- 
ception of this perfectly commonplace fact in Irish verse, of elision ! » a 



I. 1 hâve not yet seen the vélum ms. in the Phillipps collection at Cheltenham, which 
is said to be very old. 



On Irish Metrtc. 505 

litttle sensé and modesty would hâve prevented him uttering such a 
pièce of absurdity. Thèse words are strong, but not too strong to be 
applied to the man that dares to write thus of a scholar who has work- 
ed, off and on, at Irish verse for thirty years, and who once spent 
several days in trying to ascertain the laws of elision which governed 
the writer of the 8392 Hnes of the Saltair na Rann '. 

Professor Atkinson knows enough German to understand the 
following passage from the new part of Zimmer's Keltische Studien, 
p. 164, note 6, in which Z. writes of the passages in Fiacc's hymn, 
V. 17, dognith môrferla illétini, and môrseth illctlm: « Im ersten Fall eine 
Silbe zu viel ». Will Prof. Atkinson therefore say that Zimmer has 
« no conception of the fact of elision ? » Zimmer and I may be wrong 
lin fact I now think we are wrong': in holding that the writers of Fiacc's 
hymn and the Félire did not allow themselves the luxury of elision or 
crasis, and that, therefore, their respective mètres were spoiled by the 
insertion of a syllable such as //- or imm. But this does not justify a smat- 
terer like Prof. Atkinson in attributing ignorance of ordinary metrica! 
phenomenato me or any other man who ever read a page of Irish poetry. 

As to allitération, he has not a glimpse of the primary law which ré- 
gulâtes this matter, viz. that the alliterating letters rnust begin syllables 
having the acute accent. This is the explanation of the fact p. 7] that 
the article, possessive and relative pronouns, and certain pronominal 
adjectives and prépositions are not regarded in allitération. They are 
ail toneless proclitics. Thus. to quote his own illustration, the proclitic 
cdch- « each » does not serve for allitération, whereas the accented cdch 
« every one » iwhich Prof. Atkinson writes cach ^^ is used to alliterate. 
Again, he says, p. 8, that words beginning with infected / are treated 
just as if they began with vowels. This is true, but he fails to draw the 
obvious inference that the Irish Celts must hâve fi.xed their laws of alli- 
tération at some time after the practice of dropping a vowel-flanked v 
(J\ had been introduced, but before they began to aspirate or éclipse the 
other consonantS'. His statement that eclipsisiEbel's « infectio nasalis ») 



1. 1 may note hère that the wricer of this poem sometimes adds a consonant in order 
to prevent synaloepha. Thus tene-d (nom. sg.) is-torann (fire and thunder), 3936. And 
the seems not to piactise ehsion (i. e. the cutting oflF ot a final vowel), but crasis (.s. e. 
the melting of two vowels into one). 

2. So in p. 5 he has bâthadh for bathadh, and in p. 21 he has rig-bard, cul-bard, 
tuath-bard; lo-bard. Surely he ought to know that in each of thèse words the penult is 
long. 

3. So it appears that the laws of consonantal assonance were fixed before the groups 
cv, ne, nt had respectively become c, c, f, and that the laws of vocalic assonance were 
fixed after final e, i, and iu had ceased to be distinguished in sound. 



2 04 ^^ ^'^'^'^ Metric. 

and aspiration are disregarded in the matter of allitération is true gene- 
rally, but requires to be modified by making the exception of/. His re- 
marie ip. 8] on the ^allegedi identity of the Irish and Anglo-saxon cus- 
tom of allovving se, sp and st to alliterate only with se [or ser], sp [or 
spr], or 5/ [or 5/r] is interesting • ; and, if the identity be established 
and we are to suppose borrowing in this case, I agrée that the Celts 
may fairly claim priority of invention. 

His observations on vocalic assonance p. i 1 1 are not very clearly 
expressed ; and if he means to say that infected a which he oddly calls 
a diphthong cannot assonate with e or /, he is as we shall see. alto- 
gether wrong. 

The rules as to this matter are as follows : 

1 . a, 0, u, whether infected or not, may assonate with each other-. 

2. infected a, o, u may assonate with e [ci , i. 

3. e, whether infected or not, may assonate with / '. 

4. iu may assonate with e, i or u. 

5. ij, ô ^ûa and ïï, whether infected or not, and the diphthongs 

lw, ai âe , ôi de, may assonate with each other. 

6. ê la} whether infected or not and i may assonate with each 

other. 

7. Any long vowel may assonate with its corresponding short 

vowel, when the latter is in a final syllable having the grave 
accent. 

EX AMPLES 

I. mass, doss, Sg. 204: suidiu, arailiu, Brocc. h. 79, 80, cdiptel, 
fôirglem, Fél. Ep. 98, 100, bâile, duine cited by Prof. A- 
guin-som, mar-som, Fél. prol. 58 ^ huair, laruin, Ep. 302, 
:^04,f1adam, iarum, Ep. 214. 216, lohur, doman, Ep. 366, 



1. I am not sure that this rule always prevails in Old Irish verse. In Fiacc's hymn, 
for instance, v. 6?, -scarad seems to alliterate with saethaib ; in the Felire, at July 17 
Scéllitarum with sliiag. So in the Felire at May 1 5 spirta seems to alliterate with séchiai 
and sénaig. So in the Saltair 5061, sccht-staic ro-séphain[n] in sluag, sîuic seems to alli- 
terate with -séphûinn and sluag. 

2. The poet of the Saltair did not, apparently, allow himself to assonate infected a 
with a. He therefore 4634, to get a rhyme with trebad, makes the dat. pi. of trenfer, 
trenferab. , ■ ■ 

î'. AS e cannot rhyme with a or any other broad vowel, the poet of the Saltair, in 
order to get a rhyme for dana, makes the gen. sg. oflam, lama, 3818. 

4. This Une, at-e cen-[a]es mar-som means « they are without old âge like Him, » 
scil." Christ (cf. the Saltair 8384): Hère, as at Feb. 27, mar stands for immar. 



On Irish Metric. 305 

368, rochrad^ ruiîhrach, Ep. 478, 480, omain, comul, Sallair 
6593, 6394: dooib, cain^ 7271, 7272. 

2. adbail, Laignib, Ult. h. 7, 8 : //^cnT;, dichill, Brocc. h 105, 106, 

cinàid,clith, Saltair 7807, mairiir, îercphit, Fël. Sep. 8 -.saigte, 
pridclhii, prol. 162, 164: molmair, Côrnil Sep. 14, ^ooiT?, 
/re/l? Saltair 7295, ■J2(^6,(tàig, cleith 7643, 7644; témpùil, dïl 
7763, parduis, deis 7779, im-inuig, chahib, Saltair 3789, 

3790, innàrthàib, foléith 6265, 6266, ^w/t, muintir, Goid. 

198. 

3. /e;//2, comahhcib, Saltair 6285, 6286, 

4. naisliu, didne, Fël. prol. 1 $0, i $1, d'ilsiu, Issu, prol. 262, 264, 

-bisiu, inUsi. Saltair 2035, 2036. 

5. aine, n-uire, Fël. prol. 127, 128, Uiidi, sdethaib, prol. 69, 71, 

ro'fu, boetim, prol. 29, 30, tùirius, Pdulus June 26 : /a/7/e, 
ôj^i^, prol. 49, ruadi, gôlai, Colm. p. 29, 30, /tw, rlgidim, 
Brocc. H. 5 5, $6. 

6. rf'.'/g, nched, Fël. prol. 120 : /tV> /'rlg/, Brocc. H. 97,98, g?'r^/f, 

f'irbail, mirbail Fél. prol. 74, 7$ : ct'^?ur, plana, p. 74, 75, 
é%, rtil 7830, 7S32. 

7. Thus in the Milan poems (G. G. p. 952, 953 1 we hâve ta, ad- 

chôndârcsà : bd, Ltinnàdà : gnt , méràigè: bl, ôintindï: \aî-]chl, 
dôrsldi, brû, immùrgà. So in Broccân's hymn, 23, 24, bl, 
sdncht-Biïgtï. So in LH. Goidilica, p. l'ôii ri, Crdip[tinï] : 
blii, Chôrbràigiù, glë, Nôè, ibid., p. 172. So in the Saltair, 
gdir, dpstàlàib, 7679, 7680; flr, martlr, 7809, 7810; bl, 
àurnàigthi, 7671, 7672, bi, dorignl, 773 ^ g'?j. hscrgè, 7699, 
7700 : glé, firlnnè 7705, 7706 : glé, ôegàirè 77 1 5 ^ 77 1 6, glé, 
nimè 7787, rom-the, îrôcàirè 7721, 7792, du, rtgsùidiù 7783, 

7784. 
As to consonantal assonance, his rules copied from O'Molloy's 
Grammar' may possibly be correct if confined, astheyshould havebeen, 
to Middle and Modem Irish. But in Old and Early Middle Irish verse, it 
is noi true that every consonant is limited to assonance with one of its 
over « class », or that, in case of groups of consonants, the consonance 



2. This line, ar-cach-ulc nad-rochrad, .mcans « from every evil, which hath not been 
loved » [rochrad = lo-carad]. 

^ This is the cain that rhymes with talmain. Saltair 7719, and Galail, 7727. It is an 
Old-Celtic cani-s, cognate with -/.xvwv, and quite a différent word from the diphthongal 
cain, urkelt. [s]caini-s. It secms to mean « righteous. » 

Rev. Celt. V/. 20 



5o6 On Irish M et rie. 

of at least two is demanded '. Of ihese u classes » we may remind our 
readers thaï there are five, besides/ and s, each of which letters is said 
to form a « class « by itself They are, first,the tenues c,p, f: secondly, 
the medials b, g, d: thirdly, the aspirated tenues and / and s : fourthly, 
the double liquids //, mm \mb>, nn {nd\, rr, to which the guttural nasal 
[ng] is added : fifthly, the aspirated medials [gh, dh, bh\, to which are 
added aspirated m and the single liquids /, n, r. 

Now let us see whether Prof. Atkinson's rule that « every consonant 
is limited to assonance with one of its own class » applies (say) to the old 
hymns, the poems in the codex of St Pauls-Kloster, and the Félire. 
According to this rule : 

Aspirated c and g cannot assonate with /. But in the Fêlire at Sep. 19 
we hâve taiîhlech, aithmct, and atFeb. 1 5 \\t\{3.\tdddaig, nâmait: 

Single / and aspirated g, d, m, cannot according to Prof. A.) assonate 
with //. But in the St Pauls-Kloster eulogy of Aed we hâve fiallann, 
CÛalann, and in the Fêlire at Feb. 25 we hâve fiaga, dalla; at Ep. 
58, 60, iïagat, glallaî; at May 51 -êdae, Petronellae : at May 17 nime, 
Basille. 

So (according to the Professor's rulel n cannot assonate with rr or //, 
nor/ with rr. Butin Fël. prol. 502, 504 we hâve buan-sa, nuall-sa, in 
the Saltair 4979, 4980, we hâve menicc, derrh, and in Fêl. Ep. 486, 
488 we hâve huili, fuirri. 

So (according to Prof. A.l nî cannot assonate with nn. But in Fél. 
Juiy 30, we hâve -gléntis, Sennir, and at Nov. 21 we hâve Clêmint, 
Hérinn. 

Aspirated / cannot according to his rule' assonate with f \ph\ which 
is a « class » by itself. But at Aug._ 7 we hâve -féthis assonating with 
Effis (Ephesus'i, at Aug. 28 cathlaic, Afraic, at Dec. 9 clithi, Liphi, and 
in the Saltair 8222^ graphainn, salhairnn. 

Again, according to Prof. A. neither hard t nor n can assonate with 
ph; and yet we hâve d'itnidi, gllphiti, Saltair 8361, 8365 . 

Unaspirated m cannot laccording to Prof. A.) assonate with dh. But 
at Aug. 25, we hâve srûamach \ï. e. srnammach\, bûadach, at Dec. 7, 
srùamaig, bùadaig, and in the Saltair 8301 , 8503 . glammairecht sadailecht. 

Aspirated d cannot iaccording to the Professor' assonate with /. But 
at Dec. 20 we hâve immerddi, Ignâii. 

Aspirated b cannot ,he tells us) assonate with //. ButinBrocc. h. 105, 



4. Prof. Atkinson's words are (p. 12) « Thus the consonance of more than two in a 
complex of consonants is not demanded. » 



On Irish Metric. 307 

106, we hâve Unaib, dlchill, and in Sanctân's hymn 7, 8, we hâve dï- 
bocht, dlllocht. 

R and aspirated b cannot according to Prof. A. assonate with nn [nd] 
But in Brocc. h. 39, 40, we bave salar,saland and in the Saltair 838$, 
we hâve -aittrebam, caitchennam. 

It would seem, therefore, that Prof. Atkinson copied and published 
this so-called rule without ever testing its applicability to the best and 
oldest Irish verse. 

As to consonantal groups, what he means is, probably, that when the 
group is composed of Uvo consonants, the agreement of at least one of 
them is required. Thus in the Félire : dnman, thdlman : témpuil, Bénn- 
chuir : jôrdarc, Côrmac : bânchath, mdrraîh : ad-gléntis, Sennis : Cîêmint, 
Hërinn: crûimther, mûinter : sléchîai, fériai: prômtha, crôchda. But that 
when the group is composed of three or more consonants, there must 
be the agreement of at least two. Thus in the Félire : tércphit, màirtir : 
bêscna, cëstai : rindmas, ingnas. Hère the rc of tércphit agrées with the rt 
of mdirtir, the se of bêscna with the st of cëstai and the nd ofrindmas with 
the ng of ingnas. 

Of the three great rules as to assonance which really prevail in Old- 
and Middle-Irish poetry. Prof. Atkinson does not appear to hâve the 
remotest idea. They are as follows : 

I'' A syllable ending with a vowel can assonate only with a syllabie 
ending with a vowel '. 

2° A syllable ending actually or formerly ' in two consonants can only 
assonate with a syllable ending actually or formerly ^] in two consonants ' . 



I. So stringent is this rule that in the 8392 Unes of the Saltair there is but one 
exception to it [firianaig, dimiada, 8365, 8367), and the poet, when he wants a rhyme 
for a Word ending in a consonant, does not hesitate to turn (without regard to syntax) 
a vocalically. ending nom., gen. or ace. pi. into the dat. pi. Thus we hâve fcochraib 48, 
fochricaib 516, tapîhaib 3284, ilmilaib 1642, brathreib 3131, mirbailib 4208. So for the 
usual tairsiu he puts îairsib, 4297, to get a rhyme for îaidbsin. So he adds a d 10 the 
ai- preteriies ros-doerai, do-rimi. in order to get rhymes for romaib and milid. Con- 
versely, when he wants a rhyme for a word ending in a vowel, he makes no bones 
about dropping a final consonant. Thus we hâve Cannana (for Cannanach) 3088, to 
rhyme witn gronna, and ifferna (for iffernach) 8285, to rhyme with crithfedma. 

1. Thus we hâve tochàmràcht, mac, Saltair 6921, 6922 : acht, mac, LH. Goidilica 172, 
smacht, tochomrdc, Saltair 1089, 1090: tlacht, tochàmràc, 1353, 1354: cland, lagàt 
LH. Goidil, p. 17? : melacht, gerat, Fél. Ep. 70, 62 : asre-racht, gerat, ibid., prol. 90, 
92 : técht, ro-scaihèt, Saltair 7767: chacht,séchtmogàt, LH. (Goidil. p. 161): fecht, tri- 
c/!£t, Saltair 7735 : smacht, argàt, Saltair 3403, 3404: Pers, comaithches 5348. The 
reason, of course, is that, when this law was fixed, mac was macvo-s (whence theogamic 
maqi), tochomrac was tucomranco-s, gerat was geron/oj (cognatev.ith y^pa;) trichet was 
tricenîon, argat was argentan, and comaitches was comvaticastu. In one instance (Fel. 
prol. 170, 172) I find fororbairt assonating v. ith roglaig ; but hère we siiould certainly 
correct the text to fororbair, the j-pret. sg. 3 oS forbraim « cresco. » 

2. So stringent is tliis rule that, in the Saltair, when the poet wants a word ending 



joS On Irish Metric. 

Exception. This rule does not apply to loanwords (e. g. Gûc, brëc = 
Skr. bramça, Saltair 7980^, nor in native words does it alvvays apply to 
/ [i. e. «1, from nt, to m i. e. mm) from mn, or to nn, rr, //. 

3" In tlie case of double and triple assonances, the first syllable of the 
first member of the set must hâve the acute accent, and the first syllable 
of the second member must hâve either the acute or the grave (nebenton), 
preferably the acute. A monosyllable having the acute accent may asso- 
nate with a fmal syllable having only the grave '. 

Thèse are the true rules which a little industry would hâve enabled 
Prof. Atkinson to ascertain. But he found it easier and more amusing to 
copy from O'Molloy ar,d insull men who, whatever may betheir defects, 
at least know something of their subject, and are honest labourers in a 
stony though fertile field. I am sorry to hâve to write thus of a scholar 
whose « Contents « of the Book of Leinster is a pièce ofthorough work 
for which iif he wasnot largely helped by Mr Hennessy) ail Celtic scho- 
lars should be grateful to him personally. But the présent lecture is not 
only offensive, but superficial and inaccurate ; and the ignorance of ele- 
mentary Irish grammar which it betrays makes onc despair of the Irish 
Thésaurus, the compilation of which has, I understand, been intrusted 
to Prof. Atkinson. 

Whitley Stokes. 



in a single consonant to rhyme with a word ending in two consonants, he adds (in spite 
of etymology) a second consonant to the former word. For example : domon-n 344 (to 
rhyme with oll]. ihalmain-d 6]\ (to rhyme with anmaimm). Conversely, when he wants 
^ Word ending in two consonants to rhyme with a word ending in one consonant, he 
omits one of the two. For example : anman (i. e. anmann) 1000 (to rhyme with glan) . 
rois (i. e. roisc) 1339 (to rhyme with Pardois), dilgen (i. e. dilgend) i^^S, 2724 (to 
rhyme with bcn, sen) -dilsi (i. e. dihig) 1551, (to rhyme with dorisï), gial (i. e. giall) 
193s, 3108) (to rhymiC with Abial, Rachial), thrial (i. e. thriall) 1983, (to rhyme with 
Abial) 1965, forgal (i. e. forgàll) 4846, 7026, to rhyme with gai, ordun : nual (i. e. 
nuall) 7209, to rhyme with sluag. 

I. Thus in the Miilan poems'bru, immurgù : ba, lamnàdà; limm, barrfind; ban, acàl- 
dàm: sin, anchbrûb ; macc, Jordàrc , -chlos, oendàràs; téch, doichlèch. 

In the following instances from t'.ie Saltair the first syllable of the second member of 
the assonance has only the grave accent : dualach, bithbùadàch, }, 4 ; noithech, imme- 
làithèch 13, 14; suthach, ecrhthach, 23, 24, cinte . firmhnlnte 33, 34, aile, érgndide 49, 
50. But in the ten poems on the Résurrection (8017-8392), tiie acute is, without ex- 
ception, on the first syllable of each of the double and treble rhymes. Thus thratha, 
mbrathà, 8018, 8020, hsi'acha. casracha, 8037, 8039, etc., etc. 



ZUR IRISCHEN ACCENT- UND VERSLEHRE 



Eine ausfùhrliche Darlegung der altirischen Betonungsverhâltnisse 
war lângst ein Desideratum, da die Grammatica Celtica und Windisch 
dièses Kapitel kaum berùhrt hatten. Zimmers Buch fûUt dièse Lùcke 
aus. Im ersten Abschnitte beweist er andern Ansichten gegenùber schla- 
gend, dasssâmmtHche Nomina den Ton auf der ersten Silbetragen. Der 
betonte Vocal bewahrt im Allgemeinen Quantitât und Klang. Die unbe- 
tonten werden gekùrzt und fàrben sich nach dem Klange des folgenden 
Consonanten, der seinerseits die Klangfarbe des folgenden Vocals hat ; 
unbetonte Vocale in Mittelsilben schwinden ganz, wenn die Consonan- 
tengruppen es erlauben. Letztere Regeln, welche allerdings bestimmte 
Ausnahmen erleiden, gelîen an und fur sich sowohl fur Suffixsilben, wie 
fur den zweiten Bestandtheil der Composita. Doch giebt es im Irischen, 
wie anderwârts, lockerere Zusammensetzungen. derenzweiter Bestand- 
theil die lautgesetzlichen Verânderungen nicht durchmacht, sondern die 
Gestalt des Simplex bewahrt, vgl. lat. Ahenobarbus neben imberbis. 
Wenn einzelne neuirische Dialecte den Ton auf schwerere Endsilben 
legen, soist diess einesecundâre Verschiebung, wie Z. sicher nachweist. 

Die Resultate Z.'s in Betreff des Verbalaccents brauche ich nicht zu 
recapitulieren, da sie, was das Thatsâchliche anbelangt, grôsstentheils 
mit meinem obigen Aufsatze - ùbereinstimmen. Grôssere Divergenzen 
zwischen Z. und mir bestehen in folgenden Punkten : 

I. In der Betonung des Verbum simplex S. i joff. Obgleich die 
modernen Sprachen und, wie Z. selber zugiebt, die Laute durchaus auf 
Betonung der ersten Silbe weisen, lâsst er die einfachen Verbalformen 
auf der zweiten Silbe betont sein. Sein Grund, aus gûidid hâtte * guit 
werden mûssen, wie doinjet aus " doinjedid ist nicht stichhaltig ; bei 
vielen Verben auf -^ und -th geht nicht nur die III Sg., sondern auch 
die I und II Sg. im Praes. Ind. conjuncter Flexion auf -/ 'statt -d oder 
-th\ aus; doinjet kdinn also nicht aus * doinfedid erklart werden. Im 

1 . Keltische Studien von Heinrich Zimmer. Zweites Heft : Ueber altirische Betonung 
und Verskunst. viil-208 p., in-8, Berlin (Weidmann'sche Buchhandlung), 1884. 

2. Rev. Ce;t , VI, 129- 161. 



3 10 Zur irischen Accent- und Verslehre. 

Allgemeinen schwinden unbetonte Endsilben ùberhaupt nicht. Z. ùber- 
setzt ùbrigens (S. i ?4l adfét und assindet fâlschlich mit « nuntiatum 
est «. Die Formen sind in allen Belegstellen III Sg. Praes. Ind. wie 
doadbaî « er zeigt « ' ; das Praes. Pass. lautet auf -5 aus, vgl. 
dodrbas. Die Hauptstùtze fur Z.'s Ansicht ist seine Théorie ùber die 
irische Metrik, die aber irrig ist ^s. unten). Das Verbum simplex ist un- 
zweifelhaft auf der ersten Silbe betont. 

2. In der Erklârung. Es ist mir freilich nicht gelungen ein klares 
Bild von Z.'s Auffassung zu erhalten. S. ôj * spricht er vom Irischen aïs 
der « Sprache, dieamlangsten den ait en Unterschied von Orthotonese 
und Enclise lebendig erhalten hat «, formuliert aber die Gesetze S. 67 
folgendermassen : der Imperativ hat zurùckgezogenen Accent. Or- 
thotoniert [d. h. auf dem zweiten Bestandtheile betont^ ist das unab- 
hângige Verb ; unabhângig ist dasselbe auch nach den Conjunctionen co 
ma cid. Abhângig ist das Verb nach der Négation und ist hier enclitisch. 
— Wâre dièse Auffassung richtig, so wâre ja die irische Betonung den 
altindischen Gesetzen diamétral entgegengesetzt und kônnte kaum 
mit ihnen im Zusammenhang stehen. Freilich fùgt er hinzu : « in allen 
ùbrigen Fâllen handelt es sich um Enclise im abhângigen Satz ». Allein 
welche Fâlle sind das .'' Die Fragesâtze mit ind- inn- ? Denn die Enclise 
nach den Conjunctionen di-an- ar-an- co-n- ist zu erklâren wie 
sonst nach dem Pron. relat. (S. 60 ff.i, und die oben iS. 156 f.) be- 
sprochenen Ausnahmen hat Z. ûbersehen. 

Mir scheint nach wie vor die Verbindjng mit der ursprachlichen Be- 
tonung nur aufrecht zu erhalten, wenn wir annehmen, dass im Irischen 
(mit einiger Modification! die Betonung des abhângigen Satzes sich verall- 
gemeinert habe ; nur der Imperativ," derniemals im Nebensatzesteht, hat 
die Betonung des Hauptsatzes bewahrt. Zu den Partikeln, die sich mit 
dem Verbum zum Compositum vereinigen, gehoren ausser den Praepo- 
sitionen und Adverbien die Négation und die Fragepartikel ; daher er- 
scheint das Verbum nach ihnen in subjuncter Flexionsform, z. B. ni- 
chell iZimmer S. 151). Allerdings trennt sich die Négation insofern von 
den ùbrigen Praepositionen, als sie nicht mehr den Wortaccent auf 
sich nehmen kann, z. B. Imper, nascdrad « er trenne sich nicht ! », 
nicht * ndscrad. Ueber eine âhnliche Erscheinung bei der Verbalpartikel 
ro- s. unten 2. 

1. Nur poetisch scheint adfit [ad-d-fét) als III. Sg. Imperat. vorzukommen (im Amra 
Choluimb Chille; ; ebenso adféiî als III. Plur. Praes. Ind., verkùrzte Nebenform von ad- 
fiadat (Fiacc's Hymnus. V. j8; Fel. Oeng. 18 Apr.). 

2. Auch ob das Praefix cetu- « zuerst » jemals den Ton traegt und ùberhaupt, wie eine 
Praeposition behandeit wird, ist mir zweifeihaft geworden (s. oben S. ij2}. 



Zur inschen Accent- und Verslehre. 5 1 1 

j. In der Zeit. Nach Z. hat die irische -Accentrevolution etwa im 4. 
oder 5. Jahrh. n. Chr. staltgefunden. Die Grùnde, die ihn bewegen, 
dieselbe so spât anzusetzen, glaube ich als nicht stichhaltig erweisen zu 
kônnen (s. unten). Vielmehr scheint mir die irische Betonung ait- und 
gemeinkeltisch. Eine genaue Untersuchung habe ich noch nicht an- 
gesteilt und muss mich einstweilen begnûgen, die significantesten Beispiele 
anzufùhren, die mich dazu bestimmen. 

a. Das Brittische. Dass die cymrische Betonung, welche fast aile 
mehrsilbigenWôrter zu Paroxytona macht, eine secundâre, auf dem alten 
Nebenton beruhende ist, kann nicht bezweifelt werden. Das Bretonische 
schliesst sich theils dem Cymrischen an, theils hat es (in Vannes und 
ineinemTheilevouCornouailles) die franzôsische Betonung der Endsilbe 
angenommen. Wir mùssen uns also nach andern Kriterien umsehn. Ein 
solches bietet die Gestalt der Praep. do und to. Dass do auch im Brit- 
tischen die praetonische Form war, zeigen die altbretonischen Glossen, 
wo sie nicht selten vorkommt ' ; im Cymrischen haben sich die Praepo- 
sitionen to- do- und de- di- in noch hôherem Grade vermengt, als im 
Irischen. — Von der Wurzel ved (slav. vedà] besitzt das Irische das 
Compositum dofedim « ich fuhre » (vgl. cymr. anveddu mit anderer 
Praeposition). Hiezu giebt es ein altes Nomen verbale mit Suffix 
-tu: to-ved-tu- a]ike.\t. * tôvessu-s * tovissu-s cymr. tywys « Fùhren, 
Fùhrung » air. tàus « Fùhrerschaft, Vorrang, Anfang » ; dazu eine Ablei- 
tung mit Suffix -âco : altkelt. * tôvissâcos, Gen. Sg. tovisacl auf einer 
Inschrift in Denbighshire (Rhys, Lectures^ 272), cymr. tywysog « Fùh- 
rer, Fùrst » ir. tôisech « Anfûhrer ; an der Spitze stehend ». Also auch 
im Brittischen im Nomen to-, im Verbum do-, was sich nur aus dem alten 
Accent erklârt. 

Aehnliche Beispiele werden sich wohl noch mehr fmden lassen ; doch 
scheinen im Brittischen, wie im Neuirischen, manche praetonische Par- 
tikeln geschwunden zu sein. 

b. Das Gallische. Hier wâren diejenigen romanischen Formen alt- 
keltischer Ortsnamen zu untersuchen, welche sich nicht aus der latei- 
nischen Betonung erklaren ; ein Beispiel istgall. Tncasses=kz. Troyes, 
welches lautlich auf * Tricas zurùckgeht; also war die Betonung Tri- 
casses. 

Dass auch die Verbalbetonung altkeltisch ist, zeigt das Irische selber. 
Trifft der Ton die Praeposition, so tritt dieselbe in voile Composition mit 
dem Verbum ; ihr auslautender Consonant wird behandelt, wie jeder 

I. s. Loth, Vocabulaire vieux-breton S. 108 ff. 



312 Zur irischen Accent- und Verslehre. 

andere im Wortinnern, z. B. ni ddrimi wird zu ni â rmi, genau wie 
acymr. datl zu ir. dàl. Ist die Praeposition aber unbetont, so ist der 
Zusammenhang ein viel lockerer : die Assimilationsgesetze wirken 
nicht, vgl. adrîmi ; in der Poésie ist Tmesis erlaubt, vgl. nom-choimmdiu 
coima fur nom-chôima coimmdia « der Herr beschùtze mich » Sg. 204. 
Immerhin werden die Praefixe nicht ganz wie selbstandige Worter be- 
handelt ; auslautende Consonanten kônnen bewahrt bleiben, vgl. ad-; 
auslautende Vocale schwinden nicht durchgehend, vgl. remi- treini- ceta- 
sechmo- [S. oben S. 1 52 M. 

Betrachten wir nun die Form der Praeposition, welche lat. cum ent- 
spricht. In praetonischer Stellung lautet sie con- s. oben S. I39f., 
Zimmer S. 74 fF. ; d. h. auslautendes m ist, wie immer, zu ngeworden; 
aber dièses n bleibt auch vor Consonanten bewahrt, wie das d von ad ; 
vgl. conscêra consùidigther etc. Unter dem Ton erscheint vor Vocalen 
durchgehend cum- oder corn-; vor Consonanten ist der Nasal vorwiegend 
geschwunden, wenn es die Lautgesetze erheischen, vgl. -câscram ; hie 
und da fmdet sich auch hier corn-, was sicher auf einer Verallgemeinerung 
der vorvocalischen Form beruht; dièses secundâre corn- aspiriert, 
wahrscheinlich nach der Analogie von rem- und trem-, vgl. comsuidigud 
und remsuidigud^. Dass corn die altère Gestaltder Praeposition ist, zeigt 
lat. cum. Die Bewahrung des m im einen Falle ibei fester Composition) 
und der Uebergang zu n im andern beweisen, dass die irische Verbalbe- 
tonung in die Zeit zurùckreicht, da auslautendes ni zu n geworden ist, 
d. h. in die altkeltische ; denn schon die gallischen Inschriften haben-n 
fur auslautendes -m. 

Ist nun aber das irische Belonungsgesetz das ait- und gemeinkeltische, 
80 erôffnet sich eine viel weitere Perspective. Im Keltischen betont, wie 
wir gesehen haben, das Nomen ob einfach, ob zusammengesetzti und 
das Verbum simplex immer die erste Silbe, das Verbum compositum 
ûberall ausser im Imperativ das zweite Elément 5 . Ganz dieselbe Regel 
gilt nun, wie mir Herr Prof. Kluge bemerkt, fur das Ahgermanische. 
Auch hier wird im Nomen durchgehend die erste Silbe betont, sei sie 
Stammsilbe oder Praefix ; ebensoim einfachen Verbum. Dagegen im zu- 



1. Ein Beispiel, das in den oben von mir untersuchten Texten nicht vorkam, ist das 
Compositum mit der Praeposition oc : * ocu-benim « ich berùhre » ; vgl. III Pi. Praes. 
Pass. indî ocubèndar Ml. 54 a, 12 ; ocubèther (Gl. contingetur] 53 b, 17 ; aber nad àcma- 
natar 54 a, 12. 

2. S. 156 liaette ich accomol etc. in ad-com-od-la- auflxsen soUen, nicht in ad-com- 
la- ; ebenso S. 144 1. ess-com-od-la- statt ess-con-la-. 

3. Ob im Altkeltischen nicht noch in andern Faellen (im Hauptsatze) das Fraefix betont 
war, muss freilich dahingestellt bleiben. 



Zur irisclicn Accent- and Verslelire. 315 

sammengesetzten Verbum ist die Praeposition proklitisch und der Accent 
trifft die Stammsilbe ; nur bildet hier der Imperativ keine Ausnahme. 
Vgl. ahà. frdtât « Sunde «, aber ^r/;'of a er sùndigt >■>. Dièse auffâilige 
Uebereinstimmung kann nicht wohl ein Zufall sein ; sie muss auf ge- 
meinsamer Entwicklung beruhen. 

Noch meiir. Dass die Betonung des Lateinischen keine alte sein kann, 
hat Corssen dargelegt. Ihr Verhâltniss zur Silbenquantitat zeigt deutlich, 
dass sie aus Nebenaccenten hervorgegangen ist. Die Vocale, welcheder 
Verânderung unterworfen sind, erleiden dieselbe in a lien Silben ausser 
der ersten ' ; also wird auch im Lateinischen einst die erste Silbe den 
Ton getragen haben. Diess gilt sowohl fur das Nomen w'ie fur das 
Verbum ; vgl. * ârais — âr'is, * in-ratos — irritas, * in-amlcos — * inimicos 
— inimîcus, * côm-tabernâlis — * côntubernàlis — contubernâlis und ebenso : 

* léges — légis, * légetes — légitis, * ôb-caido — * ôccidô — occîdô, 

* côm-fatêrl. — * confite ri — confite ri, * éx-aistumâre — * éxlstumàre — 
èxlstumâre. Dass die erste Silbe immer einen bedeutenden Nebenton 
behielt, zeigen die romanischen Sprachen, welche die erste Silbe der la- 
teinischen Wôrter in der Regel; bewahren, wâhrend sie die unbetonten 
Mittelsilben vielfach schwinden lassen ; vgl. * mànsidnàticum frz. mais- 
nage, mén.ige. Also stellt sich das Lateinische, was die Betonung des 
Verbum simple.x betrifFt, durchaus zu den nôrdlichen Sprachen ; im Ver- 
bum compositum weicht es dagegen vom Germanischen ab und harmo- 
niert nur mit der Imperativbetonung des Irischen, d. h. es hat die 
Betonung des H a u pt satzes ùberall durchgefùhrt -. Immerhin ist die Ueber- 
einstimmung zu gross, als dass man am Zusammenhang zweifeln kônnte. 
Hinter allendiesen Erscheinungen scheint mir eine gemein-westeuro- 
pâische Accentregelung zu stehen. Doch gebe ich dièse Bemerkun- 
gen mit allem Vorbehalt, da die Lautverhâltnisse der italischen und 
der brittischen Sprachen noch genauer zu untersuchen sind. Intéressant 
ware es auch zu constatieren, wie sich das Albanesische zu diesen 
Erscheinungen verhalt. 

4. Zimmer ist entgangen, dass der unmittelbar auf den praetonischen 
Vocal folgende Consonant nicht aspiriert wird, eine Thatsache, auf die 
ich oben S. 145 aufmerksam gemacht habe ; doch habe ich sie zu 
wenig betont, weil mir ihre Consequenzen nicht klar geworden waren. 
Wir fmden freilich hie und da auch in diesem Falle Aspiration, so do- 



1. Nur die auslautenden Vokals nehmen eine Sonderstellung ein. 

2. Aus dem Nebeneinanderstehen von corne? comitium und coire auf a;hnliche Verhaelt- 
nisse zu schliessen, wie in den nœrdlichen Sprachen, waere zu gewagt : denn daneben 
finden wir comedere und copia [co-opia). 



514 Zur inschen Accent- und Verslehre. 

chôid neben haufigerem docôid (aber immer ni déchuid), dochôirethar 
neben docùiretharu.a.; dass diess aber secundar ist, dùrfte das Folgende 
zeigen i . Auch die Aspiration des Anlautsder Nominanach den Praepo- 
sitionen do und di wird hiernach kaum ait sein ; wir finden dieselbe in 
den alten Handschriften sehr haufig nicht bezeichnet. Wie sie einge- 
drungen und unter welchen Bedingungen sie entstanden, bleibt noch zu 
untersuchen, 

Hiedurch hellen sich zwei dunkle Punkte in der irischen Grammatik 
auf : 

a. Die Gestalt der infigierten Pronomina personalia und possessiva. 
A us der Verbalform * ate-bdlel wird air. atbdil » er stirbt » ; das t bleibt 
unverândert, und das praetonische a wird nicht inficiert 2. Die Form at- 
ist ziemlich rein bevvahrt in der Flexion dièses Verbums s. oben S. 1 37:; 
sonsterscheint haufig ad- dafùr durch Vermischung mit der Praeposition 
ad. Der zweileConsonantdagegen, derjenige, der auf den geschwundenen 
Vocal folgt, wird regelmâssig aspiriert, also : * atbhdil. Diess zeigt sich 
deutlich bei dem Verbum adbeir « er sagt », welches mittelirisch zu 
adeir deir wird ; das d war Explosiva und ist geblieben, b war spirantisch 
und ist geschwunden ?. 

So erklârt sich, dass die Pronomina infixa nie aspiriert werden. Wie 
aus * aîe-bdlet atbdil wird, so aus * no-te béret oder * no-ti béret : notbéir 
[notbhéir) « er bringt dich » ; ebenso ni-t-érpi ro-t-chechladar etc. Nicht 
anders in den anderen Personen : I. Sg. fo-mm-chain, wo die Verdop- 
pelung des m zeigt, dass es nicht als Spirant zu sprechen ist ; I Pi. 
du-nn-dnic^. In der II. Pi. ist wohl-t selten-/ die aspirierte Nebenform 
von si [aus* svi cymr. chwi> 5, secundar eingedrungen, als die alte Form 
mit anlautendem v mit dem vorhergehenden Vocal verschmolz und 
undeutlich wurde; vgl. oac aus •.'fovaln'c. 

Ganz paraliel geht die Behandlung des Pron. poss. : du-mm-imdi- 
dnaad, di-t-gnimaib. Warum die Relativpartikel san nach Vocalen ihr s 
immer verliert, ist noch dunkel, vgl. do-n-ddbat statt * do-sn-ddbat ; 



1. So erklaert sich auch, weshalb in adrlmi das d nur assimiliert wird, wenn a betont 
ist : in adrlmi blieb d Explosiva ; aber àdrimi ward zu ^àdhrimi ' ârimi âirmi ; ebenso dê- 
nim aus * déghnim gegenûber dogniu und dâl aus datl * dathl ' dadhl. 

2. Ebenso ar- aus are-. 

3 . Daher auch die Formen adchi adchohra neben adci adcobra, die auf der erwaehnten 
Vermischung von ad und ate beruhen. So deutet sie Z. (S. 70) richtiger als ich (oben 
S. 145). 

4. nn ist hier der « status durus » von n. 

5. Vonurspr. sv lautet der « status durus » s, der « status mollis »/ (aus hv) ; vgl. 
siur « Schwester », a fiur « seine Sch. ». Dièses Verhasltniss scheint schon in der alten 
Sprache haeufig getrùbt. 



Zur irise hen Accent- und Verslehre. j i j 

vielleicht isl direkt auf sn, nicht auf san zurùckzugehn ; s hâtte sich dann 
an n assimiliert. 

b. Auf dieselbe Weise erklart sich das p in den als Copula fungie- 
renden Formen der Wurzel bu. Die Copula scheint ursprùnglich pro- 
klitisch gewesen zu sein ' ; diess zeigt deutlich die Stellung der Particulae 
augentes bel manchen ihrer Formen. Die Partikeln sind enklitisch und 
hangen sich zunâchst an dasjenige Wort, das sie hervorheben, z. B. 
messe « ich », mui-sse (Gl. meam''' ; wird aber das Wort proklitisch, so 
heften sie sich an das nâchstfolgende betonte Wort, ?.. B. ro-m-sôir-sa. 
« er hat mich befreit », mo-imradud-sa « mein Denken ». Ganz ebenso 
beim Verbum : arnéut-sa « ich erwarte » ; aber nach der proklitischen 
Copula : am-béo-sa « dass ich lebendig bin », am-cimbid-se « dass 
ich ein Gefangener bin » ; desgleichen bei der Wurzel bu : ni-ha~ 
dimicthe-se « ich sol! nicht verachtet sein », com-ha-sôilse-slu « auf dass 
du ein Licht seiest » etc. Nach obiger Regel bleibt b nach den Partikeln 
m ro etc. Explosiva ; tritt es nun durch Schwund des Endvocals in den 
Auslaut oder folgt darauf das t einer Personalendung, so wird es zum 
tonlosen p : rop sLin (aus robo-sLin] , maniptis^ roptar. Dièses Lautver- 
haltniss wird gewahrt, wenn sich die Copula enklitisch an eine Partikel 
anhângt, was mir eine secundâre Entwicklung zu sein scheint-), vgl. 
rop-sa beo (st. * rop-béo-sa\ cia-rp-sa cimbid ist.* cia-rp-cimbid-se , nip- 
sa iudide (st. * nip-iùdide-se ; auch wird das p in andere Formen der 
Copula verschleppt, z. B. ropo neben robu,napa neben naba u. a. m. 

Es bleibt hier noch manches aufzuhellen ; aber die Grundregeln sind 
deutlich erkennbar. 

Wir wenden uns nun zum Einzelnen und heben dabei hauptsâchlich 
dasjenige hervor, worin wir mit Z. nicht ùbereinstimmen. 

S. 15. Dass in epert airbert idbart tabairt und in îomailî die zweite 
Silbe aus -bref -mlet entstanden sei, ist nicht glaublich ; denn der Vocal 
der letzten Silbe fàllt nicht aus 5, und auch in Mittelsilben ist er erst 
nach der Aspiration derintervocalischen Tenuis geschwunden, vgl, das 
Praet. Pass. asrobrad und das Part. Pass. epenhe aus *éd-brithe. Wir 
mùssen also hier Stamme mit starker Stammform ansetzen, wie auch 
cymr. aberth « Opfer » zeigt. Ebenso weist cosc « Zurechtweisung » 
(S. 14.1 mit cymr. cosp auf eine Grundform * cô[m\squ- zurûck ; hier han- 
delt es sich also um keinen irise h en Vokalschwund. 



1. Ganz vereinzeit, wenn das Praedicat fehit, die Copula also am Satzende steht, 
triflft sie der Ton. 

2. Sonst miisste hier è spirantisch geworden sein. 

3. doberr ntbtn doberar'Miim besonderer Fall, der durcli die zwei r bedingt sein mag. 



Ji6 Zur inschen Accent- und Verslelire. 

S. 17. tairngire « Versprechen » nach Ausweis der Vocale nicht aus 
* tôaircongaire, sondern aus * tôairindgaire. 

S. 19 f. Dass das vorangestellte Adjectivum im Altirischen als Com- 
positionsglied behandelt wird, istsicher '. Der kleineZwischenraum, den 
der St. Galler Codex zwischen beiden Bestandtheilen lâsst, sprichl nicht 
dagegen, da aile lockereren Composita so geschrieben werden. Man 
schlage die Gramm. Celt. 854 ff. aufgezâhlten Beispiele in Ascoli's sorg- 
fâltiger Ausgabe nach. 

S. 25. Die Erkliirung des Suffixes -lach aus slôg « Schaar » ist zwei- 
fellos richtig, wie die Gleichung teglach = cymr. teulu « familia » zeigt -, 
unrichtig aber die Zusammenstellung von in-chatlach Wb. 44, 23 mit 
gall. Catiislogi. Denn erstens ist das Wort weiblich Z. conjiciert in- 
cathLichi ; zweitens bedeutet es nicht « Kriegsschaar ». Die Glosse gehôrt 
zu Rom. XVI, 21-23 '■ S.iluîaî vos Timoîheus... et Lucius et lason et So- 
slpater... Saluto vos ego tertius... Salutat vos Gains... et unhersa ecclesia. 
Sie erklart, wieso sich hier der Schreiber tertius nennen kônne und lautet : 
./. inchatldch innafer asrubart et intoentu inna œccalsa, déde insin et hésoin 
triuss, à. h. « die catlach der Mânner, die er genannt hat, und die Ein- 
heit der Kirche; das sind zwei, und erselbst als dritter. » Gatlach heisst 
also « Summe, Gesammtheit » universités Gramm. Celt. und ist das im 
spaeteren Latein nicht seltene Lehnwort catholica -orum. Das Neutr. Pi. 
ist, wie so hâufig, zum Fem. Sg. geworden. — In teglack historische 
Schreibung zu sehen, liegt kein Grund vor, da, so viel mir bekannt, ein 
secundârvor /tretendes g (glv im Altirischen nirgends assimiliert wird. 
— Gegen die Deutung von ellach « unio » aus * atislogus scheint mir der 
Sinn zu sprechen. 

S. 41 . arna epret aus * ésberet zu erkiâren geht nicht an, weil ss aus 
x) vor b bewahrt bleibt ; vgl. esbae espae « unnùtzes Ding « von bae 
« Gut », tesbuith '*t6-ex-butis « Fehlen » von buith « Sein ». Epret ist 
*éd-berat. 

S. 42, Der Stamm von doluigim ist nicht lek, sondern log; -ch musste 
nach betontern Vokal bewahrt sein. Urspr. * logejôisl dasCausativum zu 
legaim « zerschmelzen, zergehn », also eigentlich « zergehn machen, 
zunichte machen, tilgen ». 

S. 54 flf. Die Differenzierung der Conjunctionen co- und con- erstere 
im Haupt-, letztere im Nebensatzei hat sich mir beim Nachprùfen nicht 
bewahrt. Man vergleiche zwei beliebige Glossen, z. B. Wb. 162, 2 : 



I. Ausgenommen sind die Numerdlia ausser oen- und die Pronomina cech cach und 
nech. 



Zur irischen Accent- und Verslehre. 317 

Volo vos scire, qualem solicitudinem habeam..., ut consolentur corda 
ipsorum, Glosse : co-dodonat; dagegen Wb. 5, 25 : tradidit illos deus in 
desideria..., ut contumeliis afficiant corpora sua, Glosse : con-idbarat a 
corpu. Warum man sich in dem einen Falle den Hauptsatz hinzu-, im 
andern wegdenken soll, wie Z. will, sehe ich nicht ein. Das n in co-n- 
ist auch nach Z. das Pron. relat., und dièses kann ja in allen abhâng- 
igen Satzen fehlen. Die Conjunction co- con- « bis dass, auf dass, 
so dass, dass « kommt wohl im Aliirischen ùberhaupt nur in abiiângigen 
Satzen vor. Wo das Neuirische gon- selbstandig verwendet, gebraucht 
die alte Spraclie den Imperativ oder den selbstandigen Conjunctiv, 
Neben canna- steht cona- ; doch scheint vor ni nur co zu belegen ; dass 
aber r// nach Conjunctionen auch in Nebensâtzen stehen kann, zeigt mani 
« wenn nicht ". 

S. 58. Dass die Partikel in- « in welchem » nichts weiter enthâlt, 
alsdie Praeposition in, ist wahrscheinlich, da das Relativpronomen ùber- 
all fehlen kann. — Auch scheint mir die Erklarung der « Enclise >> 
nach Praep. -f- Pron. relat. S. 60, fur manche Falle einleuchtend : 
frissan-érbrad eigentlich nicht « zu welchem gesagt wurde «, sondern 
« welchem angesagt wurde ». Ob sie ùberallanzuwenden ist, namentlich 
ob die nicht davon zu trennende Enclise nach den Conjunctionen ar-an- 
di-an- co-n- so entstanden ist, scheint mir zweifelhaft. Man wird doch 
wohl Vermischung verschiedener Satztypen annehmen mûssen is. oben 
S. 160 f.i. Gerade solche zweideutige Formen wie frissanérbrad kôn- 
nen den Anlass gegeben haben. 

S. 62 Anm. Hier ist mir nicht klar geworden, wie Z. sagen kann, ein 
Satz wie isdia dobeir log « es ist Gott, er giebt (welcher giebt Lohn '> 
entspreche genau der Construction Roinulus condidit Rotnam. Im ersteren 
Beispiel haben w'ir doch zwei Satze statt einem. Dass ebenso im cymri- 
schen Satze " Peredur erhob sich » : Peredur a gyfodes iwôrtlich « P., 
welcher sich erhob » vor dem erstem Worte ein unbetontes ys weg- 
gefallen sei, hat Loth ' gewiss mit Recht angenommen ; vgl. ncymr. 
sydd aus acymr. iss-id air. iss-ed. Dass vor dem Verbumsubst. die Rela- 
tivpartikel im Cymrischen fehlen kann, spricht nicht dagegen, wie das 
Irische zeigt. Es bleibt also nach wie vor die von d'Arbois de Jubainville 
nachgewiesene Differenz bestehen, dass im Inselkeltischen das Verbum 
in der Prosa immer am Anfang des Satzes steht, in den altgallischen 
Inschriften aber niemals. Selbst dass die Construction is dia dobeir log 
direct aus der âlterenallgemeinen * dia dobeir log sich entwickelthabe, 

I. Mém. de la Soc. de Ling., IV, t,66 f. 



ji8 Ziir irischen Accent- und Verslehre. 

scheint mir unsicher. Denn j e d e s Satzglied, das betont wird, kann heraus- 
gehoben und in einen Vordersalz mit is gestellt werden : islog dobeir 
dia, isdôsom dobeir dia log u. s. w. Dieser Gebrauch kann also nicht auf 
der frùheren gewôhnlichen Wortstellung, sondern nur auf der occa- 
sionellen beruhen. 

S. 65 Anm. Dass gaihim « ich singe « auf einer Nachahmung des 
kirchlichen incipere beruhe, ist nichi unwahrscheinlich. Aber wie man 
Windisch einen Vorvvurf machen kann, dass er gaibim « ich singe » 
und gaibim « ich nehme » getrennt und ersteres vorangestellt hat, ver- 
siehe ich nicht. — Unsicherer ist die Deutung von rogabus « ich bin » 
aus spLitlat. coepi esse. 

S. 6^. Bei der Identificierung der Fragepartikel in- mit lat. an ist die 
Form ind- inu- nicht beachtet. 

S, 72. ni fristàit ist keine Ausnahme ; ni ist hier das Pron. id quod. 
S. ■/■^. frisorthe ist nicht Participium, sondern II. Pi. Fut. secund. fur 
frisorrthe , also frisôrîhe zu betonen. 

S. 74. In ir. frithgabthe Jrithgnam fritlicheist u. a. nehen frecrefrecndirc 
sieht Z. historische Schreibung; in Wirklichkeit hatte man also fre- 
cnam etc. gesprochen. Mit diesem Begriff operiert Z. ùberhaupt im wei- 
testen Umfange. Fragen wir uns, inwiefern die Annahme historischer 
Schreibung bei den alten Glossen ùberhaupt berechtigt ist. 

Dass unter den drei grossen Glossenhandschriften von Mailand, 
Wùrzburg und St. Gallen die Wùrzburger Glossen sprachlich bedeu- 
tend âlter sind, als die Mailânder, fàllt beim ersten Durchlesen in die 
Augen und ist auch von Z. bemerkt worden. Die St. Galler dùrften 
zwischen die Wùrzburger und die Mailânder einzureihen sein '. Nun 
sind aber die Glossen aller drei Handschriften mit wenigen Ausnahmen 
aus âlteren copiert, glùcklicherweise ziemlich buchstablich genau, wie 
namentlich bei den '\^'ûrzburger Glossen hervortritt. So kommt es, dass 
die letzteren in der jùngsten Handschrift Ende 9.oder Anf. 10. Jahrh.\ 
die Mailânder in der âltesten Ende 8. oder Anf. 9. Jahrh.^ enthalten 
sind. Dass aber auch dièse betrâchtlich âlter sind als das Manuscript, 
zeigt eine auch nuroberflâchliche Vergleichung ihrer Sprache mit derje- 
nigen der irischen Theile des Buchs von Armagh, das in der ersten 
Hâlfte des 9. Jahrh. geschrieben ist. Wir dùrfen also das Original spâ- 
testens in die Mitte des 8. Jahrh. setzen; die St. Galler Glossen 



I. Doch scheint hier schon der Grundstock der Glossen zu verschiedenen Zeiten ent- 
standen zu sein ; diess zeigen die andern irischen Priscian-Handschriften, die nur in weni- 
gen F3ellen mit diesen ûbereinslimmen. 



Zur irischen Accent- und Verslehre. ^19 

stammten dann etwa aus dem Anfang desselben Jahrh ; die Vorlage der 
Wûrzburger kann unbedenklich in's 7. Jahrh. datiert werden. Setzen 
wir die Fixierung der irischen Schrift in die zweite Halfte des 6. 
Jahrh., d. h. in die Zeit, da in Irland aller Orten die grossen Kiœster 
aufbliihten, so stehn dieser Période die âltesten Glossen zeith"ch und gewiss 
auch sprachlich sehr nahe. Dazu stimmt auch die grosse Regelmàssigkeit 
in der Bezeichnung der grammatischen Formen und der Laute, ein 
Zustand, den wir bei Sprachen, deren Schrift eine lange Geschichte 
hinter sich hat, niemals finden, es sei denn, dass sich eine halb kùnst- 
liche Schriftsprache etabliert hat. Die Schuankungen sind unbedeu- 
tend : u und wechsein als Ausdruck fur geschlossenes 0, i und e fur 
geschlossenese,ein Erbstùckaus der spâtiateinischen Schrift; a und fur 
a z. B. indr mor, betha betho ; ferner schwankt die Bezeichnung der 
tônenden und tonlosen Spiranten : b und /, d und lh, g und ch, der 
geschàrften Mediae : b bb p, g gg c u. a. Fast ùberall ist es leicht die 
wirkliche Geltung zueruieren'. Um historische Schreibung handeit es 
sich nicht; eine solche scheint mir hôchstens bei mb neben mm, viel- 
leicht auch bei nd neben nn anzunehmen. Im Allgemeinen werden wir 
mitder Annahme historischer Schreibung im Altirischen sehr vorsichtig 
sein mùssen. Wenn ein Schreiber seine Vorlage buchstabengetreu co- 
piert, so fâllt diess nicht unter diesen Begriff. 

Kehren wir zu unserer Praeposition zuriick ! Die betonte Form lau- 
tet vor Vocalen regelmâssig frhh-; an folgende Consonanten assimi- 
liert sich das auslautende th : frithorcun, aber frecre aus "frith-gaire. 
Prùfen wir nun diejenigen Wôrter, in welchen die letztere Regel ver- 
letzt ist, so tritt sofort hervor, dass es lauter durchsichtige junge Com- 
posita sind, grœsstentheils direct lateinischen Mustern nachgebildet; 
vg\. frithdi'in « ol?strue », méit ndnd rithbeir « quantum non o/'sistat », 
frithgnam, « o/ficium » u. s. w. Also bei dieser spateren Composition 
wird auschliesslich die volière Form der Praeposition angewendet, wie 
sie sich regeirecht vor Vokalen fand. Nur vor t wird nicht selten frit- ge- 
schrieben, also auch gesprochen, weil die Lautgruppe tlit Sch a ierigkeiten 
machte; vgl. nl-frittdit « non obsistunt». Dagegen beim alten Composi- 
tiim frecre « Antwort « hatte man die ursprùngliche Bedeutung « Gegen- 
rede » vergessen, ebenso beï frecndirc « gegenwârtig «, ursp. « gegenù- 
ber sichtbar ». Also historische Schreibung ist frithgnam nicht, son- 
dern eher etymologische oder besser phonetische; sie ist der 



I . Stark verschieden sind die Schreibungen der betonten Praeposition are- vor Conso- 
ninten ; man findet air- ar- aur- er- ir- ; weiches war der Laut ■ 



J20 Zur irischen Accent- uiid Verslehre. 

Ausdruck der vvirklichen Aussprache und zwar wohl nicht nur des 6., 
sondern auch des 7. und 8. Jahrhunderts. Dies zeigt auch mittelirisch 
friochnamh (spr. friohnàv) fur air. frithgnam, das keine historische Schrei- 
bung sein kann und auch aus einer alteren Aussprache * jrecnam sich 
nicht erklart. Es ist genau derselbe Fall, wie wenn wir im Deutschen 
enî-fernen ent-fallen sprechen und schreiben neben emp-finden emp-fangen^. 

Ganz âhnlich verhalt es sich mit der Praeposition ate-. Ich hatte mir 
oben iS. 1 37 nicht erklaren kônnen, weshalb die betonte Form so hau- 
fig aith- aid- ivereinzelt aîh- ad- lautet, welches nur ver Vocalen 
regehnlissig ist, wâhrend vor Consonanten ed- id- erscheinen mùsste; 
vgl. idparî epert. Eine genaue Musterung der Beispiele hat das Résultat 
ergeben, dass aith- aid- sich ùberall da findet, wodie Praeposition deut- 
lich die Bedeutung des lat. re- hat. Das significanteste Beispiel ist écne 
« sapientia » und aithgne « recognitio, Erkenntniss «, beide aus genau 
denselben Bestandtheilen zusammengesetzt Verbum adgnimm. Auch 
hier zeigt die spâtere Sprache, dass der Unterschied nicht nur in der 
Schreibung, sondern auch in der Aussprache bestanden hat. Ersteres heisst 
mittelir. écna, davon écnach « weise » gàl. eagnach ;gespr. âggnyacli 
nach Mac Alpine's Transscription), letzteres mitteHr. aichne gâl. aithne 
(gespr. ànyà oder énnyà) manx enney. Aehnliches werden wir fiirfognain 
« Dienst « neben dcnoin *dé-gn'imus anzunehmen haben. Solche Com- 
posita sind zu einer Zeit entstanden, als die Assimilation in den alteren 
Wôrtern bereits siattgefunden hatte. 

Sehen wir in diesen Fàllen das Altirische nicht historisch, sondern 
streng phonetisch schreiben^ so werden w ir auch sonst ùberall dasselbe 
vorauszusetzen haben, wenn nicht sehr gewichtige Grùnde dagegen 
sprechen. Die Annahme historischer Schreibung war ein gutes Hilfs- 
mittel, um ùber die ersten Schwierigkeiten der irischen Grammatik 
hinwegzukommen; jetzt ist sie eine Krùcke. deren die keltische Philo- 
logie entbehren kann. 

S. 89 ff. Hângtsich an die Praeposition con- ein durch rfo- gestùtztes 
Pronomen infixum, so erscheint die Lautgruppe cot-; vgl. cototnertsa fur 
* con-doî-néit-su, cotdicc fur ^ con-did-icc. Z. sieht darin eine neue 
Praeposition cot-, eine Nebenform von cet- cita--. Die Bedeutung spricht 
dagegen. In der Form cotchétbanam Wb. 102, 8, in welcher Z. zweimal 
dieselbe Praeposition erblickt, ist t fur td ebenso Pron. inf., wieinden 
obigen Beispielen; vgl. concéitban^i « fo/7sentis ». Die Erklarung liegt 

1. Vgl. das oben ùber die Ausbreitung der Form corn- Bemerkte. 

2. z. setzt irrthûmlich cit- als praetonisclie Form an. 

5. Oben S. ijzhabe ich felschiicli cocéitbani geschnehen ; Hdschr. Dcéitbani. 



Zur irischcn Accent- iind Verslehre. ^2t 

nahe; wo die Praep. îo enclitisch an con argehiingt wurde, sank das t 
nach n nicht zu d herab, sondern conto- wurde regelrecht zu cotio- cot- '. 
In den S. 91 zusammengestellten Fiillen, in welchen die Lautgruppe 
co/zd- erscheint iz. B. hiiare condaairleci-sôn), steht zwisciien co;2- und 
do- ùberall das Pron. relat. oder die Conjunction n « quod », was Z. 
ùbersehen bat, Letztere Formenreihe stellt sich zu den Fâllen, wo die 
Conjunction co-n- auch vor to \hr n bewahrt, wobei daiin statt der 
regelmassigen betonten Form ?;o)- die gesch^Yâchte d(o]- eintritt, vgl. 
con-dositis on-dârbasîar loben S. 149I; vielleicht eine secundare Erschei- 
nung; das Irisclie vermeidet gern die Lautgruppe nt im Wortinlaut. 

S. 97. Der Schwund des g in alten Formen wie dorôscea fur *doroscgea 
darf nicht zusammengestellt werden mit demjenigen der spaten Glosse 
dronei fur altes drocli-gné droggné, weil dièse Erscheinungen ganz ver- 
schiedenen Perioden angehôren. Breo « Flamme » skr. hhrâgas gleich- 
zusetzen, geht nicht an; die Wurzel wird bres sein, vgl. altnord. brasa 
« lôthen )) schwed. brasa « flammen «. Sdi ist Lehnwort aus vulgiirlatein, 
sayo aus sagum, die Deutung von /// aus laghu zum mindesten zweifel- 
haft. Z. zeigt zu hâufig die Neigung, spaten Lautwandel in frùhe Zeit 
hinaufzurùcken. 

S, 98 flF. Weshalb dogniii dénim {* dé-ghnJim] eine Analogiebildung 
sein und eigentlich die Praep. to- do- enthalten soll, ist mir nicht er- 
sichtlich. * Dc-gnlim eigentlich « abthun, fertig machen « hat seine 
Bedeutung zum einfachen « thun » abgeschwâcht. — Ob in dori- 
gnhis aus dorôgcniis das / wirklich auf blossem Umiaut des betonten 
durch das schwindende ë beruht, scheint mir nicht sicher; sonst wird, 
soviel ich sehe, ein solches zu oi iii. Die Dehnung des / liesse sich 
in den Formen dorlgnins dorlgnis dorlgni lautgesetzlich erklâren durch 
den Einfluss der folgenden Consonantengruppe Spirans-j- Cons.^. 

S. 120 ff. Die Partikel ro- tritt im Altirischen in doppelter Function 
auf: I . als gewœhnliche Praeposition; 2. macht sie jedes beliebige Ver- 
bum, um mit der slavischen Grammatik zureden, perfectiv. Dièse zwei 
Funktionen der ursprûnglich einheitlichen Praeposition sind schon im 
àltesten Irisch strenggeschieden. Die Praeposition ro wechselt im Com- 

1. Anders ist das Verhae'itnis natûrlich, wenn to betont ist, z. B. contbrad Sg. io6 b, 
4. DerArtikel ind- zws sen -|- Io- (Windisch, Rev. Celt., V, 461 ff) spricht nicht gegen 
obige Erklsrung, dadie Composition stattgefunden haben kann, als der Pronominalstamm 
to- bereits zu do- geworden war; vgl. den neutralen Aitike! * sen {s)an, wo sie gar nicht 
eingetreten ist, und gall. so-sin. 

2. So wird auch die betonte Form di in dîgbûil dîthrub lautgesetzlich entstanden sein 
und sich von da weiter verbreitet haben, vgl. digabthach dîlgud. Dass zwei Praeposi- 
tior.en, urspr. de und dis, sich verschmolzen haben, ist keine unbedingt nothwendige 
Annalime. 

Rev. Cclt. VI 21 



322 Zur irisclicn Accent und Verslehre. 

positum ihre Stelle so wenig wie andere Praepositionen und kann na- 
turgemass in jedem Tempus und Modus erscheinen : derocimnct nJ- 
dèrclwinfed, Subst. dtrclioiniud. Die Perfectivpartikel ro- dagegen tritt 
meist an die Spitze des festen Compositums, d. h. hinter das praeto- 
nische Praefix; z. B. Inrùaldatar , aber nad rïndiuildatar . Eine Ausnahme 
bilden die Formen mit der Praeposition fô-, welclier ro- nicht selten 
nachfolgt; der Grund mag sein, dass rôfo- zu rô- contrahiert werden 
musste, wodurch die Formen sehr entstellt wurden, vgl. imforling, do- 
forsat neben dorôsat. Dasselbe ist der Fall bei den Compositis mit éss- 
(ni-érbarid ni-erngaib] und einigen andern [ni-deirgenus]^ wo der Grund 
weniger deutlich ist. Z. sieht darin Reste aus der Zeit, in welcher die 
beiden ro noch niclit geschieden waren ; ess-ro-ber- wâre also noch festes 
Compositura. Sei dem, wie ihm wolie, gewiss ist, dass perfective 
Verba im Praesens Ind. keine Stelle haben ' ; das perfective ro- ist 
daher auf das Praeteritum einerseits und auf den Conjunctiv und das 
Futurum andrerseits beschrânkt. Z. hâtte also nicht sagen sollen, 
die Sprache habe ro- im Praesens auszumerzen gesucht; es war 
daselbst nie vorhanden. Aus der ganzen altirischen Glossenlitteratur 
kann Z. nur eine Form des Praes. Ind. beibringen, nâmlich asrobair 
Pr. Sg. 198», 18; sie beweist nur, dass zur Zeit, als die Glosse ge- 
schrieben wurde, die Unterscheidung von perfectiv und imperfectiv zu 
schwinden begann. Dagegen derniinij Glosse zu : detrimentum patietur 
Wb. ^0, 15 Add., ist eine Nebenform nicht von dénum « thun », wie 
Z, merkv/ùrdigerweise annimmt, sondern von todernam « Strafe », 
wenn es nicht einfach Schreibfehler fur letzteres ist, 

Im Futurum und Conjunctiv ist der Gebrauch von ro- facultativ. Im 
Praeteritum fehlt es im AltirischeiT ziemlich selten lursprùnglich wohl 
nur bei perfectiven Composita ; dagegen im Mittelirischen seit dem 9. 
Jahrhundert kann fast von jedem Verbum ein Praeteritum ohne ro- ge- 
bildet werden. Den Uebergang vom Alt- zum Mittelirischen bieten uns 
auch hier die Mailiinder Glossen; vgl. das zweimalige asbert « er sagte » 
(Z., S. 37) neben dem sonst ausnahmslosen asrubart. Auch diess zeigt 
uns das Schwinden der Scheidung von perfectiv und imperfectiv im 8. 
Jahrhundert-. 

Noch in einem andern Punkte unterscheidet sich das perfective ro- 
von den Praepositionen, wie Z. ,S. 123) richtig bemerkt, aber nicht 



1. Es wsere denn, dass sie als Futura verwendet wûrden. 

2. In spaeterer Zeit ûbernimmt die Praeposition do- im Praeteritum die Rolle des alten 
ro-. 



Zur irisclien Accent- iind Verslehre. ^1) 

weiter ausfùhrt'. Ist das vorausgehende Praefix keine Praeposition, 
sondern eine Négation oder Conjunction (ohne angehangtes Pronomen), 
so kann ro- selber unbetont bleiben und sich enklitisch an das Praefix 
heften. Der Gebrauch schwankt ; vgl. niru-foràithmenair neben m-roiîea 
[* ni-rôjoitea) oben S. 155 ; corro-àitrebea neben con-rictar (d. i. * con- 
roictar), conarn-àigsetar neben arna-rhnfolngar . Die Erscheinung ist von 
neuem zu untersuchen und die Beispiele vollstandig zu sammeln. 

Nach der Erkenntniss dieser Ausnahme lasst sich nun auch die Regel 
ùber das Verhalten von îo- ro- fo- vor Vocalen scharfer formulieren. Das 
alte Gesetz ist offenbar ; praetonisch bleiben sie als do- ro- jo erhalten, 
betont oder im Wortinnern verlieren sie den Vocal und erscheinen als 
t- r- f-; vgl. doairci — ni- tâirci, rulcim — ni-rlcini, foàlgim — arna- 
fàcabtis -. Wenn sich daneben auch selbstandiges tâirci ricim fdcab 
(9. Jahrh.) findet, so ist das als eine Ausbreitung der kùrzeren Form 
auf Unkosten der lângeren zu betrachten. 

Dawir hier eben von Ausnahmen vom Accentgesetz sprechen, môchte 
ich auf einen andern Fall aufmerksam machen, der die Uebersetzungs- 
literatur betrifft. Das Irische ist sehr geschickt, die lateinischen Ver- 
balcomposita momentan nachzubilden ; aber die Uebersetzer vernach- 
lâssigen dabei haufig die Accentregel. Sie nehrnen irgend eine fertige 
Verbalform der irischen Sprache und setzen die der lateinischen entspre- 
chende Praeposition proklitisch davor, ohne die Betonung zu andern. 
Sichere Fâlle dieser Art sind : ol adconrotaig « quod tîrfstrueret « Ml. 
3 5*^, n aus ad -\- ol conrbtaig; m de intamladar-som « non ^//simulât « 
Mi. 2-]^, 1 2 aus de -\- nl-lntamladar ; adrogègon-sa « repugi « Sg. 181^, 7 
aus ad [aith'^ -f- rogigon ; ni foindarpaide in der Glosse zu « sub]ecil » 
Ml. 2<)^, i8aus/o-|- ni-lndarpaide. Demnach ist die Betonung oben 
SS. 139, 135, 155, 1 56 zu verbessern. 

S. 126 ff., S. 1 38 t. In forroichan aus * fo-rô-chechan sieht Z. einfach 
Syncope der Mittelsilbe ; das oi ist also nach ihm 0'. Ich habe oben 
S. 1 55 mit Windisch echten Diphthongoi angesetzt und Ausfall des Re- 
duplications-Consonanten angenommen (Dissimilationl. Dass Z/s An- 
sicht nicht haltbar ist, zeigt das Folgende; 



1. Ich hatte dièse Thatsache nur fur das Mittelirische constatiert (oben S. 158). Die 
Betonung der Verbalformen auf S. 155 undpassimist nachdem Folgenden zu berichtigen. 

2 Eine Ausnahme bilden die Verbalformen mit anlautendem e und é; dièse Vocale ver- 
einigen sich bald mit zum Biphtliong oi oc, bald ist betontes wie sonst geschwunden; 
vgl. ar-a-joima neben arfemthar, arroit airoet {' ar-ro-ét) neben doréî. Die ersteren For- 
men halte ich fiir die aelteren ; die zweiten beruhen auf der Verallgemeinerung der Regel, 
dass das betonte schwindet. 



^i4 ^^'' irischen Accent- und Verslelire. 

a. Aus " foràleblang mûsste * foroilblang werden ; die Form lautetaber 
joroiblang mit Schwund des /. 

b. Der Diphthong oi wird mil dem Lângezeichen versehen, und zvvar 
nichi nurin betonter Silbe : arob-rôinasc [- rônenasc], sondern auch nach 
dem Ton : asa-torôimed rtàromemaid]. Diess weist aufechten Diphthong-, 
bel 0' wâre es unerklàriich. 

c. Im Mittelirischen wird der Diphthong oe ae geschrieben : doroegu 
doraeblangtar . Ueberall mit Z. ein Missverstandniss der Copisten anzu- 
nehmen, liegt kein Grund vor. 

d. Dieselbe Dissimilation zeigt sich, wenn die Praeposition com- vor 
imm- tritt: côimmchlôud « Wechsel » aus * côni-immchlôud ; dièse Form 
hat sich ausgebreitet : I Sg. coimchldim stalt des regelmiissigen * con- 
unchUiin. Auch hier setzt Z. o' an ; aber nicht nur die Mittehrische, son- 
dern auch die moderne Sprache zeigt, dass es sich um diphthongisches 
oi handelt : mittelir. III. Sg. côemcloid, Inf. spât caomlichlûd, gâl. 
caochlddh, manx cdghlaa, Verbum gâl. caochail- neuir. caockluigh- '. Das 
moderne ao manx a\ weist mit Sicherheit auf altes oi. 

Etwas anders verhàlt es sich mit den Formen des Verbums con-iccim : 
mittelir. cona-coemnacair, spat -caomhnagdr. Fut. -caomhsat. Das alt- 
irische Futurum hat hier sicher o', vgl. ni caimsin; zweifelhafter ist es 
fur das Perfectum, vgl. ndd c6imnacaid\Wh. 55, 6 mit Lângezeichen. 

Die Entstehung des letzteren ist nicht recht klar, aber auch hier môchte 
ich die miîtelirische Schreibung nicht fur falsche Transscription halten ; 
die Form coiin- hat sich aus dem Perf. ins Fut. ùbertragen oder ist, 
wenn sie auch im Perf. unursprùnglich sein sollte, von andern Verben 
herubergenommen worden. Gewiss haben die mittelirischen Copisten 
ihre Vorlage hie und da missverstanden ; abermehr Verderbnisse, als un- 
bedingt nothwendig, môchte ich nicht annehmen. Darin thut Z. gern 
des Guten zu viel. 

S. 141 ff. Ausnahmen vom Accentgesetz. Ein wichtiges Capitel, 
weil darauf Z.'s Ansicht basiert, der irische Accent sei eine verhâltniss- 
mâssig junge Erscheinung. Zunàchst das Wort cenél « Geschlecht ». 
Z. erklârt das ë aus der alten Betonung * cenétlon ; diesesW'ort habezur 
Zeit der Vocalkùrzung in unbetonten Silben cenêl gelautet ; deshalb sei 
dasé bewahrt geblieben. Eine Parallèle biete 5a7 « Erzahlung », das 
â\is* sekélion entstanden sei. Dann hâtten \vir aber " cnél zu erwarten. 
Auch entspricht ir. scél im Cymrischen clnvedl aus * svetl * stjvetlon; dièse 



I. Auffallend ist in diesem Worte die Vertauschung des alten mm mit m 'm'i,; fur den 
vorhergehenden Vocal ist sie ohne Belang. 



Znr irischen Accent- und Versiehre. pj 

Form geht also in eine Zeit zurùck, wo qv noch nicht zu britt. p gewor- 
den vvar. * Scjvetlon ist vom schwachen Stamme sqv- gebildet, wie lat. in- 
{s^quio in-is^quam; er findet sich auch in ir. cosc cymr. cosp « Zûchti- 
gung » urspr. * côjn\-sqv-\ ferner in ir. aithesc « Antwort » aus * âîe- 
sqvà\ in insce « Rede » aus * énde-sqviâ; er bildet die unbetonten For- 
men des Verbums con-sech-, vgl. indi consechat, aber rocoscad. Es han- 
delt sich hier nicht um irischen Vocaischwund, sondern um alten, 
wahrscheinlich vorkehischen, gerade wie bei ben mnà, urspr. *génâ 
* gnâs (s. S. 7I. Damit ist freilich nicht bewiesen, dass cenél nicht auf 
* cenétlon zurûckgehen kônne. Aber da wir Grùnde haben, die irische 
Betonung fur ait zu halten, und da dieselbe keine Ausnahmen zulâsst, 
ist zunachst zu untersuchen, ob keine andere Erklârung môglich ist. 

Z/s Ausnahmen zerfallen in zwei Klassen : 

I. Die Wôrter cenél [cenéle), anal « Athem », muinél « Nacken », ga- 
bdl « Ergreifen « ; 2. die Deminutiva auf -dn -en {-éne) nehst medôn 
« médius « -. Die ersteren lauten im Cymrischen cenedl ialt ceneil^ anadl 
mwmvgl gafael (aus * gahaglA. Also ùberall handelt es sich um Ersatz- 
dehnung vor alter Muta cum Liquida. Die Erklârung liegt nahe : zur 
Zeit, als im Irischen der Accent dahin wirkte, dass jeder unbetonte 
lange Vocal gekûrzt wurde, bestand in diesen Wôrtern noch gar kein 
langer Vocal ; cenél lautete damais noch * cénétl oder * cénethl ; der Ac- 
cent fand nichts zu kùrzen. Erst als die erste Wirkung des Accents vor- 
ùber war, entstand hier secundâre Lange durch Schwund des t und 
Ersatzdehnung >. Dass spater auch hier dialectisch wieder Kûrzung 
eintrat, hat Z. gut nachgewiesen ; aber diessist secundâre Wirkung des 
Accents, die bis auf den heutigen Tag fortdauert ; sie trâgt die Sprache 
mit mâchtigen Schritten der Einsilbigkeit entgegen. 

V^enden wir uns nun zu den Deminutiven. Hier steht neben duindn 
duinén « homuncio «, medôn « médius », cymr. dynan dynyn mewn. Z. 
setzt hier ursprùnglich kurzen Vokal an, -dn- -en- -on-, und lâsst ihn 
vor n gedehnt werden. Aber fur Vocaldehnung vor einfachem n giebt 
es kein sicheres Beispiel ; ben inicht *bën' spricht deutlich gegen die An- 
nahme. Es ist von vornherein wahrscheinlich, dass auch in den Deminu- 
tiven die Lange durch einen geschwundenen Consonanten verursachtist ; 
und diess wird fiir das Suffix -an durch die alten Inschriften direct be- 
wiesen ; vgl. Brocagni (== * Broccagni] ir. Broccdn cymr. Brychan 



1 . Cymr. atcb ist neugcbildet nach dem Verbum ateb aus ate-seqv-. 

2. Andere vereinzelte Faslle, wie airégem nKlage » Sg. 51 a, 7 erklaeren sich aus dem 
Einfluss des Stammverbums : arégi. 

}. Ebenliîeher gehœrt das Fut. ni epéer aus * ate-bebrâm u. aehnl. 



J26 Zur irischen Accent- iind Verslehre. 

eigentlich « Dachslein y^, Curcagni ir. Corcan altcymr. Circan u. a. (Rhys, 
Lectures 2 395. :;88 Sehen Avir hier, dass g vor n in unbetonter 
Suffixsilbe im Cymrischen spurlos geschv.unden ist, so dûrfen wir 
dasselbe fur dyvyn und mewn annehmen. 

Die « Ausnahmen » Z.'s sprechen also nicht gegen das hohe Alter 
des Accentgesetzes. 

Der zweite Theil von Z.'s Buch S. 155 ff.i handelt von der alt- 
irischen Verskunst. Es muss von vornherein auffallen, dass Z., um das 
Prinzip der irischen Metrik, speziell der Strophe von 24 Silben, zu 
ergrùnden, ein einziges altes Gedicht untersucht hat, den Hymnus 
auf Patricius, der dessen Schùler Fiacc (f 507] zugeschrieben wird '. 
Der Grund ist, dass er denselben fur sehr ait hait, ja sogar geneigt 
ist, der Tradition ùber seinen Verfasser theilweise Glauben zu schen- 
ken. Was ihn zu dieser Annahme bewegt, wird nirgends ausge- 
sprochen. Die Handschriften stammen frûhestens aus dem Ende des 
1 1 . Jahrhunderts, und dass die Angaben der Vorreden zu den Hymnen 
wenig zuverlâssig sind, wird auch Z. zugeben. Ein âusserer Anhalts- 
punkt fur die Datierung wâre gewonnen, wenn sich zeigen liesse, dass 
der Verfasser der Notizen ûber das Leben des Patricius im « Bûche von 
Armagh » erste Hiilfte des 9 Jahrh.' den Hymnus gekannt hat. Diess 
ist die Ansicht Zimmers Kelt. Stud. I, 6 ; doch scheint dieselbe un- 
begrùndet, da die Annahme, Patricius' Reise nach Italien beruhe auf 
einem spâten Missverstândniss, durchaus nicht feststeht^ 

Z. sagt S. 183, bei seiner Untersuchung hâtten ihn nur innere, sach- 
liche Grùnde geleitet. Untersuchen wir also die legendenhaften Zùge 
in unserm Hymnus. 

Der Engel Victor, der mit Patricius spricht, hinterlasst eine bleibende 
Fussspur ; P. weilt auf den Insein des tyrrhenischen Meeres ; er studiert 
bei Germanus ; Visionen in Irland deuten auf seine Ankunft ; irische 
Druiden prophezeien sie. Jede Nacht singt er hundert Psalmen ; er 
heilt Blinde und Aussâtzige und erweckt Todte ; er predigt 60 Jahre in 
Irland. Als sein Tod naht, spricht der Engel Victor aus einem brennen- 
den Busche mit ihm ; die Sonne scheint ein Jahr lang ohne unterzu- 
gehn ; die Kleriker, die der Leiche zustrômen, um die Excubiae zu 
halten, werden durch Engelgesang in Schlaf versenkt; die Seele des 
P. erhebt sich in Gemeinschaft mit dem «andern -Patricius zuChristus. 



1. Ausserdem fûhrt er nur noch Ultan's Hymnus an (S. 18 j). Hier ht das von ihm 
angesetzte Schéma der Halbzeile : - -l - j- - im Wesentlichen richtig ; besser 
waere einfacli : - - - - -, da die Eetonung im Innern des verses frei ist ;s. unten). 

2. S. Loofs : De antiqua Britonum Scotorumque ecclesia. Lipsiae 1882. 



Zur irischen Accent- und Verslehre. 527 

Dièse Légende, obschon lange nicht so ausgeschmûckt, wie die spâ- 
tere mittelalterliche, enthàlt unzweifelhaft manche junge Bestandtheile. 
Diess ist Z. nichl entgangen ; er iiilft sich, indem er den Hymnus fur 
interpoliert erkliirt und von 54 Strophen 19 ausscheidet. So erhalt er 
ein Lied von dreimal fiinf Strophen, das er fur ait und echt hait. Er 
freut sich ùber sein Résultat : « Kein Mirakel, nichts von den Fabe- 
leien der spateren Zeit, die Gott als einen Hanswurst in Diensten Pa- 
tricks und Brigita's darstellen, findet sich hier». Der Verfasser berichtet 
nach Z. nur nach mûndlicher Ueberlieferung S. 182 ; diess schiiesst 
er aus der zvveiten Halbzeile ised adfet hiscelaib, worin er adfeî als Praet. 
Pass. fasst ; also : « das ist in Erzahlungen berichtet worden «. Allein 
adfet hx, wie schon oben bemerkt, immer IIL Sg. Praes. Ind.; die Stelle 
lautet demnach « das meldet er Palricius' in Berichten ». Da der Hymnus, 
in welchem des Patricius Tod erzahlt wird, nicht zu seinen Lebzeiten 
gedichtet sein kann, muss sich die Stelle auf schriftliche Aufzeichnungen 
beziehen. Darauf weist deutlich V. 12 : « Dièses melden Zeilen », den 
Z. deshalb fur unecht erklart. Was sind nun dièse Zeilen und Berichte 
des Patricius ? 

Fur zwei Facta beruft sich der Verfasser auf dieselben : V. i « Pa- 
tricius wurde in Nemthur geboren « und V. 12 « er studierte den 
Canon bei Germanus ». Die Quelle kann nicht die Confessio S. Patricii 
sein, weil dieselbe die zwei besagten Thatsachen nicht erzahlt ; 
ebensowenig die andern Patricius zugeschriebenen Schriften. Andrer- 
seits berichtet Tirechan ' : Septem annis ambulavit et navigavit influctibus 
et in campestnbus locis et in convallibns montanis per Gallias atque ïtaliam 
îoîain atque in insolis qiiae sunt in mari Terreno^ utipsedixitin com- 
memoratione laborum. Auch dieser Bericht, dem Vers 9-1 1 des 
Hymnus entspricht, findet sich wenigstens nicht deutlich in der Con- 
fessio, wohl aber in dem kurzen Abschnitt im Buch von Armagh, der 
Dicta Patricii ùberschrieben ist ^. Dort heisst es : Timorem Dei babui 
ducein iieneris mei per Gallias atque ïtaliam, etiain in insolis quae sunt 
in mari Terreno. Da ich Colgans Trias Thaumaturgica nicht nachschla- 
gen kann, vermag ich nicht zu bestimmen, ab mit letzterem Abschnitte 
identisch ist der in den Acta Sanctoruni 3 erwahnte liber^ que m ipse- 
met de sua vita et conversatione composait, ut loquitur auctor ritae 
4 apud Colganum, integrum ex eo paragraphum transcribens. Jedenfalls 
war die Quelle dieser Berichte mit der Confessio nahe verwandt ; denn 

I Analecta BoUandiana II, 36. 

2. Anal. Boll. I, 58$. 

3. XVII Mart., S. 519. 



p8 Ziir irischen Accent- und Verslehre. 

der Hymnus schliesst sich haufig ùberaus eng an dièse an. Ich fùhre 
nur eine Stelle an, die mir besonders bedeutsam scheint, weil sie kein 
Moment der Erzahlung, sondern eine allgemeine Betrachtung enthlilt : 
V. 41 ff. « Ueber dem Volke Irlands lag Finsterniss ; die Heiden bete- 
ten die Sidc an ; sie glaubten nicht an die wahre Gottheit der wahren 
Dreieinigkeit. [Jetzt] ist das Kôniglhum in Armagh ; lângst hat es 
Emain verlassen « etc.; vgl. in der Confession : Unde autem Hibe- 
rione, qui nunquam notitiam dei habuerunt, nisi idola et immunda usque 
nunc seniper coluerunt, quomodo nuper facta est plebs Domini et filii Dei 
nuncupantur? Filii Scottorum et filiae regulorum monachi et virgines Christi 
esse videntur. — Auf besonders hohes Alter des Hymnus weist diess 
Ailes nicht. 

Sprachliche Grùnde haben Z. nicht geleitet S. 183'. Warum er 
die sprachliche Untersuchung verschmâht hat, ist rathselhaft. Sonst wird 
doch gerade die Sprache als bestes Zeugniss fur Alter oder Jugend eines 
Denkmals angesehen. Holen wir einiges in Kùrze nach ; ich spreche 
dabei nur von den 1$ « echten » Strophen. Am deutlichsten tritt der 
Unterschied von Alt- und Miltelirisch in der Verbalflexion hervor. Wir 
haben oben bemerkt, dass das Altirische im Praeteritum in den meisten 
Fàllen die Partikel ro- vorsetzt, das Mittelirische dieselbe im gleichen 
Verhâltnisse \veglasst. Im Hymnus fmden sich unter 38 Praeterital- 
formen nur sieben mit ro-^ dreimal die junge Form asbert s. obenl, 
nie asrubart. Das 5-Praeteritum des Verbum simplex ohne ro-, die so- 
genannte absolute Form, ist im Altirischen kaum zu belegen. In der 
ganzen Wùrzburger Handschrift fmdet sich nur o-chretsit \Vb. 187, j ^. 
Wohl ebenso selten ist es im Mailânder Codex; leics-i Ml. 52 in einer 
Glosse, die auf einen besonderen Streif geschrieben ist und nicht zu 
den alten gehort. Die Form ist offenbar erst in der Bildung begrifïen. 
Im Buch von Armagh und im spâteren Mittelirisch ist sie dagegen 
ganz gewôhnlich. Auch im Hymnus fmdet sie sich dreimal : anais V. 55 
und z\\e\ma\ pridchaiss V. 28 und 35. — Ein noch sichereres Krite- 
rium bietet das Verbum dobiur « geben «. Dièses Compositum bildet 
im Altirischen, ebenso wie das Simplex berini, nur praesentische und 
futurische Formen ; ein actives oder passives Praeteritum des so hàu- 
figen Verbums ist im Wùrzburger Codex unerhôrt. Letzteres wird 
vertreten durch dorât-, dem seinerseits das Praes. Ind. fehli?. In der 



1. Waraeus : S. Patricio adscripta opéra S. 16. 

2. Fur cretsite Gr. C. 46s hat die Hdschr. cretfite, fur frecndircigesme ib. 464 1, 
frecndirci gesme (s. oben S. 132). 

3. Ausser nach der Négation. Es ist mir nicht unAahrscheinach, dass das a in -tabir 



Zur irischen Accent- und Verslehre. 329 

Mailander Handschrift finde ich bis zu fol. 58 nur einmal dobert 25 b, 
10 und zwar in einer Glosse, welche auch die junge Form huare nadn- 
digni enthàlt fur altères nadndcrgini (\h. 23 c, i$i, aiso wohl nicht zu 
den alten gehôrt. Die spiiten Turiner Glossen (Anf. 9. JahrhJ dagegen 
haben dombert 155, dosbertar 143 und auch vom Simplex ni-bertatar 
145. Im Mittelirischen ist dobert und Pass. dobreth hauflg. Nun kennen 
auch die « echten » Strophen des Hymnus dobert V. 5 5 und dobreth 
V. 2. 

In der Sprache unterscheiden sich die « echten » Strophen in nichts 
von den « interpolierten », auch nicht von andern ahnlichen Gedichten 
z. B. Colmans Hymnus, und nicht wesentlich vom Irischen im Bûche 
von Armagh. Da nichts zu der Annahme berechtigt, der Hymnus seiaus 
einem àlteren modernisiert, dûrfen wir seine Entstehungszeit wohl nicht 
vor das 9. Jahrh. setzen '. Es liegt also kein Grund vor, ihn bei metri- 
schen Untersuchungen mehr als andere Gedichte za berùcksichtigen. 

Der Metrik legt Z. nicht nur die « echten » Bestandtheile, sondern 
den ganzen Hymnus zu Grunde. Die 34 Strophen bestehen je aus zwei 
Langzeilen von 14 Silben die durch Assonanz ^ verbunden sind ; die 
Caesur fàllt hinter die 7. Silbe. Die Verse sollen nun nach Z. ryth- 
misch, d. h. nach dem Accent, gebaut sein, und zwar sei das Schéma : 

Das mit diesem Rythmus der Wortaccent haufig nicht ùbereinstimmt, 
bemerkt Z. wohl ; er nimmt aber an^ dass der Versictus ûberall auch 
die nebentonige Silbe treffen kônne. Fur das Innere des Verses ist diess 
auch ohne Weiteres zuzugeben ; wir brauchen hier ùberhaupt keinen 
regelmâssigen Wechsel von Hochton und Tiefton anzusetzen, so 
wenig wie z. B. in der romanischen Metrik. Anders im Versausgang 
und vor der Caesur; hier ist gerade das Characteristicum des silben- 
zâhlenden rythmischen Verses, dass Versictus und Wortton zusammen- 



statt -* tobur dem Einflusse dièses Praeteriuiins zu verdanken ist. Die 111 Piur. z. B. 
lautete hier doraîsat, aber ni-tartsat [a aus wegen des geschwundenen a); darnach 
bildete man im Praes. zu doberat ein ni-taibret st. toibrct. 

1. Loofs (De antiqua Britonum Scotorumque ecc'.esia, S. 44) schreibt ihn aus sachli- 
chen Grûnden dem 8. Jahrhundert zu. 

2. Blosse Assonanz, wie etwa in den altfranzœs. Epen, fmdet sich schon in den aelte- 
sten irischenCedichten nicht mehr; ausser Uebereinstimmung der Vocale wird auchGleich- 
artigkeit der Consonanten verlangt ; man kann 4 Klassen scheiden : 

1. s (ss) assoniert nur mit sich selber; hier haben wir also immer reinen Reim. 

2. Die Spiranten und Liquidae : f ch th b d g m n l r. 

3. Die (doppelten) Tenues : c t p. 

4. Die doppelten Liquidae : mm nn n II. 

Ueber die andern Consonantengruppen, die zum Theil mit 3. und 4. reimen, liegen 
mir noch keine Sammlungen vor. Spaeter werden weitere Unterabtheilungen gemacht, 
s. O'Donovan., Ir. Cramm. 41$. 



3 50 Zur irischen Accent- und Verslehre. 

fallen, wie wiederum die romanische Dichtung am besten zeigt ; das ist 
est ja hauptsàchlich, was dieser Poésie rythmischen Charakter verleiht. 
Kann auch hier der Ictus die nebenbetonte Silbe treffen, wâhrend die 
unmittelbar daneben stehende hochtonige Silbe als tieftonig zâhlt, so 
wird jeder Rythmus zerstôrt; so Str. 26 im Versausgang do-cdch, do- 
brdîh (nach Z.' s Schéma dà-càch, dô-bràtk) oder Str. 7 : hi-fiîhisi, ar- 
ithisi (nach Z. hi-fithisi, dr-ithisï!'. 

Doch selbst um dièses Prinzip zu retten, muss Z. zu unhaltbaren 
Hypothesen greifen. Mit éiner Ausnahme kônnen nach ihm aile un- 
betonten Silben den Nebenton tragen, sogar die unbetonte Mittelsilbe, 
die doch nach seinen eigenen Ausfûhrungen môglichst gekùrzt wird ; 
auch der Artikel zwischen Praeposition und Nomen. Die Ausnahme 
bilden die praetonischen Verbalpraefixe, die nach Z. nie nebentonig 
sind, obgleich sich doch Pronomina enklitisch an sie anhangen kœnnen. 
Mir scheint, wenn sich fur irgend eine Silbe Nebenton beweisen lâsst, 
so sicher fur dièse. Z. betont das enklitische Elément, z. B. arid- 
raldstar fur gewiss einzig mœgliches àrid-rdlastar ! Wàre der Versaus- 
gang ùberall -^ -, so mûsste ferner auch der Reim ùberall zweisilbig 
sein. Allein der Reim richtet sich durchaus nach dem Wortaccent; 
trifFt dieser die letzte Silbe, so ist er einsilbig; trifft er die vorletzte, 
zweisilbig; trifft er die drittletztç, dreisilbig. Dièses wâre im ryth- 
mischen Verse schwer zu erklâren. 

Z.'s Hauptbeweis sind die Verbalformen iS. 166 f.^ : « von 96 For- 
men fùgen sich 88 ohne die geringste Aenderung den metrischen Gese- 
tzen ». Allein 25 von den letzteren sind Formen des \'erbum simplex; 
Z. bewegt sich hier in einem circulus vitiosus : dem Metrum zu Liebe 
hatte er dieselben auf der zweiten Silbe betont sein lassen, obgleich 
die Laute deutlich dagegen sprechen s. oben ; nun sollen sie ihrerseits 
wieder fur die Metrik beweisend sein. Vielmehr widerstreben sie sâmmt- 
lich dem Gesetze. Ferner : Das Verbum steht in der Prosa immer 
am Anfang des Satzes ; wo also die gewœhnliche Wortstellung gewahrt 
ist, stimmen die Formen des Verbum compositum stets zum Schéma, 
ohne dass sie Beweiskraft hàtten. Solcher Formen am Versanfang oder 
nach der Caesur fmden sich 19. — Wenn man auch aile Hypothesen 
Z.'s zugiebt, sprechen immer noch 4 Formen direct gegen das Schéma : 
mairb dôsfiuscâd V. 34, ddgladdsiar V. 48, huair dssoith V. 59, ismdlle 
cônnucdibset V. 66. Dièse conjiciert Z. weg s. unten^. 

Betrachten wir den Hymnus vorurtheilsfrei, so constatieren wir Fol- 
gendes ' : I. Die 68 Halbzeilen vor der Caesur gehen aus : auf eine 

1 . Den Accent im Innern des Verses lasse ich als bedeutungslos unbériicksichtigt. 



Zur irischcn Accent- und Verslehre. jjl 

betonte Silbe iimal, auf -^ - 42mal, auf - - - i^mal; d. h. der 
trochâische Ausgang ist der haufigste, weil er ùberhaupt in der iri- 
schen Sprache der weitaus gew œhnlichste ist. Doch scheut sich der 
Dichter keineswegs auch ein- und dreisilbige Wôrter vor die Caesur 
zu setzen, wo sie sich gerade darbieten. Congruenz zwischen den 
Halbzeiien derselben Stropiie wird nicht beobachtet. 

IL Im Versausgang steht reimend : eine betonte Silbe lomal, -^ - 
54mal', -^ - - 4013!; d. h. der schwierige dreisilbige Reim findet 
sich nur zweimal, um so hâufiger der zweisilbige. Da sich die einsilbi- 
gen Reime auf V. 5 1-54 und 57-62 beschranken, darf man vielleicht 
annehmen, dass der Dichter trochaischen Reim angestrebt hat; doch 
tragt er kein Bedenken, davon abzuweichen, sobald es ihm bequemer 
ist. 

Dass Z.'s Schéma fur unsern Hymnus nicht haltbar ist, zeigt am 
deutlichsten der Umstand, dass es wirklich Gedichte giebt, die dem- 
selben insofern folgen, als sie aile Halbzeiien trochaisch ausgehn 
lassen (s. unten). In diesen ist der Rythmus sofort fûhlbar, und man 
braucht nur eines derselben neben den Hymnus zu stellen, um ùber- 
zeugt zu sein, dass ein solcher Rythmus hier nicht vorliegt. Aiso 
mùssen wir bei dem Resultate der Gramm. Celt. bleiben : das Metrum 
des Hymnus stùtzt sich ausschliesslich auf Silbenzahl und Reim ohne 
Berùcksichtigung des Accents. Es ist nicht rythmisch im gewohnlichen 
Sinne des Worts. Wer die irische Metrik aufhellen will, hat nicht so- 
wohl zu beweisen. dass hier wirklicher Rythmus vorliegt — was un- 
môglich ist — , als vielmehr zu zeigen, wie im Irischen ein rein silben- 
zâhlendes, unrythmisches Metrum hat entstehen kônnen. 

Wir wenden uns nun zu den Bemerkungen Z.'s zu den einzelnen 
Versen : 

V. 9 iS. 185I. Dofaid tar-Elpa huile... conidfarggaib Îa-German. Der 
Glossator erklârt : rofaïdestar Victor Patraicc « V. sandte den P. ». Z. 
ùbersetzt wohl richtiger « er fùhrte ihn..., bis er ihn bei Germanus 
liess », indem er dofaid als Praeteritum von do-fediin fasst. Da der 
Dichter V. 1 1 den P. « auf Insein des tyrrhenischen Meeres « weilen 
lâsst, ist hier Letha aïs Latiuin, nicht als Letavia zu fassen und tar-Elpa 
huile mit « ùber die ganzen Alpen » zu ùbersetzen (Z. « ùber ganz 
Schottland »). — In V. 59 und 47 hingegen, sagt Z., « kommt dofaith, 



I. Hiebei ist Str. 2 ba-fisst — Odissi mitgerechnet, da wohl die Betonung des fremden 
Eigennamens freier behandelt werden konnte ; diess nimmt auch Z. an. Ganz sicher i.st 
es nicht, da sich vereinzelt auch sonst unrythmischer Reim in aehnlichen Hymnen findet ; 
vgl. Colmans Hymnus V. 7, 8 : adamra — a-damna. 



^j: Zur irischen Accent- and Verslehre. 

dofaid in der absolut sicheren Bedeutung « er ging « vor, und dièse 
beiden Stellen sind die einzigen, in denen die Form in der Bedeutung 
vorkommt ». Er schreibt diess dem Interpolator zur Last, der die erste 
Stelle missverstanden und die Form falschlich zweimal angewendet 
habe. Schon an sich wenig wahrscheinlich ! Die betreffenden Verse 
lauten : 

V. ^9. Die Iren kamen aile in die Hœlle, « bis der Apostel zu ihnen 
kam ; dofaith gith gdithe déne ; er predigte » u. s. w. Z.'s Vermuthung 
(S. 174I, das bisher unerklârte gith sei mittelirische Schreibung fiir cith, 
cid « sogar, selbst » ist ansprechend. Aber wenn dofaith mit « er ging » 
ùbersetzt wird, bleibt déne im Reim mit Féne unverstândlich ; Z. will 
es daher in déni oder dénu ândern. Fassen wir dofaith wie oben, so 
erhalten wir « ihn fùhrte gar des Windes Schnelligkeit «, woran nichts 
auszusetzen ist. 

V. 47. <■< Als P. schwach wurde, wùnschte er nach Mâcha zu gehn. 
Ein Engel trat vor ihn unterwegs mitten am Tage ; dofaid sùdlich loder 
« zur Rechten «' zu Victor; der war es, der zu ihm sprach (?1; der 
Busch, in dem er sich befand, fiammte ; aus dem Feuer redete er (ihn^ 
an ». Auch hier giebt nur die Uebersetzung « er fùhrte ihn « einen 
guten Sinn : ein Engel tritt ihm in den Weg und fûhrt ihn zum bren- 
nenden Busch, aus dem sein spezieller Schutzengel Victor zu ihm 
spricht. Der zweite Engel wird auch Anal. Boll. I 580 ausdrûcklich 
erwâhnt. So ist auch nicht « der Zusammenhang zerrissen », wie Z. 
(S. 179] behauptet. 

Der Glossator fasste V. 9 dofaid als dofôid von fôidim « ich sende «. 
Letzteres ist nach Z. Causativum zu fedim ; dann mùsste es * foidim 
* fuidim lauten. Das ist aber im Altirischen meist mit dem Lângezei- 
chen versehen : /o7^// Sg. 181", 2 und haufig ; also haben wir echten 
Diphthong oi vor uns. Sollten fôidim und fedim zusammenhângen, so 
kœnnte ersteres nur ein Compositum fo-fcdim sein, in welchem die auf 
dem Praefix betonte Form sich verallgemeinert hâtte, und welche, im 
Unterschied vom Simplex, schwach flectierte. Doch ist diess unwahr- 
scheinlich. 

V. 1 1. ;S 176 : « Auf Insein des tyrrhenischen Meeres verweilte er ; 
auf ihnen adrimi ; er studierte den Canon bei Germanus « etc. Die 
Form adrimi macht Schwierigkeit. Stokes ùbersetzt « he meditated »; 
aber adrimi heisst nur « er zahlte ». Was zahlte er ? Z. erganzt das 
Object aus der folgenden Zeile « er zahlte die Canones «; eine recht 
unnùtze Beschàftigung ! Mir scheint das selbstândige « er zahlte » oder 
<< er rechnete « wird klar, wenn wir beachten,was der Dichter des Sal- 



Zur irisclien Accent- and Verslehre. 33 j 

tair na Rann von jedem Kleriker verlangt iV. 261-268) : « Funf Dinge 
sind es, die tiiglich jeder Verstiindige, jeder der einen kirchlichen Grad 
bekleidei, Avissen soll : der Tag der Sonnenmonals, das Aller des Mon- 
des, der Lauf des Meeres lEbbe u. Fluth), der Tag der Woche, die 
Festtage der Heiligen ». Die Kalenderrechnung also, den Computus 
erlernte Patricius, wie jeder andre Kleriker. Dass dièse Studien in 
Irland ebenso eifrig betrieben wurden, wie anderswo, zeigen schon die 
verschiedenen glossierten Handschriften von Beda's Schrift De ratione 
temporum. Vgl. auch das Lob Colum Chille's im Amra : ... sceo ellachi 
immuaim nesci immrith. raith rith la-gréin ngéscaig sceo rein rith. 

V. 15, 14 iS. 173'i : hi-fiîhisi-ar-\f\ithisi. Das W ort fithise ist abge- 
leitet von fithis « Kreislauf; Spur^ die einen Kreis bildet »; dièses be- 
trachtet Z. als entlehnt aus spâllat. * vicissis, welches er aus vicissim 
vicissitado etc. erschliesst. Das ist unmœglich, da fithis schon im Alt- 
irischen belegt ist, wo th und ch nicht vertauscht werden kœnnen. 

V. 14 (S. 169: : Menicc atchithi hi-fisib, Hdschr. F. : mcnic iîclnthe 
i-fisib u hâufig wurde in Visionen erblickt, dass er wieder zu ihnen 
kommen werdei ». Hier will Z. das In^iperfectum atchithe ândern, \veil 
der Vers eine Silbe zu viel habe. Doch kommt Verschleifung von Vocal 
vor Vocal auch V. 33 und 6) vor. Die Vocalelision in der altirischen 
Poésie ist noch gar nicht untersucht; sie ist z. B. im Saltair na Rann 
gevvœhnlich. Z. conjiciert ein Prael. Pass. aichith, eine Missbildung, 
da die regelmâssige und einzig belegbare Form das Praet. Pass. atchess 
lautet. Lâsst sich gegen die Form atchithe nichts einwenden, so bin 
doch auch ich aus andern Grùnden geneigt, mit Z. und Windisch aichith 
zu lesen, das freilich nicht Praet. Pass., sondern nur III Sg. Praes. 
secund. Act. sein kann wie dognith '. Von haufigen Visionen in Irland, 
in welchen die Ankunft des Palricius vorhergesehen wurde, weiss die 
Confessio nichts zu berichten, wohl aber von mehreren Visionen, durch 
welche Patricius selbst auf die Rùckkehr nach Irland vorbereitet wur- 
de-. In einer derselben hœrt er « vocem ipsorum (1. puerorum?\^ qui 
erant iuxta sylvani Fociuti », was die unmittelbar folgenden Strophen 
des Hymnus erzahlen. Ich ùbersetze also : « Haufig sah er in Visio- 
nen, dass er wiederum dahin nach Irlandi kommen werde. Eine Hilfe 
fur Irland war das Kommen des Patricius; es wurde dafùr gesorgt; 



1. Weder Z. noch Windisch nehmen Anstoss an fogniad V. }o, das eine Unform ist 
und ausserdem den Reim mit lia verlezt; 1. ba gnia. 

2. s. Acta Sanclorum, XVII Mart., S. 534 f. 



5^4 ^^^ inschen Accent- nnd Verslehre. 

weit gehœrt wurde der Schall ihres Rufes, der Kinder von Caill Fochlad. 
Sie baten » etc. 

V. 18. iS. 169) : Gadatar co-tissad in-noeb « sie baten, der Heilige 
mœge kommen ». Die Halbzeile hat eine Silbe zu viel ; den Artiicel vor 
noeb wùrde man ungern missen. Z. andert gadatar in * gadtar, eine un- 
belegte Unform ; die III Plur. lautet sciion altirisch ro-gadatar Mi. 46*^, 
28. Vielmehr wird co zu streichen sein ; dieselbe conjunctionslose Satz- 
fûgung findet sich V. 7 : Ashert Victor fri-gniad Milcon, tessedfor tonna ; 
hier ist sie vom Copisten geschont, da er con als Conjunction fasst und 
von m/7- trennt. 

V. 19, S. 169' : Tuatha Erenn tairchantais. Hier ândert Z. das letzte 
Wort in ein undenkbares, dreisilbiges doairchntais. Tairchantais ist 
tadellos, da schon im Altirischen die kùrzere Form mit lair- statt doair- 
sich zu verallgemeinern beginnt s. oben S. i ^o.) 

V. 24. S. lyT : Ised tuargaib aeua suas de sechtteba daine. Das 
dunkle a-eua erklart der Glossator mit a-mathe « seine Gùte ». Wie 
kommt er dazu ? fragt Z. Nun, er sprach a-mathe bereits a vaje aus, wie 
im Neuirischen und « dachte, a-eua sei phonetische Sciireibung fur 
a-mathe ». Dièse Bemerkung ist mir voilkommen unverstandlich. Auch 
ist Z.'s Conjectur, eua sei aus tî/n[m] verschrieben, wenig einleuchtend; 
der Vers wird um eine Silbe zu kurz. Denn tuargaib in doforgaib zu 
andern S. 1641, iiegt kein Grund vor, da schon in den Wurzburger 
Glossen die Form mit tuar- einzig belegt ist s. oben S. 149 '. Stokes 
liest nach brieflicher Mittheilung a-feba iseine Qualitaten , zweifellos 
richtig; denn wir erhalten so Caesurreim mit -beba ^vgl. V. 17, 18; 
27, 28 ; 29, 30) und Binnenreim mit treba vgl. V. 45 . 

V. 55, 54. Pridchad soscéla do-cdch; dognitli morferta il-kthu; iccaid 
luscu la-truscu; mairb dosfiuscad do-bethu. « Er predigte jedem das Evan- 
gelium ; er that grosse Wunder weit und breit ; er heilte Blinde - nebst 
Aussatzigen ; Todte, die erweckte er zum Leben ». Zunachst ândert 
Z. (S. 164 illethu in kthu « bei ihnen »; das ist unnœthig, weil mor- 
ferta illethu viersilbig gelesen werden kann (s. oben zu V. 14'. Sodann 
macht ihm die letzte Halbzeile viele Bedenken iS. 170 . Selbst spaiere 
Legenden wissen zum Theil nur einen Todten aufzufiihren. den Pa- 
tricius erweckt hat und zwar einen Riesen, ein Wunder, das er mit 
andern keltischen Heiligen z. B. mit St. Cadocus gemein hat. Z. andert 



1. Eine andere Ausgleichung zeigen die St. Galler Glossen; sie schreiben zwar richtig 
dofurcabar, aber ni-turgabar st. -tuargabar ;s. ebend. . 

2. losc ist ein Lehnwort aus lat. lusciis « einaeugig • vgl. prov. loscixz. louche « schie- 
lend ». Das Wort ist statt dall « blind » gewaehlt, um mit truscu zu reimen. 



Zur irlschcn Accent- and Verslehre. 33^ 

daher « die Todten « in « einen Todten « und nimmt auch seiner 
Rythmus-Theorie zu Liebe eine Umstellung vor. Dieser Aenderung wi- 
derspricht aber das Imperfectum dosfiiiscad, das sich kaum auf eine 
einmaiige Erweckung beziehen kann. Vielmehr scheint mir die Erkla- 
rung anderswo zu suchen. Die Strophe ist eine deutliche Nachahmung 
der Verse 20-24 des Hymnus auf Christus, der dem heiligen Hilarius 
zugeschrieben wird ' : 

Milita parvus milita adultus signa fecit celitiis 
Quae latent et quae leguntur coram multis testibus 
Praedicans céleste regnum dicta factis approbat 
Débiles facit vigere cecos luce illuminât 
Verbis purgat leprae morbum mortuos ressuscitât. 

Namentlich die letzten Verse sind beweisend. Wenn man ùberhaupt 
Interpolation annehmen soll, scheint mir diess hier der Fall zu sein. Der 
lateinische Hymnus mochte in irischer IJebertragung vorhanden sein ; 
jemand, der ihn kannte, war ùberraschl durch die grosse Aehnh'chkeit 
dieser Strophe mit V. j), 36 unseres Hymnus ^ und schrieb sie dazu ; 
die Copisten nahn,en sie mit auf [Vgl. Zimmer S. 177I. Ganz ahnliche 
Anhângsel finden sich in Colman"s Hymnus, vgl, V. 39 u. V. 41 ^Win- 
disch, Ir. Texte, S. 9'. 

V. 48. Asin-ten^ adgladastar, <■ aus dem Feuer redete er lihn) an «. 
Z. liest iS. 168 f.; asintenid adgladstar. Aber * adgladstar, das er seiner 
Verstheorie zu Liebe einsetzt, ist eine unmœgliche, analogielose Form ; 
ausserdem wùrde der dreisilbige Reim mit arid-ralastar zerstœrt. Dass 
in den altirischen Glossen nui' tene, Dat. tcnid, fur « Feuer « vorkommt, 
ist richtig ; doch fmdet sich die kùrzere Form ten ^s- Stamm ?) gerade 
in den irischen Hymnen mehrfach is. Windisch s. v.). Es mag ein alter- 
thùmliches Wort sein, das sich nur in der Poésie und in dem stehenden 
Ausdruck o-thein co-fraig « vom Feuer iHerdi bis zur Wand » erhalten 
hat. Es ist also nichts zu ândern. 

V. 54, mo-n-icfed oder mosnicfed ùbersetzt Z, « er wûrde bald ab- 
scheiden « (S. 180). Dass das Simplex iccim « ich gehe » bedeute und 
erst die Composita ro-iccim und do-iccim « ich komme, erreiche »,nennt 
er eine « elementare Thatsache ». Sie zu beweisen, hait er nicht fur 



1. Todd, Book of Hymns, S. 153 f. 

2. Der Ausgang ist fast gleichlautend ; vgl. 

roches mor seth illethu 
incach dosfuc dobethu. 

3. Handschr. F. besser : assin-tein. 



5^6 Ziir iriichen Accent- iind Verslehre. 

nœthig. Die verwandten lat. nanciscor scr. açnèti « erreichen » spre- 
chen aber direct dagegen. 

V. <,9 iS- 1681. Huair assolth la-Hésa\\in-grian fri-bds inna-clôen. As- 
soiîh kann kaum dreisilbig gelesen werden, da es in V. 58 [assoith in- 
gtian fri-Gabon] zweisilbig vorkommt. Zur Form vgl. atrosoid, Glosse 
zu : in tantum se a mali vicixitadine suspenderit (1. -rat] Ml. 59% 16. 
Die erste Halbzeile hat also eine Silbe zu wenig ; Z. ândert huair 
in huare. Im Altirischen ist die Conjunction immer zweisilbig; im 
Mittelirischem scheint sich nur uair zu finden. Ist die Emendation rich- 
tig, so ^Yùrde in diesem einzigen Punkte die Sprache des Hymnus 
altère Gestalt zeigen, was mir bedenklich scheint. 

Z. hait V. $5-62 fur interpoliert (S. 181 '; dass der Dichter in dieser 
Reihenfolge erziihlt habe, sei undenkbar. Weshalb P Zuerst wird er- 
zahlt, was beim Tode des Patricius auf Erden um seinen Leichnam 
vorgeht; darauf wendet sich der Dichter mit V. 63 zu seiner Seele.wie 
die Engel sie fortfuhren, und wie sie in den Himmel aufsteigt. Ich sehe 
darin nichts Auffallendes. 

V. 66. is-malk comuicaibset . Hier nimmt Z. Anstoss an der Form 
malle, da im Altirischen fast nur immalle vorkommt. Auch stellt er 
seiner Versiheorie zu Liebe die Worte um : conniicaibsd immalle. Aber 
malle \s\. im Mittelirischen hâufig, die Halbzeile tadellos. 

Um der Zimmer'schen Verstheorie gegenuber nicht als blosser De- 
structor zu erscheinen, mœchte ich hier kurz darlegen, wie sich mir 
die 

ENTWICKLUNG DER IRISCHEN METRIK 

darsiellt. Es ist a priori wenig wahrscheinlich, dass eine Sprache mit 
so stark wirkendem Accent, wie das Irische, von sich aus eine rein 
silbenzahlende, zum Theil unrythmische Metrik erzeugt habe. Dièse 
scheint mir vielmehr aus dem Lateinischen zu stammen, wie ich 
nachzuweisen versuchen will '. Ich spreche im Folgenden nicht vom 
Binnenreim und von der Allitteration, die mit der Entwicklung der 
alteren Metren in keinem engern Zusammenhange stehen, sondern nur 
von der Silbenzahl, dem Accent und dem Reime im Versausgang, resp. 
vor der Caesur. Auch berucksichtige ich zuvœrderst nur die grosse 



I. Auch der Gramm. Celt. ist die grosse Aehnlichkeit irischer und hteinischer Verse 
nicht entgangen ; aber sie erkL^rt dieselbe theils durch Zufall (,S. 942 **:, theils durch 
Beeinflussung der lateinischen Gedichte durch die irische Metrik. 



Zur Irischen Accent und Verslehre. ' J57 

Gruppe von Metren, welche aus Strophen von zwei Langzeilen be- 
stehn, und in welchen die zweiten Halbzeilen 7 Silben zahlen. Dabei 
beschranke ich mich wesentlich auf die Hauptmetren, welche O'Dono- 
van Seadna, Deibhide, Rannaigheacht, Cashbairn nennt ', ohne auf die 
zahlreichen Variationen einzugehn. 

Auszugehn ist vom rœmischen Volksverse, der unter der regelndcn 
Hand der Grammatiker als katalektischer trochaischer Tetrameter er- 
scheint ; z. B. bei Tercntianus Mauriis Keil VI, 5^4 : 

Syllabas, qme rite métro || congruunt heroico, 
Captus ut meus ferebat, || disputaias attuU 
Versibus, sane modorum \ \ quo sonora levitas 
Addita stili levaret\{siccioris taedium. 

Der volksthûmliche Vers weicht insofern ab, als er sich weniger 
aut Silbenquantitât, als auf die Silben za h 1 und auf die Betonung 
grûndet -. Die erste Halbzeile enthalt 8 Silben und geht aus auf -^ -, 
die zweite 7 Silben und geht aus auf - - - oder ^ - - ; die Beto- 
nung im Innern des Verses ist, namentlich in spLteren Beispielen, frei, 
wie in der romanischen Metrik. Das Schéma ist a!so : 



z. B. Caesar Gallias subégit |j Nicomedes Caésarem 

Ecce Caesar nunc triomphât \ \ qui subegit Gallias 
Nicomedes non triûmphatWqui subegit Caésarem. 

Dieser Rythmas kommt auch in den lateinischen Hymnen vor ; so 
im Hymnus S. Hilarii in laudem Chrisli, den Todd etwa in's 5. oder 6. 
Jahrh. setzt Book of H)mns S. 1^0 . Zwei Langzeilen bilden eine 
Strophe ; Anfang : 

Ymnum dicat turba frdtrum 1 ymnum cantus pérsonet 
Christo régi concinéntes \ \ laudem demus débitam. 

Dieser Hymnenrythmus hat in Irland Nachahmer gefunden ; so i . im 
Hymnus S. Secundini in laudem S. Patricii Todd S. 1 1 ; hier sind vier 
Zeilen zur Strophe verbunden ; Anfang : 

Audite omnes amantes , deum sancta mérita 
Viri in Christo beàti \ Patrici episcopi 

1. Ir. Gramm. S. 412 ff. Da mir O'.Vol'.oy's Grammatik nicht zur Hand ist, muss ich 
mich mit O'Donovans kurzen Bemerkungen ûber die neuere >:etrik begnûgen. 

2. Der Unterschied zwischen der quantitierenden und der silbenzseh'.endtn 'reimendcn) 
Metrik war auch den Iren wohlbekannt ; nach der ersteren gebaut is,t der rhythmus 
artificialis, nach der letzteren der rh. vidgaris ; s. die Vorrede zum Hymnus « Altus Pro- 
sitor » Stokes, Goidelica - S. loi. 

Rcv.Cclt.Vl 22 



5^8 Zur irischen Accent und Verslehre. 

Qnomodo honum oh dcium \ \ simulatur dngelis 
Perjecîamque propier ritam | ] aeqaatur apôstolis. 
2. Im Hymnus S. Camelaci (Gramm. Celt. 942) : 

Audite bonum exéinplum \ \ benedicti pduperis 
Camelaci Cumiénsis ' ' dei iusti fdmuli 
Exemplum praebet in îôto\\fidelis in ôpere 
[£/] gratias deo dgens\\hilaris in omnibus. 

Also dièses Versmass, von dem aile folgenden ausgehn, ist durch 
die irischen Mœnche aus der lateinischen Hymnenpoesie ùbernommen 
worden. 

ERSTE MODIFICATION. 

Zwei Langzeilen, die zusammen eine Strophe bilden, werden durch 
den Reim verbunden, der natùriich. dreisilbig ist. So 1. im Hymnus 
Cuclmimnei (Todd 139 *, Anfang : 

Cantemus in omni die\\ concinenîes l'ârie 
Conclamantes deo dignum \\ymnum sanctae maria e. 

Der Versausgang pdterno-mdterno in Str. 4, sowie obiges mâriae ist 
bezeichnend fur die irische Aussprache des Lateinischen. 

2. Hymnus S. Colmani in laudem S. Michaelis Archangeli iTodd 167^; 
Anfang : 

In îrinitate spes méa\\fixa non in 6 mi ne 

Et archangelum deprécor \ \ michaelem 77 6 m i n e. 

Dass deprécor mit romanischer Betonung auf dem Verbalstamm zu 
accentuieren ist, zeigen aile ùbrigen Caesuren ; ebenso betont fmdet sich 
dieselbe Form Todd S. 172, V. i. . 

Dieser Vers wird genau in's Irische ùbernommen ; das Versmass 
heisst die « grosse Seadna » ^O'Don. S. 421. In Ermangelung eines 
andern Beispiels fùhre ich das von O'Donovan an : 
D'fhior chogaidk comhailtear siothchain\\ seanfhocal nach sâruighthear 
Nifhaghann sidh acht fear f6ghla\\feadh Banba na m-fcânfhoithreadh. 

So leicht nun aber der dreisilbige Reim im Lateinischen ist, so schwie- 
rig ist er im Irischen, \vo die unbetonten Mittelsilben meist geschwun- 
den sind. Dreisilbigen Reim durch ein liingeres Gedicht durchzufùhren, 
ist hier ein Bravurstuck sonder Gleichen '. Man begnùgt sich daher 



1. Consequenter dreisilbiger Reim findet sich in dem an den Saltair na Rann ange- 
haengien Gedichte V. 8017-8392 ; dasselbe ist in Folge der Verslcûnstelei kaum noch 
verstïndiich. 



Zur irischen Accent und Verslelire. ^39 

gewœhnlich mit einsilbigem Reim, d. h. mit dem Reim der Silbe, welche 
ursprùnglich den auskiingenden Nebenton trug. So entsteht die " ge- 
wœhnliche Seadna »; das Schéma ist : 



Ein altes Beispiel sind die an Sanctans Hymnus angehângten Verse 
22-24. iStokes, Goid.^ S. 148; Windisch, Ir. Texte S, $21. V. 2^ 24 
lauten : 

Roinbith oroil let a-mdire ' rop trocar ri nime d(xx\ 

Ar-guin ar-gnasacht ar-gâhud\\i-crist for-do-[s]nadud dûn. 

ZWEITE MODIFICATION. 

Eine andere Variation besteht darin, dass die Silbenzahl der beiden 
Vershâlften ausgeglichen wird, indem die unbetonte Siibe vor der 
Caesur wegfallt ; die franzœsische Metrik w ûrde sagen : die weibliche 
Caesur wird mit der mannlichen vertauscht. Also aus dem Schéma : 



wird : 1 -i' i ■ ■ ,■ ^ I' , -, T ■ " r 7 

Im Lateinischen und reimlos ist dieser Rythmus vielleicht nicht 
nachzuweisen, im Lateinischen schon darum nicht, weil es hier kaum 
mœglich ist, betonte Silbe vor der Caesur durchzufùhren. Im Irischen 
werden hier immer die zwei Halbzeilen durch den Reim verbunden, 
wie bei lateinischen Metren mit gleichsilbigen Versen z. B. von 8 Sil- 
ben: der paarweise Reim Sitte war. Man kann daher die Strophe in 
4 siebensilbige Verse zerlegen. 

Wichtig fur die weitere Entwicklung der irischen Metrik ist, dass 
die Silbe vor der Caesur betont, die im Versausgang stehende un- 
betont war; durch die erstere wurde Einsilbigkeit des Reimes be- 
dingt;es musste hier also eine betonte Silbe mit einer un- 
betonten reimen. Dièse Eigenthùmlichkeit erklart sich leichter, 
wenn wir bedenken, dass der unbetonte Reim in lateinischen Hymnen 
auch sonst und zwar auch in Irland gebrauchlich war ; ausser dem 
bekannten Psalm von Augustinus : 

Abundantia peccatorum \\ solet fratrcs conturbdre 
Propter hoc dominas noster |{ volait nos praemonére etc. 
vergleiche man den Hymnus S. Columbae Todd 205 : 

Alter prosator vetustus\\dierum et ingenitus u. âhnl, 
Wohl das âlteste Beispiel unseres Rythmus bietet das nur theilweise 



340 Ziir irischen Accent iind Verslchrc. 

entzifferbare Gedicht im Mailander Codex Gramm. Celt. 951 ; Goid. 
17 ; Anfang : 

Adcondarc alaill in-nôchl ba ingnad hum étarpoTl 

Untersuchen wir dièses Gedicht nâher, so fmden wir von der Regel, 
dass die erste Halbzeile auf eine betonte Silbe ausgehn muss, in den 
31 lesbaren Versen keine sichere Ausnahme. Dus Adverbium amne 
« so » ^Goid. 18 scheint amné zu betonen ; vgl. Saltair na R. 3869 
und Ir. Texte 131 Z. 24, \vo es im Deiblnde-Meirum steht ; darauf 
weist auch die verkùrzte Form mne in nud-mne labrar Wb. 78, 6. 
Ebenso wird amnin [\. amin^ Go'id. 20 zu betonen sein. Dagegen in den 
50 sicher gelesenen zweiten Halbzeilen finden wir den regelmâssigen 
Ausgang - - - nur 2 3 mal ; daneben imal -^ - - - gualamnada, 
5mal -=• - barrjlnd, fordarc, romar, snechtae, doichledv ; imal sogar 
betonte Silbe dn-gdes , d. h. rythmischen Reim. Also das ursprùngliche 
Verhiiltniss wird wohl noch meist gewahrt, aber nicht ohne Schwan- 
ken. Mit andern Worten : das Gefùhl fur den Rythmas des Verses 
beginnt zu schwinden ; als Ersatz dafùr ist der Reim zu betrachten, 
der aber, wie im ursprùnglichen Schéma, fast ausnahmslos unryth- 
misch bleibt. Der Grund mag sein, dass es zu beschwerlich war, an 
jeden Versausgang ein dreisilbiges Wort zu stellen, weil so von 7 Sil- 
ben der zweiten Halbzeile immer drei vom Reimwort in Ar.spruch 
genommen waren. 

Dièses alte Gedicht bietet uns den Uebergang zu dem hâufigsten 
mittelirischen Metrum, dem Deibhide, dessen wesentlichstes Charakte- 
risticum der unrythmische Reim ist. Seine Gesetze sind : die Strophe 
hat 4 Zeilen von je 7 Silben ; sie sind paarweise gereimt ; aber der 
Reim muss in den ungeraden Zeilen -betont, in den geraden unbetont 
sein. Trâgt also in jenen die Endsilbe den Ton das alte Verhâltniss , so 
muss hier das Schlusswort zwei- oder mehrsilbig sein ; es kann aber 
auch in den ungeraden Versen ein zweisilbiger Reim stehen, nur muss 
dann das Schlusswort der geraden mindestens drei Silben zâhlen. Also 
hier' ist jeder Rest von Rythmus geschwunden ; das Unrythmische ist 
geradezu Gesetz. Manche dieser Gedichte sind Lieder; die Mélodie mag 
einigermassen den Mangel an Rythmus ersetzt haben. Von dem ursprùn- 
glichen Schéma ist ausser der Silbenzahl nur gewahrt, dass der letzte 
Wortton in den geraden Versen weiter nach vorn stehn muss, als in den 
ungeraden. 

Soistuntervielen andern z. B. der Saltairna Rann gedkhiel ; Anlân^^ : 

8. kh vereinige die zwei reimenden Verse zur Langzeiie. 



Ziir irischen Accent und Verslehre. 541 

Mo-ri-se ri nime nà\r\\ cen-liuahur cen-immarba\g 
Dorosat domun ^ualac h ]| mo-r/ hithbeo bithbuaàach. 
Ri os-duilib thargca gréin\\ri os-fudumnaib dicgein 
Ri tess tuaid tiar ocus tà]r\\fns ni-derntar immargaU. 

Unlersuchen wir beliebige 100 Verse aus diesem umfangreichen Ge- 
dicht, z. B. 2001-2 100, so finden wir folgende Verhâltnisse : der 
ungerade Vers geht 45mal auf eine betonte Silbe aus, jmal auf -^ -; 
der gerade i^malauf- -- -, 3^malauf-=^ -. 

Aehnlich in V. 5473-5572 : in den ungeraden Versen 47mal betonte 
Endsilbe, ^mal -^ - ; in den geraden 2omal - - -, cornai - - ; d. 
h. im Ausgang der Langzeile haben die Paroxytona, die im Mailânder 
Gedicht erst sparlich auftreten, die Uebermacht gewonnen ùber die 
Proparoxytona, was sich leicht aus ihrer grœsseren Hâufigkeit erklârt. 
Dagegen vor der Caesur findet sich neben betonter Endsilbe nur ein 
kleiner Prozentsatz von Paroxytona. Letzteres ist kaum als eine Re- 
miniscenz an das ursprûngliche Schéma zu erklâren, sondern einfach 
aus dem Umstande, dass bei betonter Endsilbe die Assonanz einsilbig 
ist ; einsilbige Assonanz ist natùrlich leichter zu finden als zweisilbige. 
Wo aber dem Dichter eine zweisilbige zu Gebote steht, wendet er sie 
ohne Bedenken an. 

Die freien Verhâltnisse dièses Metrums 'werden hie und da etwas 
kùnstlicher geregelt ; so finden wir in einigen Gedichten das Gesetz 
beobachtet : die erste Halbzeile geht immer auf betonte Endsilbe 
aus (wie ursprûnglichi, die zweite immer trochâisch' (im Gegen- 
satz zum Ursprûiiglichenl. 

So I . die Strophe im St.Galler Codex 112: 

Is acher in-gaith in-n 6 c h t [ | fufuasna fairgge findfo 1 1 

iV; agor reimm mora mi'nn \\ dond-laechraid lainn ud-lôthlind. 

2. Ein Gedicht in der Handschrift von St. Paul ilr. T. 516 ; Gloss. 
Hib. 267'; erste Strophe : 

Messe ocus pangur bi\n \ \ cechtar nathar fria-sâindan 

Dith a-menma-sain fri-s é i 1 g g 1 1 inu-menma cein im-sdinch e i r d d . 

Weniger streng ist die gewœhnliche Regelung des Deibhide-Me- 
trums in der spâteren Metrik O'Donov. S. 4201; sie verlangt nur, dass 
die geraden Verse den letzten Wortton genau um eine Silbe weiter 
vorn haben als die ungeraden; also Versausgang A : ^, B : -^ -; 

I. Die Ausdrûcke trochâisch, dactyltsch soUen hier wie im Folgenden natùrlich nicht 
die Silbenquantitaet, sondern die Betonungsverhaellnisse bezeichnen. 



542 Ziir irischen Accent und Verslehre. 

oder A : -^ -, B : - - -. Dièse beiden Variaiionen dùrfen in demselben 
Gedichte wechsein. 

Allein die grosse Menge mittelirischer Gedichte, wie sie sich mas- 
senweise in die Prosaerzâhlungen eingeschoben finden, behandeln das 
Deibbide-Meirum in der oben besprochenen freiesten Weise ; ja sie 
scheuen sich oft nicht, auch rythmische Reime hineinzumischen, was 
wir in Mailiinder Gedicht nur einmal gefunden haben, und was im 
Saltair na Rann nur sehr vereinzelt vorkommt is. Rev. Celt., VI, 96K 
Letzteres sind offenbar Nachlâssigkeiten der Dichter. 

Variaiionen : A. Das Versmass wird rythmisch, wenn die Endsilbe, 
wie vor der Caesur, so auch im Versausgang betont wird (vgl. oben 
die « gewœhnliche Seadna »). Wir erhalten dann regelmâssige ryth- 
mische Verse von 7 Silben, die paarweise durch betonten einsilbigen 
Reim verbunden sind. Ein Beispiel bieten die in Colmans Hymnus ein- 
geschobenen Verse 41 u. 42 (Goid. 122; Ir. T. 9) : 

Rofir a-fiada rop fir\\ risam huili sith in-rig. 

Im folgenden Verspaar wird der Reim zweisilbig : 

V. 45 : Sech-roïsed roissam\\hi-flaith nime cofn'ssam. 

Die Klimax geht weiter; der Reim wird dreisilbig laber unryth- 
misch) : 

V. 45 : Rohbem cen-aes /;il-léthu |1 /iz aingliii /Vn-i'fthbethu. 

Wir haben hier ein vereinzeltes Reimspiel vor uns. 

B. Ebenso entsteht ein Rhythmus, wenn umgekehrt der Ausgang 
-!- - - auch vor die Caesur ùbertragen wird. Dies ist das Metrum, 
welches O'Donovan [S. 425) Cashbairn nennt. Aile Verse gehn 
dactylisch aus ; O'Donovans Beispiel lâsst die unbetonte Endsilbe 
reimen : 

Piiirt riogli achaidh fliionnlogha \\ siodh chathail a g-cômhladlia. 
D\x ghoin d'ami i i'igbaine\\ do mharbh soin an slodhuighe 

Haufiger sind Verse mit dactylischem Ausgang ohne Reim (s. un- 
ten). 

DRITTE MODIFICATION. 

Die dritte Klasse von Metren steht in der Mitte zwischen der ersten 
und zweiten. Mit der ersten hat sie gemein, dass die zwei Langzeilen 
der Strophe durch rythmischen Reim verbunden sind ; mit der zwei- 
ten, dass die Silbenzahl der beiden Halbzeilen ausgeglichen ist durch 
Unterdrùckung der unbetonten Siibe vor der Caesur. 



Zjlx irischen Accent und Versiehre. 345 

Eine Gattung dieser Klasse kann als direct aus der « gewôhnlichen 
Seadna » entstanden betrachtel werden ; lautete dort das Schéma : 



123 4 5678 II 1234567 

so finden wir hier i l ^ l 1 1 1 HTâsIIë? 

Aile Halbverse gehen auf eine betonte Silbe aus ; die geraden rei- 
men. Es ist die « grosse Rannaigkeacht » O'Don. S. 422). Vielleicht 
finden sich beide Rythmen zu einer Strophe vereinigt in dem an San- 
ctans Hymnus angehângten Verspaar 21. 22 [Goid. 148; Ir. T. 52) : 
Epscop sanctan sancta srûith \\milid aingel cloth glan gé\ 
Rosoera mo-chorp for-tdlmain\\ ronoeba m-anmain for-ném '. 
Aeltere Beispiele der « grossen Rannaigkeacht » sind ferner : 

1. ein Gedicht in der Handschrift von St. Paul ^Goid, 177; Ir. T. 
319; Gloss. Hib. 268 ; erste Strophe : 

Is en immofdada sds || is nau tholl diant eslinn gùas 
Is le star j as is crann crin || nad déni thoil ind-rig th ûas. 

2. das an den Saltair na Rann angehângte Gedicht CLII éd. Stokes, 
S. 115 ; erste Strophe : 

Nimtha saegid for-dia hdrôn \\ con-ilur mod medar nglâxi 

Condarcuiri arcrichid ngél \\ ruiri reb richid romchâr. 

Im Allgemeinen zeigt aber dièse Klasse von Metren keine so festen 

Regeln ; sie schliesst sich vielmehr an das Deibhide-yersmass an, ist 

also unrythmisch. Dort war der Accent vor der Caesur auf die letzte 

und vorletzte Silbe beschrankt, weil das Reimwort im Versausgang den 

Accent noch weiter vorn tragen musste. Da in unserer Klasse die Lang- 

zeilen reimen, stehn die Wœrter vor der Caesur in keiner Beziehung 

zu den Schusswœrtern ; es kann also der W'ortton vor der Caesur 

eine beliebige Silbe, auch die drittletzte treffen. Ferner war dort das 

Schlusswort niemals auf der letzten Silbe betont ausser in nachlâssig 

gebauten Versen. Hier hàtte aus demselben Grunde auch dièse Beschrân- 

kung keinen Sinn ; der einsilbige Endreim ist daher nicht ausgeschlos- 

sen. So ist ein sehr laxes Metrum entstanden, das namentlich in Hym- 

Pj gern angewendet wird. Es verlangt weiter nichts, als dass jede 

jg^eile 7 Silben zàhlt, und dass je zwei Langzeilen reimen ; die Stelle 

mit àe^}^ ^^^ ^''^'' '^°^^ ^^^ ^^^ ^^™ rythmisch und beginnt also 
'.ten betonten Vocal des Verses. 

1. Die Hdsdu. 
Diess kœnnte nur -gaenzt im ersten Halbvers eine achte Silbe und liesl sancta sruthib. 
wenn sancta i\ir san^^ ^^ die Heilige mit den weisen Alten », was nicht passt, oder 
keinen guten Siun giebu.schrieben ist, « heiliger als die weisen Alten », was auch 
■> lèse : sanctaib, sruthib, milib angel, etc. 



^44 Zur irischen Accent und Verslehre. 

Hie und da finden wir Verse, die genau zu dem urspriinglichen 
Schéma der zweiten Klasse stimmen ; so die erste Strophe von Colmans 
Hymnus iGoid. 121 ; Ir. T. 6 : 

Sen de donfe fordor.té || macc maire ronf é\adar 
Fora-oessam diin in-nôcht \\ ciatiasam cain /émadar. 
Aber schon die folgende Strophe zeigt, dass diess Zufall ist und nicht 
in der Absicht des Dichters lag : 

Itir foss no ûtmaille || itir suide nos éssam 
Ruire nime fri cech-tréss \\ issed attach t7^éssam. 
In demselben lockern Versmass sind gedichtet : 

2. Fiacc's Hymnus, ùber den oben ausfùhrlich gehandelt ist. 

3. Broccan's Hymnus (Goid. 137; Ir. T. 27 ; erste Strophe : 

Nicar brigiî buadach hith \\ siasair suide eoin in-i\\x 
Contuil cotlud cimmcda \\ ind-noib ar-ecnairc am-mà\cc. 

4. Ein Gedicht in der Hdschr. von St. Paul Goid. 177 ; Ir. T. 518; 
Gloss. Hib. 268 ; erste Strophe : 

M-airiucLin hi îuaim inbir \\ ni lan techddis bes 5 es tu 
Cona retghmndib a-réir j| cona grein cona éscu. 

Auch hier fùhren kunstfertigere Dichter Regelungen ein und kehren 
so zum Theil zum Rythmus zurûck : 

I, a. Der einsilbige Endreim wird conséquent durchgefuhrt ; so in 
den zwei Strophen im St. Galler Codex 205-4 '■> ^^^ ^""ste lautet : 
Domfarcai fidbaids fdl \\jomchain loid luin luad nad cé\ 
Huas mo lebran indlinech \\ fomchain frirech innan-én. 

I, b. Auch vor der Caesur wird immer eine betonte Silbe verlangt ; 
das Versmass wird rythmisch. Es ist die « grosse Rannaighe.icht », die 
sich eng an die ^< gewôhnHche Seadna » anschliesst, und deren Bei- 
spiele wir oben aufgefûhrt haben. 

H, a. Der zweisilbige Reim wird durchgefuhrt. Eine Neigung zu 
dieser Form glaubten wir oben bel Fiacc's Hymnus constatieren zu di* 
fen, doch mit vielen Schwankungen. ^,Hjg 

II, b. Auch vor der Caesur muss der Wortton die ^'orletj^Qy^jj 
treffen. Der Ausgang aller Halbverse wird so trochàisch ;_ 'çjj., • ç^^ 
nennt das Versmass « kleine Rannaigheacht ». Diess sin^g,^ Aeltere 
Gedichte. welche einigermassen zu Zimmers Schéma 

Beispiele sind : ,72',; die zweite 

I . der Hymnus S. Oengusii Meic Tipraitr T 
Strophe lautet : 



Zur irischen Accent und Verskhrc. 34$ 

Martinus mirus more \\ ore laudavit déum 
Pure corde cantdvit \\ atque amavh eu m. 

2. Die Strophe im St. Galler Codex 229 : 

Gaib do-chnil isin-chdrcair\\ni roïs chluini ^^-côlcaid ^ 
Truag insin a-Mail Bâchai \\ roighdl ind-srathar dôàcaià. 

^ Ein Gedichtin der Hdschr. von St. Paul (Goid. 176; ir. T. 519; 
Gloss. Hib. 268); erste Strophe : 

Aed oll fri andud n-dne \ \ aed fonn jri failteu fé\e 
In-deil delgnaide as-chôemem\\di-dMdgmb roeren réde. 

4. Sanctans Hymnus (Goid. ,47 ; Ir ^- ^9r, erste Strophe 



'i;\uûà ised ainm as /réssam 



Ateoch rig n-amra n-aihg^ 

Dia damfrim-lorg dia-^'^^humWdia dom-thuus dia iéssam. 

m Der dreisilbige Re.\rr^'^^<^ durchgefuhrt ; auch vor der Caesur 

trifft der Wortton die dr^'^tzte Silbe. Der Versausgang ist also dacty- 

lisch, resp. katalektis';^'-°^haisch 

o • r^ A- u* A^ Hibernicas Exul ad Karohiin imperatorem Mai.Class. 
So im Gedicht c . , ^ , j 

.ramm. Ceit. 948; Dummier, Poetae lat. med. aev., 
Auct. V, 412 ; ^^ ' 

Charta Christo comité \\per telluris sp àûum 
Ad Caesaris régium \\nunc perge pal âxïum. 

i^ezeichnend fur die irische Aussprache des Latein sind wiederum 
iôngaeviis, lôngaevi, victores, pi'iellis in den folgenden Strophen vor der 
Caesur, 

Im Irischen wird dièses Schéma sehr seiten sein, da, wie schon œfter 
erwâhnt, der conséquente dreisilbige Reim hier zu schwierig ist. Duch 
treffen wir mehrfach denselben Rythmus ohne Reim, wo dann nicht 
zu entscheiden, ob er zu unserer zweiten oder dritten Klasse gehœrt 
(s. obenK Der Reim wird durch gehâufte MHteration ersetzt. In Folge 
des mangelnden Reims fâllt die strophische Ghederung auseinander ; es 
kœnnen mehr ais vier Verse zur metrischen Einheit vereinigt werden. 
Der Schluss wird hie und da durch einen kiirzeren Vers markiert. 

Mehrere solcher Gedichte fmden sich im « BooK of Rights >-> \tà. 
O'Donovan, S. 194-2021, z. B. S. 198 : 

Nice, nimtha seilhh sâerfhorba 
Do mliac Mucchna mithisi 
Ar a'mhcad is imnairi 
Tiiismeadh cland fri côibhdhckhu 



546 Zur irischen Accent und Verslehre. 

Is fearr ecaibh âthahi 
Ole buanudhugh béd. 
Aehnliche Gedichte finden sich Senchus Mor, \, 64 und Ir. T. S. 288 
f., W'ohl auch S. 68 u. 69, 

Variation zu III. Fallen in dem Verse, den das Gedicht des Hiber- 
nicus Exul zeigt, die beiden letzten unbetonten Silben weg, so erhalt 
man zweite Walbzeilen von 5 Silben, deren letzte betont ist ; der Reim 
wird also einsilb"ig. 2>o im Gedicht von Kloster-Neuburg ^Gramm. Celt. 
954; Rev. Celt. II, 1 13 ; Gloss. Hib. 265]; die letzte Strophe lautet : 
Mucholmoc ramchdrck<;tar\\ar-fegad ar-f is 
Isairi ramchàrastc\r\\ucJr istend mo-chris '. 
Giebt man auch die zwei c^baoriten Silben vor der Caesur auf, so 
besteht der Vers aus zwei funfsUbig^n Halbzeilen, die beide auf eine 
betonte Silbe ausgehn. Bedeutsam îùr i\q Entstehung dièses Rythmus 
ist, dass er in dem genannten Gedicht mK(jg^ ersteren abwechselt ; 
V. $ und 6 lauten : 

Cris naîhrach mu-chris\\nathair imatà 
Naramgonat fir\\naramilleî mnà. 
Diess mag genugen. Da die besprochenen Strophenu^^j^ unlœsbar 
miteinander verknùpft sind, und da die eine derselben ,.^ ^^^^^^, 
unzweifelhaft direct aus der lateinischen Poésie ubernommen ,^^ ^.^^ 
sich die Annahme nicht abweisen lassen, dass sie sammthch im ..^^^^ 
Grunde auf den spâtlateinischen Rythmen basieren. Fast aile Variatio.^ 
erklâren sich aus dem Bestreben, 1. den schwierigen dreisilbigen Rem. 
zuvermeiden, 2. die beiden Halbzeilen einander anzugleichen. Auch 
wird vvohl nur so verstandlich, wie im Irischen unrythmische Metren 
entstehen konnten. Beweisend fur lateinischen Ursprung smd ferner die 
technischen Bezeichnungen in den Vorreden zu den irischen Hymnen 
Is Goid 9^ffK Das Versmass heisst rithim = rhythmus, die Strophe 
'càiptel =z capitahwu die Halbzeile Une = linea. Dass daneben auch das 
echt irische rann rand fur « Strophe » vorkommt, spricht mchtdagegen. 
WoUte man die Einwendung machen, es sei unwahrscheinlich, dass 
die profane irische Poésie sich nach dem Muster der geistlichen gerich- 
tet habe so lâsst sich darauf erwidern, dass diess auch bei einer an- 
dern poètischen Form der Fall ist ; es ist diejenige der von Windisch ^ 

,. ,ch glaube daher nicht, dass Zimmers Emendation des v^^^erbten zweuen V^^^^^^^ 
des Gedichts das Richtige trifft ; vor der Caesur muss ^vohl ^ - - stehn ^v.e m den 
ûbrigen Versen. 

2. Rev. Celt. V, 389 ff. 478 ff. 



Zur irise h en Accent und Verslelire. 347 

besprochenen Dichtungen, die mit den kirchlichen Sequenzen eng 
verwandt sind. Auch hat die Thatsache nichts Auffallendes, da die 
irischen Klœster Jahrhunderte lang die Centren der Kultur und Bil- 
dung waren. Ist aber fur mehrere Klassen von Metren lateinischer Ur- 
sprung erwiesen, so wird sehr wahrscheinlich, dass die ganze siiben- 
zâhlende irische Poésie auf laleinischem Muster beruht; die oben nicht 
erw âhnten Rythmen werden sich theils als Variationen der besprochenen 
erkiâren lassen, theils vielleicht direct lateinischen nachgebildet sein. 

Es erhebt sich nun die berechtigte Frage : sollten die Iren der ein- 
zige indogermanische Stamm sein, der von der alt'en, rythmischen 
Poésie der Urzeit keinen Rest bewahrt hàtte ? Das ist nicht meine An- 
sicht. Nur sind die Spuren derselben nicht in der rein silbenzâhlenden 
Metrik zu suchen, sondern, da der Accent in der irischen Sprache eine 
so hervorragende Rolle spielt, muss er auch hier in den Vordergrund 
treten, âhnlich wie in der deutschen Dichtung. Es giebt ja noch manche 
irische Gedichte, welche weder aus der silbenzâhlenden Metrik noch 
aus der Sequenzenpoesie sich erkiâren lassen und bei denen ausser der 
Allitération eben der Accent die Hauptrolle zu spielen scheint ; so na- 
mentlich in den Begrûssungsformeln, z. B. ir. T, 21 1 : 

Fôchen Ldbraid ^ , lùath-lam ar-cldideb 
Cômarbs bûidne | j snéde slégaige 
Sldidid sciathu 1 1 scdilid gôu 
Créchînaigid cùrpu \ dildiu inn-dib 
Mdnraid slùagu \ \ sréid mûine 
Fàbartach fian 1 1 fôchen Ldbraid. 

In diesen und âhnlichen Gedichten dùrfte, wenn irgendwo, die iri- 
sche, echt keltische Poésie zu suchen sein ; vielleicht gehœren auch die 
Amra hieher. Doch wage ich nichts Bestimmteres auszusprechen, da mir 
noch keine Sammlungen vorliegen. 

Juni 1884. 

R. Thurneysek. 

[Wenn ich beim Niederschreiben des Obigen W. Meyers inhaltreiche 
Abhandlung « Der Ludus de Antichristo und Bemerkungen ùber die 
latein. Rythmen des XII. Jahrh ». iSitzungsberichte d. Mùnchener 
Académie, philos. -philol. Kl. 1882, I, S. 1-192' gekannt hâtte, wâre 
ich der Mùhe des Beweises ùberhoben gewesen, dass die irischen 
Rythmen aus dem Lateinischen stammen ; so mag es als eine kleine 
Ergânzung dazu betrachtet werden. Zur mittelirischen Metrik ver- 
gleiche man jetzt Atkinson : On irisli metric. Dublin 1884.] R. Th. 



DE QUATRE MANUSCRITS DES EVANGILES 
CONSERVÉS A DUBLIN'. 



L'histoire de la Bible dans les Iles-Britanniques présente un grand in- 
térêt. C'est en effet un des chapitres de l'histoire du conflit séculaire 
entre l'Eglise romaine et la civilisation celtique. Mais ce sujet est diffi- 
cile à étudier. Les manuscrits irlandais et anglo-saxons de la Bible latine 
se bornent, à l'exception d'un ou de deux, aux Evangiles, et nous avons 
très peu de renseignements précis sur eux ; en outre, leur date est si in- 
certaine, que les meilleurs auteurs diffèrent de deux cents ans dans leurs 
appréciations ; du reste, le plus grand nombre de ces manuscrits ne pa- 
raissent pas beaucoup plus anciens que le vur" siècle, c'est-à-dire que 
l'époque où l'assimilation des Iles-Britanniques à l'Eglise de Rome 
était presque un fait accompli. C'est donc avec empressement que nous 
devons accueillir la nouvelle et intéressante publication de l'Université de 
Dublin. M. T. K. Abbott, professeur à cette Université, déjà connu par 
d'importants travaux relatifs à la Bible ^ vient de publier avec un grand 
soin, en deux élégants volumes imprimés par VUniversity Press^ le texte 
ou la collation de quatre des beaux manuscrits des Evangiles qui sont 
conservés à Trinity Collège, dont il eslfellow. L'un de ces manuscrits re- 
monte, sinon à la fin du vr siècle, comme le pense l'éditeur, du moins à 
une époque presque aussi ancienne; il nous ramène donc au temps où 
l'Irlande avait conservé encore, avec sa liturgie et ses coutumes na- 
tionales, l'ancienne Bible antérieure à saint Jérôme. 

L'histoire de la Vulgate dans les pays celtiques est l'histoire des rela- 
tions de ces pays avec le continent. Pour les plus anciens temps, les 
manuscrits nous manquent; mais il nous reste un grand nombre de témoi- 
gnages des anciens auteurs irlandais ou bretons ; ces citations ont été 

1. Evangeiiorum versio Antehieronymiana, ex codice Usseriano (Dublinensi,', adjecta 
collatione codicis Usseriani alterius. Accedit versio vulgata sec. cod. Amiatinum, cum va- 
rietate cod. Kenanensis iBook of Kells) et cod. Durmachensis [Book o) Durrow), edidit ti 
praefatus est T. K. Abbott. Dublin, Hodges (London, Longinan]. 1884, 2 vol. in-8. 
Prix : 21 sh. (26 fr. 20- 

2. Par Palimpsestorum Dublinensium, Dublin, 1880; W. H. Ferrar et T. K. Abbott, 
Collation of Jour important Mss. of the Gospels, Dublin, 1877. 



De quatre manuscrits des Evangiles conservés à Dublin. 349 

recueillies et étudiées avec beaucoup de conscience par M. Haddan ', 
dont l'intéressante monographie doit être mise à côté du bel article 
publié par M. Westcott dans le dictionnaire de W. Smith 2, mais tout ce 
qui a été écrit depuis vingt ans sur le sujet qui nous occupe ne pèse pas 
autant que les quelques pages de M. Westcott. 

L'ancienne version latine est le fonds commun de toute la tradition 
ecclésiastique de la Grande-Bretagne et de l'Irlande, mais dès le com- 
mencement du Y" siècle, nous voyons la Vulgate s'infiltrer dans les écrits 
des auteurs bretons. Le seul écrivain peut-être que nous trouvions entiè- 
rement confiné dans la version antique est saint Patrice, au temps 
duquel, quoi qu'en dise la légende, les invasions barbares avaient à peu 
près coupé toutes les communications entre le monde celtique et les pays 
latins. Le progrès de la Vulgate suit une marche lente, mais sûre, du 
VF au vir et du vii>-' au viii" siècle; vers Pan 900, on ne trouve plus 
dans les auteurs que quelques restes de l'ancienne traduction, dont les 
derniers vestiges s'en vont se perdre au xiT siècle, à l'époque même où 
la soumission de l'Eglise d'Ecosse, commencée dès 669 et lentement 
poursuivie, s'achevait par la consécration d'un moine de Canterbury 
comme évêque de Saint-Andrews. A ce moment, l'Eglise d'Irlande avait, 
depuis près de cent ans, perdu ses derniers privilèges et tous ses traits 
nationaux. 

On ne peut distinguer l'histoire de la Vulgate en Angleterre d'une part, 
et dans les pays celtiques de l'autre, de même qu'il est difficile de séparer 
entièrement l'étude des destinées de l'Eglise dans les royaumes anglo- 
saxons de l'histoire ecclésiastique d'Ecosse, d'Irlande et du pays de 
Galles. Sans doute. Canterbury a été la base d'opérations de l'armée 
envahissante, et lona le centre de la résistance nationale, mais le nord 
de l'Angleterre a été le champ de bataille des deux communions rivales; 
les Ecossais ont au vii^ siècle colonisé religieusement le pays situé au 
nord de l'Humber, où les moines d'Iona occupaient l'évêché de Lindis- 
farne tandis que déjà le sud de l'Irlande négociait avec Rome. C'est 
ainsi qu'une partie de nos meilleurs manuscrits des Evangiles du type 
irlandais proviennent de Mercie ou de Northumbrie, et ces manuscrits 
eux-mêmes sont, comme le plus grand nombre de ceux qui ont été copiés 
en Irlande, des textes mêlés, c'est-à-dire des Vulgates remplies d'inter- 
polations irlandaises. Le mélange destextes, voilà le caractère dominant 
de l'histoire de la Bible latine dans les Iles-Britanniques. 

1. A. W. Haddan et W. Siubbs, Councils and eccl. Documents ni. tû Gr. Britain and 
Iretand, t. I, Oxford, iSôÇ), ApptndixG. 

2. Dictionary oj the Bible, t. III, 1863, p. 1688 et suiv. 



3 50 De quatre manuscrits des Evangues conservés à Dublin. 

Y a-t-il eu une recension irlandaise de l'ancienne version latine, et 
quels en ont été les caractères ? Telle est la question que pose devant 
nous la récente publication de M. Abbott. 

Le plus ancien des manuscrits de Trinity Collège, le Codex Usserianus 
(A, 4, 1 5) est un petit volume écrit, dit M. Abbott, à la fm du vi* siècle 
(de plus prudents diraient au vu* siècle), d'une belle écriture semi-on- 
ciale irlandaise. Entièrement rongé sur les bords, il a néanmoins été dé- 
chiffré avec beaucoup de patience et de pénétration par l'éditeur, qui a 
reproduit l'original lettre pour lettre, avec tant d'exactitude que l'on peut 
presque le reconstituer à coup sûr, à l'exception des quinze premiers 
chapitres de l'évangile de saint Mathieu, des premières lignes de l'évan- 
gile selon saint Jean et de la fm de celui de saint Marc, qui n'ont pas 
été conservés. 

Le manuscrit de l'archevêque Usshera déjapris son rang au milieu des 
anciens textes des Evangiles; il est désigné en Angleterre par la lettre r, 
le signe r^ étant réservé au deuxième manuscrit d'Ussher dont il sera 
question plus tard. Notre texte n'a rien de commun avec la Vulgate ; il 
appartient à la recension antérieure à saint Jérôme et, pour parler exac- 
tement, au groupe des textes dits « européens », qui ont été en cours, 
au jugement de MM. Westcott et Hort, dans le nord de l'Italie et en 
Gaule, à partir du iv« siècle '. Mais est-ce un texte européen pur, ou 
est-il à rapprocher, comme son origine le fait présumer, des autres ma- 
nuscrits irlandais, qui forment famille entre eux et se reconnaissent à 
certaines leçons bien connues ^ 

Au premier moment le doute est permis. Les interpolations classiques 
des manuscrits irlandais postérieurs, telles que M. Westcott les a réu- 
nies, en sont en effet absentes, à l'exception d'une seule -. Mais si nous 
pénétrons dans le détail du texte, toute incertitude disparaîtra. Nous 
rencontrons en effet bon nombre de leçons intéressantes et qui ne se re- 
trouvent que dans des manuscrits irlandais ou dans quelques textes 
mêlés qui marchent d'ordinaire avec les textes irlandais 5. Il y a plus. Il 
existe, dans le recueil qui porte le n" 1 595 à la Bibliothèque conventuelle 
de Saint-Gall, un fragment de messe des morts, d'origine écossaise ou 

1. Le manuscrit dont le Codex Usserianus se rapproche le plus est, pour saint Mathieu, 
ainsi qu'il résulte des collations que veut bien nous communiquer M. Youngman, le 
Codex Clai omontanus du Vatican, désigné ordinairement par la lettre h. 

2. Jean, xix, }o : cum tradidisset spiritum^ etc. 

3. Matth , xviii, 10; de pusillis istis qui credunt in me; xix, 28: in generatione; 
XXIV, 38: nubebant et uxores ducebant ; xxvu, 32 : venientem obviam; Jean, m, 23 : ve- 
niebant multi;xi, 44 : fasceis ; Luc, 11, 1 : censum profit, univ. in 0. t.\ xxii, 5 : gavisi 
sunt et pulliciti sunt. 



De quatre manuscrits des Evangiles conservés à Dublin. 551 

irlandaise, datant du viii* ou du ix" siècle, dans lequel se lit le récit de la 
résurrection de Lazare [Jean, xi, 14-44I. Or, ce texte, que M. Haddan a 
publié le premier et qui va être édité de nouveau, dans les Old Latin 
Biblical Texts, par M. Wordsworth, est d'accord presque en tous les 
points, ainsi que M. Haddan en a déjà fait la remarque, avec le ma- 
nuscrit d'Ussher. Cet accord du plus ancien manuscrit irlandais que nous 
connaissions avec un document liturgique également irlandais nous suffit 
pour pouvoir affirmer que nous possédons un texte usité très ancien- 
nement en Irlande. Quant aux autres caractéristiques des manuscrits ir- 
landais du viii" siècle, dont le texte est d'ailleurs beaucoup moins pur à 
tous égards, il est permis de supposer qu'elles n'appartiennent pas à la 
forme primitive du texte irlandais. 

Ce texte, nous l'avons dit, est fort peu différent de celui qu'on appelle 
<-< européen », c'est-à-dire de la forme la plus 'ordinaire de l'ancien 
texte latin, mais il présente certaines singularités dignes de remarque ; 
nous y trouvons des leçons qui ne se rencontrent pas ailleurs, et qui 
pourraient bien indiquer une retouche de l'original faite par un homme 
qui savait un peu de grec. C'est ainsi que dans le passage Luc, xxiii, 50, 
tandis que les autres textes ont tous la leçon : << Joseph qui eratdecurio », 
on lit dans le manuscrit d'Ussher les mots : « decurio sibi sufficiens >■>, qui 
pourraient sembler une traduction fautive du mot 'j-iz/tov. Ces traces, 
du reste insignifiantes et même peu certaines, d'un essai de revision 
sur le grec, sont peut-être d'accord avec le peu que l'on croit savoir 
des auteurs irlandais et gallois et particulièrement de Gildas. 

Entre ce texte pur irlandais et la Vulgate,tou3 les intermédiaires exis- 
tent. Le plus grand nombre des textes irlandais ne sont, autant que nous 
pouvons le savoir, pas autre chose que des « textes mêlés », qui même 
ont le plus souvent pour base, non point l'ancienne version, mais la 
Vulgate. Ces mélanges de texte se retrouvent partout, mais ils n'ont 
nulle part une aussi grande importance que dans les Iles-Britanniques. 
La chose s'explique fort simplement par la date même du plus grand 
nombre de nos manuscrits, parle conflit des deux rits romain et écossais 
dans les pays saxons et celtiques et par la confusion qui a certainement 
accompagné la victoire des missionnaires romains sur l'ancienne civi- 
lisation du pays. 

Lorsqu'en 596 saint Augustin aborda dans l'ile de Thanet, apportant 
la liturgie romaine, la Pâque et la tonsure romaines, le christianisme au- 
tochthone avait, paraît-il, entièrement disparu des pays occupés par les 
Anglo-Saxons. Les rapprochements que l'on tenta d'établir entre les 
missionnaires romains et l'ancienne Eglise du Pays de Galles échouèrent; 



5 52 De quatre manuscrits des Evangiles conservés à Dublin. 

on peut donc croire que l'Eglise missionnaire anglo-saxonne resta pure 
de tout mélange avec les anciennes traditions du pays. Néanmoins, soit 
que les manuscrits confiés à Augustin par saint Grégoire n'eussent pas 
été bien choisis, soit plutôt que leur texte eût été altéré dès l'abord, 
Canterbury n'a pas été une source de bons textes ; aucun de nos plus 
anciens manuscrits anglo-saxons ne contient ce que l'on appelle une 
« bonne Vulgate ». Les admirables monuments de la calligraphie saxonne 
qui portent les noms de « Bihlia Gregoriana », d' « Evangiles de saint Au- 
gustin », etc., contiennent tous un grand nombre de leçons de l'ancienne 
version '. C'est peut-être seulement quatre-vingts ans plus tard que la 
pure Vulgate fut apportée d'Italie en Angleterre ; elle le fut apparemment 
par les abbés de Wearmouth et de Jarrow. Nous possédons un livre tout 
entier, consacré par Bède, qui avait été élevé à Jarrow 2, à l'histoire des 
voyages des abbés de ces deux monastères, situés près de Durham, dans 
le Northumberland, au tombeau des Apôtres; parmi les trésors que Be- 
noît Biscop et Ceolfrid rapportent sans cesse de Rome ou qu'ils ont 
acquis le long de leur voyage à travers les Gaules, la Bible occupe tou- 
jours le premier rang. Au reste, si Bède ne s'est pas trompé, Ceolfrid 
avait également rapporté de Rome un exemplaire complet de l'ancienne 
traduction. Aussitôt après les premiers voyages des abbés de Wearmouth 
à Rome, nous trouvons dans le Northumberland tout un groupe de ma- 
nuscrits qui présentent une ressemblance frappante avec le célèbre Codex 
Amiatinus. Ce n'est pas assez. M. de Rossi vient d'avancer?, et il dé- 
montrera sans doute très prochainement, avec l'autorité qui s'attache à 
son nom, que cet illustre manuscrit du Monte Amiata n'est pas un autre 
que celui que rapportait au pape en 716, en échange de ses présents, le 
deuxième abbé de Wearmouth, 

Ccolfridiis^ Anglorum extremis de finibiis abbas. 

Ainsi le plus beau texte de la Vulgate que nous ayons est un don de 
l'Angleterre. Ce fait est remarquable à tous égards, mais il ne doit pas 
nous arrêter en ce moment. 

La conquête du nord de l'Angleterre par l'Eglise romaine ne se fit pas 
sans alternatives de succès et de revers. Pendant une grande partie du 

1. On peut même regarder la célèbre Biblia Gregoriana du Briîish Muséum (i, E, vi) 
comme formant famille avec les textes mêlés bretons et irlandais (communication obli- 
geante de M. Youngman). 

2. Vitae b. abbatum Wlremuthens. et Girvens., éd. Giles, t. IV. 

3. La Biblioteca delta Sede Apostolica ed i Catatogi dei suoi Mss., Rome, 1884, in-4, 
p. 29 (Extrait des Studi di Storia e Diritto, t. V). La découverte de M. de Rossi sera 
présentée au public par M. Anziani. Comparez du reste P. de Lagarde, Miltheilungen. 
Gœttingue, 1884, p. 24J et suiv., et K. Wamznn^ Zcitsctir. /. wiss. TheoL, t. XVl, 
1873, p. 596. 



De quatre manuscrits des Evangiles conservés à Dublin. 3 5 3 

VII* siècle, les moines d'Iona, solidement établis à Lindisfarne, furent les 
seuls missionnaires et les seuls évêques de la Northumbrie, et lorsque le 
roi Oswin eut fait en 664 sa soumission au siège de Canterbury, la riva- 
lité des influences romaine et écossaise et le mélange des traditions reli- 
gieuses resta longtemps encore la loi des provinces du nord de l'Angle- 
terre, comme, à un degré bien supérieur, des pays celtiques eux-mêmes. 

En effet, depuis qu'en 634 le sud de l'Irlande et en 705 le nord de 
cette lie et une partie de l'Ecosse avaient accepté la Pâque romaine, le 
pays était ouvert à l'influence du siège de Rome. lona fut divisé pendant 
une partie du viu"^ siècle, et le célèbre abbé de ce grand couvent, Adam- 
nan, avait le premier prêté l'oreille aux suggestions des Romains. Toute 
l'histoire de l'Eglise celtique, de la fin du vu'' au xii'' siècle, n'est que 
l'histoire des progrès de l'autorité romaine. Peut-être nous expliquerons- 
nous assez facilement, par cette remarque bien simple, le fait que presque 
tous nos manuscrits irlandais, merciens ou gallois, sont des textes mêlés, 
remplis de leçons irlandaises, mais dont la Vulgate est la base. 

La célèbre bibliothèque de Trinity Collège, à Dublin, contient toute 
une collection de ces textes mêlés irlandais, Book ofDurrow, Bock of Kells, 
Book of Armagh, Book of Dimina, Look of Moling, Usserianus^. Nous 
avons encore bien peu de renseignements sur plusieurs de ces ma- 
nuscrits, dont l'un, le Book of Armagh, est le seul manuscrit irlandais 
qui contienne tout le nouveau Testament ; nous ne pouvons cependant 
pas reprocher à M. Abbott de n'avoir pas profité de l'édition des Evan- 
giles de Durrow et de Kells pour nous donner quelques détails sur les 
autres manuscrits de la collection qu'il connaît si bien, car nous avons la 
preuve de sa réserve, qui est vraiment presque excessive. 

Il règne en général, sur la date des manuscrits irlandais, une incerti- 
tude extrême. Certains auteurs, qu'il est bien difficile de suivre, font 
remonter le Book of Durrow jusqu'au commencement du vii*^ siècle, sinon 
plus haut, et placent le Book of Kells peu après. Les plus prudents, 
comme M. Haddan, donnent au contraire pour date à tout le groupe de 
nos manuscrits le commencement du ix"^ siècle; M. Abbott est disposé à 
placer le plus récent des deux, le Book of Kells, au viii" siècle. Il serait 
pourtant désirable que cette question fût discutée à fond, car l'histoire de 
l'art irlandais tourne, pour ainsi dire, autour de ces précieux mss., véri- 
tables chefs-d'œuvre de la calligraphie celtique, dont les fac-similé rem- 
plissent les publications de M. Westwood et les albums de la Palaeogra- 
phical Society et de la collection des National Manuscripts of Ireland ,. 

I. M. Abbott aurait pu mentionner, à côté des facsimik du book of Kells publiés dans 
Rev. Ce! t. VI. 23 



3 54 D^ quatre mauuserits des Evangiles conservés à Dublin. 

Non seulement M. Abbott semble parfois craindre de prendre parti dans 
ce débat [car l'expression: « serioris aevi », p. xvin, par exemple, ne 
suffit nullement à dater le Codex Usserianus-], mais il s'abstient presque 
de toute description de ses manuscrits, et après qu'on a lu et relu son 
introduction, bien des points restent encore incertains à l'esprit. 

Le plus important comme le plus beau des manuscrits peints de Tri- 
nity Collège est certainement le Book of Kells in" A, i, 6\. Kells ou Ce- 
nannus est la célèbre abbaye du comté de Meath où l'abbé d'Iona trans- 
porta en 802 les reliques de saint Columba, lorsque son couvent eut été 
incendié par les Normands. Le fond du texte du Codex Kenanensis est la 
Vulgate, mais mêlée d'un grand nombre de leçons de type européen 
et de beaucoup de leçons irlandaises'. Ce que ce texte a de plus 
curieux, c'est qu'il nous laisse voir le procédé par lequel il a été compilé. 
Il est rempli de ces répétitions de mots que les Anglais appellent con- 
flate readings et que nous pouvons nommer doublets. J'en donnerai 
quelques exemples. Matth., vi, \G, la Vulgate écrit : « exterminant enim 
faciès suas « ; un manuscrit de Saint-Germain qui se rapproche souvent 
des Irlandais, g^ traduit, ainsi que le groupe des manuscrits de Tours 
[gat., mm] et la Biblia Gregoriana : « demoUuntur » ; on lit dans le ma- 
nuscrit de Kells: « demuliuntur exterminant ». Dans le fameux passage, 
Matth., XXI, 31, où la Vulgate a la leçon: « dicunt primus » et divers 
manuscrits irlandais ou mêlés, les mots : « dicunt novissimus » ou « dicunt 
ei novissimus », le Codex Kenanensis écrit : « dicunt primas ei novissimus ^-^ . 
Il en est ainsi en beaucoup de passages -. Le scribe trahit son procédé 
par la note qui s'est glissée dans le texte au chap. xxiii'' de saint Luc, 
verset 15, où on lit : « In alio sic : Remisi eum ad vos. Nam remisi vos ad 
illum ». On voit qu'ici même la glose a été mise avant le texte. Ailleurs 
(Matth., XIII, 1 5I, le doublet est amené par les mots « et iterum ». Mais 
il ne faut pas croire que toutes ces leçons doubles soient propres au 
Codex Kenanensis ; ce n'est pas seulement le manuscrit de Kells où l'on 
trouve des répétitions et des traductions doubles, ce sont en général les 
textes mêlés. On en pourrait donner de nombreux exemples. 

Il y a en effet un grand nombre de textes mêlés des Evangiles, soit 
irlandais, soit gaulois d'origine, qui contiennent des interpolations ou des 

les ouvrages mentionnés ci-dessus, les beaux dessins de Miss Stokes qu'accompagne un 
texte du docteur Todd {Vet. Monum., t. VI, Londres, 1869, in-folio). 

1. Matth., I, 25 : unigenitum : viii, 24 (add.); xiv, 35 : venerunt et ador. eum; xviii, 
10 ('= r';xxi,9: excehis; xxi, }i (doublet'; xxvi, 9: praetio; xxvii, 49 (add.) ; Luc, 
xiv, 2j: compelle intrare quosc. inveneris ; xxi, 3 (add.); xxii, j (= r) ; Marc, xiii, 18 
(add.). 

2. Matth., XX, 15; xxiu, 25 ; Luc, xiv, 19; xviii, 14; Marc, 11, 21; xii, 42, etc. 



De quatre manuscrits des Evangiles conservés à Dublin. ^55 

doublets du genre de ceux que nous avons relevés. Chose singulière, 
plusieurs des manuscrits gaulois qui rentrent dans cette famille se rat- 
tachent par des liens évidents à la Grande-Bretagne : ce sont les trois 
manuscrits de Tours, qui portent les noms de manuscrits de Saint- 
Martin, de Saint-Gatien et de Marmoutier, et dont nous nous abstenons 
de parler, en attendant que M. Delisle ait publié son étude impa- 
tiemment attendue sur les manuscrits copiés à Tours au temps d'Alcuin. 
On sait qu'Alcuin était d'York. Mais il y a également une parenté évi- 
dente entre d'autres textes mêlés provenant de France et l'école irlan- 
daise. Je n'en donnerai qu'une preuve : Dans le célèbre manuscrit de 
Saint-Germain lat. 1 1 $53 ou g') qui est du ix^ siècle, on lit mot pour 
mot le même doublet que nous avons signalé plus haut dans le Book of 
Kells iLuc, xxiH, 151 ; « In alicjuo reinisit enim euni ad nos nam remisi vos 
ad ilhun ». Il n'en faut pas plus pour attester l'influence que les cor- 
ruptions du texte irlandais ont exercée sur les textes de la Gaule. 

Le manuscrit de Durrow' in° A, 4, 5) nous intéresse beaucoup moins 
que le Livre de Kells. Il est vrai qu'une note qui y est copiée, qui parait 
avoir été récrite mais qui est néanmoins ancienne, nomme Columba 
comme le copiste du manuscrit. Le saint fondateur d'Iona et de 
Durrow est mort en 597, mais nous avons déjà vu que notre manuscrit 
n'est certainement pas aussi ancien. On lit du reste à la fin de l'Evangile 
de saint Luc une note d'une écriture de beaucoup postérieure, que 
M. Youngman a bien voulu me faire connaître : « y Miserere domine 
nsmani 7 fdii netli j-. « 

Le texte du Book of Durrow est une Vulgate avec quelques leçons pu- 
rement irlandaises (p. ex. l'addition, Jean, xxi, 6, ou communes à cer- 
tains textes irlandais et européens. Quant au deuxième ms. d'Ussher, qui 
porte le n° A, 4, 6, c'est également un texte mélangé, mais beaucoup 
plus rapproché de l'ancienne version , et où l'on rencontre nombre de leçons 
purementirlandaises^; une de cesleçons en particulier Matth.,xxi, 29-3 1), 
ne se lit que dans le manuscrit de Rushworth et sur les marges du Codex 
Toletanus et a conservé un excellent texte, celui du manuscrit du Vatican 
Bi. M. Abbott estime que le texte de notre manuscrit varie suivant les 
endroits de la Vulgate à la version ancienne. L'écriture ne paraît pas 
beaucoup plus ancienne que le x'^ siècle, mais nous n'osons déterminer 
en un sujet si délicat. 

L'ordre des Evangiles est, dans le premier manuscrit d'Ussher, comme 

1 . Durrow ou Dearmag, King's County. 

2. Matih., XIX, 28 : generatione ista ; xxiv, 10: occident se invicem ; xxiv. 38 (= r); 
%\\ij ç) : praetiû magno; xxvu, 49 (add.); Luc. xiii, 26 (cm); Marc, xiu, 18 (add.), etc. 



3 56 De quatre manuscrits des Evangiles conservés à Dublin. 

dans le plus grand nombre des anciens manuscrits de la version antérieure 
à saint Jérôme : Matthieu, Jean, Luc, Marc ; au contraire, le Codex Us- 
serianus^ suit l'ordre de la Vulgate, de même que les manuscrits de 
Durrow et de Kells, mais dans le Book of Durrow^ s'il faut en croire 
M. Abbott, les sommaires et les arguments des Evangiles de saint 
Matthieu et de saint Marc sont en tête, suivis des arguments seuls de saint 
Luc et de saint Jean, et les sommaires de ces deux Evangiles sont relégués 
à la fin, sans titre, mais cette question a besoin d'être reprise; de même, 
dans le Book of Kells, les sommaires des deux derniers Evangiles sont 
réunis, sans titres, après les arguments, ce qui semble indiquer une parenté 
entre ce manuscrit et le précédent. On lit en tête de saint Luc, dans le 
premier manuscrit d'Ussher et dans ceux de Durrow et de Kells, une in- 
terpraetatio des noms de cet Evangile que nous retrouvons du reste dans 
d'autres manuscrits dont l'un provient également des Iles-Britanniques , 
La division en chapitres et les sommaires des anciens manuscrits de 
la Bible ne doivent jamais être négligés. M. Abbott a imprimé avec le 
plus grand soin les anciens sommaires (appelés brèves causae dans le 
Book of Durrow] qui se lisent dans les manuscrits de Durrow et de Kells; 
ils correspondent à peu près exactement à la division des chapitres que 
nous trouvons dans le premier manuscrit d'Ussher. Ces brèves ne sont 
pas inédits; ils sont imprimés, d'après le ms. lat. 2<i^Colberîinus, ou c\ 
dans l'édition de Sabatier ; ils se lisent également, reproduits dans un 
texte un peu différent d'après un ms. de Murbach, dans le t. I des oeuvres 
de Tommasi, publiés par Vezzosi ; enfin les mêmes sommaires, pour 
l'Evangile de Saint Matthieu, ont été imprimés deux fois, par Martianay 
et par M. Wordsworth, d'après le manuscrit g' ilat. 1 1 5 5?^. On voit 
que c'est la troisième et même en partie la cinquième fois que ces som- 
maires voient le jour. Ils nous conservent, ainsi que Martianay Ta déjà 
fait remarquer, une ancienne division de la version antérieure à saint 
Jérôme. Dans les deux manuscrits de Durrow et de Kells, les quatre 
Evangiles de saint Matthieu, de saint Marc, de saint Luc et de saint Jean 
sont divisés en 75, 46, 79 et 36 chapitres. Cette division esta peu près 
exactement celle du premier manuscrit d'Ussher ; malheureusement les 
numéros des chapitres ont été quelque peu retouchés dans ce manuscrit, 
et nous ne parvenons pas à comprendre parfaitement quelle était la nu- 
mérotation exacte de la première main. Il aurait été à désirer que l'édi- 
teur choisît, pour la faire photographier, une des pages où se trouve la 
trace d'une semblable retouche. 

I. Lat. 9389 (Evangiles d'Echternach) et ii959- Incipit : « Agiisti solenniterstantts. » 



De quatre manuscrits des Evangiles conservés à Dublin, 557 

Si cet article paraît un peu long et s'il n'est pas exempt d'erreurs, 
nous prions le lecteur de considérer que la responsabilité en revient en 
partie à M. Abbott, qui aurait pu beaucoup mieux que nous traiter dans 
sa préface des questions que nous avons été obligé d'aborder à sa place. 
Nous aurions du reste mauvaise grâce à le lui reprocher^ car il a été 
assez bon pour corriger les épreuves de cet article, et nous devons à la 
reconnaissance comme à l'impartialité de le féliciter encore une fois de sa 
belle publication. Nous ne terminerons pas ces lignes sans exprimer nos 
remerciements au Rev. Gw. Youngman, de Greenwich. et à notre ami 
M. J. Wordsworth, pour le concours qu'ils ont bien voulu nous donner 
dans la tâche difficile de parler en France de choses irlandaises, lorsque 
les Irlandais eux-mêmes gardent un silence assurément plus modeste, 
mais peu instructif pour le lecteur studieux. 

Samuel Berger. 



GLOSES BRETONNES. 

Pour ne pas perdre le blanc qui reste dans cette page, nous le remplissons 
avec des gloses bretonnes qui nous ont été communiquées autrefois par M. Mowat. 

1) Silva quae vocatur ncmet (dans un acte du Cartulaire de Quimperlé, daté 

de l'an 1031, et reproduit par D. Morice, Hisl. de Brd., t. I des 
Preuves, col. 368). 

2) Wen mened, id est montem candidum. E.xtrait des titres de l'évêché de 

Nantes daté de l'an 1123, et reproduit par D. Morice^ Hist. de Bnt., 

t. I des Preuves, col. 548.) 
5) Locum dilecte {sic) solitudinis oui nomen est Pluscocit^ sive pura silva. 

(Extr. des titres de Bégar, de l'an 1150, reproduit par D. Morice, 

Hist. de Bret., t. I des Preuves^ coi. 563.) 
4) loncorus, niirans,apud Armoricos. « Quidam Joncorus quod sonat mirans » 

{Act. Mss. S. Golvcni : cf. Ducange, Glossar., sub vcrbo). 



REMARKS 

ON MR. FITZGERALD'S 

EARLY CELTIC HISTORY AND MYTHOLOGY. 



I hâve just read, with some surprise^ in this Revue, t. VI, n" 2 , p. 1 97, 
tlie following passage in an article by Mr. David Fitzgerald. 

« One great end of philological study is, we présume, to translate, 
and this is a duty our Celtic philologists rather décline. Of the Amra 
Choluim Cille we read in the Goidelica [zà éd., p. 172, n.] of Mr. Stokes, 
« Old-Irish scholarship is not yet' sufficiently advanced to justify anyone in 
atiempting to translate this wilfully obscure composition « . Crowe's answer 
to that was to translate the Amra out and out. So we hâve an édition of 
the Felire based on a translation byO'Curry ». 

Hère there are three misstatements. They are, in efFect, thèse : 
1° That Celtic philologists « rather décline » to translate the texts which 
they publish ; 

2" That the late Mr. Crowe translated the Amra « out and out » as 
an answer to my statement [which I now repeat that we are still too 
ignorant of Old-Irish to translate that composition ; 

3" That my three-text édition of the Calendar of Oengus was « based 
on a translation by O'Curry. » 

I know nothing of Mr. Fitzgerald. But I assume that the misstatements 
above mentioned are unintentional, and that he willbe glad to hâve them 
corrected. 

First, it is untrue that Celtic philologists « rather décline « to trans- 
late their texts. In Welsh I would point to the late Robert Williams 'édi- 
tions of the Seint GreaL the Campeu Charly mac n, and about twenty other 
tracts mentioned in this Revue, V, 261, 262 ; to Mr. Powell's excellent 
publications in the C\mmrodor, and M. Gaidoz' scholarly édition of 
Amlsn ac Amie in this Revue, t. IV, p. 201 '. In Cornish the éditions of 
the Passion, the Création and the Life ofMeriasek, which I hâve published, 

I. Hère Mr. Fitzgerald omits, \vithoLit notice, the words « I think ». They 
would hâve weakened his altack. 



Early Celtic Hlstory and Mythology. 359 

are each accompanied by a literal Ênglish translation. In Middle Breton 
we hâve Vicomte de la Villemarqué's édition of the Grand Mystère de Jésus 
(Paris, 186^^ and the Poèmes bretons (Paris et Nantes, 1879), each with 
a literal French translation. My reprint of the Breton in the Horae is accom- 
panied by a literal English version. In Irish we bave Ascoli's édition, with 
Italian translations, of the glosses at St Gall and Milan : the publications 
in this Rej'uf, of Windisch (V, 118, 389, 4781, Hennessy, Plummer, 
Eduard Mùller, Kuno Meyer : the éditions by Windisch of the 
Noinden Ulad and of the Feast of Bricriu and Banishment of the 
sons of Dul Dermat ; and, lastly, my own publications. Exclusive of 
glosses, thèse now amount to twelve in number^, and, except in three 
instances, I hâve given a translation of every scrap of Irish contained in 
them. Thèse exceptions are the Amra Choluimhchille iGoidilica, pp. 156- 
174, Adamnân's Prayer libid., 174) the Saltair na Rann. I cannot as 
yet, nor, I venture to say, can any Celtic scholar, translate the v^hole 
of thèse compositions. The same thing, mutatis mutandis, may be said of 
the Vedas. But the texts are trustworthy : the first two are accom- 
panied by copious glosses; and though Mr. F. may beunableto use them 
for his mythological medleys, to say that issuing them without trans- 
lations is « the veriest trifling in the name of learning » ? seems to me, 
and, I believe, to ail earnest students, scarcely courteousand somewhat 
unwise. 

Secondly, it is untrue to say that Mr. Crowe translated the Amra in 
answer to my statement above quoted. The facts are that Mr. Crowe's 
so-called translation of the Amra appeared in 1871, more than six 
months before the second édition of my Goidelica was published, and 
that the statement in question was made in référence to Mr. Crowe's 
attempt. How well that statement is justified will be obvious to any one 
reading Mr. Crowe's édition, which is full ofsuchnonsensical guesswork 
as « tree of hounds, pure soûl » (p. i j) ; « Came the foam [which] 

1. I may hère mention my éditions of the two Old-Welsh poems in the Ju- 
vencus ms., through neither in bulk nor in quaiity are they entitled to rank with 
the Works hère specified. 

2. They are 1. Cormac's Giossary (the translation of this is chiefly O'Dono- 
van's"), 2. Fis Adamnâin. 3. The three-te.xt édition 0! the FélireOengnsso. 4. Three 
homilies on Patrick, Brigit and Columba, (the translations of the first and third 
of thèse are mostly by O'Donovan and O'Curry). 5. Homily on S. Martin. 
6. Scéla Lui Brùtha. 7. The Klosterneuburg poem. 8. Goidelica (containing 21 
prose texts and 1 5 poems). 9 The Togail Trot from the Bock of Leinster. 10. The 
Siiltiiir naRann. 1 i. The Togail Tioi from H. 2, 17. 12. Three préfaces from 
ihe Franciscan Liber Hymnorum. 

}. Revue Celtique, W^ 196. 



360 Remarks on Mr. Fitzgerald's 

the plain filters, Came the ox through fifty warriors » (p. 17); « Ad- 
vance from lakes for a net of twists, with celebrities » (p. 19) ; « He 
figulated long as he was » (p. 31) ; « Cry is attacking » (p. 45) ; « His 
offspring were not numerous Until [sic] enemies carried off his head » 
(p. 37); « He profaned nought about jealousy » (p. 59I ; « The 
conweb [sic] he figulated from deed he followed » ip. 67) ; « The pro- 
fession of Cond broke grief through his going for a stay of greatness of 
good » (p. 67I ; « Hecried a melodious lion in a snow's new meeting » 
(p. 69) ; « His choice made ajoy calm-peace » (p. 69) ; « Of heavy ter- 
ritories is a word of noise » ip. 71) ; « Great circles of great turnings, 
great poems of heaven to me sunless is not a suitableness » (p. 75). 

Suchstuffseems tome the drivelof a besotted charlatan. Mr. Fitzgerald, 
however, would call it « a translation out and out ». As he himself 
says « Opinions will differ on thèse matters ». Fortunately for science, 
there are opinions and opinions. 

Thirdly, Mr. Fitzgerald asserts that my three-text édition of the Ca- 
lendar of Oengus ' is based on a translation by O'Curry 2. He doubtiess 
means that the translation contained in my book is founded on O'Curry's 
version. This also is untrue. My translation is, as I said in my book, 
p. 19, and in this Revue, t. V, p. 361, founded partly on the tradi- 
tion of the glossographers, but chiefly on comparison of texts and on 
the glossarial index, which places together ail the passages of the poem 
that are akin in diction or meaning. It is true that I referred to O'Curry's 
translation, as I referred, and u-asbound to refer, to everythingelse that 
might throw light on so obscure a subject. This I hâve expressly acknow- 
ledged both in my book, p. 20 and in this Revue, t. V, p 361 . But to 
say that my version is « based » on O'Curry's is an absolute misstatement, 
as will appear from the folio wing very incomplète list of diffé- 
rences between our translations. In the first column is the Lebar Drecc 
text : in the second is O'Curry's translation : in the third is mine. 



4. I printed in India, iii 186?, for private circulation only, an édition of the 
Lcbar Brccc text et the Félire. This is the book to which Ebel refers in his 
prooeminm to the Grammatica Ceiîica, p. xl. 

5. Mr. F.'s words are « So \ve hâve an édition of the Fclirc — based on a 
translation by O'Curry.» 



Early Celtic History and Mythology. 



361 



line 

3- 
18. 



2$. 
28. 



30. 
42. 
62. 

79- 
81. 
86. 

90. 
96. 



romberthar 
romain aratrogbus 

imrordiis 

domrorbai 

ritroich [leg. rith ro- 

raith] in slogsa 
soréid 
cen einech 
bilhgolait il-loscud 

craibdig 
hit aidble 
faroches 

arn-gêrait 
dorodbad 



100. sentai 



107. 
1 10. 
150. 

'73- 
182. 

24S- 
257, 



261 
284. 



réim calad 
atsluinne 
aichissiu 

fororbairt in cretem 
ciatchois 



PROLOGUE. 

that I may altain 

to wash me from what I 

hâve contracted. 
I celebrate 

this hath been given to me 
of which thèse hosts tes- 

tified 
possible 
infuriated 
are suffering eternal scor- 

ching 
afflicted 
in high places 
who crucified 

our living son 
is oblivious 

he looks out upon 

stern decree 

is heard in 

we see 

the increase of the faith 

are heard 



cit uallaig rig talman the contentious kings of 
earth 

though I wished to be si- 
lent on his greatness, it 
is necessary to rhyme 
him 

great shall be our revvard 

whose family I shall not 
enumerate 

their chiefs are quite ma- 
nifest 



258. cia rosme foa 
mindsom dorigt a- 
rannsom 

bad sonairt arn-airlc 
nachatrissad mûnnter 



285. is mcnand aruire 



iet (it) be given to me 
may it préserve me, for I 

hâve sung it ' . 
I hâve commemorated 
it hath profited me - 
the course which this host 

ran 
very easy 
without mercy 
wail ever in burning 

holy 

they are grand 

by whom sufFered (our 

Lord) 
our champion 
hath perished (better, hath 

been destroyed) 
hath been (better, was) 

sained 
a hard course 
who utters 
thou seest 

The faith has grown 
if thou shouldst mention 

him 
Though haughtyareearth's 

kings 
If we should go under his 

diadem his part would 

corne 

Let our will be firni 

a family would not corne 

to thee 
It is manifest, Chief 



1. In my translation as printed (» may it préserve me from [the evil] that I 
hâve got ! )i), I was misled by O'Curry. 

2. My printed translation has, erroneously, « let him bestow on me ». 



362 

291; 



Remarks on Mr. Fitzgerald's 



2<)2. regmaï «n/wc/i we shall sélect with ail our we will go without any 
dichel cech dirluch endeavours ail that is neglect straightway to 
don bliadain righteous in the year the year 

309, 311. lilessai a sufficiency Thou wilt follow 

313. manithucai samliiid If this did not adopt Unless thou understand so. 

337. flaithcm noem nan- heaven of the saints and The holy prince of the 
duiU créatures éléments 



7. imrordus 
M . dn suba 
12. Crist as runaid rin- 

daig (leg. rima 

rindid) 
16. frisrogabsat rige 

2 3 . ronsnadat dond rigu 

29. ronsnadat diarn-di- 

lius 
50. ainsium ar lin amus 

3 1. sluid Aed fortren 

ainm remain 
binait... barr find ' 



JANUARY. 

I now speak of I hâve commemorated 

the unpieasant bright gladness 

in the mysteries of Christ Christ's mysteries (he) in- 
is acute terpreted 



with him they took sover- 

eignty. 
they hâve passed into the 

kingdom 
hâve gone to our inheri- 

tance 
they abode with the num- 

ber of soldiers 
jet us name Aedh of the 

hosts 
of happy career 
they carry 2 Barrfinn 



(they) ascended to the 

Kingdom 
may they protectus to the 

Kingdom 
may they protect usto our 

possession 
may he protect me against 

a number oftemptations 
Déclare strong Aed 

a name pre-eminenl 
they strike a fair end 



FEBRUARY. 

1 . morait they adorn they magnify 

caid chosen holy 
5. tathus mor maithairt that will bringmuch good she hath much good upon 

to you her 

8. hua an indécis the grandson of 'An the splendid descendant ofthe 

poet sage 

mainech preceptor treasurous 

lanfrecra abundant in works a full answer 

Tonsnada has gone may he protect us 
widower 



19. 

22. 
23- 



24. fcdba (leg. febda) 



1. Sic Rawl. 505 : barrfind, LB. 

2. In the Rev. Matthew Kelly's Calendar of Irish Saints, p. 157, O'Curry 
changed « carry » to « belong. » 



Early Celtic History and Mythology. 363 

27. mor alaidïb [leg. mar great (our happiness) to if we dare in lays 
élàidib] lamais be permitted in our 

poems 

MARCH. 

2. slan doc full of godliness a sound rampart 

}. fcil the festival there are 

6. ronsnaidet they passed may they protect us 

7. nad lig diarn-duaindi- who on our poem will that deserve not reproach 

gnae bring no contempt from our song 

1 1 . hit coimti he is the associate they are comrades 

12. crachais colaind his body was hanged he crucified (his) flesh 

13. ronsnaide Mococmoc Mocoemoc passed away to May my-C6emôc convoy 

don bithcoemnubias the good life that awaits us to the everlasting 
us protection which will be 

17. Patraic comeit mile Patrick with many thou- Patrick guardofthousands 
sands 

10. inochta that were sacrificed glorified 

24. frisnig etla ainbech who shed tears in abun- plenteous pénitence was- 
dance hed them 

27. tuaslucad rédemption loosing 

28. Donrogra, ronsnai- to the Kingdom has she May she cal! us, may she 

dea, sech piana ron- sped by pains, she being protect us past pains, 
sena, Maria ron- sanctified, Maria the may she sain us 
mora beatified 

APRIL. 

I. soeraitkl.Apreil Am- he makes smooth the Ka- HeennoblesApril'scalend, 
brois comeit nglaine lend of April, Ambrose Ambrose, guardofpurity 
of great purity 
7. gérait acute a champion 

7. bledech bellowing wolf-haunted 

1 1 . ronain Moedoc mai- Moedoc of Main fasted May treasurous Maedôc 

nech protect us 

12. datais andsa opair he consented to the ob- A difficultworkhe (Christ) 

noxious opération allotted 

13. gérait Crist cain deo- the acute in Christ was well went Christ's cham- 
chair[leg.deochaid]: gently severed, Paul the pion: may deacon Paul 
Pol deochain dortrema deacon was made of the shelter us ! 

number 



j64 Remarks on Mr. Fitzgerald's 

16. dorcith duit forsidit who quickly flew on her runs to thee quickly 
being summoned 

18. arfet hi feil Septim vft count the festival of On the feast of Septirrus a 

saer deochain do seven noble protecting noble deacon. . was de- 
didnad deacons clared to hâve been so- 

laced 

19. co 'Isu, an soad, to Jésus the replenished to Jésus — a splendid 

asuacht ehorpaln with happiness, out of a change — out et the 
chriad cold body of earth coidness [rectius wealc- 

ness] of a poor body of 
clay 
22. romain Pilip aspal Torn was Philip the may apostle Philip protect 

Apostie us 

24. sochla dine has brought happiness to a famous number 

people 
26. cesais passed through suffered 

MAY. 
I . and tindscan the commencement then begun {rectius begin) 

7. carsat Crist as diliu they loved Christ most fer- (they) loved Christ who is 

ind cach dromma vently, Indeach of Drom dearest, in Daire Ech- 
dairiu Dairiu droma 

10. ronsnada has passed may (he) convoy us 

16. bas caid Charnig fir- the chaste, devout, stead- the holy death of Carnech 

tailc fast Cairnech the mighty 

17. scorsit they hâve rest they unyoked 

28. ronsnada co haingliu byangels hâve been carried may he convoy us to the 

away angels 

29. ronsnadai hâve been carried may (they) convoy us 
ingm aillen inmain a beautiful lovely virgin daughterof loveable Aillén 

51. m/'A/âf corne/ mi/f ^w the month of May ofmany May's month, protection 
primfeil jorlniadsË thousands, of its chief ofthousands, two chief 
festivals we conclude feasts close it 

JUNE, 

8. mor ndidnad of great purity a great solace 

9. imbilhbi ksslaindrtch to the eternal bright shi- wherein is ever a lucid 

ning life light 

13. atmer[b] \ should hâve been mad thou art weak 

24. masa kir ronfethis tuliy I hâve preserved if thou art pious thou 

hast kept it 
2j. lamluoc ghin gddai, Lamiuoc the pure and bril- with Mo-Luoc pure, fair 

liant 



Early Celtic History and Mythology. 365 



JULY. 

I. moras Matha themagnifyingof Matthew whom Matthew magnifies 

5. roir Crist sid slemun for Christ they smoothly Christ grantedperfect pea- 

amorscircc la oman watchedingreatloveand ce, great love of him 

fear with awe 

12. conrualaid co aingliu with angels he eloped [!] anto the angels he depar- 

ted 
15. hmsiloc don ngraui Lamsiloc unto the Kings with my Silôcof the Kings 
1 5. Josdail who were sent (hej distributed them 

17. ron-morat an-itgc magnified betheir prayer Magnify us may their 

prayers 
19. al meirb manil frcscaï we are cowardly if we do thou art weak uniess thou 

not seek hope it 

22. lambiuindsiCauscraid Lambiu of Inis Causcraid with Mo-bîu of Inis Cus- 

craid 



AUGUST. 

I. doraraicc mor mbrige Doraraicc[!]of great power came rnuch of vigour 
3. inmainfeil con-ani Inmain [!J of the noble fes- belcved is the feast with 
tival splendour 

28. rona[i]n Ciriciciis invoke Ciriacus may Quiriacus protect us 

29, bid co'.m do it in full a flame with piety 

SEPTEMBER. 

6. Luscai la mac Cui- Lusca with Mac Cuilinn with Mac Cuilinn of Lusk 

lind 
8. la liamdai iar sitaib nor of fatigue on the with Timothy after (the 
world's journey world's) ways 

15. maire mur co talcu the great important buil- Mary a rampart with 

ding strength 

16. nuall cech gênai the pride of every chaste the cry of every mouth 

person 
20. arn-data our ways our assemblies 

23. rohir who sought ' granted 



I. In Mr. Kelly's Calendar, p. 157, O'Curry made this « besought ». 



^66 



Remarks on Mr. Fitzgerald's 



OCTOBER. 

3. asiondud cech gêna is to be mentioned above the déclaration of every 

ail births mouth 

1 1. hit ana an-dirmand noble is the phalanx splendid are the numbers 

16. raith ar-rem-sin gifted was his career ran that course 

3 1 . cornet meithle with his numerous co-la- protection of reapers 

bourers 



NOVEMBER. 

3. mind senaid a sanctifying chief a synod's diadem 

7. ceabu gur a slige their death was fearful though grievous was their 

road I 
14. tindscan lexu leri began the comprehensive begiii thou pious chants 

Lex 
I 5. corgus ma futbotha to the Lent if you submit Lent if thou fear it [rectius 

if Lent alarm thee) 
20. ar Bledma baie be- a noble vessel with strong before strong (Slieve) 

laib mouth Bloom 

28. nad duthain without gloom that is not transitory 

DECEMBER. 

12. frém tree root 

14. donrogra hi riglaith caWtà into the royal King- may he call us into the 
lig ronuc arsiuur dom was a King who royal Kingdom of the 

espoused our sister K.ing (Christ) wliomour 

Sister (the B. V. Mary) 
brought forth 
16. atroris who were with him thou shouldst join [himj 

20. sluag mor imeradi the great host of Ime- the great host whom thou 

radi[!] commemoratest 

21. iarrandaib torn to pièces according to (historici 

verses 

23. lam Themnœc don ri- Lamthemneoc one of the with my Temneôc of the 

graid Kings Kings 

24. lamChua cain cocrait Lamchua the beautifui in wi.th my-Chua, a fair 

concord couple 

30. arricja they reached to thou wilt attain 



1. Or, perhaps, « though sore was their slaying •. 



Early Celtic History and Mythology. 367 



EPILOGUE. 

4. fortselba we hâve occupied take possession 

7. conecmaingsem durjin we hâve brought them in we hâve eut off theexcess 
triumph 
27. cerobaige though twere denied if thou engage 

58. fomruirmius of my enumeration I hâve counted up [rectiùs 

! hâve laid me down) 
76. mor do thorba much of their suffering much of profit 

123, 124. acht cuimbrï- but in the strength of art but an abridgement of 
gud indscefosoas do- with proper knowledge speech with (lit. under) 
cuibded harmonize them science which was [rec- 

tiùs hath been] harmo- 
nized 

169. la bethaid a anmx with the food of his soûl with the life of his soûl 

170. cocmdai shall he share loveable 

226. romain grts angmdc I hâve earned their prayers let urgency in beseeching 

them ' protect me 
359. condomraib il rigiu who enjoy the wonders of that I may hâve [lit. ut 
they Kingdom mihisit] in thy Kingdom 

381, 382. conicid mo cho- I deserve that ye help me, ye are able to help me, 
bair ol is mor jorn- for much hâve I served for great is your piety 
gairc you 

427. roeresiu uile thou lovest in fulness grant thou ail 

^0. dabaig furnace vat 

This is a spécimen of the work of the man, two of whose books 2, if 
thrown into a scale would, in Mr. Fitzgerald's opinion, make « ail the 
philological publications of the new and more exact school » except the 
Grammatica Celtica and, « perhaps », Windisch's Wdrterbuch] » violently 
kick the beam. » Mr. Fitzgerald has, fortunately, given us in his article 
in this Revue, t. VI, pp. 195-259 abundant materials for estimating his 
compétence to weigh philological publications. I will conclude by men- 
tioning a few of thèse materials. 



1. Or, perhaps, « let the urgency of their prayers ». 

2. The manuscnpt matériels of Irish History and iheMannersand Customs of the 
ancitnt Irish. As to the latter see this Revue^ II, 260, III, 90. As to the former 

I hâve collated with the original mss. most of the texts printed in the Appen- 
dix pp. 472-527, 571, 583-594, 600, 601, 606, 622,652,633, 637-639, and 
calculate that the corrigenda would fill about 20 pages of this Revue. 



^68 Remarks on Mr. Fiizgerald's 

P. 195, « COMEDOVI... must be explained by the Ir. coimdiu (dominus) ». 
This is impossible, for coimdiu (written with double m, coimdiu in 
Sg.p. 204'')gen.co/mtie^, represe